L. Durour, Ann. d. Sc. nat. Série 2. Zoo!, LL, p
Mêmes caractères généraux que les Ezmis, avec les différences suiyantes :
Palpes, surtout les labiaux, plus robustes, avec leur dernier article plus ovalaire. — Prothorax de la largeur des élytres à sa base ; ses angles antérieurs saillants et embrassant les yeux.—Pattes longues, principalement les antérieures; jambes glabres au côté interne; les deux 1915 articles des tarses courts, les deux suivants plus longs, égaux, le 5° de la longueur des précédents réunis, renflé au bout et muni de deux crochets longs et robustes.—Dernier segment abdominal un peu échancré,— Gorps allongé, parallèle, déprimé en dessus.
La vestiture des téguments diffère également de celle des Eums, En dessus le corps est couvert de très-petits poils un peu plus serrés et plus distincts sur les élytres que sur le prothorax. Sa partie inférieure et les pattes sont comme saupoudrées d’autres poils blanchâtres à peine apparents, Sous le rapport de la forme générale, ces insectes ont quelque ressemblance avec certains Hecopnonvs. L'espèce typique, $. canaliculatus (2), découverte par M. L. Dufour dans l'Adour, en société avec des Macrowyenus, dont elle a les habitudes, a été retrouvée depuis aux environs de Paris et dans diverses parties de l'Allemagne. Ce
(1) Magaz, V, p. 202, note.
(2) Voyez la belle figure accompagnée de détails qu’en a donnée M, L. Dufour, loc, cit, pl. 6, 4, 9-16.
ELMIDES, | 511
savant entomologiste en a décrit une seconde espèce (1) de la même localité, et il y en a plusieurs autres dans l'Amérique du Nord (2).
MACRONYCHUS.
P. W. J. Moecuer in Luc. Magaz. N, p. 207.
Organes buccaux des Ermis. — Têle entièrement engagée au repos dans le {horax, un peu oblique d'avant en arrière. — Yeux gros, subarrondis et saillants. — Antennes très-courtes, de six articles : À assez long, en massue arquée ; 2 obconique, plus long et plus gros que les trois suivants; ceux-ci courts, subégaux ; le 6° formant une massue ova- Jaire.— Prothorax plus long que large, rétréci en avant, avec son bord antérieur voûlé et recouvrant la têle, presque aussi large que les élytres à sa base. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres oblongues, d'abord parallèles, puis rétrécies et déclives en arrière, embrassant fortement le corps sur les côtés.—Prosternum et mésosternum très-larges; le premier, formant en avant une grande mentonnière, et reçu en arrière dans une échancrure du second. — Pattes très-écartées à leur base, très-longues, surtout les antérieures : cuisses grêles; jambes linéaires, tomenteuses au côté interne dans leur moitié terminale: tarses aussi longs que les jambes; leurs quatre 115 articles décroissant peu à peu en longueur; le 5° très-long, renflé au bout, armé de deux grands et robustes crochets. — Corps assez allongé, subcylindrique, un peu rétréci en avant,
La vestiture des téguments est presque nulle; seulement les flancs du prothorax et les bords latéraux de l'abdomen ont un reflet soyeux qui semble produit par une sorte de vernis, et des poils d’une ténuité excessive revêtent les cuisses et le dessous du corps en entier. Le M. quadréluberculatus, type du genre, est répandu dans une grande partie de l'Europe, mais paraît ne se trouver que dans des localités assez restreintes. Suivant M. L. Dufour, les mâles , toujours plus petits que les femelles, ont leurs ailes inférieures plus ou moins avortées, tandis qu'elles sont entières chez celles-ci. M. Contarini a observé la ponte et le temps que les larves mettent à subir leurs métamorphoses (5). Chaque femelle ne produit qu'une vinglaine d'œufs qu'elle dépose en rangées serrées sur les branches des arbres immergés, principalement des saules ; mais comme plusieurs femelles pondent dans le même endroit,
(1) S. canaliculatus, loc. cit. p. 161.
(2) Elmis crenatus, Say in Long’s Exped. IL, p. 275. — Sen. sinuatus, bicarinatus , pusillus, 3. L. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad. VI, p. 44.
(3) Sopra il Macronychus, p. 19; une branche de saule avec des plaques d'œufs est représentée sur Ja planche f, w,
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ces œufs forment des plaques plus ou moins étendues et sé comptent quelquefois par milliers. Les larves, dont M. Contarini se contente dé dire qu'elles ressemblent en petit à celle du Hanneton commun, restent huit à dix mois à l’état de nymphe.
Le genre existe aussi dans l'Amérique du Nord (1).
ANCYRONYX.
Encus. Natwrg. d. Ins. Deutschl. T1, p. 522.
Ce genre ne diffère des Macnonyenus que par les caractères suivanis :
Tête libre au repos. — Antennes de onze articles, pareilles à celles des Ermis. — Pattes encore plus longues et plus écartées à leur base. — Jambes sans poils au côté interne. — Corps complètement glabre.
Il ne comprend qu'une espèce des Etats-Unis, le Macronychus variegatus de Germar (2).
(1) M. glabratus, Say, Journ. of the Acad. of Philad, V, p.187, — lateralis, Melsheim. Proceed. of the Acad. of Philad. II, p. 99.
On ne peut mentionner que pour mémoire un M. caucasicus, décrit par M. V. De Motschoulsky (Bull. Mosc. 1839, p. 70), et qui aurait, selon cet auteur, onze articles aux antennes.
(2) Ins. Spec. nov. p. 89; décrit de nouveau et figuré par Sturm, Catal. éd. 1826, p. 63, pl. IE, £. 22. C’est l'Elmis cinctus dé Say (Journ. of the Acad, of Philad, V, p. 187), qui l’a décrit un an après Germar,