‹ Histoire naturelle des insectes (volume 4)Chapitre 68 sur 90 · Hger, Col. helvet. X, p · texte numérisé non relu

Hger, Col. helvet. X, p

Languette courte, tronquée en avant, avec ses angles munis de deux appendices ciliés.—Lobe interne des mâchoires très-grêle, terminé par un crochet corné. — Dernier article des palpes labiaux ovalaire; celui des maxillaires fusiforme, aussi long que les deux précédents réunis. —Mandibules finement denticulées avant leur extrémité ; celle-ci simple et aiguë. — Labre transversal, arrondi en avant.—Téte courte, trigone et obtuse en avant. — Yeux saillants, finement granulés. — Antennes insérées en avant des yeux, à articles 1 gros, subglobuleux, 2 plus grêle, subcylindrique, 3-8 courts, 9-11 formant une petite massue dont le {tr article est moins gros que le 2%. — Prothorax assez convexe, arrondi

“sur les côtés, à peine échancré et bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs aigus, — Ecusson transversal. — Elytres oblongues. — Tarses subpentamères, à articles 1 trigone, 2-3 cordiformes, bilobés. — Mésosternum presque carré, légèrement échancré en avant, recevant à peine l'extrémité du prosternum. — Corps oblong, pubescent.

Petits insectes vivant sur les plantes, dans les lieux aquatiques, où

C’est ici un des mille exemples de l'impossibilité où nous sommes de conserver intacts tous les rapports.

(1) Syn. Ips Oliv. — Cnyerornacus, Fallen, Gyllh., Ahrens.

CRYPTOPHAGIDES. 424

l'on rencontre quelquefois en abondance une de leurs espèces (carê« cis), On n’en connaît que trois propres à l'Europe (1),

ANTHEROPHAGUS, Le (Kwocu) Larr. Règne anim. 64, 2, IV, p. 507 (2).

Languelte cornée, arrondie en avant; ses angles munis d'un petit appendice cilié. — Dernier article des palpes labiaux allongé, obtusément acuminé au bout; celui des maxillaires plus court, brièvement conique. — Lobe interne des mâchoires terminé par un crochet corné. — Mandibules robustes, assez saillantes, fortement arquées et terminées en pointe très-aiguë. — Labre transversal, légèrement arrondi em avant. — Tête courte, engagée dans le prothorax, arrondie antérieure ment, — Yeux arrondis, peu saillants, finement granulés. — Antennes assez robustes, à articles 1 gros, en cône renversé, 2-8 submoniliformes, 9-11 formant une petite massue assez serrée; les deux avant-derniers égaux, le dernier atténué au bout. — Prothorax transversal, droit sur les côtés, tronqué en avant, parfois bisinué à sa base.—Ecusson transversal, — Elytres oblongo-ovalaires. — Pattes médiocres; tarses hétéromères chez les mâles, pentamères chez les femelles ; les trois 1ers articles des antérieurs légèrement élargis chez les premiers et garnis de poils assez serrés en dessous.—Saillie prosternale lanciforme, reçue dans une profonde échancrure da mésosternum. — Corps oblongo-ovalaire, peu convexe.

Ces insectes sont un peu plus grands que les CryrrormaGus qui suivent, tous d’un fauve-rougeätre clair, très-finement pointillés et revêtus d’une très-fine pubescence qui leur donne un aspect légèrement soyeux ; ils vivent exclusivement sur les fleurs. Les espèces décrites ne s'élèvent qu'à quatre dont trois répandues dans presque toute l'Europe et une de l'Amérique du Nord (5).

(1) T. sparganii Abrens, typhæ Fallen, caricis Oliv.

(2) Syn. Mycrrormaeus Fab. — Gnyrrormaeus Gyllh., Schœnh. — Is HerbstJ — Texepmo Oliv., Herbst.

(3) A. nigricornis Fab., silaceus Herbst, pallens Gyllh., d'Europe ; voyez Erichs. Naturg. 4. Ins. Deutsch. I, p. 344, et Sturm, Deutschl. Ins. XVIII, pl. 339 et 340. — ochraceus, Melshcim, Proceed. of the Acad, of Philad, IT, D: 115.

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49% CRYPTOPHAGIDES4

« EMPHYLUS- Encus. Naturg: @. Ins: Deutschl. VIE, p, 346 (1).

Genre établi sur le Cryptophagus glaber de Gyllenhall (2) et qui présente un mélange complet des caractères des ANTHEROPHAGUS ct ‘des CryPToPnAGus. Pas

Languetle, mâchoires et palpes des premiers; seulement le dernier article des labiaux ovalaire. — Mandibules des seconds, — Antennes de la longueur de la tête et du prothorax, à articles À gros, globuleux, 2 plus grêle, 3 un peu plus long que 7-8, qui sont égaux, 9-11 formant une massue assez serrée ; le 9e sensiblement plus petit que les deux autres. — Prothorax des AnrnenormAGus, avec ses angles antérieurs saillants, — Ecusson et élytres des mêmes.— Pattes comme dans les deux genres, le {er article des tarses antérieurs seul dilaté chez les mâles, — Prosternum des Cnyprosaeus. = Corps subparallèle.

Cet insecté, qui est Sans congénère, n'a plus les habitudes des espècés des deux genrés entre lesquels il est intermédiaire d'une manière si remarquable. 11 vit datis les fourinilières, principalement celles des Forica rufa et sanguihea ; Gyllenhall rapporte également l'avoir rencohtré dans uh nid du Bombus muscorwm, IL parait jusqu'ici propre à l'Europe boréale ét moyenne.

CRYPTOPHAGUS. * Henssr, Die Kæfer, 1V, p. 172 (3).

Languette tronquée en avant; ses angles munis d'un petit appendice cilié. — Dernier arlicle des palpes ovalaire. — Lobe interne des màchoires terminé par un crochet corné.— Mandibules courtes, arquées, munies d’une dent molaire à leur base, d’une membrane ciliée en avant de cette dent, et denliculées près de leur sommet: — Labre en carré transversal.—Tête trigone, enfoncée dans le prothorax jusqu'aux yeux. — Ceux-ci gros, arrondis, saillants, fortement granulés. — Antennes assez robustes, à articles 4 gros, pyriforme, 2 un peu plus long que7-8, qui sont égaux, 9-11 formant une massue assez serrée, le 9e égal au 40e où ün peu moins gros. — Prothorax transversal, tronqué en avant, légèrement arrondi et denticulé sur les côtés, plus ou moins bisinué à sa base, et ayant assez souvent une impression près de chacun de ses

(1) Syn. Srawius, Motsch. Bull. Mosc. 1844, p. 819.

(2) Pour une bonne figure de cet insecte, voyez Sturm, Deutsch]. Ins. XVI, pl. 19, FC.

(3) Syn. Denwesres, Linné, Fab., Payk., Panz, — KATERETES Herbst.

CRYPTOPITAGIDES, 125

angles postérieurs. — Ecusson transversal. — Elytres oblongo-ovales, plus où moins cohvexes. — Tarses hétéromères chez les mâles, pentamères chez les femelles. — Prosternum pénêtränt à peine où non à sa base dans le mésosternutn. — Corps obloñgo-ovale, peu ou assez con: vexe. ;

Genre assez riche en espèces, toutes de petite taille, de couleur uniforme fauve ou brunâtre, et revêtus d'une pubescence très-variable. Elles vivent, pour la plupärt, dans les champignons, les bolets et autres productions cryptogamiques. Quelques espèces se trouvent dans les. maisons, où elles recherchent les endroits obscurs et humidés, tels que les caves, et certaines'se trouvent accidentellement dans les fourmilières.

Le genre compte en ce moment environ une quarantaine d'espèces de décrites, dont la majeure partie appartiennent à l'Europe, puis à l'Amérique du Nord; les autres sont asiatiques et africaines (1).

PARAMECOSOMA.

Cunnis, The entom. Mag. \, p. 186 (2).

Mêmes caractères que les Cryrropmaqus, avec les tarses composés, dans les deux sexes, de cinq articles, dont le pénultième plus petit que les précédents,

(1) Erichson (Naturg. d. Ins, Deutsch. IT, p. 319) eh décrit 24 espèces d'Europe, dont une partie sont figurées dans Sturni, Deutsehl. Ins. XVI, pl. 312-319, savoir : C. lycoperdi Herbst, Sehmidtii, setulosus Sturm, pilosus Gÿlh., Batdensis Er., saginatus Sturm, umbratus Er, scanicus L., badius Sturm, fuscicornis Sturm, labilis Er., affinis Sturm, cellaris Scop., acutangulus Gylh., fumatus GyUb., dentatus Herbst, distinguendus Sturm, bicolor Sturm, bimaculatus GyUh., dorsalis Sahlb., subepressus Gÿllh:, vint Panz., crenulatus Gyllh., pubescens Sturm. — Aj. : Esp. d'Europe : C. villosus, denticulatus, integer, Heer, Col. helvet. I, p. 425. — quercinus, fasciatus, Kraatz, Stettin. ent. Zeit. 1852, p. 228. — Esp. du Caucase : C, flavipennis, Fald. Mém. d. Moscou. VI, p. 129. — Esp. de l'Algérie : C. angustatus, punclicollis, laticolis, gibberosus, maurus, Lucas, Explor. de l’Algér. Ent, p. 221 ; les deux derniers douteux quant au genre. — Esp. de Natal : C. caffer, Bohem. Ins. Calfrar. I, p. 581. — Esp. de l'Amét. du Nord : C, humeralis, concolor, Kirby, Faun. Bor. Amer. p. 112. — californicus, quadridentatus, Manh. Bull. Mosc. 1843, p. 256. — Atomaria pubescens (Cr. concolor Kirby), crenata, Crypl. maculatus, Melsheim. Proceed. of the Acad. 6f Philad. IE, p. 114 Suivant Erichson (Arch. 1847, IL, p. 107), la dernière de ces espèces appartient à la famille dés Cucujipes et doit constituer un genre nouveau voisin des SILVANUS ct des Psamwæciius. Le Crypt. cellaris d'Europe se trouve aussi dans l'Amérique du Nord.

Le Crypt. Guerihii de M. Allibert (Rév, zool. 1847, p. 12), trouvé dans des graines provenant de Chine, paraît n'être autre chose que le Silvanus advena.

(2) Syn. Gnyprornacus auctor, — Denmesres Payk. — Larmupius Herbst.

496 CRYPTOPHAGIDES,

Le facies, les couleurs, la pubescence et la taille sont exactement comme chez les Cnyprornagus, mais les habitudes sont différentes, ces insectes se trouvant plutôt sur les arbres, principalement les pins, et dans les prairies, Les six espèces connues sont d'Europe et des Etats» Unis (1),

HYPOCOPRUS.

Morscu. Bull. d. Mosc. 1839, p.82 (2).

Genre incomplètement formulé par M. De Motschoulsky, dont je ne puis que reproduire la diagnose, ne connaissant pas l'insecte d'après lequel elle a été rédigée ; il n’y est pas question des organes buccaux.

Antennes allongées et un peu en massue, à articles 1-2 grands, 3-4 trois fois plus petits et moniliformes, 5 en cône renversé, avec le bord extérieur saillant, 6-8 petits, coniques, 9-10 transversaux, formant, avec le dernier, qui est en forme de poire, la massue. — Tête triangulaire. — Yeux saillants. — Prothorax allongé. — Ecusson triangulaire, — Elytres gllongées, avec leurs angles huméraux arrondis. — Tarses de cinq articles, leurs crochets bifides. — Corps allongé, parallèle et un peu aplati.

M. De Motschoulsky place ce genre près des CryrropnAGus , en quoi il est probable qu'il est dans le vrai; mais on ne voit pas sur quoi il se fonde quand il ajoute qu'il fait le passage de ceux-ci aux Trichoptérygiens. Le type du genre est un petit insecte (5) découvert par lui dans les steppes du Caucase, en Géorgie et en Arménie, Il vit dans les excréments desséchés des chevaux.

MYRMECINOMUS.

DE Cuaur. Bull. d. Mosc. 1845, IL, p. 206 (4).

Pénullième article des palpes maxillaires gros, très-renflé en massue, le dernier subulé, — Mandibules courtes, arquées. — Labre transver-

(1) Esp. d'Europe: P. elongata Er., abietis Payk., pilosula Er., melanocephala Merbst, serrata Gylih. Voyez Érichs. Deutsch. Ins. LE, p. 371, et J. Sturm, Deutschl. Ins. XVII, pl. 341 et 342. — Esp. des Etats-Unis : P. denticulatum, 3. Le Conte in Agass. Lake Super. p. 223.

(2) Syn. Urocornus, Motseh. loc. cit. 1840, p. 184. M. De Motschoulsky à changé à tort en ce nom celui qu’il avait imposé primitivement au genre, el qui était construit selon les règles de l’étymologie. Il ajoute avoir découvert dans les steppes des Kirguizes deux autres espèces du genre, mais il ne les décrit pas.

(3) AH. lathridioides, loc. cit. pl. V, f. d-D’”.

(4 Syn. Monoroma, Kolenati, Melet. ent. III, p. 43, L'espèce décrite par l’auteur, sous le nom de Jon. caucasicum, est identique avec celle de M. De Chaudoir,

pe a ñ 7,2 n. 2e > + TRES) ‘MURS F £: L ’ + Le.

ÉRYPTOPHAGIDES 421

sal, entier el cilié en avant. — Tête allongée, parallèle en arrière, un peu rétrécie en avant, plane. — Yeux distants du prothorax. — Antennes insérées aux angles antérieufs de la tête, médiocres, à articles 4 ovalaire, renflé, un peu allongé, 2 aussi long, conique, 3 court, de même forme, 4 un peu moins long, sphérique, 5 distinctement plus gros que lui et que 6-8, arrondi comme ceux-ci, 9-11 plus gros que les précédents, les deux 4ers sphériques, le dernier cylindrique, court, arrondi au bout, — Prothorax eù carré au moins aussi long que large. . — Elytres allongées, parallèles, un peu plus courtes que l'abdomen. — Pattes courtes ; cuisses peu renflées; jambes linéaires; tarses de cinq articles : { plus court que les suivants, ceux-ci assez courts, triangulaires; crochets bifides, — Corps linéaire, très-allongé.

Tels sont les caractères assignés par M. De Chaudoir à ce genre, qui paraît, comme il le dit, très-voisin du précédent, mais cependant bien distinct par la forme de la tête, les proportions relatives des articles des antennes, et ses élytres abrégées en arrière. Le mode d'insertion des seconds de ces organes semble en même temps le rapprocher des ArTomanrtiA qui suivent. Il ne comprend qu'une petite espèce (M. Hochuthit), trouvée aux environs de Kiew, en société avec la Formica rufa, et dont le facies est celui d'une Moxorowa. Depuis, on l'a prise aux environs de Berlin,

ATOMARIA.

(Kiney) Srern. JU, of Bnit. Ent. WI, p. 64 (1).

Languette cornée, arrondie en avant, et munie de chaque côté d'un

pelit appendice cilié. —, Palpes labiaux à articles 4 très-petit et grêle,

2 très-renflé, 3 plus court et moins gros, atténué et obtus au bout; les maxillaires à articles 4 petit et grêle, 2 subglobuleux et le plus gros de

tous, 3 un peu plus petit, # encore moins gros, graduellement atténué.

— Lobe interne des mâchoires terminé par un crochet corné. — Man-

dibules courtes, bidentées au bout. — Labre assez saillant, arrondi en

avant. — Tête courte, transversale, obtuse en avant. — Antennes in-

Sérées à sa partie antérieure, tantôt subcontiguës, tantôt distantes, à articles { plus long et plus gros que les autres, 2 un peu plus court et

| plus étroit, 3 plus long que les suivants, 7-8 de longueur variable, 9-11 | formant une massue allongée. — Yeux petits, arrondis, finement granulés. — Prothorax assez convexe, plus ou moins rétréci en avant, ar-

rondi, rarement bisinué, rebordé et très-souvent transversalement impressionné à sa base. — Ecusson arrondi. — Elytres elliptico-ovales,

assez convexes. — Pattes médiocres ; tarses pentamères dans les deux

(1) Syn. Denmesres Fab., Herbst, Payk. — Cnyproruacus Gyllh., Schœnh, — ConricaniA Marsh,

428 CRYPTOPHAGIDES4

sexes : leur 4° article un peu plus petit que les trois 40rs, ceux-ci égahx et pubescents en dessous, — Saillie prosternale reçue dans une légère échancrure du mésosternum, — Corps oblong, pubescent.

Ces insectes ont les mêmes habitudes variées que les Cnyproptaaus (1), dont ils se distinguent immédiatement par l'insertion de leurs antennes. Leur forme générale est aussi un peu différente, et rappelle singulièrement celle des petits Elatérides du genre CrypronyPpnus. ls sont assez nombreux et jusqu'ici propres à l'Europe ét à l'Amérique du Nord (2).

‘ EPISTEMUS.

Encné. Naturg. d. Ins. Deutscht. WI, p. 400 (3).

Languette légèrement échancrée et ciliée en avant, sans appendice. — Les autres organes buccaux comme chez les Aromanra. — Tête courte, trigone et obtuse en avant, engagée dans le prothorax et penchée, — Yeux assez gros et assez saillants; arrondis. — Antennes insérées à la partie antérieure du front, un peu distantes, à articles 4 gros et allongé, 2 presque aussi grand, mais un peu plus gréle, 3 plus

long que 4-8, ceux-ci décroissant peu à peu, 9-11 formant une massue

allongée. — Prothorax transversal, aussi large que les élytres et faiblement bisinué à sa base, graduellement rétréci en avant, avec son bord

(1) Voyer, sur cellesde quelques espèces, Kraatz, Stettin. ent. Zeit. 1853, p. 94. Germar (ibid. 1846, p. 195) rapporte le cas d’un champ de betteraves détruit en grande partie par l'Afomaria linearis. Antérieurement, M. Macquart (Ann. d. Se. nat. XXIIE, p. 93) avait signalé les ravages que commet sur la mème plante, dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, un petit insecte qu'il nomme Cryptophagus bettæ. La courte description qu'il en donne s'applique exactement à la même espèce d’Aromanta.

(2) Erichson (Deutsch]l. Ins. HT, p.377) en décrit 34 espèces d'Allemagne, dont 21 nouvelles. Celles qu’on peut regarder comme les types du genre, sont: A. fimetarii GyUh., wmbrina Gyh., mesomelas Herbst, fuscipes Gylh:, nigripennis Payk., atra MHerbst, fuscata Schœnh., pusilla Payk. Toutes les espèces mentionnées par Erichson sont figurées dans Sturm, Deutschl, Ins. XVU, pl. 329-338. — Aj. : Esp. européennes : À. pulchella, sellata, nitidula, alpina, pygmeæa, ornata, rubella, rufa, nitida, Heer, Col. helvet. I, p. 47. — pallida, Wollast. Ann. of pat. Hist. XVIIE, p. 452. — Cryplophagus concolor, Mærkel in Gérmar, Ztitschr. V, p. 244 (At. fuscipes? Gylih.). — Esp. du Caucase : À. mort, fasciata (unifésciata St.), Kolenati, Melet. ent. V, p: 59: — Esp. d'Ounalaschka : A. fübipennis, Manh. Bull. Mose, 1846, I, p. 519. Les A. atra et mesomelas se trouvent aussi aux Etats-Unis ; on n’en a décrit aucune autre de ce pays, à m& connaissance.

(3) Syn. Ebmisremus (Westw.), Steph, I. of Brit, Ent. II, p. 67, Stephens a, le premier, exposé lés caractères du genre ; Erichson a rectifié l'orthographe du nom primitif, qui laissait à désirer. — Psycmium, 0. Heer, Col. helvet. I, p. 432. — Denuestes Payk., Marsh, — CnxprornaGus Gyllh., Waltl.

CRYPTOPHAGIDES, 429

antérieur échancré. — Ecusson arrondi. — Elytres globoso-ovales ou ovales. — Pattes médiocres; tarses pentamères, leur 4e article trèspetit, les trois 4crs subégaux, finement velus en dessous. — Prosternum assez large, parallèle, tronqué en arrière et appliqué contre le mésosternum. — Corps brièvement ovalaire ou subglobuleux, trèsglabre.

Avec des organes buccaux très-semblables à ceux des Aromanra, ces insectes s’en éloignent considérablement, comme de tous les autres genres de la famille, par leur forme générale et leurs téguments lisses et brillants. Tous sont noirs, avec l'extrémité des élytres plus ou moins rougeûtre; le plus grand d’entre eux n’atteint pas une ligne de long. On en connaît cinq espèces propres à l'Europe, et qui vivent dans les végétaux en décomposition (1).

(1) Æ. globosus Walt, dimidiatus Sturm, ovulum Er., globulus Payk., exiquus Er.; tous figurés par J, Sturm, Deutsch]. las. XVI, pl. 343-344.

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FAMILLE XXIL

LATHRIDIENS.

Menton, langüette et mâchoires de forme variable. — Palpes labiaux de trois, parfois de deux, les maxillaires de quatre articles. — Antennes en général de onze articles, terminées par une massue uni-, bi- ou triarticulée. — Hanches antérieures et intermédiaires globuleuses, les postérieures transversales, toutes écartées entre elles; tarses de trois articles dans les deux sexes ; le péaultième entier, — Abdomen composé en dessous de cinq segments : le premier notablement plus long que les autres.

Le nombre des articles des tarses distingue essentiellement ces insectes des trois familles précédentes avec lesquelles ils ont en commun des caractères importants.

Tous sont de petite taille et tantôt allongés (Monorowa), tantôt simplement oblongs (Larariprus, Conricarr4), ou courts et convexes (Dasxcerus). Leur tête, constamment dégagée du prothorax et de forme variable, est parfois (Monoroma, Dasycenus) munie en arrière d’un col distinct, brusquement formé, mais épais. La plupart des organes buc- Caux varient trop pour qu'on puisse en rien dire de bien général, si ce n’est que la languette est dépourvue de paraglosses, le pénultième ou le dernier article des palpes remarquable par sa grosseur, les mandibules courtes et le labre toujours distinct. Les yeux sont petits ou médiocres et latéraux; ils manquent complètement chez les LanceLanvra. Les antennes sont insérées immédiatement en avant, très-rarement (DasxcERUS) au-dessus d'eux. Dans ce dernier genre elles sont d'une excessive gracilité, et dans un autre (Horoparamecus) le nombre de leurs articles descend à dix et même à neuf, Les articles qui entrent dans la composition de leur massue n'ont pas la même fixité que chez les Cryptophagides. Les LancezanbiA sont les seules qui aient le prothorax aussi large que les élytres à sa base, l’écusson nul et les élytres soudées. Ces dernières, chez les Monorowa, laissent en totalité le pygidium à découvert. Les pattes sont médiocres, peu robustes : leurs hanches enfouies dans leurs cavités cotyloïdes ; celles-ci, aux pattes antérieures, sont com:

LATHRIDIENS, 431

plètement fermées en arrière. Les jambes sont linéaires, gréles, tronquées et sans éperons à leur extrémité. Les tarses sont fort courts, et leur dernier article égale au moins en longueur les deux premiers pris ensemble; ceux-ci sont finement villeux en dessous, sans brosses proprement dites.

Le premier segment abdominal est relativement plus long que dans la famille précédente, et le dernier surpasse aussi parfois beaucoup (Monoroma) sous ce rapport les trois intermédiaires qui sont toujours égaux entre eux. Quant aux segments thoraciques, le prosternum ne forme jamais une saillie libre en arrière, son bord postérieur étant coupé carrément dans toute son étendue. Sa largeur varie assez et, par suite, l’écartement des hanches antérieures entre elles; très-étroit chez les Dasvcerus, moins chez les Larurroivs et les Conricaria, il s'élargit chez les Monoroma et surtout chez les LAnGELANDrA. Le mésosternum est constamment assez large, sans saillie antérieure et presque confondu

avec le métasternum qui est ample. Ses parapleures sont très-étroites

et me paraissent siniples dans toutes les espèces.

Les mœurs de ces petits insectes ne présentent aucune particularité qui ne se retrouve chez les Cryptophagides et les Colydiens.

Plusieurs de leurs larves appartenant aux genres LaraniDivs (©) et CorricariA (2) sont aujourd'hui connues.

Celle du Lathridius minutus qu'on peut prendre pour type, grâce à la description détaillée qu'en a donnée M. Ed. Perris, est allongée, un peu atténuée à ses deux extrémités, revêlue d’une peau légèrement coriace, et hérissée de poils longs, fins et redressés, plus visibles sur les flancs qu'en dessus, et dont quelques-uns sont terminés par un petit renflement globuleux. La téte est ovale, peu convexe, et présente de chaque côté un point noir, qui, vu au microscope, est un assemblage de cinq ocelles disposés en cercle. Les antennes se composent de quatre articles dont les deux 1°"s sont courts, assez gros et égaux (le {tr est ent outre rétractile), le 3° une fois et demi plus long qu'eux réunis, mais plus grêle et muni d’un article additionnel à son extrémité, le 4° aussi

(1) Voyez De Géer, Mém. V, p. 46, pl. 2, £. 27-28 (L. lardarius); M. West- Wood à reproduit la première de ces figures dans son Introd. to the mod, class. oflns. I, p. 155, f. 13, no 22. — Kyber in Germar, Mag. d. Ent. LL, p. 1, pl. 1, f. 1-6 (L. porcatus).— Perris, Ann. d. I. Soc. ent. Série 2, X, p. 581, pl. XIV, n° II, f. 16-20 (L. minutus). MM. Chapuis et Candèze en ont donné la description en entier dans les Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d. Liège, VIE, p. 433.

(2) Perris, loc. cit. p. 585, pl. XIV, ne IV, f. 21-23.

M. Coquerel (Ann. d. 1. Soc. ent. Série 2, VI, p. 182, pl. 7, n° IV, £. 5 a-d) a également décrit, mais trop brièvement, la larve de l’Holoparamecus Kunxei, qu'il avait observée, à Madagascar, rongeant des tablettes de chocolat, où elle creusait de nombreuses galeries, Autant qu’on en peut juger par le peu qu’il en dit, elle aurait assez de rapport avec celles des LaramDIUS, mais son Corps serait glabre,

439 LATHRIDIENS,

long et très-gréle, Les arganes buccaux présentent quelques particula rités insolites. M. Ed. Perris y a cherché vainement la lèvre inférieure avec ses palpes, et, au lieu des mandibules ordinaires, il n’a trouvé que deux corps triangulaires, charnus, munis seulement à leur extrémité de deux dents cornées et de quelques cils spiniformes. Les mâchoires n’ont qu'un seul lobe cylindrique et terminé également par des cils sem blables. Le labre est assez saillant et un peu échancré en avant. Les segments {horaciques sont plus grands que les sept premiers de l'abdomen ; les deux postérieurs de celui-ci plus étroits que les antérieurs, et le dernier se prolonge en un mamelon anal servant à la progression, Les pattes sont terminées par un seul crochet, et les stigmates en nombre normal. La première paire est située inférieurement au bord antérieur du mésothorax, et les huit autres paires occupent une position analogue sur les côtés des huit premiers segments abdominaux.

Cette larve, qui avait été trouvée dans le chaume d’un toit, se fixe par son prolongement anal, quand le moment de sa métamorphose est arrivé, et sa dépouille reste adhérente à l'extrémité de la nymphe. Celleei est remarquable par les longs poils terminés en bouton dont elle est munie, et qui sont disposés par groupes, avec beaucoup de symétrie, sur ses flancs et son extrémité antérieure. :

La larve de la Corticaria pubescens ne diffère de la précédente que par sa forme plus linéaire, la plus grande rareté et la brièveté des poils dont elle est munie. Ces poils sont de deux sortes : papilliformes ou simples; il n’y en a point qui soient globuleux à leur extrémité.

Les affinités les plus prochaines de ces larves ont lieu, autant qu'on en peut juger en ce moment, d'une part avec les larves des Aromarra et des Mycétophagides, puis avec celles des Clypéastres et en particulier des Onruorenus dont on doit également la connaissance à M. Ed. Perris. La place que M. L. Redtenbacher (1) a, le premier, assignée à ces insectes entre les Cryptophagides et les Mycétophagides parait dès lors être celle qu'ils doivent réellement occuper.

Leur histoire scientifique se réduit à peu de chose. Elle se borne à rappeler que Latreille (2) avait placé ceux d'entre eux qu'il a connus, parmi ses Xylophages, persuadé qu'il élait que ces insectes sont :

(1) Fauna Austr. Die Kæf. p. 202. Erichson admetfait également une famille de Lathridiens; mais, comme il l’a passée sous silence dans sa Faune des Insectes de l'Allemagne, j'ignore comment il l’eût composée. On voit seulement, d’après ses derniers Comptes-rendus entomologiques, qu'il eût probablement placée à la fin de l’ordre, près des Endomychides, Clypéastres et Coccinellides. Ces trois familles, à quelques exceptions près, sont aussi des Trimères, mais se distinguent des Lathridiens par le pénultième article de leurs tarses bilobé et garni, ainsi que le 4er, d’une véritable brosse de poils, leur tête terminée pa un museau brusquement formé, etc. En un mot, ces familles me paraissent être à celle-ci ce que les Érotyliens sont aux Cryptophagides,

(2) Gener. Crust. et Ins. LI, p. 18, et Règne anim, éd. 2, V, p. 99,

LATHNIDIENS, 433

tétramères. Seulement guidé par cet instinct des analogies qu'il possédait à un si haut degré, il n'avait pas hésité à mettre à côté d'eux les Dasycenus, qu'il savait n'avoir que trois articles aux tarses. Plus csclave que lui du système tarsal, Dejean (1) avait reporté ce dernier genre à la fin des Trimères, en laissant les autres dans les Xylophages.

La famille ne comprend que les six genres suivants; l'Europe a des représentants de tous.

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