PO
7 STAPHYLINIENS.
TACHYPORUS.
GENE. Mon. Col. micr. ÿ. À (:
tennes assez longues, gréles, filiformes ou grossissant un peu à leur extrémité ; leurs trois ou quatre 4er articles plus longs que les autres. — Prothorax ample, assez convexe, aussi large à sa base qui est tronquée, que les élytres qu'il recouvre un peu, rétréci en avant, avec ses angles antérieurs aigus. — Élytres plus longues que la poitrine ; leurs anglès terminaux externes plus où moins tronqués. — Abdomen finement rebordé, fortement rétréci en arrière. — Mésosternum non caréhé. — Pattes médiocres; hanches postérieures dilatées au côté interné; loutes les cuisses et les jambes antérieures glabres, les autres assez fortement Spihoshles? tarses de cinq articles ; les quatre postérieurs allongés, les trois premiers articles de tous décroissant graduellement, pubescents en dessous, le 4° très-petit. — Corps ailé, obtus en avant, fortement rétréci eñ arrière, lisse et glabre sur la tête et le prothorax, sans pubescence soyeuse ailleurs.
A ces caractères il faut ajouter que les tarsés antérieurs sont Souverit plus oti moins dilatés, tantôt dans les deux sexes, tantôt chez les mâles seulement, et que lés bords latéraux de l'abdomen, son extrémité, et à un moindre degré, lés bords dés élytres, sont munis de cils longs, fins et un peuserrés. Toutes ces particularités se retrouvent également chez les Coxenus! Les caractèrés sexuels résident dans le sixième segment abdominal qui est éntier supérieurement, eb échäncré eh dessous chiez 168 mâles, tandis que chez les femelles son arceau dofsal est quadrifidé, et je ventral entièr et terminé par des cils raides. Les mâle ont eri outre lé séptième segrent abdominal distinct.
Ces insectes sé trouvent dans là iousse, les débris végétaux ct ahimaux en décomposition, quelques-uns dans les fourmilières. La plupart des espèces sont européennes, les autres de l'Afrique et de l'Amérique. Il y en à une trentaine de décrites dans les auteurs (2).
(1) Syn. Oxxronus, Fab., Panzer.
(2) Dont 21 sont mentionnées par Erichson; aj.: Esp, d'Europe : T. pulchellus, LU
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qe n VTT? Le
TACHYPORIDES. 55 TAGHINUS.
GRAveNt. Co. icr. Brunsu. D. 134.
Menton transversal, tronqué en avant. — Länguette dés T'Acuÿronus; ses lobes seulement plus divisés et trigones. — Palpes läbiaux üliformes; dé trois articles : le 2e plus court que les deux autres, le 3e aussi gros qu'eux, subaigu au bout ; les maxillaires également filiformes, médiocres ; leur 2 article un peu plus long que le 3e, le 4e aussi où un peu plus long que celui-ci, acuminé. — Mandibules, labre, tête, yeux et antennes dés TAcmyponus, — Prothorax transversal, aü moins de la largeur des élytres à sa base et les recouvrant un peu, rétréci en avant, tronqué ou légèrement bisinué en arrière, échancré en avant ; ses angles postérieurs souvent saillants en arrière, les antédieurs un peu aigus. — Elytres plus longues que la poitrine. — Pattes assez courtes ; hanches postérieures parallèles, élargies au côté interne ; jambes toutes épineuses ; tarses de cinq articles, médiocrement allongés , les:quatre 4055 décroissant succéssivement.— Corps de forme variable, le plus souvént ailé. i
Erichson a divisé ce genre en deux sections quidiffèrent par la forme générale et des caractères assez importants.
La première, presque entièrement exotique (1), comprendles espèces qui ont le facies des Tacayponus, le dernier article des palpes maxillaires plus acuminé, parfois conique, le mésosternum caréné, les cuisses robustes, comprimées, et les tarses simples dans les deux sexes. Ces derniers différent entre eux par le sixième segment de l'abdomen qui esé quadrifide supérieurement et fendu inférieurement:chezles mâles, quadrifide en dessus et en dessous chez les fémelles. ’ Manh. Bull. Mosc. 1843, p.82.— crassicornis, Manh, ibid. 184415 pe 180, — flavipes, piceus, Mæklin, ibid. 1846, 1, p. 173.—postious, Fœrster, Verbandi. d. nat. Ver. d. Preuss. Rheinl. VIU, p. 39.— Esp. d. Caucase : T. armeniacus, chloroticus (brunneus F.), Kolenati, Melet. ent. LL, p. 12. — Esp. de ’Amér. dü Nord: T. purichulatus, Melsheim. Proceed. of the Acad. of Philad. I, p. 32. — Ep. du Chili : T. bicolor, marginicollis, rufescens, testaceus, maculipennis, Soliér in Gay, Hist: de Chile, Zool. IV, p. 342; le bicolor, à en juger par la figure (pl. 7, f. 2), n’appattient pas à ce genre; ni même à la tribu actuelle.
(1) On n’en a rencontré jusqu'ici que deux en Europe : l'ancien T. silphoides Linné, ét une découverte récemment en Sicile : T. pictüs, Lo Fairm. Ann. d, 1. Soc. ent. Sér. 2, X, p. 71. Les autrés espèces sont de PAmérique du Nord (gibbutus); 8 Puerto-Rico (piceus, pulchelus, nitidulus, lerminalis, apicalis)s de Colombie (elatus, hepaticus, brunneus; brevicollis , depressus), du Brésil {cinctéllus, convemus, humilis], de Madagascar (pictus), et du Bengale (mélanarius): toutes cès éspèces ont été décrites pour la première fois par Ericlison. Depuis lui, on n’en à publié, à ind conndissance, aucune exotique Qui rentté dans cette prenièré division. x
56 STAPAYLINIENS,
Les espèces de la seconde ont le corps plus oblong et moins convexe ; le dernier article des palpes maxillaires cylindrique, acuminé au bout et souvent du double plus long que le pénullième; le mésosternum simple, et les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés chez les mäles. En outre de ce caractère, ces derniers ont le sixième segment
. abdominal quadridenté à son extrémité en dessus et profondément fendu
en dessous; chez les femelles, il présente en dessus trois ou quatre divisions, et six en dessous. Les espèces de cette section paraissent propres aux régions froides et tempérées des deux continents; on n'en a pas encore trouvé dans les pays chauds, ni même dans l'Europe australe; il y en a deux seulement dans la région caucasienne (1).
Ces insectes ont des habitudes pareilles à celles des Tacuxponus,
HABROCERUS.
L Emcus. Die Keæf, 4. Mark Brand. 1, p, 400.
Menton fortement transversal, entier. — Languette large, évasée et ronquée en avant, ayec une étroite incision triangulaire dans son milieu ; ses paraglosses comme chez les Tacuyponus. — Palpes labiaux courts, de trois articles #1 42° assez grand, cylindrique, les deux autres trèspetits, subégaux; les maxillaires allongés, leurs articles 2-3 subégaux, celui-ci grossissant peu à peu, le 4e presque aussi long que lui, en cône allongé et acuminé au bout. — Mächoires des Tacnyronus, avec leurs deux lobes membraneux en dedans. — Mandibules très-petites. — Labre presque carré, un peu sinué en avant. — Tête et yeux des TacnypoRUS. — Antennes très-grêles, capillaires, de onze articles, les deux 1e's plus gros que les suivants; ceux-ci garnis de poils verlicillés. — Prothorax des Tacnyponus, avec ses angles postérieurs arrondis et son bord antérieur échancré. — Elytres un peu plus longues que le prothorax, avec léurs angles terminaux externes échancrés. — Abdomen rétréci en arrière, rebordé sur les côtés, ne paraissant composé que de cinq segments. — Pattes assez courtes, les intermédiaires rapprochées à leur base ; hanches postérieures triangulaires; toutes les jambes trèsfinement épineuses ; tarses de cinq articles : le 4er de ceux-ci allongé aux quatre postérieurs, les trois suivants décroissant graduellement : les antérieurs simples dans les deux sexes. — Corps oblong, peu con« vexe, très-glabre et brillant sur la tête et le prothorax.
(1) Erichson en mentionne treize d'Europe (rufipes De Geer, flavipes K., humeralis Gran, ete.), et cinq de l'Amérique du Nord (frigidus Er., picipes Er., memnonius Grav., ete.). —"Aj. : Esp. du Caucase : ZT. caucäsicus, Kolenati, Melet. ent. IL, p. 13. — rufitarsis, Hochhuth, Bull. Mosc. 1849, I, p. 90. — Esp. de Natat : T. exilis, Bohem. Ins. Caffrar, I, p. 271. — Esp. de l'Amér. du Nord : T. nigricornis, propinquus, Manh. Bull. Mosc. 1843, p. 225; de Sitkha, =discoideus, limbatus, Melsheim. Proceed. of the Acad, of Philad. U, p. 92, — colonus, rufus, Sachse, Stettin, ent. Zeit. 1852, p. 121.
" YACHYPORIDES 57
La seule espèce connue (Æk capillaricornis Grav.) ressemble à un Tacnyronus de pelite taille et un peu déprimé. Le mâle se distingue à un vestige de sixième segment abdominal dont il est pourvu et en ce que le cinquième est légèrement échancré au bout, tandis qu'il est tronqué chez la femelle, Ge petit insecte se trouve dans la plus grande partie de l'Europe, sous les feuilles tombées dans les bois.
TRICHOPHYUS.
Enons, Die Kwf:d, Mark Brand. J, p. 402 (1).
Menton transversal, rétréci et tronqué en avant. — Languette étroite, saillante, bifide au bout ; ses paraglosses soudées avecelle et plus courtes. — Palpes labiaux de deux articles : le 2 petit et acuminé; les maxillaires assez allongés; leur 2% article plus grand que chacun des deux suivants ; le dernier acuminé au bout. — Lobes des mâchoires linéaires, subégaux : l’interne crochu et tridenté au bout, cilié dans son milieu; l’externe pubescent à son extrémité. — Mandibules inermes, munies d’une membrane ciliée intérieurement. — Labre transversal, arrondi en avant, — Tête sublriangulaire, fléchie. — Yeux petits, arrondis, saillants. — Antennes longues ; leurs articles 1-2 plus gros que les suivants, celui-Jà en massue, celui-ci subglobuleux; les autres capillaires, de plus en plus gréles, hérissés partout dé longs poils. — Prothorax fortement transversal, de la largeur des élytres, arrondi à sa base et sur les côtés, un peu échancré en avant. — Elytres de la longueur de la poitrine, obliquement tronquées en arrière. — Pattes courtes, les intermédiaires rapprochées à leur base; hanches postérieures triangulaires ; jambes pubescentes; tarses de cinq articles : les cinq 19 légèrement dilatés aux antérieurs, le 4er des postérieurs allongé. — Corps oblong, subdéprimé, ailé,
On n'en connaît qu'une très-petite espèce (T. pélicornis Gyllh.) qui paraît propre jusqu'ici au nord de l'Europe et qui vit sous les écorces, selon Gyllenhall; ses caractères sexuels ne sont pas connus.
BOLETOBIUS.
(Leacu) Srepn, 21. of Brit. ent. V, p. {71 (2).
Menton très-courl; sa paglie membraneuse allongée: -— Languette assez allongée, arrondie en avant, avec une petite échancrure dans son
(1) M. De Mannerheim (Brachél. p. 73) est le fondateur du genre qu'il avait nommé Tricnopuya ; tous les genres de Tachyporides ayant des noms masculins, Erichson a changé sa désinence. -
(2) Lcach (Voyez Samouelle, Ent. usef. Comp. ed. I, :p. 176), M. De Mannerheïm, et tous les auteurs en général, ont écrit Bozxropius; j'ai adopté l’ortho-
58 STAPHYLINIENS.
. ui Rs milieu ; ses paraglosses courtes et soudées avec elles; une rangée de cils indiquant la ligne de séparation. — Palpes labiaux de trois articles : les deux 1°'s subégaux, le 3° un peu plus long, obtus au bout; les maxillaires médiocres; leurs trois derniers articles égaux ou subégaux, le dernier tantôt cylindrique, tantôt acuminé au bout. — Lobes des mâchoires coriaces, ciliés. — Mandibules courtes, falciformes, munies d'une membrane interne ciliée à leur base. — Labre transversal ou carré. — Tête sessile, penchée, courte ou oblongue, parfois assez allongée. — Yeux médiocres, ovälaires, peu saillants. — Antenñes assez longues, filiformes, peu robustes; leurs articles, sauf le dernier, obconiques : le Aer et le 3e plus longs que les autrés. — Prothôrax sübtränsversal, au moins aussi large que les élÿtrés qu'il recouvre un peu à sà base ; celle-ci arroïdie, Ses angles antérieurs déprimés: — Elÿtres à peine plus Jongues que la poitrine, tronquées en arrière, — Abdomen graduellemént et fortement rétréci en arrière; rebordé. — Pattes grélés, les intermédiaires subcontiguës ; hanches postérieures amples ; jambes épineuses; tarses de cinq articles, longs; le 4er des quatre postérièurs allongé. — Corps long, rétréci à ses deux extrémités; ailé.
Leur forme plus allongée, leurs élytres plus courtes, et surtout la grandeur de leurs hanches postérieures, font distinguer aisément ces insectes des Tacnyponus et des Tacmnus. Îls sont en général très-glabres et brillants, sauf l'abdomen qui est plus ou moins hérissé de longs poils. Leurs différences sexuelles portent sur le sixième segment abdominal qui est diversement construit selon les espèces, rarement sur les tarses antérieurs des mâles, C’est sur une espèce (analès) qui a les trois premiers articles dilatés dans ce sexe que j'avais autrefois établi le genre Brvocuars, qu'Erichson a supprimé avec raison et qui correspond en partie à celui nommé Mecacnonus par Stepliens,
Ces insectes vivent dans les bolets, les mousses, les excréments des ätimaux herbivores et sous les feuilles tombées; je ne sache pas qu'on en ait jathais trouvé dahs les fourmilières. Leurs espèces, médiocrement norbbreuses, Sont, pour la plupart, originaires de l'Europe; les autres habilent l'Amérique. On en a décrit une trentaine en tout (1).
graphe plus rationnelle d'Érichson.— Syn. Bryocuanis, Lacord. Faune ent. d. env. d. Paris, E, p. 502. — Mecacronus, Steph. Il, of Brit. ent, V, p. 165. — Oxyronus Fab. — Tacmnus Grav. +1
(1) Aux 22 mentionnées par Erichson, aj, : Esp, européennes : B. punctulatus, Heer, Col. helvet. 1, p. 298. — pulchellus, Manh. Bull. Mosc. 1843; p. 82. — intrusus, Hampe, Stettin, ent. Zeit. 1850, p. 349. — distigma, L: Fairm. Ann. d.]. Soc. ent. Sér. 2, X, p. 72.— Esp. du Caucase: ,B, phwdrus, Kole- | Meletr ent. LU, p. 14. — insignis, flavicollis, Hochhuth, Bull, Mosc. 1849, Ï, p. 92. — Es. de ? Anèr. du Nord : B. venuslus, binotatus (enustus var), Meléheïm, Procced. ob the Acad. ot Philad. Ü, p. 33. — biseriatus, Manh. Bull,
… AT: ve re rricretéen ec et AE RS tr one da
ann. “ro de
“Ti TACHYPORIDES. | 89 MYCETOPORUS.
Maven. Brachdl. p. 62 (1).
Genre lrès-voisin des Bozeromus, et qui ne s’en distingue que par les caractères suivants : | Languelle de même forme, mais enlière et arrondie en avant. — Palpes labiaux plus robustes, à articles 1 cylindrique, 2.plus court, subglobuleux, 3 petit, subulé ; 2 et 3° articles des maxillaires sübégaux, celui-ci renflé, le 4° petit, en alène. — Angles terminaux externes des élytres obliquement tronqués. — Abdomen parfois linéaire. — Tarses antérieurs simples dans les deux sexes.
Ces insectes ont les habitudes des Boceromws, si ce n'est que quelques espèces (/epidus, pronus, elegans,) ont été trouvées dans les nids de la Formica rufa. Leur distribution géographique est également la même, mais ils Sort moins hômbreux; on én à décrit dix-sept en tout (2).
MECORHOPALUS.
SoLier in GAy, Hist. @. Chile, Zool. IV; p. 347.
Menton fortement transversal, sinué en avant. — Languefle grande, allongée, subparallèlé, bifidè au hout. — Palpes labiaux composés de trois articles, diminuant graduellement de grosseur : le 49° un peu plus long que chacun des deux sdivarits, ceux-ci égaux; le 3° des maxillaires plus long que le 2e, en cône renversé et renflé, le 4° très-petit, Subulé. — Mandibules courtes, franigées dans léur milieu éti dedans. — Labre transversal, muni de deux petites dents antérieurement, avec ses angles arrondis. — Tête courte, fléchie, enfoncée jusqu'aux yeux dans le prothorax. — Antennes grossissant à leur extrémité; leurs articles 1-3 obconiques, 410 transversaux, subpérfoliés, 41 ovalaire, acuminié aû bout. — Prothorax ample, rétréci et légèrement échancré en avant, fortement arrondi à sa base qui est reçue dans üne dépression contmare dé celle des élytres. — Celles-ci de la longueur de la poitrine,
Mose. 1846, I, p, 508 ; de Sitkha. — angularis, sellatus, Sachse, Stettin. ent. Zeit. 1852, b. 122.
(1) Syn. IScnvosowa, Steph. I. of Brit. ent. V, p. 168.
(2) Depuisla Monographie d'Érichson, qui en contient neuf, dont huit d'Europe (splendens Marsh., punctus Gyllh., longulus Manh., lepidus F., pronus Er., nanus Grav., lucidus Er., splendidus Gylh.), et une de l'Amérique du Nord (amébicants Br) 0 n'a déchit que les suivantes d'Europe : À. semirifus, Heer, Col, helvet. I, p. 295. — etegans, Miëklin, Burt: Mose. 1846, I, p. 176. — piceus, ruficollis, erassicorhis} bicolor, longicornis, debilis, Mæklin, Symbol. üd cognit. Spec. Fennic. gener. Mycelopori; Diss. (in-89, Helsiogsforsi®; 1847); p. ÿ.
L'an
” 60 STAPHYLINIENS,
tronquées en arrière. — Abdomen légèrement rétréci en arrière, res bordé. — Jambes épineuses; tarses de cinq articles, les quatre {ers courts, coniques et égaux aux antérieurs.
Solier dit que ce genre est très-voisin des ALeocuara, à côté desquelles il l'a placé, et, en effet, à en juger par les figures qu'il a données des trois espèces (1) qu'il a connues, il a bien plus le facies des Aléocharides à tête enfoncée dans le prothorax, que des Tachyporides. Mais, d'un autre côté, par la forme de la languette et ses jambes épineuses, j'ajouterai même son prothorax, il appartient à la tribu actuelle où je le place provisoirement, en attendant qu'on connaisse le mode d'insertion des antennes, que Solier a passé sous silence. Ces insecles sont du Chili; l’un d'eux (4. ater) se trouve sur des bord de la mer, dans les cadavres des baleines et autres animaux rejetés par les vagues,
TANYGNATHUS.
Enicus. Die Kæf. d. Mark Brand. 1, p. 417.
Menton, languette et mâchoires inconnus. — Palpes labiaux de trois articles : le 2° un peu plus grand que les deux autres, le 3° grêle, acuminé; les maxillaires très-grands, grêles, leurs articles 2-4 égaux, le dernier acuminé. — Mandibules allongées, gréles, falciformes, se croisant au repos. — Labre grand, submembraneux, légèrement échancré. — Tête oblongue, fléchie, enfoncée dans le prothorax. — Yeux médiocres, ovales, peu saillants. — Antennes assez longues, filiformes, de onze articles cylindriques : 1 légèrement allongé, 210 subégaux, 11 acuminé au bout. — Prothorax transversal, un peu rétréci en avant, légèrement arrondi à sa base, qui recouvre un peu les élytres. — Celles-ci largement et conjointement échancrées en arrière, sinuées près de leurs angles terminaux externes. — Abdomen rétréci en arrière, garni de cils allongés. — Pattes courtes, assez robustes, les intermédiaires rapprochées à leur base; hanches postérieures étroites, Saillantes au côté interne ; jambes faiblement épineuses : tarses de quatre articles : le 19° médiocrement allongé, les deux suivants décroissant graduellement, tous simples. — Corps oblong, ailé, atténué à ses deux extrémités, très-lisse sur la tête ct le prothorax.
Le type de ce genre bien distinct est un très-pelit insecte (£erminalis Er.) trouvé aux environs de Berlin, oùilest très-rare, et dont les caractères sexuels et les habitudes sont inconnues, Erichson en décrit deux autres de la Colombie et des Antilles (2).
(1) A: ater, bipustutatus, elongatus, loc. cit. p. 348, pl. 6, 7,5; le dernier, selon Solier, est probablement une variété du second.
(2) T. collaris, de Venezuela ; laticollis, de l'ile St-Vincent; Erichs, Staphyl, p. 289,
STAPHYLINIDES, 61
TL Il.
STAPHYLINIDES.
Süigmates prothoraciques visibles, parfois recouverts par une plaque cornée, libre. — Antennes de onze arlicles, insérées sur le bord antérieur de l'épistome. — Labre fissile ou bilobé chez la plupart, le plus souvent muni d’une bordure membraneuse ou coriace. — Mandibules pourvues au côté interne d’un appendice membraneux, en parlie libre. — Point d'ocelles. — Elytres pas plus longues que la poitrine. — Abdomenrebordélatéralement, —Hanches antérieures coniques, saillantes, les postérieures en cône obtus; jambes en général épineuses; tarses de cinq articles. — Un espace membraneux au prothorax en dessous.
Cette tribu comprend les plus grandes et les plus belles espèces de Ja famille. Elle se distingue entre toutes par le mode d'insertion des antennes qui lui est exclusivement propre. C'est également la seule où le labre soit fendu dans son milieu et, par suite, bilobé. Latreille avait emprunté à ce caractère le nom de Fissilabres qu'il avait donné à ces insectes ; mais comme il y a des genres (PLaryprosopus) et même dans certains genres des espèces qui font exception à cet égard, ce nom n’esl pas rigoureusement exact.
Ces insectes sont plus homogènes que ceux des deux tribus précédentes. Leur tête est, à de rares exceptions près, toujours munie d'un col distinct en arrière. Leurs organes buccaux et, en particulier, les màchoires, varient peu. Dans un certain nombre d’entre eux (la plupart des Xantholinides), les élytres, au lieu de se réunir au repos par simple contiguité sur la ligne médiane, empiètent un peu l'une sur l'autre, et le bordsinterne de toutes deux est en même temps aminci ; ce caractère est constamment accompagné d'antennes plus ou moins géniculées. Les pattes sont en général robustes et épineuses, au moins aux quatre postérieures, les tarses n’ont jamais moins de cinq articles, et les antérieurs sont souvent dilatés, parfois même à un très-haut degré.
Erichson avait primitivement divisé, dans sa Monographie, ce groupe en trois sous-tribus, dont les deux premières (les Xantholiniens et les Staphyliniens vrais) avaient, pour caractère commun, des stigmates pro thoraciques à découvert, tandis que ces organes dans la troisième (les Oxyporiens), étaient recouverts par une plaque cornée. Mais, sur l’observation de M. Haliday (1) qu'il en est de même chez quelques Sra- PHYLINUS , il a réduit (2) ces trois sous-tribus à deux, que le mode d'insertion des antennes suffit pour distinguer l’une de l'autre,
(1) In Newman’s Entomolog. p, 187.
(2) Archiv. 1843, IL, p. 211,
62 STAPHYLINIENS, .
Antennes insérées au milieu de l’épistome. x XANTHOLINIDES. — aux extrémités de l’épistome. STAPHYLINIDES VRAIS:
Sous-Trinu I. M.
Antennes insérées au milieu de l’épistome. — Stigmates prothoraciques toujours à découvert.
Le corps de ces insectes est en général plus allongé que celui des Staphylinides vrais, et la tête se fait souvent remarquer par sa forme en carré long ; les téguments sont en outre plus glabres chez la plupart.
On connait une seule larve de ce groupe, celle du Xantholinus punctulatus qui a été décrite par Bouché (1). Elle a la forme linéaire et grêle, et la tête allongée, des insectes parfaits de ce genre. Ses antennes sont subulées et composées de quatre articles décroissant graduellement; Bouché a passé sous silence les ocelles et la lèvre inférieure. Les autres parties de la bouche consistent en un labre arrondi et échancré en avant, des mandibules falciformes et inermes, et des mäâchoires à lobe oblong , portant des palpes maxillaires subulés, de quatre articles. Le prothorax est rétréci en avant; les segments abdominaux sont convexes, séparés sur les côtés par des incisions bien marquées, et arrondis; les appendices styliformes du dernier sont subulés et composés de trois articles, dont le dernier en forme de soie. Le prolongement anal est tubuleux. Les pattes sont subulées. Cette larve se trouve au printemps dans les excréments des chevaux où, selon Bouché, elle vit de rapine.
Cette sous-tribu comprend dix genres, dont quatre seulement (Ommvs, Vuzpa, Xanrnonus, Lerracinus) sont représentés en Europe.
I. Suture des élytres non imbriquée ; antennes droites. Labré entier : Platyprosopus.
— bilohé : Ofhius, Holisus. ce — sinué : Diochus.