L. Tous les tarses contractiles
Yeux, mandibules et labre cachés lors de la rétraction de la tête: Synca= lypla, Microchætes.
Yeux et mandibules cachés ; labre visible : Curimus, — à demi, mandibules en entier cachés ; labre visible : Byrrhus. ÏL. Tarses antérieurs seuls contractiles ; yeux à demi-cachés. Mandibules cachées ; labre visible : Cyrilus. — et labre visibles : Morychus.
LU, Tous les tarses non contractiles ; labre et mandibules visibles ; yeux à demi cachés, Antennes filiformes : Amphycirta.
— terminées par une massue de cinq articles : Simplocaria.
(1) N. unicolor, Say in Long’s Exped. II, p. 274,
(2) « Tentamen Mopographiæ generis Byrrhi; » dans Germar, Zoitsch. £. d, Entom. IV, p. 1 sqq.
(3) Naturgesch, der Insekt, Deutsch], IE, p, 466,
180 BYRRBIENS.
SYNCALYPTA.
(Dizwsn) Stern. 1U. of Brit. Entom. À, p. 133 (1).
Parties de la bouche et yeux entièremënt cachés lors de la rétraction de la tête, — Languette large, arrondie et à peine échancrée dans son milieu en avant. — Dernier article des palpes plus long que les précédents; celui des labiaux ovalaire, celui des maxillaires acuminé, — Mandibules aiguës et pluridentées au bout, munies d’une dent à leur base interne. — Labre court. — Antennes assez courtes; leurs articles 1-2 assez gros, 3-8 petits, subégaux, 9-11 formant brusquement une massue médiocre, ovale et compriméé. — Pattes courtes; toutes reçues au repos dans des excavations; jambes larges : les postérieures anguleuses sur leur tranche exterñe, près de léur base ; tarses tous contractiles, grèles, ciliés en dessous; leur dernier article allongé.
Petits itiséctes de forme hémisphérico-ovalaire, pubescents et couverts ëh outre de poils redressés, séliformes et un peu renilés à leur sommet; leurs élytres sont en même temps poncluées en stries. On les trouve sous les pierres où dans le sable, et ordinairement dans le voisinage des eaux: Pär la forme de la massue de leurs antennes, ils font le passage entre la tribu actuelle et les Nosonenbhon, Les espèces cohnues soht européennes et de l'Amérique du Nord (2).
MICROCHÆTES.
Hore, Trans. of the ent. Soc. I, p. 12.
Ge genre m'est inconnü en nature, mais sés caractères, tels que les expose M. Hope, sont identiques avec ceux des SYNcaLÿbrÀ, Sauf une légère différence dans les antennes. Leur 4ef article ést ässez long, et les autres, jusqu'au 8° inclusivement, décroissent graduellement en longueur. Les soies redressées, dont le corps est pourvu en dessus, sont en même temps réunies en toufles analogues à cellés qui existent chez les Nosopexpron.
Je crois, avec Erichson (5), que ce génre doit tout au plus former une
(1) Syn. Cuærornonus, Kirby, An Introd. to Entom. ed. 2, I, p. 255; nom antérieur à celui de M. Dillwyn, mais non accompagné de caractères,
(2) Esp: européennes : $, setosa Waltl, paleata Er.., setigera Ilig., spinosa Rossi, sériatopunctata Stef. — Esp. de l'Amér. du Nord : $. echinata, 3. L. Le Conte in Agass. Lake Super. p. 224. — La S. hispida de M. Melsheimer (Proceed. of the Acad. of Philad. I], p. 117) est, comme on l'a vu plus haut (p. 472, tote 2), un TRINODES.
(3) Doutschl, Ins. IE, p. 469,
DERNMIDESS 481
section à part dar lé précédent. L'espèce (1) sûr laquelle il à été établi est originaire de l'Australie. Erichson en a fait connaître une autre du même pays (2).
À CURIMUS.
Entcus. Naturg. d. Ins. Deutsch}. IL, p: 472,
Parties de la bouche (sauf le labre) et yeux cachés lors de la rétrace tion de la tête. — Languette divisée par une faible échancrure en deux lobes arrondis, membraneuse sur ses bords, coriace dans son centre. — Dernier article des palpes labiaux légèrement sécuriforme, celui des maxillaires cylindrique. — Mandibules bi- ou tridentées à leur extrémité, sans dent interne à leur base. — Labre assez grand, (ransversalement oblong, faiblement caréné à sa base. — Antennes à articles 4 assez gros, 2-4 subeylindriques, avec le 3° plus longique les autres, 5 obconique, 6-10 transversaux, s'élargissant peu à peu, {1 arrondi. — Pattes recues toutes au repos dans des excavations; jambes assez larges, obtusément anguleuses dans leur milieu en dehors: tous les tarses rétractiles dans des sillons de la face interne des jambes, assez
courts, ciliés en dessous, avec une squammule membraneuse sous leur 3° article.
Genreintermédiaire entre les Syncazvrra et les Byrnnus qui suivent. Ses espèces ont la petite taille, la forme courte et ramassée, les poils redressés el un peu en massue, des premiers, les antennes des seconds. Elles se trouvent dans les mêmes situations que ces derniers, mais sont plus particulièrement propres aux régions montagneuses de l'Europe orientale ; on n’en connaît que cinq (3).
D BYRRHUS, Lin, Syst. nat. ed. 12, IL, p. 568.
Parties de la bouche (sauf le labre) et moitié des yeux cachés lors de la rétraction de la tête, — Languette coriace, divisée par une faible échancrure en deux lobes arrondis. — Mandibules bi- ou tridentées à leur extrémité, munies à leurgase interne d’une Jarge saillie, et, en avant de celle-ci, d’une dent obtuse. — Palpes robustes, leur dernier arlicle ovalaire, déprimé et plus ou moins tronqué au bout. — Labre transversalement oblong, fortement caréné à sa base. — Antennes s'é-
(1) M. sphæricus, Hope, loc. cit. pl. I, £. 2;
(2) M. scoparius, Erichs, Arch. 1842. I, p. 153.
() Byrrhus erinaceus (lariensis Steff.), Duftschm, Faun. Austriæ, DL, p. 22: — B. lariensis, Villa, Col. Europ. duplet. p. 34. — B. insignis, decorus, Stef, loc, cit. p. 26. — Cur. hispidus, Erichs, loc, cit, p. 474,
Coléoptères, Tome IE, 31
483 | BÉAREIENS,
Jargissant graduellement à partir du 4 article, le 3 plus où moins long, obconique, le 2e court, de même forme, le 4er robuste. — Pattes reçues au repos dans des excavations; jambes larges ; tous les tarses recus au repos dans un sillon de la face interne des jambes, ciliés en dessous, avec une lamelle membraneuse, souvent absente, sous leur 3 article : le 1% notablèment plus long que les suivants.
Sauf quelques différences dans les mandibules et les palpes, et les yeux moins recouverts par lés angles du prothorax, quand la tète est rétractée, ces caractères sont les mêmes que ceux, des Cummus, Mais la forme du corps est ici différente ; il est plus oblong, et jamais il ne présente en dessus ces poils redressés qui donnent un aspect parti= culier aux espèces du genre en question. Celui-ci, réduit à celles qui présentent les caractères ci-dessus, est encore le plus nombreux de la famille. Parmi ses espèces, il en est qui sont aplères, et, dans ce Cas, fe 3e article des tarses est dépourvu de lamelle membraneuse en dessous, tandis que cette lamelle ne manque que très-rarement chez les espèces ailées.
Ces insectes sont pour la plupart propres à l'Europe; les autres babitent l'Asie et l'Amérique du Nord. On en connaît une trentaine (1).
(1) Peu de genres, parmi les Coléoptères, ont une synonymie aussi étendue que celui-ci, le dessin fornié par les poils soyeux qui revêtent le corps et qui sont très-caduques, variant selon que ces poils sont plus ou moins bien con= servés, sans parler de leur grande variabilité sous le rapport des couleurs, ce qui à donné lieu à une multitude d'espèces nominales, s
Celles d'Europe admises par M. Stelfahny et revues par Erichson, s’élèventà dix-huit, savoir : B. gigas F°, scabripennis Stelf., inwqualis Er., signatus Pan, ornatus Panz., luniger Germar, regalis Dabl, picipes Duftschm., Dennii Curtis, pilula L., fasciatus F., pilosellus Her, dorsalis F., murinus F., insignis Stef, decorus Steff., lariensis Heer. M: Stéflälhny cite en outre plusieurs espèces qu'il n’a pas vues (sulcatus Zelterst., glabratus Heer, pulchellus Hecr), en omettant le B. alpinus Gory in Guérin-Ménev. Icon. Ins. texte, p. 69. Dopuis son travail, les suivantes ont été décrites : B. lobatus, Suffriani, bigorrensis, duromicans, Kiesenw. Ann. d. 1. Soc. ent. Série 2, IX, p. 580.
Quant aux espèces de l'Amérique du Nord, M: Stéffahny n’en à connti au= curé en nature: B° altérnatus, Say, Journ: of the Acad. of Philad.'V, p: 185. — piéipes, concolor, cyclophorus/Kirby, Fan: Bor, Amer. p: 116.— trivittatus (alternatus Say), undatus, glabéllus, Melsheim.Prôcced. of tie Acad. of Philad: 1, p. 117; Je premier parait être un Gyniuus et les deux derniers ne former qu'une espèces: — americanus, eximius, tessellatus, 3. L.Le Conte in Agass Lake Super, p. 224, Le B. murinus d'Europe existe aussi dans ce pays,
SYRRHIDES, |
G CYTILUS. .
7 Encus, Naturgà d. Ins. Deutsch. IL, p; 489,
Organes buccaux (sauf le labre) et une petite partie des yeux, cachés quand la tête est rétractée.— Languette cornée , à peine échancrée et bilobée en avant, — Dernier article des palpes ovalaire , acuminé, — Mandibules tridentées à leur extrémité, munie au côté interne au-dessous de ces dents d'une saillie assez forte, précédée à sa-base d’une étroite bordure membraneuse. — Labre transversal , rétréci et arrondi en avant, finement caréné à sa base, — Antennes assez gréles, terminées par une massue allongée, à partir du 7° article. — Point d’excavations sur le premier segment abdominal pour loger les pattes au repos : jambes médiocrement larges; les tarses antérieurs seulement logés au repos, dans un sillon des jambes de la même paire, les autres libres; tous ciliés en dessous.
Genre ayant pour type le Byrrhus varius des auteurs, espèce ré pandue et commune dans la plus grande partie de l'Europe, mais extrémement variable sous le rapport de ses eouleurs. Suivant Kirby (1), elle existerait aussi dans l'Amérique du Nord. M. Steffahny l'avait laissée parmi les Byranus, ainsi qu’une autre du Kamtschatka (2), la seule congénère que je lui connaisse.
MORYCHUS.
Encus. Natwrg. 4. Ins. Deutsch. U, p, 491 (3)2
Organes buccaux (sauf les mandibules et le labre) et une partie des yeux cachés lors de la rétraction de la tête. — Languette courte, cornée dans son centre, coriace sur ses bords, à peine échancrée en avant. — Dernier article des palpes labiaux subglobuleux, tronqué au bout; celui des maxillaires oyalaire. — Mandibules très-courtes, la droite trila gauche bidentée, tranchantes au côté interne, sans bordure membraneuse, ni dent bagilaire.—Labre en carré transversal, arrondi en avant, fortement caréné à sa base. — Antennes grossissant peu à peu à partir du 7e article. — Pattes des CyniLus.
Le corps est tantôt oblong , tantôt très-court, mais sa pubescence ;
(1) Faun, Bor, Amer. p. 118.
(2) Byrrhus scutellaris (Eschsch.) Stef. loc. cit, p. 30. ,
(3) Syn. PeniLopronus, Steffabny, loc. cit. p. 35. Ce nom impliquant l’exislence d'une squammule meémbrareuse sous les tarses, et étant impropre, ütlendu qu’elle manque assez souvent, Erichson l’a changé en celui que j'ai Conservé, M. Steffahny ne comprenait dans ce geure que le Byrrhus auratus.
48% BYRIUHIENS,
quand elle existe, diffère de celle des espèces précédentes et se ip proche de.celle des SIMPLOCARIA qui suivent: elle consiste en petils poils blancs, très-caduques, ne formant pas de dessin, comme chez les Byn-
muus. Le de article des tarses est muni d'une lamelle chez les espèces
ailées (æneus, nilens), tandis qu'elle est absente chez celles qui sont aptères (auralus). -
En outre de l'Europe, le genre est répandu en Sibérie et dans l'A= , frique australe ; ses espèces décrites s'élèvent à sept en ce moment (1).
; AMPHICYRTA.
(Escuson.) Entons, in Genan, Zeitschw. IV, p. 39 (2).
Je n'ai pas ce genre à ma disposition et ne puis que reproduire ses caractères tels qu'Erichson et M. de Mannerheim les ont fait connaître.
Organes buccaux (sauf les mandibules et le labre) et une partie des yeux cachés lors de la rétraction de la tête. — Dernier article des palpes grand : celui des labiaux triangulaire, celui des maxillaires sécuriforme. — Mandibules bidentées à leur extrémité. — Labre subtransversal, à peine échancré. — Tête arrondie, avec l'épistome rebordé en avant. — Antennes de la longueur de la moitié du corps, filiformes, à articles À ovalaire, assez gros, 2 plus court, 3 plus long que 4-10, ceuxci égaux, comprimés, 44 subovale. — Prothorax un peu plus étroit à sa base que les élytres, transversal, rétréci en avant, légèrement bisinué à sa base, rebordé de toutes parts, convexe. — Elytres amples, très-convexes. — Pattes médiocres; jambes un peu dilatées et ciliées dans leur milieu; les antérieures excavées sur leur face interne, les autres sur la face opposée; {er article des tarses un peu allongé ét cilié en dessous ainsi que le 2, le 3° court, muni inférieurement d’une lamelle membraneuse, — Prosternum tronqué en avant, arrondi en arrière et reçu dans une profonde échancrure du mésosternum, — Corps ovalaire, très-convexe, glabre, aptère,
Dejean, qui avait réeu ce genre d’Eschscholtz, l'avait placé dans la famille des Chrysomélines, entre les CnnysomeLa et les Cocasmis, sans s'apercevoir qu'il était pentamère. Depuis, M. De Mannerheim l'a mis, sous le nom d'Eucyenus, parmi les Hélopiens, c'est-à-dire dans la sec= tion des Hétéromères. D'après les caractères qui précèdent, il appar-
(1) Esp. d'Europe : M. æneusF., nilens Panz., auratus Duftschm; pour leur synonymie, voyez Erichson, loc, cit. — transylvanicus, Suffrian, Stettin, ent. Zeit. 1848, p. 100. — Mor. modestus, Kiesenw. ibid. 1850, p. 225, et Ann: d. 1. Soc. ent. Série 2, IX, p. 583. — Esp. de Sibérie : Byrrh. rutilans, Gebler, Bull. Mose. 1847, I, p. 451. — Esp. de Natal : Mor. sublævis, Bohem, Ins, Caffrar. I, p. 582.
(2) Syn. Euvcyraus Mannerh, Bull, Mosc, 1843, p. 286.
LIMNICHIDES, 485
tient, sahé aucun doute, à la famille actuelle, On en connaît deux espèces (1) originaires de la côte nord-ouest de l'Amérique. Il paraît qu'elles vivent, comme la plupart des Byrrhiens, dans les endroits mon- {yeux et arides,
SIMPLOCARIA : = (MansHaw) Stern. {0: of Brit. Entom. IL, p: 139.
Organes buccaux (sanf les mandibules et le labre) et une partie des yeux cachés lors de la rétraction de la tête.—Languette coriace, à peine échancrée en avant. — Dernier article des palpes ovalaire, acuminé.— Mandibules larges, la droite quadri- la gauche tridentée à son extrémilé, munies au côté interne d’une dent basilaire ; l'intervalle entre-cette dent et l'extrémité garni d'une bordure coriace. — Labre grand, recouvrant les mandibules à leur base, coupé carrément, fortement caréné à sa base.— Epistome très-arrondi en avant. — Antennes assez gréles, rigidules; leurs cinq derniers articles formant peu à peu une massue» allongée. — Premier segment abdominal sans excavation pour loger les jambes postérieures au repos; jambes peu élargies, sans sillons pour Ja réception des tarses ; ceux-ci libres au repos, assez longs, ciliés en dessous.
Ces insectes n’ont plus la forme ramassée et très-convexe des autres Byrrhides, mais plutôt celle de certaines CnrysomecA. En dessus ils sont couverts de petits pointsenfoncés, serrés et d'une légère pubescence blanche, très-caduque. Leurs élytres présentent en outre quelques larges sillons peu profonds, tantôt entiers, tantôt visibles seulement à la base. Les espèces connues sont au nombre de cinq (2) et européennes pour la plupart,
TRIBU II
LIMNICHIDES.
Tête rétractée dans le prothorax au repos. — Labre distinct. — Epi- Slôme séparé du front par un sillon transversal. — Antennes de dix arlicles, insérées à découvert sur les côtés de la tête.
(1) À dentipes Esch. (Eucyphus hybosoroides? Mannh.), chrysomelina Eschs. Erichs. loc. cit.
(2) Esp. européennes : Byrrhus semistriatus, Fab. Syst. EL. I, p. 104. — B. metallicus (picipes Gylh., Steph., Steffähny), Sturm, Deutschl. Ins. IE, D. 111, Tab. 34, £. B. — Simpl. maculosa, acuminata, Exichs. Naturg. d:Insekt. Deutschl. II, p. 495. — Esp. de l'Amérique du Nord : $. strigosa, Melsheim. Proceed. of the Acad. of Philad, IL, p. 118.
M. De Motschoulsky (Bull. Mose. 1845, no IV, p. 361) a décrit une Simpl. nitida de la côte nord-ouest de PAmérique, mais qui, d'après cet habitar, est probablement une Ammexnra:
486 ; PBYRRHIENS. :
Ces insectes ont co plRement le facies des Byrrhides, surtout îer SimecotantA , el leurs habitudes sont les mêmes; mais ils sont de trèspetite faille. HIS ne forment que deux genres. Ce
L Organes buccaux et yeux cachés quand la tête est rétractéo : Lémnichus, II. Yeux et labre visibles, mandibules cachéos * —— Ersachus:
ë LINNICHUS, (ZrëL.) Larn, Rogie anim: éd. 2, IV, p. 510:
Organes buccaux et yeux entièrement cachés lors de la rétraction de la tête. — Menton large, fortement rétréci en avant. — Languette co: riace, élargie en avant, avec ses angles un peu saillants, et arrondie dans son milieu.— Lobes des mâchoires cornés : l’externe coupé obliquement au bout et terminé par une petite dent, l'interne muni de quelques petits cilsà son sommet. — Mandibules courtes, larges , fortementfis= siles au bout avec chaque division bifide, munies au côté interne d’une bordure membraneuse.—Palpes labiaux courts ; leurs déux 4075 articles petits, le 82oyalaire, obtus au bout; le dernier des maxillaires ovoïde et acuminé. — Labre grand, arrondi en avant, un peu anguleux sur les côtés. —Antennes à articles À ovalaire, assez gros, 2-7 subeylindriques; 8-10 formant graduellement une faible massue allongée.—Pattes reçues au repos dans de faibles excavations ; jambes médiocrement larges; tous les tarses libres, simples, ciliés en dessous.— Corps oblongo-ovale, convexe. |
Ces insectes atteignent au plus une ligne de long , sont de coulent noire ef revêtus d'une fine pubéscence grisâtre, caduque. On les trobve sous les mousses, les pierres, ou à la racine des plantes, dans lès éndroits sablonneux, principalement dans le voisinage des eaux. Ils paraissent répandus dans la plupart dés régions du globe, mais jusqu'ici on n’en a décrit que quatre espèces appartenant à l'Europe (1).
ERSACHUS.
Encns. Naturg. d. Ins. Deutschl, UX, p. 497, note.
Genre caractérisé en peu de mots par Erichson, de la manière suivante :
Labre et yeux seuls visibles lors de la rétraction de la tête. — Ceux-ci très-saillants. — Antennes assez courtés, logées au repos dans un sillon
l (1) Z. versicolor (riparius Dej. Cat.), Waltl, lsis, 1838, p. 273. — Byrrhus pygmeus, Sturm. Deutschl. Ins, II, p. 114, Tab. 85, . GC. — Byrrhus sericeus, Duftschm. Faun. Anstr. IL, p, 24, — Limn, incanus, Kicscniw. Ann. de 1. Soc, ent, Série 2, IX, p. 284 FL.
CHÉLONAIIIDES, 487
de chaque côté du prothorax en dessous; leurs deux premiers articles et les trois derniers plus gros que les autres. — Prothorax petit, voüté en avant, exactement appliqué à sa base contre les élytres, avec ses angles postérieurs prolongés en arrière. — Pattes des Limnicaus. — Saillie prosternale longue, aiguë et recue dans une profonde échancrure du mésosternum.
Le genre ne comprend qu'une petite espèce (£. variegatus Er.) de Colombie, longue d'une ligne et demie, rougçâtre et reyélue d'une courte pubescence, variée de jaune doré et de gris.
TRIBU IV
CHÉLONARIDES.
Tête rétractée au repos dans le prothorax. — Rpistôme non séparé du front. — — Antennes de onze articles, fliformes, insérées sur Ja partie
antérieure du front, contiguës et reçues en partie dans deux sillons du prosternum. — Crochets des tarses appendiculés.
Ainsi que je Paï dit plus haut, le genre Cuerowarwm, qui foire à lui seul cette tribu, s'éloigne à certains égards des autres espèces de la famille. La différence la plus importante porte sur les antennes, qui sont construites d'après un Lout autre type, et dont les deux {ers erticles s'engagent au repos dans deux sillons du prosternum. Mais déjà chez les Amemicyrra on a vu une modification assez forte dans la forme de ces organes. Les deux points ci-dessus mis de côté, je ne trouve plus que des différences secondaires. Ainsi le prothorax de ces insectes fai saillie en avant, et cache complètement Ja lête en dessus. Celle- -0i au repos est tellement fléchie, que la partie antérieure du corps en dessous parait comme tronquée obliquement d'avant en arrière. Par suite le prosternum est plus court, et le mésosternum le recoit dans une échancrure plus étroite et plus profonde que chez les autres Byrrhiens. Le métasternum est plus ample que”chez ceux-ci, et ses parapleures sont parallèles et non appendiculées. Enfin, pour ne rien omettre, ces insectes vivant sur les feuilles, au licu d’être épigés, sont ornés, pour la plupart, de couleurs vives et variées. Mais, malgré ces modifications, ils sont construits sur un plan tellement identique avec celui du reste de la famille, que leur présence dans cette dernière n'oblige pas de changer un seul mot à sa formule caractéristique.
Je crois donc que Latreille a eu raison, dans ses premiers {ravaux (1), de les placer parmi les Byrrhiens.
(1) Gen. Grust. et Ins. I, p.44. Depuis (Règne anim. éd. 2, IV, p. 452), Latreïille à fini par les reporter, en même temps que les Tunoseus, parmi les
ER en 7 nt ES) MR D OCR de le e 4 : er
488 DYRRHIENS
DE Un do CHELONARIUM Fan, Syst. El. I, p. 101,
Organes buccaux et une partie des yeux cachés lorg de la rétraction de la tête (1). — Palpes très-pelits; leur dernier article grand, ovale, déprimé;tronqué au bout, subsécuriforme. — Mandibules très-courtes, faibles, arquées et aiguës au bout. — Labre submembraneux, court, un peu arrondi en avant. — Tête subovale, presque plane, très-fléchie en dessous pendant la rétraction. — Yeux grands, médiocrement cpnvexes. — Antennes de la longueur du prothorax, appliquées contre lui au repos, avec leurs deux 1°rs articles recus dans des sillons prothoraciques, les autres libres; ces deux articles réunis aussi longs que les autres pris ensemble, beaucoup plus gros et subprismatiques, le 3e très-petit, les suivants subégaux, très-courts et obconiques. — Prothorax clypéiforme, s’avançant beaucoup au-delà de la tête, semi-circulaire en avant, avec ses bords latéraux et antérieur repliés en dessous, coupé un peu obliquement ou sinué de chaque côté de sa base. — Elytres elliptiques. — Pattes médiocres, toutes récues dans des excavations au repos; cuisses assez robustes, comprimées ; jambes plus grêles, arquées ; les quatre Ars articles des tarses velus en dessous, décroissant graduellement, le 4° très-çourt, le 3° muni en dessous d’une squammule allongée, le 3° aussi long que les précédents réunis. — Prosternum reçu dans une profonde échancrure. du mésosternum. — Corps ovale, elliptique ou naviculaire, convexe en dessous et en dessus, ailé.
Ces insectes atteignent au plus trois lignes de long, et sont tantôt glabres, luisants et ornés de couleurs assez vives, tantôt revêtus d'une fine pubescence. L'Amérique intertropicale paraît être jusqu'ici leur
Elatérides, Erichson, à qui est dû l'établissement de la famille dés Throscites, les y avait d’abord compris, mais avec un point de doute (in Agassiz, Nomentl. 200. Col. p. 35). En dernier lieu, dans sa Faune des Coléoptères du Pérou {Arch. 1847, I, p. 174), il a fondé, sous le nom de Colobodérides, une famille qu'il a intercalée entre les Chrysomélines et les Erotyliens, et qui comprendles Cueconaniun, Pmropacryza, Cororonera et un genre nouveau, BriruycEra. Il s’est contenté de caractériser cette famille en quelques mots, en ajoutant que ses larves sont pareilles à celles des Chrysomélines et des Erotyliens. J'ignore où Brichson avait eu connaissance de ces larves, qui ne sont décrites nulle part; mais cotte famille des Colohodérides me paraît inadmissible. Je viens de m'expliquer au sujet dés Guezonanium ; les Prinopacryza et les Coronopsna me
semblent devoir rentrer dans la famille des Atopides; quant aux BrirHyCERa, elles me sont inconnues.
(1) Je suis obligé de renvoyer À Fabricius et à Latreille pour le menton, la languette et les mâchoires, dont les formes me sont restées douteuses, n’ayank pas pu disséquer plus d’un exemplaire,
PU à CR TRE, ES CR LA NE TN CE
CHÉLONARIDES, 489
patrie presque exclusive (1). On les trouve sur les feuilles des plantes et des broussailles, d'où ils se laissent tomber en contractant leurs pattes et leurs antennes quand on veut les saisir; ils volent, du resle, assez bien. Ce sont des insectes assez communs, au Brésil du moins, mais dont on n’a encore décrit qu'un petit nombre d'espèces (2).
(1) Dejean (Cat. éd. 3, p. 144), en mentionne une espèce de l'Amérique du Nord, sous le nom de C. Lecontei; elle est encore inédite.
(2) C. atrum, punctatum, Fab. Syst. EL. I, p. 101. — Beauvoisi, Latr. Gen, Crust. et Ins. I, p. 45, Tab. VIII, f, 7. — signatum, Dalm. Ephemer. ent. p. 32, ou dans Thon, Ent. Arch. 1, Heft 3, p. 88. — ornatum, Klug, Nov, Act. Acad. nat. Cur. XII, p. 431; figuré dans Perty, Del. anim. art. Brasil. pl. VII, f.15; d'Orbig. Voy. Ent. pl. VI, f, 2, et Règne anim. illustré, Ins. pl. 30, f. 4. — hœæmorrhoum , Perty, loc. cit. p. 37, pl. VII, f, 16, et d’Orbig. loc. cit. pl. VUU, £, 1. — pilosum, Blanch, in d'Orbig. loc. cit, p. 145.
FAMILLE XXVIL
GÉORYSSINS.
Menton grand, corné. — Languette coriace, faiblement bilobée, — Deux lobes aux mâchoires, inermes. — Palpes maxillaires de quatre articles, les labiaux de trois. — Antennes insérées sur les côtés de la tête, près des yeux, de meuf articles; les trois derniers formant une massue. — Elytres entières. — Hanches antérieures conico-cylindriques, saillantes, contiguës; les intermédiaires ovalaires, les postérieures transversales, toutes écartées à leur base dans le sens transversal; tarses filiformes, de quatre articles. — Abdomen composé en dessous de cinq segments. — Prosternum membraneux.
Cette famille, établie par Erichson (1) sur le seul genre Gronvssus de Latreille, est aujourd’hui généralement admise. Aux caractères non mentionnés parmi ceux qui précèdent, ni dans la formule générique qui suit, il y a peu de chose à ajouter.
Ces insectes sont très-petits, revêtus de téguments solides, de forme courte et convexe. Comme presque tous les insectes qui sont dans ce dernier cas, les deux premières paires de pattes sont très-rapprochées June de l’autre, et les cavités cotyloïdes du prosternum sont assez largement ouvertes en arrière; le mésosternum ne forme qu'une lame perpendiculaire accolée au métasternum, qui envoie une large saillie entre le# hanches intermédiaires. Ce dernier est ample, et ses parapleures, qui sont étroiles, paraissent simples, leurs épimères étant cachées sous les bords latéraux des élytres, qui embrassent fortement les côtés du corps. Les premiers états de ces petits insectes sont encore inconnus.
Latreille, en créant le genre Gronyssus, avait signalé ses analogies avec les Hecornonus, les Byrrhiens, les Ecmis, les Herenocenus, et l’avait placé provisoirement parmi les Byrrhiens. Plus tard, il le mit dans la famille des Parnides, où il est resté jusqu’à ce qu’Erichson l'en
(1) Naturg, d, Ins, Deutsch], I, p, 500.
GÉORYSSINS, 491
retirât. Ces insectes ont, en eflet, les plus grands rapports, au premier coup-d'œil, avec les Ecwis. Maïs la structure de leur bouche, la brièveté relative de leurs tarses, leur prosternum membraneux, etc., sont autant de caractères importants qui les séparent du genre en question, el des Parnides en général. Is doivent seulément rester à coté, À titre de groupe intermédiaire entre celte g famille et Tes Byribiens.
GEORYSSUS.
Lars Gen. Crust. et Ins. IN, p. 377 (1).
Menton triangulaire. — Tige des mâchoires allongée, conique; leur lobe externe assez large, terminé par des cils recourbés en dedans; l'interne gréle, cilié au bout et au côté interne. — Palpes courts; le dernier article des maxillaires fusiforme, aussi long que tous les autres réunis ; celui des labiaux subglobuleux, cilié au côté intèrne. — Mandibules courtes, arquées au bout, avec une petite dent avant leur sommet, et une dent molaire à leur base. — Labre saillant, fortement arrondi en avant, — Tête oblongue, penchée et rétractile. — Yeux latéraux, petits, ovalaires, fortement granulés. — Antennes courtes; leurs articles 1-2 épais, globuleux ct égaux, 3, 5, 6 gréles, courts, 4 très-allongé, 7-9 formant une petite massue allongée, et recue dans une dépression de chaque côté des flancs du prothorax. — Celui-ci grand, voüté, de la largeur des élytres à sa base, fortement rétréci et prolongé au-dessus de la tête en avant. — Ecusson à peine distinct. — Elytres amples, soudées. — Pattes médiocres; cuisses antérieures grosses, renflées à leur base, rétrécies au bout, canaliculées inférieurement; jambes de la même paire arquées, assez larges, tranchantes et denticulées en dehors ; cuisses et jambes des autres paires assez faibles; tarses médiocres; leur 4er article plus long que les deux suivants, le 4e subeylindrique, terminé par deux pelits crochets simples. — Corps subglobuleux, aptère.
Les Gronyssus se trouvent à la surface du sol ou dans son intérieur, principalement dans les endroits humides, mais non dans l’eau comme les Parnides. On les rencontre souvent couverts de terre, de vase ou de grains de sable fin qui paraissent être fixés sur leurs téguments par un fluide visqueux que sécrètent ces derniers. Quand on les inquiète, ils contractent leurs pattes, et les antérieures se placent alors de facon à recevoir entre elles, à leur base, la partie inférieure de la tête; mais les tarses de toutes les pattes restent toujours libres.
Les espèces authentiques du genre ne s'élèvent en ce moment qu’à
(1) Syn. Camanansres, Ilig. Mag. VI, p. 322. — Poœrxa, Fab. Syst. EL. I, p. 133. — Tnox, Panz. Faun. Germ, fase. 62, 5. — Bynauus, Rossi, Faun. Etruse, Mont. append, p. 81,
492 GÉONYESINS,
cinq, dont quatre européennes et asiatiques én même témps pour la plupart, la cinquième de l'Amérique du Nord (1).
(1) Esp. européennes : G. pygmœus, Fab. Syst. El. I, p. 133 (Troæ dubius Panz., Byrrhus crenulatus Rossi). — substriatus Heer, Col. helvet, I, p. 472, — læsicollis, Germar, Faun. Ins. Europ. XV, 3. — cælatus, Erichs. Nat. d. Ins, Deutsch]. I, p. 504. — Esp. de l’Amér. du Nord : G. pusillus, J. L. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad. VI, p. 44.
M. De Motschoulsky (Bull. Mose. 1843, p. 645, pl. 11 et 12) a publié une Monographie de ces insectes contenant dix espèces, dont deux (pygmœus, lœæsicollis) déjà connues ; les nouvelles sont : G. major, inteégrostrialus, tenuepunctatus, spinicollis, trifossulatus, du Caucase et pays voisins ; incisus, des environs de Paris; mutilatus, de Sibérie; bisulcatus, de Livonie ; Canaliculatus, des environs de Trieste; læsicollis, de Genève, Toutes ces espèces ont besoin d'être revues avant d’être admises. Erichson regarde (loc. cit. p, 504) le #rifossulatus et le canaliculatus comme identiques avec le Zæsicollis, et pense que Les autres ne sopt probablement que des variétés du pygmœus.
FAMILLE XXVIIL
PARNIDES.
Languette en général grande, entière. — Deux lobes aux mâchoires, inermes. — Palpes maxillaires de quatre, les labiaux de trois articles. — Antennes de forme variable, le plus souvent composées de onze articles. — Tête petite, rétractile dans le prothorax.— Elytres recouvrant en entier l'abdomen. — Hanches antérieures, tantôt subeylindriques et transversales, tantôt subglobuleuses, séparées; leurs cavités cotyloïdes complètement ouvertes en arrière; les intermédiaires subovalaires , distantes, les postérieures transversales, contiguës; tarses de cinq articles, simples ; le dernier très-grand, armé de crochets robustes. — Abdomen composé de cinq ou sept segments; les antérieurs soudés ensemble,
À ne consulter que le genre de vie des espèces qui la composent, cette famille devrait être placée immédiatement à la suite des Palpicornes (1). Elles sont, en effet, encore plus aquatiques que la plupart
.de ces derniers; mais au fond, leur organisation est différente et leurs
habitudes ne sont pas les mêmes, comme on le verra plus bas. Ces insectes sont tous de petite taille, de forme courte ou oblongue, et leurs téguments sont plus ou moins revêtus de poils hydrofu-
(1) C’est en effet la place que lui assignent presque tous les auteurs actuels, et, au point de vue de la vie aquatique qui est commune aux deux familles, il n’y à rien à objecter à cela. Toutefois, il ne faut pas attribuer à ce genre de vie plus d'importance qu’il n’en a réellement. L'eau a ses habitants comme la terre, mais elle n'implique pas plus une affinité zoologique entre les animaux qui y vivent que ne le fait la terre à l'égard de ceux qui peuplent sa surface. Un Phoque et un Cétacé n’ont de commun entre eux que certaines conditions générales nécessitées par un genre de locomotion particulier, absolument comme un HypnopmiLus n'a de commun avec un Dyrscus que la forme générale du corps et des pattes natatoires; pour tout le reste ce sont, comme on l'a vu plus haut, des insectes profondément différents. De même, l’analogie qui existe entre les Parnides et Les Palpicornes, est une analogie d’habjfat plutôt que d'organisation, - :
La gts Cars pt PACE DÉS cé nr. CR és ARR LA CT d er “ à + .
EX
494 PARNIDES,
ges très-fins, souvent d'un aspect satiné, et qui jouent un rôle impor tant dans l'acte respiratoire. :
Chez la plupart, la tête, au repos, est retue inférieurement dans une mentonnière du prosternum, et, comme chez tous les insectes où cette partie du corps est rétractile, les organes buccaux sont peu développés. Le labre, même quandil est peu saillant, cache toujours les mandibules lorsqu'elles sont fermées. Celles-ci sont assez faibles, bidentées au bout, et munies à leur base d’une saillie lamelliforme, en avant de laquelle se : trouve une bordure coriace ou membraneuse, plus ou moins libre à son extrémité. Les deux lobes des mâchoires sont d’égale longueur, mais leur largeur relative varie, et dans un,groupe entier (Elmides) l’externe est très-grêle et presque palpiforme. La languette est constamment bien développée, mais son tissu n’est pas toujours le même. Les palpes sont courts, sauf dans un seul genre (Psepnenus) où les maxillaires acquièrent une longueur remarquable,
Les yeux sont latéraux, assez grands et médiocrément convexes. Les antennes sont inséréessanniveau de leur bord inférieur, tantôt immédiatement-contre ce bord (Elmides), tantôt (Parnidesvvrais) à quelque distance sur le front, Le nombre normal de leurs articles est de onze, mais il peut descendre jusqu'à six (MAcrowvenvs), et parfois il y a quelque difficulté à le déterminer exactement. Ces organes sont toujours courts; leur 2e article est sujet (Pannus, Porannnus) à se développer au côtéexterne au point de former une sorté d'oreillette. Quant à leur forme générale, ils forment le plus souvent une massue graduelle ; chez les autres ils sont subfiliformes, rarement. (Psepuenus) dentés en scie.
Le prothorax est un peu plus étroit que la base des élytres et appliqué exactement contre ces dernières. Le nombre normal des segments abdominaux est de cinq dont le dernier seul est mobile ; les Psgpnenus seuls en ont sept, avec les trois premiers seulement fixes. Ces segments varient un peu sôus le rapport de leur grandeur relative; les intermédiaires sont en général un peu plus courts que les autres. Les cavités cotyloïdes du prothorax sont ouvertes en arrière dans toute leur étendue, de sorte que les hanches antérieures ne sont soutenues dans cette direclion que par les épisternums du mésothorax qui s'appliquent contre elles.Chez les Psepmenus et tous les Parnides vrais, on aperçoit à la partie antérieure et externe de ces cavités une petite pièce transversale qui correspond à celle qu’Audouin (1) a nommée érochantin, La saillie intercoxale du prosternum et lé mésosternum sont plus ou moins larges; la première tantôt recouvre lé second, tantôt s'engage dans une. échancrure qu'il présente en ayant. Les parapleures métathoraciques sont simples, à l'exception des Pssewexus. Si l'on s’en Lenait à la forme des hanches antérieures, la famille devrait en former deux, ces organes
(1) Ann, d, Sc, nat, I. p. 195,
PARNIDES, 495
étant transversaux chez une partie des espèces (Parnidés vrais, Pséphénides) et globuleux chez les autres (Elmides); mais quelque important que soit ce caractère, ces inscètes ont des rapports si manifestes entre eux, qu’il pérd ici une partie de sa valeur. Léspattes sont peu robustes et assez longues, les cuisses à peine ou médiocrement renflées dans léut milieu,1les' jambes linéaires ét sans éperons terminaux: Qüant auxttafses, ils sont remarquables par la longueur de leur dernier article et là forcé des crochets dont il est muni.
Ces organes sont, en effèt, parfaitement appropriés aëx habitudes de ces insectes. Non seulement tous vivent dans l’eau, comte ‘l a été dit plus haut, mais la plupart recherchent celles qui sont les plus vives! ets'y liennént crarnponnés aux aspérités des piérres, aux racines ct aux tiges dés plantés, en un mot à tous les corps immérgés auxquels ils adhèrent si fortement que les courants les plus forts ne parviennent pas à leur faire lächér prise (1). Le séjour dans l'eau est téllement né- | cessaire à quelques-uns d’entre eux, notäâmment aux MAcnoNyénvs, “que si on les retire de ce fluide, ils né tardent pas à périr. Les autres, tels que les Pannus et les Poramormrus en sortent, aù Contraire, volontairement, surlout au milieu du jour. Hs grimpént alors le long des tiges des plantes, et, parvenus à la surface de l'eau, prénnent leur vol qui est assez agile, à la différence de leur marche et de tous leurs mouvements en général qui sont extrêmement lents.
D'après ce genre de vie, ces insectes se trouvent placés, sous le rapport de la fonction respiratoire, dans des conditions pareilles à celles dé ces Carabiques de là tribu des Bembidiides qui passent une partie de leur existence sous l'eau, et auxquels Audouin a appliqué la théorie chimique imaginée par Dütrochet pour expliquer la respiration de la chenille aquatique de la Phalène du Potamogeton (2). Mais dés observationS faîtes par Érichson (5) montrent quelés choses ne se passent pas tout-à-fait ainsi pour ce qui concerne lés Parnides, que C'ést dans
(1) Pour des détails, voyez la brochure dé M. Contarini, intitulée : Sopra il Macronychus quadrituberculatus; in-8°, Bassano, 1832; et L. Dufour « Rechorches anatomiques et considérations entomologiques sur les insectes Coléoptères des genres MacronQuE et Exans ; » dans les Ann. d. Sc. nat. Série 2, Zool. IE, p. 151 sq.
(2) « Observations sur un insecte qui passe une grande partie de sa vie sous la mer (Blemus fulvescens), » dans les Nouv. Ann. d, Mus. IE, p. 147. Suivant cette théorie de Dutrochet, après que l'oxygène contenu dans la bulle d'air qui entoure l’insecte a 6t6 épuisé par l’acte de la respiration, l'azote restant serait dissous par l’eau environnante et en extrairait du gaz oxygène. Mais en même tèmps le gaz acide carbonique produit par la respiration sérait également dissous par l’eau et en extrairait de l'air atmosphérique dont l'oxygène servirait à la respiration, tandis que l'azote remplacerait 10 gaz de même nature qui auräit disparu,
(3) Naturg. d, Ins, Deutsch]. I, p, 506,
196 PARNIDES»
l'atmosphère et non dans l’eau que ces insectes puisent l'air nécessaire à l'entretien de leur vie, enfin que la pubescence dont leur corps est revêtu remplit dans ce phénomène un rôle qu’on ne connaissait pas encore. L'intérêt qui s'attache à ces observations m'engage à les reproduire en entier.
« Lorsqu'un Panxus, dit ce savant entomologiste, s’enfonce dans l'eau, il paraît aussitôt complètement enveloppé d'une couche d'air. Il est manifeste que cette vésicule aérienne n'est pas extraite de l'eau par les poils dont le corps est couvert, car elle s'étend au-delà de l’extrémité de ces poils et ne leur permet, par conséquent, pas d'agir sur le fluide. Une observation plus attentive fait découvrir qu'il existe entre la vésicule et l'eau qui l'entoure, un corps spécial réfractant la lumière d’une facon particulière, à savoir une couche très-mince d'un fluide huileux et tenace qui entoure entièrement la vésicule. Plusieurs circonstances rendent indubitables l'existence de cette couche. Ayant renfermé un grand nombre de Parnus dans un bocal avec des plantes aquatiques, il arrivait souvent que deux d'entre eux se rencontraient, auquel cäs on eût dit que les vésicules dont ils étaient entourés éprouvaient quelques obstacles à se réunir; puis, lorsque ces deux individus se séparaient, elles restaient unies entre elles pendant quelque temps par une sorte de pont ou de commissure étroile, ce qui n'eût pas pu avoir lieu s'il n'eût pas existé autour de chacune d'elles une couche visqueuse. Dans ces occasions, un Pannus grimpait quelquefois sur un autre et se trouvant, par suite, entouré d'une bulle d'air plus grosse que celle de son compagnon, élait entraîné vers la surface de l’eau, mouvement auquel il ne résistait qu'avec peine. Parfois même, la vésicule élait si volumineuse que, si la couche visqueuse n’y eût pas fait obstacle, une partie du corps de l’animal eût dépassé la surface du liquide. Si l’un de ces insectes était ainsi entraîné en haut, il était obligé de faire les plus grands efforts pour surmonter la résistance que lui opposait la couche visqueuse dont sa vésicule aérienne était entourée. S'il n’y réussissait pas, il était, en un clin-d'œil porté au-dessus de la surface du liquide et paraissait à sec. Quelquefois, quand ces insectes étaient immergés, la vésicule aérienne abandonnait une partie de leur corps eil fallait un certain temps pour qu'elle redevint complète. El résulte de là que cette vésicule se comporte comme celle de l’Argyronète aquatique, et que la fonction des poils dont le corps de ces animaux est revêtu, ne consiste pas à extraire l'air de l’eau, mais à sécréter une sorte de vernis qui s'ajoute à la vésicule en question et l'empêche d'être absorbée par le liquide environnant. Chez les Pannus, qui ont le corps entièrement couvert de poils, la vésicule aérienne s'étend sur toute la surface de ce dernier. Chez les Eraus, qui n’ont de chaque côté de la poitrine qu'une courte etétroite bande de petits poils soyeux, elle n'apparait sous l'eau que comme un mince filet d'un éclat argenté, qui ne s'étend pas au-delà de ces poils, »
éitis
PSÉDHÉNIDÉS, 497
La nourriture des Parnides parait consister exclusivement en rolétules végétales désagrègées par l’eau. Leurs larves, qui sont aquatiques, comme les insectes parfaits, présentent des caractères remarquables ; mais on n’en connait pas encore un assez grand nombre pour qu’on puisse leur assigner des caractères généraux, et il est dès lors plus convenable de les décrire à part.
La plupart des Parnides décrits jusqu'ici appartiennent à l'Europe et à l'Amérique du Nord, leur genre de vie etleur petitesse les ayant, sang aucun doute, dérobés aux recherches des naturalistes dans les autres régions du globe. Outre leurs aflinités avec les Geonyssus, déjà signalées plus haut, ils se rattachent d'assez près aux Hecornonus de la famille des Palpicornes et aux Hererocerus qui suivent. J'ai signalé, en outre, ailleurs (1) l’analogie plus lointaine, mais non moins réelle, qu'ils ont avec les Donacides de la famille des Chrysomélines, par l'intermédiaire du genre HæmoxraA.
Latreille est le fondateur de la famille ; mais ce n’est qu'assez tard, en 1825 (2), qu'il a commencé à la dégager des éléments hétérogènes qu'il y avait mélés jusque-là, et à l’isoler nettement. Il lui avait alors imposé le nom de Macrodactyles, et y comprenait les Herenocerus et les Gronyssus. Dans son dernier travail (5), il lui donna le nom de Leptodactyles, en retira le premier des genres qui précèdent, et y laissa le second, en quoi il a été imité par presque tous les auteurs qui l'ont suivi. La plupart des auteurs anglais, et, plus récemment, M. L. Redtenbacher (4), de la famille en font deux, auxquelles ils donnent pour Lypes les genres Parnus et Ezmis. Mais je crois, avec Erichson, que c’est aller trop loin, et que ces deux familles ne sont que deux divisions secondaires d’un seul groupe naturel,