FAMILLE XVIII
COLYDIENS.
Languette cornée. — Deux lobes aux mächoires. — Palpes et mandibules très-courts. — Antennes de onze ou dix, très-rarement de huit articles, parfois grossissant peu à peu à leur extrémité, en général terminées par une massue en forme de bouton. — Hanches antérieures et intermédiaires globuleuses, enfoncées dans leur cavités cotyloïdes, les postérieures transversales, contiguës ou non; tarses de quatre articles, simples, ainsi que leurs crochets. — Abdomen composé de cinq segments; les deux derniers ou le dernier seuls mobiles. À
À n’en juger que par la forme générale, les éléments de cette famille paraissent, au premier coup-d'œil, très-peu homogènes. En effet, tandis que quelques-uns de ces insectes sont très-allongés, très-grêles et presque cylindriques, d'autres sont simplement oblongs ou ovales, et il y en a qui sont orbiculaires ou peu s’en faut. Rien n’est plus varié non plus que la sculplure et la vestiture de leurs téguments. Aussi avant leur réunion par Erichson, le fondateur de la famille, ceux de leurs genres connus anciennement étaient-ils dispersés, les uns (Coromrcus) parmi les Pentamères, les autres (Sarnormium, CoxeLus, Diopesma) dans les Hétéromères, le plus grand nombre dans la famille des Xylophages de Latreille, bien qu'en réalité tous n’aient jamais que quatre articles aux larses dans les deux sexes (1).
Les Colydiens sont presque tous de petite taille et les parties de leur bouche sont peu développées, même absolument parlant. Le menton est corné comme la languette et ous deux varient peu sous le rapport de la forme. Les lobes des mâchoires le sont également et leur extrémité au moins est en général garnie de cils raides ; assez souvent l'interne est lerminé par une dent cornée. Les CenyLon et genres voisins se distinguent par la longueur et la gracilité de ces organes. Les palpes Jabiaux et maxillaires sont à l’état normal sous le rapport du nombre
(1) Le genre Cossyrnongs Westw. fait seul exception à cet égard ; sos tarseg sont hétéromères, Mais il n'appartient probablement pas à la famille,
COLŸDIENS. 355
de leurs articles, qui est de trois aux premiers et de quatre aux seconds : il est très-peu commun que les uns et les autres ne soient pas filiformes. Les mandibules sont comme enfoncées dans la cavité buccale, peu visibles par conséquent, robustes et munies à leur base interne d’une saillie molaire en avant de laquelle se trouve ordinairement une bordure membraneuse, remplacée quelquefois par un appendice de même nature. Le labre est petit dans toutes les espèces.
Les yeux sont toujours fortement granulés, latéranx, transversaux ou arrondis ; ils manquent complètement chez les AGLeN&s et les Anommarus. Les antennes sont insérées immédiatement en avant de ces organes et très-souvent recouvertes à leur base par les bords latéraux du front. Dans la très-grande majorité des espèces elles peuvent se replier sous la tête et, dans ce cas, leur article basilaire est reçu dans un sillon placé entre les yeux et les côtés du cadre buccal; mais il est très-rare que ces sillons se prolongent sous la tête. Le nombre normal des articles des antennes est de Onze; quand il n’y en a que dix, cette réduction provient très-souvent de ce que le dernier s'est confondu avec le pénultième et fait corps avec lui. Le nombre de huit articles est toutà-fait exceptionnel et n'existe que chez quelques espèces de Pycxo- MERUS,
La tête est plus ou moins engagée dans le prothôrax. Celui-ci, chez un certain nombre d'espèces, est dilaté latéralement, auquel cas les ély= tres présentent en général la même disposition, quoique à un moindre degré; toujours elles recouvrent en entier l'abdomen. L'écusson ne manque que dans un seul genre (Dionesma); mais presque toujours il est réduit au point d'être ponctiforme.
Les pattes sont courtes et présentent quelques variations dans les rapports que celles de la même paire ont entre elles. Tantôt celles de toutes les paires, tantôt celles de la dernière seulement sont contiguës ou faiblement distantes. Les jambes sont presque loujours linéaires, ou peu s’en faut, et leurs éperons terminaux sont le plus souvent très-petits où nuls. Le prosternum varie sous le rapport de la largeur et de la forme, mais presque jamais il ne se prolonge en arrière des hanches anlérieures. Le mésosternum est simple et couché entre les hanches intermédiaires ; il est en général un peu échancré en arrière et reçoit une Courte saillie du métasternum, Ce dernier est grand; ses parapleures Sont linéaires et d’une seule pièce. La grandeur relative des segments Yentraux de l'abdomen varie, le premier étant sujet à s’allonger plus ‘que les autres.
À l'état parfait, les Colydiens vivent sous les écorces ou dans l'intérieur du bois en voie de décomposition ; quelques-uns se trouvent dans les Champignons : un très-pelit nombre sont épigés.
Leurs larves sont encore trop peu connues pour qu'on puisse leur assigner des caractères généraux définitifs ; celles de deux genres seulement ont été décrites avec dés détails suffisants,
Coléoptères. ‘Tome IT. 23
354 COLYDIENS.
Leur corps est allongé et tantôt (Corxprum) recouvert d’une peau fine, uniforme, tantôt (Ceryron) muni de ploques cornées sur les segments thoraciques. Gomme d'habitude, la tête est cornée également. Elle porte de chaque côté cinq ocelles disposés sur deux rangs, l'antérieur de trois, le postérieur de deux. Les antennes se composent de quatre articles. Le dernier segment abdominal porte un écusson corné muni de deux pointes recourbées et se termine par un court tube anal. Les pattes sont courtes et terminées par un seul crochet. Quant aux parties de la bouche, elles ne présentent rien de bien caractéristique, ainsi qu'on le verra plus loin,
La famille est assez riche en genres tant européens qu'exotiques. Mais ces derniers, qui sont presque tous dus à Erichson, n'ont été que trèssommairement caractérisés par lui, et beaucoup sont établis sur des espèces qui n’ont pas encore été décrites ; j'ai rejeté ceux-ci en note. La plupart des autres me sont inconnus en nature et je n'ai par conséquent rien pu ajouter à ce qu'en dit Erichson. Par la même raison je ne puis qu'adopter simplement les cinq tribus dans lesquelles il a réparti ces insectes (1).
L Hanches postérieures contiguës.
Segments abdominaux de mème longueur. SYNCHLTIDES, Le 4er plus grand que les autres. COLYDIDES.
1, Manches postérieures distantes. ; a Dernier article des palpes non aciculaire. n
4er segment abdominal plus long que les autres. BorHRMDÉRIDES. Segments abdominaux de même longueur. PycxomÉnipEs. «a Dernier article des palpes aciculaire. CÉRYLONIDES. TRIBU 1.
SYNCHITIDES.
Hanches postérieures contiguës, — Segments abdominaux d'égale grandeur. — Dernier article des palpes non aciculé.
Cette tribu est la plus riche de la famille. Ses espèces sont rarement de forme allongée, et beaucoup d’entre elles sont remarquables par Jes aspérités, les cils, les épines ou les tubercules dont leurs téguments sont garnis, ce qui, joint à leur forme générale, fait ressembler les unes à des Pevris, les autres à des BozerornAGus, Aussi plusieurs avaient-
{1) Pour d'excellentes figures de Ja plupart des espèces européennes, VOY Sturm, Deutsch]. Ins. XX.
es dj
SYNCHLTIDES, 355 elles été placées près de ce dernier genre, dans la section des Hétéro= mères, par Latreille et Dejean. On ne connait les premiers états d'au cun de ces insectes (1).
I. Les trois 1076 articles des tarses égaux ou subégaux: À Jambes filiformes, non épineuses et sang épérons termitiatit, ! a Antennes non rétractiles sous la tête.
b — de 10 articleS : Sorrotrium.
bb — dei! — Tarses garnis de cils courts en dessous : Corlicus, Rhagodera. s 7 a AO DOS UNS ——— Diodesma.
a@ Antennes rétractiles sous la tête, © Une saillie prosternale. :
d Massue antennaire de trois articles:
Prothorax et élÿtres dilatés latéralement (Rechodes). — Seul dijaté latéralement : Pristoderus , (Ulonotus). dd Massue antennaire de deux articles : Endophlœus. cc Point tle saillie prosternale.
Massuo antennairé de trois articles: (Priolomus), Sparactus. — de deux — Coxeus, (Tarphius).
— de un — (Paryphus).
B Jambes linéaires, non épineuses, torminées par depetits éperons. e Tarseshétéromères : Cossyphodes.
ee = tétramèrés.
F Mändibules bidentées au bout.
g Segments abdominaux tous échancrés.
Point de’sillons antennaires : Difomu.
Des —— (Phiæodalis, Cerchanotus).
| 99 Segments abdominaux postérieurs: seuls échancrés. : Trachypholis,, Colobicus.
ff Mandibules simples au Hout.
Massue antennaire de deux articles : (Diplotoma). —— de un article : Synchita, Cicones.
C° Jämbes in! peu élargies à leur extrémité, terminées par do petits éperons, etmunies de cils épineux sur leur bord externe.
Massue antennaire de-trois articles. : (Lasconotus).
(M, Nœrdtingen(Stettin: ont: Zoits 1848, p. 256) à difsoulèmont-quelques
ne de la larve de la Synchila juglandis, qu'il avait trouvée sous l'écorce’ d’an Charme,
356 COLYDIENS.
fMassue antennaire de deux articles : (Phæonerus). I. Ler article des tarses allongé ; jambes terminées par des éperons très-distincts.
Yeux sessiles : Meryæ.
— pédonculés : Acropis, (Plagiope):
Genre incertæ sedis : Enmmaglæus.
SARROTRIUM:
luc. Die Kef. Preuss. p, 339 (1):
Menton en carré transversal. — Languette de même formé, ävéc ses angles antérieurs arrondis. — Mâchoires en grande partie cachées par des saillies du cadre buccal ; leur lobe interne terminé par un crochet corné et muni en dedans de cils crochus ; l’externe tronqué ét cilié au bout. — Palpes très-courts; le dernier article des Jabiaux ovalaire et acuminé ; celui des maxillaires ovale et tronqué au bout, — Mandibules obtusément bidentées à leur extrémité. — Labre transversal, à peine distinct. — Tête horizontale, presque carrée, avec le bord antérieur de l'épistome. droit et les bords du front très-relevés au-dessus des antennes. — Celles-ci non rétractiles, très-fortes, fusiformes, de dix articles : 4 cylindrique, court, 2-3 en cône renversé, subégawx, 4-9 transversaux, perfoliés, velus, 10 plus petit, suborbiculaire, finement pubescent (2).— Yeux petits, ovales et obliques, médiocrement saillantss — Prothorax aussi large que les élytres, convexe, tronqué en avant et à sa base, finement rebordé sur les côtés. — Ecusson petit, ponctiforme. — Elytres oblongues, assez convexes et parallèles. — Pattes médiocres; jambes linéaires, sans éperons terminaux ; les trois 1° articles des tarses courts, égaux, garnis de courts cils en dessous ; le 4° aussi long qu'eux réunis. — Les deux 1% segments abdominaux largement échancrés en arrière. — Corps oblong, assez convexe, à téguments rugueux en dessus.
Petits insectes d'un noir parfois grisâtre, à prothorax bicarèné Jatéralement, et ayant sur les élytres des côtes médiocrement saillantes, entre lesquelles sont des rangées de points enfoncés. Ils vivent à terre entre les herbes, ou sous les mousses, principalement dans les endroits sablonneux. L'espèce anciennement connue (S. clavicorne) est répandue
(1) Syn. Onrnocenus, Latr. Précis d. car, gén, d. Ins. p. 26. Le nom d'Iliger est postérieur, mais cet auteur est le premier qui ait exposé les caractères du genre de façon à le rendre reconnaissable. — Dernmesres Linnêé. — Tenepuo mu Géer. — Hisra, Linné, Fab., Panzer, Marsh. — Prunus, Fab., Payk.,
anzer.
(2) On aperçoit à son extrémité une très-courte saillie obtuse, faible vestige d’un 11e article,
BYNCHITIDES. 357
dans toute l'Europe; deux autres ont été découvertes dans ces dernières années en Allemagne (1),
CORTICUS:
(Der.) Lan. Rôgn. anim. Ed, 2, V, p, 24 (2):
Genre très-voisin des Sarnorrrum et n’en différant même essentiellement qu’en ce que le 11° article des antennes est apparent, quoique petit, et à moitié engagé dans le 10°; mais les espèces qu'on y comprend présentent quelques différences dans ces organes et de plus
grandes encore sous le rapport de la forme générale et de la sculpture des téguments.
Celle sur laquelle le genre a été établi, le Sarrotréum celtis Dei. (3) a des antennes peu velues, grossissant très-légèrement et peu à peu de la base à leur extrémité, avec leurs articles 2-3 obconiques, égaux, 4-9 transversaux, serrés, et le 11° à peine distinct du 10° et formant avec lui une sorte de bouton transversal. La forme générale, celle du prothorax et des élytres, ainsi que leur sculpture, ne s'éloignent pas beaucoup de ce qui existe dans le genre précédent. . Deuxsautres espèces (4) ont les antennes fusiformes comme les Sar- * ROTRIUM, Mais moins velues, avec les articles 2 subglobuleux, 3:10 transversaux, cupuliformes et perfoliés, 11 bien distinct du 10°, les élytres carrées, tronquées aux angles buméraux, et couvertes de tubercules.
Ces insectes sont originaires des parties australes et orientales de l'Europe; ils sont épigés, comme les SarnorRrunr.
(1) S. clavicorne (Dermestes clavicornis, Linné, Faun. Suec. p. 142); nom antérieur à celui de muticum, généralement admis dans les collections. — crassicorne, tereticorne, Erichs. Naturg. d. Ins. Deutschl. Il, p. 260.
(2) Syn. Cenoracuys, A. Costa, Annal. dell’ Acad. degli aspirant. nat. Serie 2, 1,p.150. — Borxrornacus Charpent.
(3) Germar, Nov. Ins. Spec. p. 146, et Faun. Insect. Europ. fase. XIV, 4; de Dalmatie. Le Ceropachys foveicollis de M. A. Costa (loc. cit.) ne parait pas en différer. 2
(© Sarrotrium tuberculatum (Bolitophagus tuberculatus, Charpent. Horæ Qt. p. 219) et {auricum, Germar, Faun, Ins. Europ. fase. XV, n°5 4 et 5; tous deux de la Russie méridionale et contrées voisines. — Erichson (Nat. d. Ins. Deutsch], HI, p. 255) en signale une autre espèce inédite (C. foveolatus), de Sicile, décrite depuis par M. L, Fairmaire, sous le même nom, dans les Ann. d. L Soc, ent. Série 2, VI, p. 174, pl. 7, n° IL, f. 2.
358 COLYDIENS.
RHAGODERA:
(Escnson.) Enens. Natwrg. d. Ins. Deutscnl. TX, p. 255:
C'estici, selon Erichson, que viendrait ce genre inédit (4) d'Eschscholtz; d’après le peu qu'il en dit, il serait aussi très-voisin des SAnno- TRIUM : les antennes ne sont pas très-robustes ; elle sont composées de ‘onze articles comme celles des Conricus ; mais les derniers ne sont pas plus gros queles précédents et le 116 est entièrement dégagé du 10e; les saillies du cadre buccal sont fortes, Sans toutefois recouvrir les màchoires.
M. De Mannerheim (2), qui a donné une phrase spécifique de l’unique espèce du genre (R. tuberculata Eschsch.), la décrit comme étanbal longée, d'un noir-brunätre, avec l'épistome grand, dilaté et étalé, le prothorax muni de deux côtés en dessus et denticulé latéfalement, et les élytres ayant énsémble neuf côtes dont les intervalles présentent chacun deux rangées de points enfoncés, fortement marqués. Cet insecte est long d'un peu plus de trois lignes et originaire de la Californie.
DIODESMA:
(Mecense) Larr. Rôgn. anim, 64.2, V, p. 97.
Menton carré, légèrement transversal. — Languette cornée, rétrécie, arrondie et garnie de Jongs poils en ayant. — Lobe interne des mâchoires petit, terminé par un fort crochet corné et cilié en dedans; l'externe plus large, arrondi et cilié au bout. —Palpes courts; dernier arLicle des labiaux grand, ovalaire et acuminé ; celui des maxillaires en ovale allongé et obtus. — Mandibules bifides à leur extrémité. — Labre court, un peu arrondi en avant, — Tête médiocre, plane, un peu dilatée au niveau des antennes, avec l’épistome coupé carrément. — Yeux pelits, arrondis, peu saillants, assez fortement granulés, — Antennes non rétractiles, médiocrement robustes, pubescentes ; leurs articles 1-2 un peu plus gros que les suivants, brièvement subeylindriques, 39 moniliformes, 10-11 un peu plus gros, formant une petite massue, — Prothorax transversal, tronqué à ses deux extrémités, arrondi et finement denticulé sur les côtés. — Ecusson nul. —ÆElytres oyales, conjointement échancrées en avant. — Pattes courfes; cuisses un peu renflées; jambes droites , partout d'égale grosseur, sans éperons terminaux ; Larses courts; leurs trois {erSarticles égaux, garnis en dessous de poils longs, serrés sur le 47, moins denses sur les deux suivants. — Segments ab-
(1) a ét6 mentionné pour la première fois dans le Catalogue de Dejcan, éd. 2, p.312, et 6d. 3, p. 337.
(2) Bull. Mosc. 1843, p. 300,
SYNCHITIDES, 359
dominaux fortement échancrés sur leur bord postérieur. — Corps oblong, âpre et garni de petits poils courts en dessus.
Genre ne comprenant qu’une petite espèce, D. sublerranea (1), assez semblable pour la forme au Sarrotrèum clavicorne. Elle est originaire de l'Autriche et de la Carinthie où elle paraît assez commune dans les souches de hôtre, Pendant la vie elle est ordinairement recouverte d'une efllorescence grisâtre.
Avant les Prisronenus qui suivent, Erichson (2) place un genre fondé sur des espèces inédites et qu'il nomme Recnopxs (5).
PRISTODERUS.
Hore, The Col. Man. NI, p. 145.
Genre établi sur le Dermestes scaber de Fabricias (4), msecte originaire de l’Australie. M. Hope ne paraît pas l'avoir va, à en juger par les caractères qu'il lui assigne et qui ne sont que la reproduction de la desctiption de Fabricius. Le genre reste donc douteux jusqu'à nouvel ordre; mais à en juger par la figure qu'Olivier a donnée de l'espèce, il me paraît identique avec celui qu'Erichson a établi (8) sous le nom d'Uconoïrus, suf une espèce inédite de la Nouvelle-Zélande (6).
(1) Erichs. Nat. à, Ins, Deutsch]. II, p. 262; figuréo dans Germar, Faun. ins. Europ. fase, XXIV, 5; et dans Gnérin-Ménev. Icon, Ins. pl. 41, f. 4; texte, p. 193. — La D: picea de Sturm (Deutsch. Ins. XX, pl. 862, f. a-Al) parait n’en ôtre qu’une légère variété.
(2) Naturg. d. Îns. Deutschl. I, p. 255.
(3) Recuones. Facies d'un Perris (probablement du Peltis oblonga et espèces voisines), avec les bords latéraux du prothorax et des élÿtres largement dilatés et finement denticulés en scie ; leur disque hérissé de tubercules aigus. Dernier article dés palpes maxillaires fortement sécuriforme. Lobe interne des mâchoires terminé pär un crochet. Point de sillons antennaires, Massue des anlennes composée de trois articles. Saillie prosternale distincte. Deux espèces inédites : R. pelloides K1., de l'Afrique australe, et R. serratus KI., de Mada- Eascar:
I suit de là que ce genre ne diffère des Prisropgnus que par l’absenco des Sillons antennaires et la dilatation des bords latéraux des élytres aussi prononcée que colle des côtés du prothorax,
(f) Syst. EL. I, p. 318; figuré dans Olivier, Ent. If, n° 9, pl. 2, f. 4 ab.
6) Naturg. d, Ins. Deutsch. I, p. 255.
(6) Je possède un insecte de ce pays que je crois, avec une certitude presque complète, êtré celui qu'Erichson a eu sous les yeux. Il présente tous les ca- Yiclères qu'il assigne à son genre ULonorus, et ces caractères sont les mêmes que ceux des ExpornLogus, sauf pour le dernier article des palpes maxillaires, qui est sécuriforme, et la massue dos antennes, composée de trois articles assez serrés : le 1er en cône renversé, pas plus large que long, le 2e fortement trans- Versal, le 8° grand, suborhbiculaire, Get insecte est plus grand que l'Endophiœus
360 COLYDIENS,
ENDOPHLOEUS, :
(Des) Entens, Nat, d. Ins. Deutschl. WU, p. 256 (1);
Menton carré, subéquilatéral. — Languette cornée, rétrécie et ciliée en avant. — Lobe interne des mâchoires terminé par un crochet corné, cilié en dedans; l’externe cilié au bout. — Palpes courts; dernier article des labiaux ovalaire et acuminé ; celui des maxillaires beaucoup plus gros que le précédent, déprimé et fortement tronqué au bout. — Mandibules bifides à leur extrémité. — Labre transversal, arrondi en avant. — Tête retirée à moitié dans l'intérieur du prothorax, inégale, relevée en oreillettes au-dessus des antennes, avec l’épistome sinué en avant ; ses sillons antennaires courts, assez profonds et obliques. — Yeux assez gros, ovales et assez saillants. — Antennes rétractiles, peu robustes, pubescentes, à articles 1 assez gros, cylindrique, 2-5 obconiques, décroissant peu à peu, 6-9 subglobuleux, 10-11 formant une petite massue. — Prothorax inégal, largement dilaté et denticulé en scie sur les côtés, convexe sur le disque, avec le bord antérieur de la convexité s'avançant sur la tête. — Elytres convexes, parallèles, étroitement rebordées et denticulées latéralement. — Pattes assez courtes; jambes filiformes, sans éperons terminaux; les trois 4er articles des tarses courts, égaux, velus en dessous. — Saillie prosternale très-courte, arrondie au bout.—Segments abdominaux entiers.— Corps oblong, convexe, parallèle, raboteux, cà et là squammigère en dessus.
Petits insectes vivant sous les écorces et propres à l'Europe australe. L'espèce typique, Æ. spinulosus (2), se trouve jusqu'aux environs de Paris. Deux autres ont été découvertes, il y a peu de temps, dans la Russie méridionale et en Turquie (3).
spinulosus, plus large, plus convexe, et de forme, par conséquent, plus robuste; mais ce ne sont pas là des caractères génériques ; sa couleur est d'un brun mat uniforme.
Je crois que c’est, soit aux Prisroperus, soit aux ULoNoTUSs, en supposant ces deux genres distincts, qu'il faut rapporter le Bolitophagus antarcticus de M. A. White (Voy. of the Ereb. and Terror, Ent: p. 12, pl. 1, f. 12), quoique les bords latéraux de son prothorax présentent de chaque côté trois fortes dents, au lieu d’être finement denticulés.
(1) Syn. Ecenona, Latr. Gen. Crust. et Ins. I, p. 179.
(2) Figurée par Latreille, loë. cit. IV, Tab. 16, f. 3. Après avoir placé cet insecte parmi ses Ecenona (Boreroruaeus), Latreille (Règne anim. éd. 2, V, p. 31 note) l’a transporté dans le genre CoxeLus, en se basant à tort sur ce que la massue de ses antennes serait composée de trois articles.
(3) £. exsculptus, squarrosus Frivaldsk.; figurés dans Germar, Faun. Ins. Europ. fase. XXIV, Tab. 2 et 3.
Dans l'ouvrage de M. Gay sur le Chili (Zool. V, p. 241), sont décrits deux insectes sous les noms d'Endophlæus flexuosus et angustatus ; le premier est
SYNCHITIDES. 361
A la suite de ce genre, Erichson (1) en place un fondé sur une espèce inédite de Madagascar et qu'il nomme Pnroromus (2).
SPARACTUS.
Ertcus. Naturg. d. Ins. Deutsch. WI, p. 256.
Genre établi par Erichson sur la Déloma interrupla, insecte de la Tasmanie antérieurement décrit par lui, et qui m'est inconnu. Il le caractérise en ce peu de mots :
Très-voisin des Prrocomus. — Sillons antennaires obliques. — 1°r article de la massue des antennes plus petit que les deux autres. — Les trois 1° articles des tarses égaux.
En recourant à la description de l'espèce, on y voit que c’est un petit insecte d'une ligne et demie de long, d'un noïr mat, ayant le front dilaté, bi-anguleux en avant ; le prothorax de moitié plus étroit que les élytres, largement dilaté et denticulé sur les côtés ; enfin les élytres variées de fauve et ponctuées en stries, avec les intervalles 3, 5, 7 entre ces stries costiformes.
COXELUS.
(ZæeL.) Larn. Règne anim. €d. 2, V, p. 31 (3).
Menton carré, un peu transversal. — Languette arrondie en avant et bordée de longs poils. — Lobes des mâchoires cornés : l’interne pelit, garni au bout eten dedans de cils crochus; l’externe de même longueur, tronqué au bout et cilié en dedans. — Dernier article des palpes labiaux en ovale allongé et acuminé; celui des maxillaires de même forme, mais plus gros et obtus. — Mandibules ayant leur pointe bifide. Labre transversal, coupé carrément en avant. — Tête presque carrée et peu à peu plane en dessus ; .épistome un peu échancré ; sillons antennaires presque indistincts, courts et obliques. — Antennes peu ro-
figuré avec des détails (Col. pl. 20, f, 9); ses tarses sont représentés comme étant hétéromères, et la massue comme formée de trois articles, conformément à ce que porte le texte. Dès lors, ils ne peuvent appartenir au genre actuel, et ce sont probablement des Bocerormaeus.
(1) Naturg. d. Ins. Deutsch], IT, p. 256.
(2) Prrocomus. Forme générale des Dirowa, mais avec les côtés du prothorax largement dilatés et fortement dentelés en scie. Menton denticulé sur les côtés. Dernier article des palpes maxillaires sécuriforme. Lobe interne des mâchoires sans crochet à son extrémité ; celle-ci garnie de cils spiniformes. Languette lé- £èrement échancrée en avant. Sillons antennaires droits. 3e article des tarses petit; le 2e prolongé sous lui; celui-ci et le 1er revètus en dessous de poils fins etserrés.
(2) Sya, Bouzrorracus, Sturm, Deutsch, Ins. U, p. 161.
362 COLYDIENS.
bustes, à articles 1-2 plus gros et plus longs que les suivants, 3.6 obconiques, décroissant peu à peu, 7-9 subglobuleux, 40-11 formant une petite massue. — Yeux gros, arrondis et assez säillants. — Prothorax assez convexe sur le disque, échancré en avant, rétréci ‘en arrière, avec ses côtés antéricurs dilatès et finement denticulés. — Ecusson ponctiforme., — Elytres courtes, ovalaires, — Pattes courtes ; cuisses un peu épaissies ; jambes cylindriques, sans éperons terminaux ; les trois #ers articles des tarses coùrts, égaux, pubescents en déssous, — Point de saillie prosternale, — Corps oblong, finement âpre et garni de poils en dessus. !
L'unique espèce, C. péctus (1), que comprend ce genre est petite, et se trouve en Autriche ét dans le Tyrol; on la prend ordinairement à terre sous des branches tombées ou dans les souches des arbres; elle est aptère. Erichson dit en connaître une autre inédite de l'Amérique du Nord, qui est ailée:
Erichson place ici deux genres qu'il nomme Tarrmius et Panyeaus et qui ne comprennent qué des espèces inédites (2):
COSSYPHODES.
. Wesrw. Trans. of the ent: Soc. Ser. 2, I, p. 168.
Menton cartë, échäncré sûr lés côtés dañs son milieu. — Languette transversale, beaucoup plus étroite que le menton. — Lobes des màchoires munis de longs cils à leur extrémité. — Dernier article des palpés plus long que les précédents; celui des labiaux fusiforme, celui
des maxillaires ovalaire. — Mandibules bifides à leur extrémité. — Labre ” caché sous l'épistome. — Tête semi-circulaire, presque plane ; présentant en dessous de chaque côté une fossette pour l'insertion des antennes et un sillon antennaire. — Antennes très-courtes, géniculées, de 41 arlicles : 1 Lrès-grand, ovalaire, 2 très-pelit, 3-9 très-courts, transversaux, 10-11 formant une pêtite massue solide en lorme de houton. — Yeux nuls (?). — Prothorax transversal, de la largeur des élytres, à
() Figurée par Sturm, loc. cit. pl. 39, f. 0-0, sous le nom de Boletophagus pictus.
(2) Tarrmus. Extrêmement voisin des Goxezus. Sillons antennaires obliques, dirigés en dehors et aboutissant de chaque côté à une large et profonde fossette de la face inférieure du prothorax. Corps très-déprimé. Une espèce (T. gibbulus) de Sicile. Naturg. d. Ins. Deutsch]. HI, p. 256.
Parvenvs. Semblable, pour la forme, à un petit Enboriroëus. Dessus du corpé garni de petits Cils rédréssés et serrés. Antennes dé dix articlés; le derniér formant uhe massue Sitiple. Sillons anténhaires larges, profonds et obliqués, Derhier article des palpes maxillaires fortement sécuriformie. Jambes garnies exté= rieurément de cils robustes, un peu atténuées à léur extrémité, Sans 6porons terminaux, Une espèce (2, lobatus) de Colombie; loc, cit.
SYNCHITIDES, 363
peine arrondi sur les côtés, longitudinalement caréné dans son milieu, — Ecusson ‘nul. — Elytres oYales, parallèles, largement arrondies en arrière, étroitement rcbordées, avec la suture relevée comme le disque du prothorax.— Pattes très-courtes, fortement comprimées; cuisses larges, ‘ovales; jambes linéaires, terminées par deux pelits éperons ; tarses courts, velus en dessous; deux de leurs paires de quatre, l'autrè de cinq articles (1). —Corps large, subparallèle, arrondi à ses deux extrémités, aptère,
Genre singulier établi sur un petit insecte-découvert dans l'ile de Madère par M. Wollaston, et «qui messemble complètement, au premier coup-d'œil, à.un Cossxemus, sicce m'est que sa tête æst libre. De chaque côté de Ja carène médiane duprothenax il-en existe trois autres, fines ct qui se continuent jusqu'à d'extrémité des élytres. Ce petit insecte est, comme des Cosswpaus, d'un fauve testacé unifonme. M. Wollaston n'en a trouvé qu’un seul individa sous une pierre, aux bonds de ta mer, mais depuis, M. Heer l'a rencontré à plusieurs reprises dans les nids d'une petite fourmi (OEcophora pusilla) propre à l'île de Madère. I a reçu de M. Westwood le nom de C. Wollastont (2).
Malgré le nombre insolite des articlés de ses tarses, cet insecte appartient peut-être à la famille des Colydiens ; seulement M. Westwood ayant omis de parler des hanches des pattes, il n'est pas certain qu'il rentre dans la tribu aétwelle. Cependant il a en commun {ant de caractères avec les Diroma, que je crois, avec M. Weslwood, que sa place est dans le voisinage de ce genre.
DITONA.
lié. Mag. f. Insektènt. VI, p. 320 (3).
Menton carré, transversal. — Languette courte, un peu échancrée en avant, ciliée de chaque côté. — Lobe interne des mâchoires petit, muni au bout de cils crochus ; l'externe plus large, plus grand, arrondi à son extrémité, cilié dans cet endroit et en dedans, — Dernier article des palpes labiaux deux fois plus grand que le 2°, ovalaire et tronqué au
(1) La paire postérieure compte quatre articles ; M. Westwood ayant détaché les deux autres paires de l'unique exemplaire qu'il avair à sa disposilion, n’a plus pu reconnaitre si c'était la paire antérieure ou l'intermédiaire qui était également tétramère. Il est plus que probable que c'était celle-ci, car autrement il en résultcrait une combinaison sans autre exemple parmi les Goléoptères.
(2) Loc. cit. pl. XIE, f. 1 ; avec de nombreux détails.
@) Syn. Brroma, Herbst, Die Kæfer, V, p. 26; cet auteur est le créateur du genre, mais Le nom qu'il lui avait imposé étant mal fait, a été corrigé par Illiger. — Lvcrus, Fab., Payk, — Jos Oliv, — Monoroma Panzer, — Synourra, Hellw., Duftschm,, Say,
364 COLYDIENS.
bout: celui des maxillaires aussi long que les deux précédents réunis, un peu atténué à son extrémité. — Mandibules bifides à leur sommet. — Labre à peine distinct. — Tête presque carrée, faiblement relevée au-dessus des antennes, arrondie aux angles antérieurs ; épistome un peu sinué; point de sillons antennaires. — Antennes de 41 articles : 1 globuleux, 2 de même forme, plus petit, 3-9 décroissant peu à peu; 10-11 formant une assez forte massue. — Yeux ovales, assez gros, peu saillants. — Prothorax en carré un peu allongé, subparallèle, à peine échancré en avant, un peu arrondi à sa base, étroitement rebordé sur les côtés. — Elytres alllongées, parallèles, déprimées en dessus. — Pattes courtes ; cuisses un peu renflées ; jambes linéaires, terminées par deux petits éperons ; les trois 495 articles des tarses courts et égaux aux quatre pattes antérieures, décroissant graduellement aux postérieures. — Segments abdominaux tous échancrés sur leur bord postérieur. — Corps allongé, déprimé et glabre.
Insectes de pelite taille, vivant exclusivement sous les écorces des bois morts. La seule espèce que possède l’Europe (D. crenata) se trouve communément partout. Il y en a quelques autres en petit nombre de décrites dans les auteurs (1). Toutes ont des côtes (ordinairement quatre) sur le prothorax, plus ou moins flexueuses, et de plus fines sur les élytres ; ces dernières sont ornées de taches fauves,
Ici viennent se placer deux genres créés par Erichson (2) sur des espèces non décrites, genres qu'il nomme Pazosonauis et Cencma- NOTUS (3).
(1) Esp. de l’Amér. du Nord: Synthita quadrigüttata, Say, Journ. of the Acad. of Philad. V, p.266. — Bit. Zimmermanni, Guérin-Ménev. Icon. Ins. texte, p.194. — Bit. undulata, Melsheim, Proceed. of the Acad. of Philad. IE, p. 110. — Esp. de l'Amér. du Sud : Lyctus obscurus, Fab. loc. cit. — Esp, de Taïti : D. ferrulenta, L. Fairm. Rev. et Mag. d. Zool. 1850, p. 52.
(2) Naturg. d. Ins. Deutsch]. IE, p. 257.
(3) Pucogonaurs. Très-voisin des Diroma. Indépendamment des sillons antennaires, qui sont profonds et droits, se trouve, sous chacun des angles antérieurs du prothorax, une fossette pen profonde, destinée à recevoir la massue des antennes. 3e article des tarses plus petit que les deux précédents. Une espèce nouvelle du Brésil. ;
Cenenanorus. Egalement voisin des Dirowa. Dessus du corps égal, garni de cils courts et serrés, disposés en rangées sur les élytres. Un sillon peu marqué de chaque côté du prosternum, pour recevoir les pattes antérieures au repos. Deux espèces nouvelles de Madagascar.
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TRACHYPHOLIS:
Entous, Naturg. à. Ins. Deutschl. IL, p. 257.
Le type de ce genre est l’Opatrum hispidum de Weber et de Fabricius (1), insecte de Sumatra qui ne m'est pas connu en nature. Selon Erichson il a la plus grande analogie avec les CoLomicus qui suivent, et n’en différerait essentiellement que par ses antennes robustes, dont le 3° article est moins allongé, et par ses sillons antennaires prolongés jusqu’en arrière des yeux.
D'après la description de Weber, le corps de cet insecte est couvert en dessus de tubercules hispides, disposés en rangées sur les élytres ; le prothorax présente en outre une large. fossette peu profonde et ses bords latéraux sont rebordés.
Erichson dit en connaître une autre espèce de Siam.
COLOBICUS.
Larr. Gen. Crust. et Ins. WE, p. 9 (2):
Menton carré, transversal. — Languette faiblement échancrée et ciliée en avant. — Lobe interne des mâchoires petit, garni de cils serrés au bout et en dedans; l’externe plus large, un peu atténué et tronqué au bout, terminé par de longs cils dirigés au côté interne. — Dernier article des palpes labiaux ovalaire et obtus ; celui des maxillaires sécuriforme.— Mandibules bifides à leur extrémité. — Labre à peine saillant, un peu arrondi en avant. — Tête dilatée sur les côtés, en avant des yeux; ses sillons antennaires profonds et un peu obliques. — Yeux assez gros, arrondis et fortement granulés. — Antennes de 41 articles : 1-2 un peu plus gros que les suivants, 3 ‘allongé, 4-9 décroissant graduellement, 10-11 formant une massue arrondie et comprimée. — Prothorax transversal, largement dilaté sur les côtés, bi-échancré en avant, bisinué à sa base. — Ecusson pelit, carré. — Elytres assez allongées. — Pattes assez courtes; jambes cylindriques, tronquées obliquement au bout et terminées par deux très-petits éperons ; les trois 42r5 articles des tarses courts, égaux, pubescents en dessous. — Segments abdominaux postérieurs échancrés en arrière. — Corps oblong, peu convexe, couvert de petits cils en dessus.
Latreille a placé ce genre près des Perris dont il se rapproche par sa forme générale, mais celle de ses hanches antérieures montre qu'il appartient à la tribu actuelle. On n’a décrit jusqu'ici que l'espèce euro-
(1) Weber, Observ. ent. p.38; Fab. Syst. EL. I, p. 119. {2} Syn, Monoroma, Duftschm, Faun, austr, I, p.195.