SILVANUS
Lan. Gener. Crust, et Ins. UL, p.520 (5).
Menton transversal, un peu dilaté sur les côtés, puis rétréci et assez fértemerit échancré en avant. — Languette cornée, élargie et tronquée au bout, avec ses angles antérieurs arrondis. — Lobes des màchoires courts : l’externe plus large, tronqué et barbu au bout; l'interne plus pelit, gréle, cilié à son extrémité. — Dernier article des palpes maxillaires graduellement atténué, celui des labiaux subovale, — Mandibules courtes, simples à leur extrémité. — Labre fortement transversal, arrondi et cilié en ayant. — Tête presque carrée en arrière, rélrécie, prolongée el lronquée antérieurement. — Yeux médiocres, arrondis, peu saillants. — Antennes de la longueur de la tête et du prothorax réunis, médioerement robustes, à articles 1-2 plus gros que les suivants, 3-7 subégaux, obconiques où moniliformes, 8 un peu plus petit, 9-11 formant une massue allongée et assez lâche. — Prothorax allongé, rétréci graduellement d'avant en arrière, souvent denté latéralement, avec ses angles antérieurs saillants. — Elytres allongées, parallèles, arrondies
(1) Voyez son mémoire intitulé : « Description du genre Psammæchus, » dans les Ann. d. 1. Soc. ent. I, p. 367, pl. 7 B. Les figures annexées à ce mémoire ne sont pas suflisamment exactes.
(2) I en est de même relativement à la famille à laquelle il doit appartenir, On sait que Latreille (Règn. anim. loc. cit.) l'avait placé, quoique avec doute, à la suite des SacrA, parmi ses Eupodes, groupe avec lequel il n'a certainement rien de commun, malgré la forme du pénultième article de ses tarses. Son ana logié réelle est avec les SiLvANUS, comme les entomologistes le reconnaissent généralement aujourd’hui. .
(3) P. Boudieri, Lucas, Revue zool. 1843, p. 147. Evichson (Deutschl. Ins. I, p. 339) est porté à croire que ce n’est qu'une variété de couleur du bipunclatus.
(4) P. Desjardinsii, Icon. d. Règn. anim. Ins. p. 196.
(5) Syn.{Dennésres, Linné, Fab. — Cocvmux, Fab., Herbst. — Irs Oliv. — Lierus Kugel, — Levrus Duftschm, — Cniproriacus, Waltl, Sturm, Dej., Gyllh,
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416 CUCUSIPES,
au bout. — Pattes médiocres : cuisses grêles à leur base, renflées dans le reste de leur étendue; jambes courtes, linéaires, terminées pr un éperon à peine distinct ; tarses de cinq articles : 4 de la longueur des deux suivants réunis, 3° un peu échancré au bout, 4e très-petit, 5 aussi long que les trois 1°'s ; ceux-ci velus en dessous, — Corps allongé et déprimé.
Ces insectes, aussi petits que I6$ précédents, sont en général encore plus allongés et surtout plus grêles. Leurs habitudes sont assez variées, les uns vivant sous les écorces, d’autres à terre parmi les herbes, certains dans le blé, les marchandises coloniales, etc. Quelques-uns ont été par suite transportés au loin et se trouvent dans la plupart des régions du globe. Parmi celles de leurs espèces qu'on trouve en Europe, il en est qui paraissent y avoir été introduites de cette façon et s’y être acclimalées. Le nombre des dents, dont le prothorax est muni latéralement, donne un moyen commode et généralement employé de grouper ces insectes. On en a décrit une quinzaine (1).
Note.
Peut-être est-ce à la famille actuelle qu'il faut rapporter le genre suivant. Tel est l'avis d'Erichson (2) qui toutefois déclare ne pas le connaître en nature.
OMMA.
Newu. Ann. and Mag. of nat. Hist. I, p. 303.
Tête libre, saillante, un peu pius étroite, y compris les yeux, que le prothorax. — Yeux arrondif, saillants, latéraux. — Antennes submoniliformes, plus courtes que le prothorax, de onze articles : 4 plus gros que les autres, 2 plus court, 3 allongé. — Mandibules robustes, arquées, tridentées au bout. — Lobe interne des mâchoires court, subaigu, velu (l’auteur n'a pas pu découvrir le lobe externe). — Palpes
(1) Pour les espèces européennes, voyez Erichs. Naturg. d, Ins. Doutschl. UE, p. 336 sq. Cet auteur en décrit sept, dont cinq (S. frumentarius F,, bidenlatus F., unidentatus F., advena Walt, elongatus Gyllh.) déjà connues, et deux (bicornis, similis) nouvelles. Je ne trouve en dehors de cet ouvrage que les suivantes : Esp. d'Europe : $. fagi, Guérin, Icon. p. 197 ; des environs de Paris. — Esp. de Java: S. denticulatus, Mac-Leay, Annul, Javan. p. 46. — Esp. de lAmér. du Nord: S. planatus, Germar, Ins. Spec. Nov. p. 466.— dentatus, Say, Journ. of the Acad, of Philad, V, p. 265. — Zimmermanni, quadricollis, Guérin, Icon. Ins. p.198.—planus, 3. Le Conte in Agass. Lake Super. p.223.— Esp. de la Tasmanie : S. brevicornis, Erichs. Arch. 1842, I, p. 218. — Esp. des îles Philippines : $. intermedius, Smith, Col. of the Brit. Mus. Part I, p. 16, — Esp. de Taïti: S. latus, L. Fairm. Rev. et Mag, d, Zool. 1890, p. 59.
?) Naturg, d, Ins. Deutsch], IL, p, 304,
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BILVANIDES, 47
iaxillaires de quatre articles : 1-3 subégaux, 4 plus long et plus gros,
tronqué obliquement au bout. — Languette courte, arrondie. — Palpes
Jabiaux de trois articles : 1-2 courts, subégaux, 3 plus long, plus épais
et subovalaire. — Chaperon et menton saillants, recouvrant les mâchoires
et la lèvre inférieure. — Prothorax déprimé, presque carré, un peu
rétréci en arrière ; ses angles antérieurs arrondis. — Elytres du double
plus larges et cinq fois plus longues que le prothorax. — Pattes mé- 7 diocres ; tarses de cinq articles, le 4er allongé ; crochets simples.
M. Newman ajoute que le genre ressemble beaucoup à la Plateiæ orientalis De Haan de la famille des Ténébrionides, sous le rapport de la forme générale, aux Raysopes par ses organes buccaux, aux Cures par ses larses et ses yeux, et finit par conclure qu'il ne peut rentrer dans aucune famille de Coléoptères.
Il nomme ©. Séanleyi l'espèce typique. C’est un insecte originaire de l'Australie, long d'environ dix lignes, d'un brun obscur ‘uniforme ,
verruqueux en dessus et recouvert par places d'une pubescence d’un jaune doré.
Coléoptères, Tome II, 97