Abdomen de sept segments. Pséraénnes
JL —. decing — Hanches antérieures cylindriques, transversales, PARNIDES VRAIS —— subglobuleuses. Ezmwes, ‘ « TRIBU Ï.
PSÉPHÉNIDES;,
Palpès iaxillaires ttès-allongés. — Antennes en scie, insèrées sut les côtés du front. — Hanches antérieures cÿlindriques et transversales ;
(1) Monogr. d. Goléopt. subpent. phytoph. I, p. 92, (2) Fam. nat. d. Règne anim, p. 364,
(3) Règne anim. 6d, 2, IV, p. 516,
(4) Fauna Austriæ, Die Kæfer, p. 136,
Coléoptères. Tome IX, 32
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leurs trochantins distincts; les postérieures élargies à leur extrémité interne. — Abdomen de sept segments. — Parapleures métathoraciques appendiculées.
Le genre, qui à lui seul constitue cette tribu, figure dans la dernière édition du Catalogue de Dejean, sous le nom d'Evrypazrus, qui, n'étant plus disponible, a été changé par M. Haldeman en celui de Psepneus, Dejean l'avait placé dans la famille des Malacodermes, entre les Enxcyrros et les Cyrmon. M. J. L. Le Conte (1), le seul auteur qui ait exposé ses caractères, me paraît avoir démontré d’une manière satisfaisante qu'il n'appartient pas à la famille en question; mais peut-être at-il été trop loin en le mettant dans celle-ci, et eût-il mieux valu en faire une famille à part, comme on l’a fait pour les Groryssus. En effet, bien que l'unique espèce qui ie compose reproduise les traits essentiels de l'organisation des Parnides, que ses habitudes soient semblables aux leurs, enfin que sa larve ait des rapports assez marqués avec celle des Exmis, elle s'éloigne fortement de ces insecles par la structure de son abdomen (2). Toutefois, ne connaissant pas cet insecte en nature, je ne puis que m’en rapporter à l'opinion de cet entomologiste expérimenté.
C'est à lui également qu'on doit d'avoir donné (5), le premier, la description de la larve de cette espèce, larve qui est une des plus extraordinaires qui existent parmi les Coléoptères, à tel point qu'elle a été prise pour un Crustacé, et figarée Comme telle par un naturaliste distingué, M. James De Kay (4). Elle est, en effet, recouverte d'un bouclier elliptique, cilié sur ses bords, qui la déhorde de toutes parts, et la fait ressembler singulièrement à une Frilobite. Son corps est allongé; la tête est libre, c'est-à-dire non rétractile, et porte de chaque côté six petits ocelles rapprochés, en avant desquels sont insérées les antennes, qui Sont un peu plus longues que la tête et composées de deux articles; mais, comme chacun de ceux-ci présente un vestige de division en deux parties, un examen superficiel porterait à croire qu'il ÿ en a quaire. Le labre est gragd, et un peu échanceré dans son milieu. La partie
(1) Proceed. of the Acad. of Philad. VI, p. 41.
(2) Selon M. Le Conte, ses trois premiers segments sont fixes ; le 5€ est profondément échaneré, le 69 rétracté, au point qu'on ne voit plus que son bord postérieur, enfin le 7e est presque circulaire. Les parapleures métathoraciques, qui sont simples dans les deux tribus suivantes, ont ici leurs épisternums tron= qués obliquement à leur extrémité, et complétés par des épimères triangulaires qui s'adaptent à leur troncature.
(3) In Agassiz, Lake Super. p. 241. MM. Chapuis et Candèze (Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d. Liège, VILLE, p. 495) ont reproduit en grande partie cette description, mais ils se sont trompés en attribuant à M. Harris l'erreur commise par M. De Kay au sujet de cette larve.
(4) Zoo!. of the State of New-York; Crustac. p. 53, pl. 10, £. 97-39, sous 1e nom de Fuvicola Herriclii; la figure est très-médiocre, s
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inférieure de la têté est recouverte par le menton, qui ne permet pas de voir les mâchoires et les mandibules. Les alpes maxillaires ont la moilié de la longueur des antennes; ils sont filiformes, assez robustes el composés de trois articles égaux, Les palpes labiaux sont inclinés en bas et recouverts par l'épistème. De chaque côté de l'abdomen se voient six touffes de longs filaments branchiaux, qui partent des inter=
yalles entre ses articulations; une plus grosse est placée près de l'ou- *
verture anale, Les segments abdominaux font un peu saillie en dehors, de sorte que les bords de l'abdomen paraissent dentelés. Les pattes sont grêles et terminées par un seul article tarsal, muni d’un crochet unique.
Cette larve, qui est aquatique, rampe lentement sur les pierres que recouvre une mince couche d’eau, et, quand on la saisit, elle fait des efforts pour se contracter en boule. Sa croissance terminée, elle se fixe solidement aux pierres par les bords de son bouclier, dont elle se dépouille en même temps que de sa peau, mais qui reste en place pour protéger la nymphe. Celle-ci est largement ovale et déprimée. Sa têle est cachée par une sorte de capuchon formé par un prolongement de l'épiderme du prothorax, et dont les angles postérieurs sont saillants, de sorte qu'il ressemble exactement au prothorax d’un Lameymis. Les organes de l'insecte futur occupent les mêmes positions que dans les nymphes des autres Coléoptères.
Quoique cette description présente d'assez nombreuses lacunes, elle suffit pour faire voir que cette larve ressemble plus à celle des Ermis, décrite plus bas, qu’à celle d'aucun autre groupe de Coléoptères.
PSEPHENUS. '
Harnew. in Meuse. Caf. of the Co, of the Unit. Stat. p. 34 (1).
Organes buceaux inférieurs. — Menton trapéziforme. — Languette en carré transversal, légèrement échancrée en avant, — Palpes maxillaires très-longs, leur dernier anticle sécuriforme; les labiaux trèscourts, leur dernier article très-petit, subulé. — Mandibules gréles, aiguës à leur extrémité, cachées sous le labre.— Celui-ci large, échancré en avant. — Tête courte, libre, munie d'une carène transversale entre les antennes. — Celles-ci assez longues, de onze articles, dentées en scie. — Prothorax fortement rétréci en avant, bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs aigus. — Elytres oblongues, finement rebordées sur les côtés, obtusément arrondies en arrière, — Dernier article des tarses beaucoup plus long que les quatre précédents réunis ; ses crochets robustes. — Prosternum tronqué en avant, prolongé postérieurement en
(1) Syn. Euryrarpus, Dej. Cat. 6d, 3, p. 109; nom déjà employé pour des Diptères par M, Macquart (Hit, nat, d, Dipt. U, p. 448),
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une saillie grêle, reçue dans une échancrure qui s'étend jusqu’à la base du mésosternum. — Corps oblong, déprimé, atténué en avant, arrondi en arrière, finement pubescent ; cette pubescence soyeuse en dessous.
La seule espèce connue (P. Lecontei Dej.) est un petit insecte de couleur noire, avec les pattes fauves, finement pointillé et pubescent, avec quelques lignes élevées, peu distinctes, sur les élytres. Selon M. 3. L. Le Conte, elle se trouve dans les parties occidentales de l'Etat de New-York et en Pensylvanie, sur les broussailles, à la surface des torrents, ou marchant avec lenteur sur les pierres humides de leurs bords. Quoique cet insecte ne paraisse pas rare dans son pays natal, il est très-peu connu des entomologistes de l'Europe.
TRIBU II
PARNIDES VRAIS.
Palpes maxillaires courts, — Antennes en massue chez presque tous, insérées sur les bords latéraux du front, à une plus ou moins grande distance des yeux. — Hanches antérieures cylindriques, transversales, leurs trochantins distincts; les postérieures élargies en lame à leur extrémité interne ou dans toute leur longueur. — Abdomen de cinq segments. — Parapleures métathoraciques simples.
Indépendamment de la forme des hanches antérieures qui distinguent essentiellement cette tribu de la suivante, quelques autres particularités accessoires s'ajoutent à la formule qui précède. Le corps est généralement revêtu en entier d’une pubescence hydrofuge; le lobe interne des mâchoires égale en largeur, ou peu s'en faut, l’externe; les mandibules sont en général denticulées avant leur extrémité ; enfin, les crochets des tarses sont moins développés que chez les Elmides, ce qui indique des insectes vivant dans des eaux plus paisibles, et par suite ayant moins besoin de se cramponner solidement aux corps immergés. Aucune larve de cette tribu n’est encore authentiquement connue (1).
(1) Erichson (Arch. 1841, I, p. 107) à décrit en peu de mots une larve qu’il avait reçue à plusieurs reprises des Etats-Unis, sans indication d'espèce, et qu'il a rapportée par voie d’exelusion, à V'Helichus lithophilus Germar. « Elo est, dit-il, de forme complètement elliptique, convexe en dessus et garnie tout Je long de ses bords de petits poils très-serrés. La tête est située sous le milieu du bord antérieur du corps, qui est concave et déborde largement ce dernier. Son organisation a beaucoup de rapports avec celle de la tête des Erms, mais les antennes sont plus longues, et elle a de chaque côté six ocelles. L’abdomen porte latéralement cinq paires de branchies pectiniformes situées du 2e au 68 segments. »
I y a dans cette courte description plusieurs points qui rappellent singuliè« pement la larve du Psephenus Lecontei,
PARNIDES VRAIS, 501
Des huit genres qui suivent, trois seulement (PoramorniLus, Parnus, Poramnus) ont des représentants en Europe; les autres sont américains,