‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 100 sur 123 · MORDELLIDES · texte numérisé non relu

MORDELLIDES

la plupart des espèces sont plus allongées et plus sveltes que les Mon. pELLA. Elles sont toutes de petite taille (r). = Re

Le genre SrenaLta de M. Mulsant ne me paraît pas suffisamment distinet de celui-ci. Il n’en diffère, en effet, essentiellement qu’en ve que les jambes postérieures n’ont qu’une seule hachure surmontée d’une petite saillie dentiforme. La non-contiguité des yeux avec le prothorax que M. Mulsant signale également comme un caractère distinctif, se retrouve chez plusieurs MonpeczistenA. Il s’en faut d’ailleurs de très-peu que ces organes ne touchent le prothorax. Les épisternums métathoraciques sont également fort larges et arrondis au côté interne; mais ces pièces varient trop dans le groupe actuel, pour fournir de bons caractères génériques. On ne connaît de ce genre qu’une seule espèce (2).

TRIBU I

ANASPIDES.

Pygidium non prolongé, en triangle curviligne. — Hanches postérieures beaucoup plus courtes que le métasternum ; crochets des larses simples. — Yeux échancrés chez la plupart. — Cavités antennaires petites.

Cette tribu ne contient que des espèces de petite taille et que les deux genres suivants.

I. 4e art. des tarses antér. très-petit, nodiforme : Anaspis. IT. — très-distinet, bilobé : Pentaria.

(1) Je ne puis citer que les espèces européennes mentionnées par M. Mulsant, et qui sont les suivantes, avec la synonymie qu’il leur assigne : M. humeralis Linné (Var. avillaris Gyll.; flavescens, ferruginea Marsh.; Natr. meridionalis Costa ; brunnea Fab.; neuwaideggiana Panz.), lateralis Oliv. (variegata Fub.; bicolor Marsh.; Var. dorsalis Panz.; humeralis Payk.; variegala Gyl1.), inœqualis Muls. (pusilla? L. Redtenb.; ruficeps? Steph; picipes Costa), episternalis Muls., liliputiana Muls. (pumila? L. Redtenb.; troglodytes? Maunerh.}, grisea (Dej.) Muis., subtruncatu Muls., pumila Gyllenb. (elongata Dj), stricta Costa, tarsata Muls., stenidea Muls., confinis, minima Costa, parvulà Gyllenh., brevicauda Bohem., arlemisiæ Muls.

(2) M. testacea Fab. (humeralis var. Payk.; chiragra L. Duf.).

ANASPIDES, 613

ANASPIS.

Gsorrr. Hist. d. Ins. d. envir. d, Paris, L, p.315 (1).

Dernier article des palpes maxillaires cultriforme, plus ou moins allongé, celui des labiaux légèrement triangulaire. — Mandibules bifides auvbout, — Labre en carré transversal. — Tête subarrondie ; épistome séparé du front par un sillon plus ou moins distinct. — Yeux ovales, obliques, contigus au prothorax, échancrés chez la plupart. — Antennes médiocres, subfiliformes ou grossissant légèrement au bout, à articles 2-4 subégaux, subobconiques, 5-10 de même forme, parfois en partie submoniliformes, 41 ovalaire. — Prothorax fortement transversal, presque plan en dessus, tronqué en avant, avec ses angles antérieurs rabattus, coupé carrément à sa base, avec un très-court lobe médian ; ses bords latéraux médiocrement tranchants, — Ecusson petit, en triangle curviligne. — Elytres tronquées à leur base, graduellement atténuées en arrière et arquées en dessus. — Hanches postérieures largement arrondies à leur angle externe ; jambes de la même paire plus ou moins triangulaires, plus courtes que leurs tarses; les éperons des antérieurs bien distincts; le 4° article de leurs tarses très-court, nodiforme, reçu dans le 3° qui est bilebé. — Episternums métathoraciques graduellement rétrécis en arrière. — Corps arqué en dessus, finement pubescent.

Ces insectes sont tous de petite taille, et leur livrée ne présente jamais ces bandes ou taches blanches qui ornent souvent celle des Monoerra. Elle est d’un noir ou d’un ferrugineux uniforme ou offre un mélange de ces deux nuances. »:

Les mâles se distinguent assez fréquemment dés femelles par la dilatation des trois premiers articles de leurs tarses antérieurs. Plusieurs (par ex. fhoracica, flava) ont en outre quelques-uns de leurs derniers segments abdominaux divisés en lanières où digitations plus ou moins compliquées. C’est sar ce caractère, signalé pour la première fois par M. Suffrian (2), que M. A. Costa a fondé son genre PLESIANASPIS qui, ne reposant que sur un caractère sexuel, n’a pas été admis, et avec raison, par M. Mulsant.

D'un autro côté, le genre SizariA de ce savant entomologiste me

(1) Syn. Pcestanasis, À. Costa, Faun. d. Regn. d. Napol.; Mordell. p. 28.— Anrnonares, J. L. Le Conte in Agass. Lake Super. p. 231; depuis (Proceed. of the Acad. of Philad, VII, p. 220), M. J. L. Le Conte a supprimé ce genre qui ne reposait que sur une erreur d'observation. — SicariA, Muls: Col. d. France; Longip. p. 122. — Monpeua Linné, Fab., ete. — Scara, Motsch. Bull, Mosc. 1843, L, p. 82; genre simplement indiqué, ayant pour type les An nigra Meg. et pœcila Falderm.

(2) Stettin. entom. Zeit. 1844, p. 25.

nes Ru

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paraît ne pouvoir être reçu qu’à titre de section dans celui-ci. L'unique caractère, en effet, sur lequel il est établi consiste en ce que chez ses espèces (1), le repli épipleural des élytres disparaît au niveau du bord postérieur des hanches dé la deruière paire de pattes, tandis que chez les Axaspis il se prolonge jusqu’à l'extrémité du troisième arceau de l'abdomen.

Le genre est beaucoup moins nombreux que les MoRDELLA, et ses espèces paraissent être confinées dans l'hémisphère boréal des deux continents (2).

PENTARIA,

Muts. Col, d. France; Longip. p.135.

Je n’ai vu aucun exemplaire de l'espèce typique de ce genre qui

(1) M. Mulsant en décrit cinq espèces qui toutes se trouvent en France: S. brunnipes, latiuscula, varians (An. pulicaria, nigra, depressa, collaris Dej.), Chevrolatii Muls., 4pustulata P. W. I. Müll. (4-maculata Schœnh, bipustulata Bonelli).

(2) La synonymie des espèces européennes est encore plus compliquée que celle des Monpezca et presque inextricable. M; Mulsant (Col. d, France; Longip. p. 88) en décrit 13 dans l’ordre suivant : À. monilicornis Muls. (Var. melanostoma À. Costa), rufllabris GyI1. (nigra Rossi, atra Fab., frontalis var. Gyll, rufilabris Zetterst., L. Redtenb.), frontalis Linné (lateralis Fab. flavifrons Eschsch.), forcipata Muls. (pulicaria Costa, lateralis Steph.), labiata Costa, Geoffroyi, P. W. 3. Müller (Aumeralis Fab., biguttata Rossi; Var. nigricollis, fasciata, 4-pustulata, 4-notata Stéph., vulcanica Costa), ruficollis Fab. (fhoracica Herbst), fhoracica Linné (Var. fuscescens Steph.), flava Linné (thoracica Payk.), arctica Zetterst., subtestacea Steph. (lurida Steph.; Var. testacea, fusca Marsh., Steph.), naculata Fourer. (melanopa Forst., vbscura Marsh.; Var. bimaculata Rossi, bipunctala Bonel., nigricollis, pallida Marsh.). Suivant M. Letyner (Arbeit. d. Schelissch. Gesellsch. 1857, p. 119), les An. flava et frontalis Linn., laleralis et atra Fab. ne sont que des variétés d’une seule espèce qu'il nomme flavoatra.— Aux esp. européennes ci-dessus aj.: À. badia, Rosenh. Beitw. z. Insektenf. Europ. p.39; Hongrie. — phalerata, Germar, Faun. Ins. Europ: XXIV, 8; Hesse. 2 SA

Esp. de Ja Russie mér.: A. verticalis, orientalis, pæcila, Falderm. Faun. entom. Transc. Il, p.112. — Esp. asiatiques : A4. picimana, Gebler in Led. Reise; Ans. p: 115; Sibérie. — rufitarsis, Lucas, Rev. et Mag. d. Zool. 1854, p. 35; Candie, — Esp. de l'ile de Madère: À. proteus, Wollast. Ins. Maderens. p. 532. — Esp. de l’'Amér. du Nord: 4. rufa, Say, Jour. of the Acad. of Philad. V, p. 244.— sericea, pallescens, Mannerh. Bull. Mosc. 1843, p. 288; Sitkha. — filiformis, 3. L. Le Conte in Agass. Lake Super. p. 231,— luteipennis, collaris, atra, 3. L. Le Conte, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p. 157; Californie. — dimidiata, ventralis, trifasciata, Melsheim. Proceed, of the Acad. of Philad. Il, p. 312. — pusio, lœtula, 3. L. Le Conte, ibid. IX, p. 76; Californie, — flavipennis, Haldem. Journ, of the Acud, of Philad. Ser. 2, I, p. 100.

AN se rs

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paraît très-distinct des Anaspis (1) dont il diffère par les points suiyants :

yeux fortement granulés, à peine échancrés. — Elytres parallèles; jeur repli prolongé jusqu'au bord postérieur du troisième arceau abdominal. — Pattes grèles; hanches postérieures coupées carrément en arrière dans leurs deux tiers internes ; 4° article des tarses antérieurs distinct, bilobé, presque aussi long que le 3°. — Six segments à l'abdomen. <

M, Mulsant l'a fondé sur un exemplaire femelle d’fh petit insecte (P. sericaria) découvert primitivement en Autriche et retrouvé depuis aux environs d’Hyères en France. É

(t) M. Mulsant le regarde comme faisant le passage des Anasris aux SGRAPTIA qu'il comprend parmi les Mordellides. Sa place ne serait-elle pas plutôt à côté de ce dernier genre dans la famille des Pédilides ?

Me tt C:-

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