‹ Histoire naturelle des insectes (volume 4)Chapitre 65 sur 90 · CUCU3SIDES · texte numérisé non relu

CUCU3SIDES

Mächoires découvertes. — Languette bilobée. — Antennes médiocres, filiformes et grenues. — Tarses hétéromères chez les mâles, pentamères chez les femelles ; leur 4° article de longueur variable.

Le corps est notablement plus aplati que dans la tribu précédente et de consistance moins solide. Les pièces jugulaires ne forment plus que de petites saillies non séparées des parties environnantes par une suture, el le sous-menton n’est pas distinct des bords latéraux de Ja tête. Les antennes sont complètement filiformes, et leur dernier article reste toujours à l'état normal. Les sillons du dessous du prothorax qui séparent les épisternums du prosternum sont moins complets et l’on aperçoit à peine quelque trace de ceux qui isolent les épimères. La saillie prosternale se prolonge un peu en arrière des hanches antérieures et est arrondie au bout; celle du mésosternum est presque carrée el tronquée postérieurement. Il n’y a pas de sillon en arc de cercle sur le dernier segment abdominal. Quant aux tarses, leur 42 article présente les mêmes variations de longueur que chez les Passandrides. à La larve du Cucujus hæmatodes a été décrite d’une manière {rèsdétaillée par Erichson (5). Elle est longue d'environ neuf lignes, trèsaplatie, assez parallèle sur les côtés, et d'un blanc-jaunâtre. La tête est

(1) Wiegm, Arch. 1852, II, p. 160.

(2) Westw. loc. cit. pl, XUIL, f. 3, avec des détails,

(3) Naturë. d. Insekt. Deutschl. III, p. 310. M. Asmann (Stettin, ent. Zeit. 1851, pl. Il cc») en à donné une figure qui à été reproduite par MM. Chapuis et Gandèze, dans les Mém, d, ], Soc, d, Sc, d, Liège, VII, pl, IL, £, 8,

CUCUJIDES. 401

cornée, élargie en arrière, rétrécie et prolongée en avant entre les mandibules ; l'épistome n’est pas distinct du front, Elle a de chaque côlé cinq stemmates disposés sur deux rangées irrégulières, l'une de trois, l’autre de deux. Les antennes sont assez longues et composées de quatre articles dont le 4er très-court, annulaire, assez gros, et les suivants graduellement plus gréles ; Je 3° est un peu plus long que le 2e, le dernier petit et styliforme. Le labre est soudé à l’épistome dont il est néanmoins séparé par une suture ; les mandibules sont arquées, bidentées au bout; les lobes des mâchoires sont soudés avec la tige qui les supporte, crochus et ciliés ; les palpes maxillaires courts et tri-articulés. Le menton est carré, la languette cornée, courte et arrondie en avant ; les palpes Jabiaux sont petits, bi-articulés et leurs Supports sont soudés ensemble. Les trois segments thoraciques sont un peu plus étroits que la Lête et que les segments abdominaux ; le premier d'entre eux est plus long qué les deux autres ét un peu arrondi sur les côtés. Les sept premiers anneaux de l'abdomen sont à-peu-près d'égale largeur ; le 8e ne les surpasse pas sous ce rapport, maisil est de moitié -plus long ; le 9 est plus court, corné, et porte à son extrémité deux crochets recourbés en haut ; deux autres plus petits se voient à sa base en dessus. Il existe en outre de chaque côté, entre les deux derniers segments, un trèspelit appendice conique, bi-articulé, et au-dessous de celui-ci une saillie plus considérable en forme de crochet. Le dernier segment se prolonge en un appendice anal tubuleux. Les segments du thorax et les huit premiers de l'abdomen ont en dessus une impression fourchue, et de chaque côté une autre en forme de croix. Les pattes, insérées sur les côtés du thorax, sont assez courtes et terminées par un crochet unique faiblement arqué. La première des neuf paires de stigmates est située etre le prothorax el le mésothorax, à l'extrémité d’une petite saillie tu= buleuse ; les autres sur les hait premiers segments abdominaux, et sous chacun d'eux se trouvent deux-petits crochets. Ils occupent à peu près le milieu de chaque segment, sauf ceux du huitième qui sont placés un peu plus en arrière.

J'ai retranché de cette tribu la plupart des éléments qu'Erichson Ya Compris et n’y admets que l'ancien genre Cucusus et deux autres qui en sont très-voisins,

I. {er article des tarses très-court : Cucujus. Il, —— de grandeur normale : Platisus, Palæstes. ! CUCUJUS.

Far. Syst. Entom. p. 204 (1).

Menton fortement transversal, rétréci et largement échancré en Avant, avec ses angles antérieurs assez saillants et aigus. — Lan-

(1) Syn, Canruanis, Linné, Syst, nat, [, p. 647, Coléoptères, Tome I, 26

mtdsez.it

402 CUCUIIPES.

guette bilobée ; ses lobes grêles, divergents, ciliés en dedans. — Lobes des mâchoires coriaces, ciliés à leur extrémité. — Dernier article de tous les palpes légèrement sécuriforme. — Mandibules robustes, assez saillantes, arquées et tridentées au bout. — Labre très-court, un peu arrondi en avant. — Tête en cœur renversé, munie d’un col étroit en arrière, saillante en ayant entre les mandibules et tronquée; ses angles postérieurs lrès-saillants en arrière et arrondis. — Yeux médiocres, af rondis, peu saillants. — Antennes médiocres, moniliformes, avec le du article gros, subturbiné, le 3° obconique et un peu plus long que les autres, le 41° ovalaire et un peu acuminé au bout. — Prothorax carré, un peu transversal, échancré en avant de chaque angle antérieur, sinué à sa base, plus ou moins denticulé sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, parallèles, arrondies au bout, carénées à quelque distance de leurs bords latéraux. — Pattes médiocres ; cuisses assez renflées; jambes grêles, droites, terminées par un très-pelit éperon ; tarses à 19" article presque indistinct, 2° un peu-plus allongé, 3-4 plus courts, décroissant graduellement. — Corps très-plane, assez large, parallèle.

Insectes de taille moyenne, très-aplatis, d'un beau rouge clair et mat en‘dessus, avec le dessous du corps et les palles plus ou moins noirs. Les mâles ont les mandibules un peu plus saillantes que les femelles. L'Europe en possède deux espèces longtemps confondues ensemble et qui ne se trouvent que dans ses parties boréales et orientales. Quelques autres sont disséminées au loin sur le globe (1).

PLATISUS.

Encus. Arch. 1842, I, p. 216.

Menton très-court, fortement rétréci et tronqué en avant. — Languette bilobée ; ses lobes arrondis. — Dernier article des palpes cylindrique. — Mandibules courtes, arquées dès leur base; la droite tri- la gauche bidentée au bout. — Labre caché sous l’épistome. — Tête en cœur renversé, munie d'un col très-large, non prolongée en arrière des yeux; épistome saillant entre les mandibules.—Antennes moniliformes; avec le 3° article presque aussi long que les trois suivants réunis: —

(1) Esp. européennes : C. sanguinolentus, Linné, loc. cit. (C. depressus, Fab. Oliv., Payk., Gyllh., ote.).— hœmatodes, Brichs. Naturg, d. Ins. Deutschl. A, p. 308 (C. depressus, Herbst, Casteln.; C. puniceus, Germar, Faun. Ins.' Europ. XXHL, 10; C.sibiricus, Gebler, Bull. Mosc. 1848, I, p. 385).— Esp du Caucase : C. caucasicus, Motsch. Bull. Mosc. 1845, 1, p. 91; sans description- — Esp. de Sitkha : C. puniceus, Manh. Bull: Mosc. 1843, p. 303. — Esp. des Etats-Unis : C. clavipes, Fab. Gen. Ins. Mant. p. 233. — Esp. du Népaul : C. dicolor, Smith, Col. of the Brit. Mus. Part 1, p. 2 (sanguinoleñtus, Hope 2 Gray, Zool. Miscell. L, p. 27).

CUCUTIDES. 403

Prothorax réguliérement carré, à peine denticulé sur les côtés, — Elytres et pattes pareilles à celles des Cueuvvs, sauf pour les tarses qui sont composés d'articles serrés, subégaux, avec le 1er aussi long que chacun des suivants. th}

Erichson a établi ce genre sur un insecte de la Tasmanie (P. obscurus) très-voisin des Cucusus, mais qui en diffère par des caractères assez nombreux. Le corps est encore plus déprimé que dans ce dernier genre. J'en possède unie seconde espèce du méme pays, plus pelite que celle en question et d'un rouge-brun, obscur et uniforme.

PALÆSTES.

. Penry, Del. anim. art. Brasil. p. 83 (1).

Menton court, concave, rétréci et largement échancré en avant, avec ses angles antérieurs aigus. == Languette bildbée :’ses lobes grèles, di. vergents. — Dérnier article des palpes subcylindrique ét tionqué au bout.— Mandibules variables selon le sexe : cellés'des mâles de la longueur de Ja tête, gréles, brusquement recourbées'en dedäns, bifides du bout et munies d'üne forte dent interne à leur’ base : celles des femelles courtes, assez robustes, fortement arquées et lridentées à leur extrémité. — Labre caché sous l’épistome. — Tête transversale, sans col ên arrière, rétrêcie en avant, ayec l'épistome très-saillant entre les mandibules, munie d'une épine en arrière de chaqué œil. — Antennes mé diocres, à articles 4 cylindrique ét assez long, 2 globüleux, 3 obconiqué, de la longueur des deux suivants réunis, 4-8 obconiques, subégaux, 9-11 moniliformes. — Yeux globuleux et saillants. — Prothorax fortement transversal, bisinuë en avant, denticulé sur les côtés, rétréci à sa base; ses angles tous saillants. — Ecusson transversal. — Elytres des Cucurus. — Pattes médiocres ; cuisses assez fortes; jambes droites, terminées par un très-pelit éperon; 4® article des tarses de la longueur des suivants, — Corps très-déprimé.

On n’en connaît qu’une espèce du Brésil, assez rare dans les collecions, un peu plus grande que nos Cucusus d'Europe et qui à recu Plusieurs noms (2). Outre les mandibules, le mâle diffère de la femelle en ce que les angles anlérieurs de son prothorax sont beaucoup plus saillants et ses Larses plus robustes.

(1) Syn. Cawprocnaraus, Dej. Cat. éd. 3, p. 240.

(2) Gest le Cucujus Freyersii de M. von Heyden, le premier auteur qui lait décrite, à ce qu’il parait, mais j'ai cherché inutilement dans quel ouvrage ; le Palestes bicolor de M. Perty, loc. cit, pl. 16, f. 16; enfin le Camptognathus Mandibularis de Dejean, loc, cit.

404 CUCUJIPES.

TRIBU NI

HÉMIPÉPLIDES.

Mächoiïres à découvert. — Languette entière. — Elytres tronquées postérieurement, laissant en majeure partie l'abdomen à découvert. — Antennes assez longues, filiformes, à {er article très-allongé. — Tarses hétéromères ; leur dernier article bilobé.

Deux genres extrêmement rares, composent à eux seuls ce groupe. Je n’ai pas va l’un d'eux (Ixo), et ne peux que reproduire les caracières incomplets que lui assigne son auteur, M. De Castelnau. L'autre (HewrpgpLus) n'est connu des entomologistes que par le peu qu'en a dit Latreille, et ses caractères sont ici exposés en détail pour la première fois. Comme on peut le voir, ce sont ceux de la famille actuelle, avec des élytres pareilles à celles des Staphyliniens. L'exemplaire qui m'a servi pour les rédiger étant hétéromère, il est probable que c'est un mâle; la femelle est sans doute pentamère comme celles des Cu-

cujides.

4. Dernier article des palpes maxillaires sécuriforme : Hemipeplus. Il. mo acuminé : {n0.

HEMIPEPLUS.

Larr. Fam. nat, p. 398 (1):

Menton transveréal, faiblement échancré; ses angles antérieurs un peu saillants. — Languette grande, coriace, bilobée ; ses lobes arrondis et ciliés.— Lobe externe des mâchoires déprimé, subovale, arqué et un peu velu au bout; l'interne plus petit, tronqué et un peu cilié à son extrémité. — Palpes labiaux très-petits, à articles 1 gros et court, 2 obconique, 3 déprimé et tronqué au bout ; les maxillaires à articles 1 assez grêle, 2-3 obconiques, égaux, 4 sécuriforme, un peu oblique. — Mandibules courtes, assez larges, presque droites, puis grêles, arquées et un peu aiguës. — Labre en carré transversal, sinué en avant. — Tête presque carrée, élargie au niveau des yeux, front tronqué carrément; épistome formant un carré transversal. —Yeux assez grands, ovalaires et saillants. — Antennes insérées aux extrémités de la troncature du front, plus courtes que la tête et le prothorax réunis, à articles 1 assez gros et formant le tiers de leur longueur, 2 court, subturbiné, 3-1 subégaux, obconiques, 14 très-petit, subovale et acuminé au bout, —

(1) Syn. Necezus, Dej. Cat, éd. 3, p. 340.

HÉMIPÉPLIDES. 405

Prothorax en carré long, à peine rétréci en arrière, échancré en avant, faiblement bisinué à sa base, excavé en dessus dans toute son étendue. — Ecusson médiocre, en triangle curviligne.— Elytres en carré un peu allongé, coupées carrément en arrière.—Pattes courtes ; cuisses ovales, très-comprimées; jambes linéaires, presque droites; tarses hétéromères, les antérieurs assez larges; leur 4erarticle en triangle renversé, plus long que les deux suivants qui sont subégaux; le 4e faiblement bilobé. — Corps très-allongé et excessivement déprimé,

Latreille a établi ce genre sur un insecte singulier, trouvé en Ecosse dans uñe boutique, et que lui avait envoyé le docteur Leach. C’est, sans aucun doute, un insecte exotique importé en Europe par quelque navire. La diagnose qui précède a été rédigée sur l'exemplaire même (1) de l'ancienne collection de Latreille, qui après avoir d’abord placé le genre parmi les Cucujipes, a fini (2) par le mettre à la suite des LaGnraA, dans sa tribu des Trachélides. Mais c’est incontestablement un genre de la famille actuelle, comme Dejean l'a pensé. Seulement, il a eu le’ tort de changer en celui de Newrceuus le nom que Latreille lui avait imposé. L'espèce que ce dernier avait laissée sans nom a reçu de lui celui d'hemipterus (3).

Cet insecte est long d'environ quatre lignes, en entier d’un jaune testacé pâle uniforme, à l'exception des yeux qui sont noirs, et tellement aplati (peut-être par suite de la dessiccation) qu'il parait avoir été pour ainsi dire comme laminé.

INO. De Casrern, Etud. ent. p. 135 (4).

M. De Castelnau a créé ce genre sur un pêtit insecte de Madagascar, et l'a placé parmi les Staphyliniens dans la tribu des Omalides. Erich-

(1) Cet exemplaire, qui appartient en ce moment à M. Reiche, est collé sur du papier, de sorte que je n'ai pas pu voir le dessous de son corps, mais il est plus que probable qu'il présente tous les caractères essentiels de la famille. La lreille avait eu le soin de préparer à part les organes buccaux, que j'ai pu, d'après cela, étudier sans peine.

(2) Règne anim. 6d. 2, V, p. 53.

(3) Dejean en indique une seconde espèce sous le nom de marginipennis. Je lai vue également, mais sans pouvoir l’examiner à loisir. Autant qu’il m’a paru, elle appartient réellement au genre actuel. Cette espèce étant originaire de l'Amérique du Nord, il est possible que l’hemipterus ait été importé du même pays.

(4) Syn. Ixorercus, Smith, Col. of the Brit. Mus. Part I, p. 4. M. Smith a cru devoir changer le nom proposé par M. De Castelnat, par la raison que, dès 1819, Samouelle (Ent. usef. Compend. E, p. 245) a mentionné un genre [No établi par Leach sur une Zygénide (Procris statices Fab.) ; mais ce genre de Leach n'ayant pas été adopté, le nom de M. DeJCastelnau peut être conservé.

Li,

pe Re one ss : « un RE 7

406 “CUCUNPES.

son Q fe Fégarde comme appartenant à la fattillé actüèlle et le place É

ke les Pauæosmients et les Lamopniobes. D'après la märchie que j'ai ädopée, il me parail venir (oûE à côté des Héiniegpius. Les caractères ass és à cé genre par NL. Dé Caslelnaù sont 168 üivants? ilenhes longues, à 46t article gfos ; tous 1e$ adtres grénüs ; le derfier ovalaire. —— Palpes maxilläires à deriier article long et pointu. — Tarses très-grêles , à dernier article beaucoup plus grand que les autres.— Corps déprimé. — Tête très-grande, plus large que le corselet, non-rétrécie en.ârrière. — Yeux petits. — Corselet plane, arrondi en avantet ensarrière; sindeux Jatéralement.— Ecusson petit, arrondi postéricorement. = Elytrès assez longues, planes, arrondies en arrière.— Abüorentcourt et large. — Pattes moyennes ; cuisses larges, compri-

méeés; jambes mutiques.

Cet insecte. est long de deux lignes, finement pubescent et noir, avec des lignes jaunes longitudinales sur les élytres. TRIBU IV.

BRONTIDES.

Mächoïres à découvert. — Languette entière où un peu échanctée. — Antennes filiformes, gréles, au4mgins de la longueur de la moitié du

corps, à articles cylindriques : le 4% allongé. — Tarses pentamères dans les deux sexes; leur 4° article très-court.

Insectes de petite taille, aussi aplatis que les Cucujides, dont ils-se distinguent au premier coup-d’œil par la longueur et la forme, de leurs antennes. Abstraction faite des autres caractères exposés dans la diagnose qui précède, toute leur organisation estypareille à celle {des éspèces de la triba en question, sauf pour.ce qui concerne;la saillie prosfetnale, qui est tronquée en arrière, commie chiéz les Passandrides, dh mroiné dans lés deux genres qüe possède l'Eutope.. , de

On connaît aussi une larve de ce groupe, celle du Brônles pläñdtus de nos pays, dont la description, comme celle des précédentes, eét ilue à Erichson (2). Sous le rapport de la forme générale, ëlle ne diffère pas de celle des Cueurus; seuléent tous les ségmétits de süh cofps Sont garnis, tant en dessus, qu'en dessous, d’une band écaillèise, el ceux du thorax sont de la largeur de la tête et de l'abdomen. La première porte cinq ocelles, disposés également sur deux rangs, Les antennes sont du, double plus longues qu'elle, de quatre articles, dont le. fer Lrèss court, les deux suivants allongés, le #° un peu plus grêle el plus court

(1) Naturg: d. ms: Deutsell. Il p. 307.

(2) Ibid. IL, p. 382.

BRONTIDES. 407

que le 3e, Les mandibules, très-arquées, sont obtusément bidentées et munies à leur base d'une saillie interne. Les palpes maxillaires se : composent de trois articles, les labiaux de deux. La languette est cornée, arrondie en avant, et dépasse à peine les palpes labiaüx. Le dernier segment abdominal est également prolongé en un tube anal. Le pénultième porte deux paires d'appendices assez longs : les supérieurs d'une seule pièce, les inférieurs bi-articulés, tous terminés par une petite épine.

La nymphe a sur la tête et les côtés du prothorax quelques fortes épines isolées. L'extrémité de son abdomen porte en dessus deux appendices articulés et grêles, très-rapprochés l’un de l’autre, et en dessous deux autres plus courts. Après la métamorphose, ces appendices servent à retenir la peau de la larve:

Des quatre genres qui suivent, les deux premiers seuls ont des représentants en Europe :

TL. Pénultième article des tarses entier.

Dernier article des palpes labiaux obconique : Dendrophagus. — coupé obliquement : Brontes.

— épais et tronqué au bout : (Platamus):

IT, Pénultième article des tarses bilobé : Telephanus.

DENDROPHAGUS.

Sexognu. Act. Holmiens. 1809, p. 50 (1).

Menton fortement transversal, sinuê en avant. — Languette cornée, faiblement échancrée en avant ; ses angles antérieurs fortement et largement prolongés. — Lobe externe des mâchoires large et court, barbu aw bout; l'interne petit, terminé par un crochet corné. — Palpes courts et robustes; leur dernier article obconique. —Mandibules cour:

‘tes, arquées, bidentées au bout, munies d’une bordure ciliée au côté

interne.— Labre transversal, tronqué et cilié en avant.—Tête presque carrée, rétrécie et largement saillanté antérieurement. — Yeux petits, ärrondis, peu saillants. — Antennes allongées, à articles 4 de la longueur de Ja têle, renflé peu à peu, 2-3 courts, 4-11 cylindriques, subégaux. — Prothorax en carré un peu allongé, sinué sur les côtés. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres allongées, paral- Îles, arrondies au bout. — Pattes courtes ; cuisses assez renflées dans leur milieu et comprimées ; jambes droites, terminées par un trèspelit éperon; {arses pentamères, grêles, à 4° article à peine distinct, 2-3 assez longs, subégaux, # court ; les trois 1°r$ velus en dessous. — Sailie prosternale libre en arrière. — Corps très-déprimé,

(1) Syne Gueurus, Payk, Faun, Suec, IL, p, 168.

408 CUCUIIPES,

Petits insectes aussi aplatis que les Pcarrrsus de la tribu des Cucujides. Pendant longtemps on n’en a connu qu'une espèce (D. crenatus), découverte dans le nord de l'Europe, et retrouvée depuis dans les parties montagneuses de diverses contrées de l'Allemagne. Récemmentæn en a publié quelques autres exotiques (1). Le mâle de l'espèce européenne se distingue de sa femelle en ce que ses antennes sont environ des trois quarts de la longueur du corps, tandis que chez celle-ci elles ne le sont que des deux tiers,

BRONTES.

Fan. Syst. El. WI, p. 97 (2).

Genre très-voisin des Dexpnormaçus, et n’en différant que par les caractères que voici : :

Languette cornée, cordiforme. — Dernier article des palpes maxillaires ovalaire et acuminé au bout; celui des labiaux coupé très-obliquement et prolongé en une longue pointe aiguë. — 3° article des antennes de la longueur des suivants. — Saillie prosternale reçue dans une échancrure du mésosternum.

Le corps est en outre notablement moins allongé que chez les Den- DRoPHAGUS, tout en étant aussi plat. Le genre, sans être nombreux, est disséminé dans la plupart des régions du globe, mais jusqu'ici on n’en a décrit que huit espèces (5), dont une, d'Europe (planatus L.), est répandue dans la plus grande partie de ce continent , sans être bien rare nulle part. Dans la plupart des espèces, les mâles se distinguent des femelles par leurs antennes un peu plus longues, et une corne grêle, arquée et très-aiguë dont leurs mandibules sont munies en dehors.

A la suite des Bronres, Erichson place un genre PLaramus établi sur une espèce inédite de Colombie (4).

(1) Esp. de l'Australie : D. australis, Erichs. Arch. 1842, I, p. 218. — Esp. de la Nouvelle-Zélande : D. brevicornis, suturalis, White, Voy. of the Erebus and Terror, Ent. p. 18.— wmbrinus, Smith, Col. of the Brit. Mus. Part I, p. 12. — Esp. des îles Philippines : D. serratus, Smith, loc. cit, — Esp. de la côte nord-ouest de l'Amérique : D. cygnæi, Manh. Bull, Mose. 1846, n° 2, p. 515. — Esp. du nord des Etats-Unis : D. glaber, J. L. Le Conte in Agass. Lake Super. p. 223. Le crenatus d'Europe existe aussi dans ce pays.

(2) Syn. Uretora, Latr. Préc, d. car. gén. d. Ins, p. 46. — Ceraweyx Linné. — Cucuius, Payk., Oliv., Herbst, ete.

(3) Esp. de l'Amér, du Nord : B. dubius, Fab. Syst. El. II, p. 97. — Esp. de l’Amér. du Sud: B. minimus, Fab, loc. cit. — chilensis, Blanch. in Gay, Hist. de Chile, Zool. V, p. 442, pl. 26, f. 11, — Esp. de Java: B. spinicollis, Guérin-Ménev. Icon. Ins. p. 205, pl. 42, f. 3. — Esp. de l'Australie: B. australis, militaris, Erichs. Arch. 1842, 1, p. 217. — denticulatus, Smith, Col. of the Brit, Mus. Part 1, p. 14.

(4) Praramus. Forme générale des Bnonres. Antennes de la moitié de la lon-

SILVANIDES. : 409

TELEPHANUS.

Encens. Naturg. d. Ins. Deutschl. WI, p. 329 (1).

Dernier article des palpes maxillaires coupé obliquement, sécuriforme; celui des labiaux également en fer de hache, mais tronqué carrément. — Mandibules robustes, courtes et arquées. — Antennes de Ja longueur du corps ; leur 42 article aussi long que la tête, le {1e fusiforme. — Prothorax assez allongé, rétréci en arrière. — Elytres plus Jarges que le prothorax, subparallèles, un peu rétrécies et arrondies au bout. — Pattes gréles, assez longues ; cuisses postérieures renflées ; tarsos pentamères, leur dernier article bilobé.

Erichson à fondé ce genre sur quelques insectes américairs dont il a comparé l’un d’eux, de l'Amérique du Nord, au Dromius unipunctatus, de la famille dés Carabiques. Presque au même instant, M. Haldeman l'établissait sur cette dernière espèce, qu'il comparait au Demetrius atricapillus, et lui imposait le nom de Heterodromia veloæ. C'est d'après les caractères trop brefs assignés par ces deux auteurs àu genre, que j'ai rédigé la formule qui précède.

Ce petit insecte, long de quatre millimètres et demi seulement, se trouve dans l'herbe, sous les pierres, les décombres, et court avec la plus grande rapidité. Ses habitudes sont ainsi très-différentes de celles des autres Cucujipes; mais ce n'est pas la seule exception que présente, sous ce rapport, la famille; les Psammzæcnus, comme on le verra plus loin, en forment une seconde.

TRIBU V

SILVANIDES.

Mâchoires à découvert. — Languette entière ou légèrement échancrée, rarement bilobée. — Antennes terminées par une petite massue de trois articles. — Tarses tantôt hétéromères chez les mäles, et penlamères chez les femelles, tantôt pentamères dans les@eux sexes.

Cette tribu se compose d'une suite de petits insectes dont quelquesuns seulement (Penracus) ont assez bien conservé le facies propre à la famille. Les autres s’en éloignent plus ou moins, et pour la plupart

gueur du corps, leur 1er article de la longueur de la moitié de la tête. Palpes lbiaux épais, avec leur article terminal tronqué au bout. Tarses courts ; leurs quatre 1e's articles très-serrés, garnis en dessous de poils denses. Une espèce nouvelle de Colombie. Naturg. d. Ins, Deutschl. IE, p. 329.

(1) Syn. Herenoproma, Haldem, Proceed, of the Acad, of Philad. I, p. 127.

mo * CUCUTIPES,

paraissent plutôt appartenir au groupe des Colydiens qu'à celui-ci; mais la structure de leurs tarses ot-de leur abdomen; ainsi quelles caractères de celles de leurs larves qui sont connues, ne permettent guère de leg placer ailleurs qu'ici.

C'est dans les antennes que résidé le caractère qui distingue ces insectes des autres Cucujipes. Quelques Læwopnrorus seulement se rattachent un peu aux Brontides par la longueur de ces: organes et la faiblesse de la massue qui les termine; mais ce sont les seuls qui soient dans ce cas. J'ai signalé plus haut la structure particulière des tarses chez les Srrvanus. Pour le reste, ces petits insectes ne nécessitent aucune remarque particulière, leur organisation étant de tous points pareille à celle des Brontides.

M. Westwood a décrit en peu de mots et figuré (1) la larve du Lœmophlœus spartii (ater Oliv.). Elle est longue, étroite, subdéprimée, de consistance charnue, excepté la tête et le dernier segment du corps, qui sont d'un brun-jaunâtre, avec deux petites antennes de quatre articles et six pattes courtes. Les segments thoraciques sont transparents au point de laisser voir les mouvements des pattes en dessous, Quand on l'inquiète, elle relève l'extrémité de son corps, qui est terminé par deux crochets courts et rigides.

On doit au même auteur (2), à Erichson (5), et surtout à M. Blisson (4), la connaissance de la larve de l'espèce la plus commune dé Suzvanus (S. frumentarius ou sexdentatus Fab.). Elle présente tous les caractères essentiels de celles de la famille (5); seulement elle est, comme l'insecte parfait, un peu moins déprimée et plus charnue. Cé qui la caractérise particulièrement, c’est l'absence d'appendices sur le dernier segment anal.

Suivant M. Blisson, au moment de se métamorphoser en nymphe, cette larve se fixe sur un corps solide par l'extrémité de l'abdomen, à l’aide d'une substance visqueuse qu’elle sécrète à cet effet, après s'être préalablement entourée des débris des matières aux dépens desquelles elle a vécu. La nymphe est très-remarquable en ce que ses segments thoraciques et les huit premiers de l'abdomen portent sur les côtés de pelits appendiges très-réguliers, qui les font paraître comme denticulés. Le dernier est terminé par deux pointes larges et coniques sous

(1) An Introd. to the mod. classif. of Ins. I, p. 149, f. 12, no 19.

(2) Loc. cit. p. 153, f. 13, no 10.

(3) Arch. 1842, I, p. 378, et Naturg. d. Ins. Deutsch]. IE, p. 337.

(4) Ann. d, 1. Soc. ent. Série 2, VIE, p. 163, pl. 6, no I, f. 1-9 larve, 1013 nymphe, o ;

(9) Elle s’en éloignerait beaucoup s'il était vrai, comme le dit M. Blisson, que ses antennes se composent de onze articles ; mais je ne puis absolument pas croire à l'existence de ce nombre; il y a eu à, sans aucun doute, quelque illusion d'optique,

SILVANIDES. 411

lesquelles se trouvent deux: saillies courtes, épaisses et semblables à des ergots. Ces organes semblent destinés à fixer la nymphe à la dépouille de la larve. L OT

L'Europe possède des représentants des six genres que contient la tribu.

1. Tarsos hétéromères chez les mâles, pentamères chez les femelles, Languette échancrée ou bilobée : Læmophlœus, Lathropus. — entièré:"Pediacls, Phlæostichus:

I, Tarses pentamères dans les deux sexes.

Leur # art, de grandeur normale, bilobé : Psammæchus. — très-petil: Silvanus.

LÆMOPHLOEUS.

(Der.) DE CasreLn. Hist. nat, à. Col. I, p. 385 (1).

Menton très-court. — Languette cornée, entière et arrondie en avant. — Lobé éxterne dés mâchoires coriace, large, fortement cilié au bout; l'interne petit, terminé en pointe recourbée. — Dernier article des palpes maxillaires obconique et assez aigu ; celui des labiaux ovahire et acuminé au bout. — Mandibules côurtes, arquées, bi- ou tridentées à leur extrémité. — Labre transversal, entier. — Tête au moins de la largeur. du prothorax, rétrécie et tronquée en avant. — Yeux petits, arrondis. —,Antennes de longueur et de forme variables ; leurs trois derniers articles formant une massue lâche, tantôt assez, tantôt à peine distinéte. — Prothorax plus ou moins carré, généralement rétreci en arrière, parfois denticulé sur les côtés. — Ecusson petit, de Forme variable. —Elytres allongées, parallèles, planes, arrondies à leur extrémité. — Pattes médiocres ; cuisses comprimées ; jambes linéaires, droites, terminées par un seul éperon, plus long et recourbé aux antérieures ; tarses hétéromères chez les mâles, pentamères chez les femelles, à articles très-serrés : le 42° très-court, le 2° un peu plus long que chacun des deux suivants isolés; le dernier de la longueur des précédents réunis. — Corps allongè et déprimé.

Les différences qui existent dans les antennes sont tantôt spécifiques, tantôt sexuelles. Chez certaines espèces, ces organes sont à. peiue de la longueur de la moïitié,du corps, tandis que, chez d'autres, elles vont notablement au-delà. E y en a qui les ont filiformes, d’autres chez lesquelles leurs trois derniers articles forment une massue bien distincte. Ce dernier cas est plus commun chez les femelles ; d'un autre côlé, ce sont les mâles qui les ont plus longues. Par la structure de ces

(1) Syn, Cucurus, Fab., Payk., Gyllh., Oliv., Say, etc.

12 CUCUIIPES,

organes, ces pelils insectes me paraissent se rattacher aux’ Brontides. Leurs espèces sont assez nombreuses et vivent non-seulement sous leg écorces, mais encore dans le bois en décomposition et les débris végélaux. Par suite de ces habitudes, quelques-unes ont été transportées au loin, On en connaît déjà près de trente, dont une douzaine se trouvent en Europe (1).

LATHROPUS.

Encus, Naturg.d. Ins. Deutsch. TI, p. 327.

Ce genre ne diffère des LæmornLorus que par les caractères suivanls :

Antennes courtes, un peu plus longues que Ja tête, à articles 1-2 assez gros, 3-8 très-courts, subégaux, 9-41 plus gros et formant une petite massue lâche. — Jambes terminées par un éperon simple; 4er article des tarses à peine distinct, 2-4 très-courts, étroitement serrés, 5 du double plus long que tous les autres pris ensemble. — Forme générale un ant soit peu plus convexe que chez les LxmopnLorus,

Genre établi sur la Trogosita sepicola de P. W. J. Müller (2), trèspetit insecte de trois quarts de ligne de long, ressemblant assez, au premier coup-d'œil, à un Larmminivs, et qui n’a encore élé trouvé que dans quelques parties de l'Allemagne.

(1) Douze espèces de ce pays (L. monilis F., muticus F., castaneus Er., bi- Mmaculatus Payk., testaceus F., duplicatus Waltl, pusillus Schh., ferrugineus Steph., ater Oliv., allernans Er., clematidis Er., corticinus Er.) sont décrites par Erichson (Naturg. d. Ins. Deutsch]. IE, p. 316) ; aj. : L. Dufourii, Laboulb. Ann, d. 1. Soc. ent. Série 2, VI, p. 297. — Esp. de l'Algérie : L. nigricollis, rufipes, suberis, elongatus, Lucas, Expl. de l’Algér. Ent. p. 478. — Esp. indiennes : L. sanguinolentus, Hope in Gray, Zool. Miscell. I, p. 27.— lucanoides, concolor, parallelus, obsoletus, Smith, Col. of the Brit. Mus. Part 1, p. 5. — Esp. de l'Amér, du Nord : Cucujus biguttatus, modestus, Say, Journ. of the Acad. of Philad. V, p. 267. — L, bisignatus (biguttatus ? Say), Guérin-Ménev. Icon. Ins. texte, p. 205. — longicornis, Manh. Bull. Mosc. 1843, p. 303. — fasciatus, Melsheim. Proceed. of the Acad. of Philad. I, p. 113. — singularis, Smith, Col. of the Brit. Mus. Part I, p. 7. — Esp. de Taïti : L. brevis, L. Fairm. Rev. et Mag. d. Zool. 1850, p. 53.

(2) Germar, Mag, d. Ent. IV, p. 208. La description de Müller est très-défaïilée, mais incomplète pour les parties de la bouche qui ont été élucidées par Erichson (loc. cit.). Voyez la figure que Germar à donnée de ce petit insecte, Faun. Ins, Europ. VI, 2,

SILVANIDES, 113

PEDIACUS:

Scuucx. Elem. of Brit. Ent. I, p. 185 (1).

Menton court, rétréci et fortement échancré en avant, avec-ses angles antérieurs saillants et aigus. — Languette cornée à sa base, coriace et divisée en deux lobes arrondis antérieurement. — Lobe externe des mâchoires arrondi et barbu au bout, cilié en dedans ; l'interne petit, cilié à son extrémité. — Dernier article des palpes maxillaires un peu acuminé au |bout , celui des Jabiaux ovale. — Mandibules courtes, bidentées à leur extrémité. — Labre transversal, arrondi en avant. — Tête triangulaire, munie d’un col large et très-court en arrière : épistome rétréci et tronqué en avant. — Yeux médiocrés, arrondis, occupant les angles postérieurs de la tête. — Antennes courtes, assez robustes, à articles 1 gros et un peu allongé, 2 aussi gros, mais court, 3-8 moins larges, tantôt subégaux, tantôt, avec le 3e plus long, submoniliformes, 9-11 formant une massue allongée. — Prothorax plus ou moins carré, sinué ou denticulé sur les côtés. — Ecusson petit, transversal. — Elytres allongées, parallèles, arrondies au bout, planes. — Pattes courtes ; cuisses un peu renflées et comprimées ; jambes droites, terminées par un éperon à peine distinct; tarses hétéromères chez les mâles, pentamères chez les femelles, à articles 4 à peine visible, 2-3 égaux, 5 presque de la longueur des précédents réunis. — Corps allongé, trèsdéprimé.

peus insectes au plus de deux lignes de long, voisins des Læmo- PnBoeus par leur forme générale, mais proportionnellement un peu plus larges. A part les tarses, les deux sexes ne diffèrent pas l’un de l'autre. Les espèces décrites sont en petit nombre et’ européennes (2); on les trouve sous les écorces.

PHL/ÆOSTICHUS.

W. Renrens. Quæd. Gen. et Spec. Col. Austr. p. 15.

Menton des Pepracus. — Languette courte, carrée, échancrée et ciliée en avant, — Lobes des mâchoires simples, droits, ciliés en dedans et à leur extrémité. — Premier article des palpes ovalaire et tronqué au bout. — Mandibules courtes, bidentées à leur extrémité. — Labre très-court, arrondi en avant. — Tête triangulaire, rétrécie anté-

(1) Syn. Bioruuogus, Dej. Cat. éd. 2, p. 315.— Cueuius, Fab., Herbst, Panz., Schœnh., Gyllh. ù

(2) Ped. depressus Herbst, dermestoides Fab., fuscus Erichs. (dermestoides Schœnh., Gyllh ); pour Ja synonymie, voyez Erichs, Nat. d. Insekt, Deutschl, Il, p. 311 sq.

=: tigre à

414 | CUGUNIPES.

rieurement. — Yeux arrondis, médiocres, assez saillants, — Antennes à 4er article assez épais, 2 court, obconique, 3 de moitié plus long, 4-8 courts, subégaux, 9-11 format une mässue lâche et allongée. — Prothorax presque carré, un peu plus large que long, à peine rétréci en arrière, denticulé sur les côtés. — Ecusson transversalement ovale, — Elytres.oblongo-parallèles, arrondies au bout, légèrement convexes. — Paties un peu plus longues que celles des Penracus, du reste pareilles, avec le {re article des tarses plus long que les deux suivants isolés, — Corps assez allongé, légèrement convexe en dessus.

Ce genre diffère à peine des Prpracus par des caractères essentiels, mais son facies est différent et a les plus grands rapports avec celui dés SazriNGus. Il ne comprend qu'une espèce (1) découverte par M. W. Redtenbacher, dans les Alpes de la Haute-Autriche, sous l'écorce d'un platane, C’est un pelit insecte long de deux lignes, noir, pubescent, ponctué, avec deux bandes maculaires, flexueuses et transvergales d'un jaune ferrugineux sur les élytres.

PSAMMÆCHUS.

(Boumier) Larr. Æégn. anim. Ed. 2, V, p.135 (2).

Menton très-court, linéaire, entier. — Languette cornée, quadrangulaire ; ses angles antérieurs prolongés en une lamelle coriace et ciliée. — Lobe externe des màchoires assez large, terminé par de longs poils; l'interne grêle , un peu plus long, muni de cils raides en dedans et au bout. — Dernier article des palpes maxillaires en triangle équilatéral, celui des labiaux déprimé et tronqué. — Mandibules {rès-courtes, 0 ge sément dentées en arrière de leur pointe qui est simple. — Labre aSSez saillant, transversal et sinué. — Téle courte, triangulaire en avant. — Yeux arrondis, assez gros et saillants. — Antennes médiocres, à articles 4 de la longueur des quatre suivants, cylindrique, 2 un peu plus court que chacun des cinq qui suivent et qui sont presque égaux, 9-11 formant une pelite massue allongée. —' Prothorax un peu plus large que long, rétréci en arrière; ses angles non saillants. — Ecusson pelit, triangulaire. — Elytres oblongues, arrondies au bout, légèrement convexes. — Paltes courles; cuisses un peu renflées; jambes droites, linéaires ; tarses de cinq articles : 4 très-court, 2 plus long que le 3°, & bilobé; les trois 1275 velus en dessous, le 3° muni d'un appendice Jamelliforme. — Corps assez allongé et assez déprimé.

(1) P. denticollis, W. Redtenb. loc. cit. Voyez la figure qu’en a donnée Ger= mar, Faun. Ins. Europ, XXILE, 11.

(2) Sÿn. Denwesres, Fab. Syst. EL I, p. 315. — Awrmieus, Fab. ibid. I,

p. 291. — Noroxus, Panz. Faun. Ins. Germ, XXVI, 9. — Lanininius, Herbst, Bic Kéæf. V, p: 10, À Cornicints! Marsh. Ent. Brit. p. 108,— Lrrrus, Duftschm. Fäun. Austr, ILE, p. 159. = CRYeTA (Kirby), Steph. I, of Brit. Ent, ILE, p. 108:

rs s mb. où rt a. = t -- TT vi af. 7 f: Ch. — rm Es nat PRE, RL x

i SILVANIDES: 415

Ce genre a pour type un très-pelit insecte (P. bépunctatus) répandu dans Ja plus grande partie de l'Europe, et qui est très-vif et très-agile ; il vit dans les lieux aquatiques sur les fe illes de diverses plantes. Sa larve a été découverte, rs M: Boudier, dans les racines des roseaux, mais il né l’a pas décrite (1). Cétinsecte a été ballotté dans autant de genres différents qu'il y a d'auteurs qui en ont parlé (2). Depuis on a découvert une autre éspèce, mais qui est douteuse, en Algérie et en Sicile (5). Une troisième de l'ile Maurice a été décrite par M. Guérin- Ménevyille, (4). .

Page 1