MELOE
Linné, Syst. nat. ed. 12, IL, p.679 (1).
Menton transversal, dilaté et arrondi sur les côtés en avant, avec son bord antérieur tronqué. — Languette, presque cornée, cordiforme et sinuée en avant. — Lobe interne des mâchoires carré, l'externe bi-articulé, avec son 2° article arrondi en dehors, un peu crochu en dedans ; tons ciliés. — Dernier artiele des palpes labiaux brièvement ovalaire, celui des maxillaires cylindrique, déprimé et obtus au bout. — Mandibules dépassant un peu le labre, tronquées où légèrement échancrées à leur extrémité. — Läbre transversal, évasé et échancré en avant, avec ses angles antérieurs atrôndis.— Tête en triangle curviligne, transversale; épistome rétréci et tronqué en avant. — Yeux médiocres, peu saillants, transversaux, sübrénifotmes. — Antennes médiocres, de forme variable; leur 2° article toujours très-court, le 146 én général allongé, cylindrique et'acuminé au bout. — Prothorax
‘petit, plus étroit que la tête et les élytres, plan en dessus, vertical sur les côtés, souvent échancré à sa base, du reste variable. — Ecusson nul. — Elytres recouvrant plus ou moins l'abdomen, imbriquées, divergentes, avec leur bord interne paraboliquement arrondi. — Abdomen volumineux, mou. — Pattes assez longues et assez robustes ; ‘hanthes postérieures très-saillantes à leur sommet interne ; jambes en triangle très-allongé ; l'éperon externe des postérieures dilaté et obliquément tronqué au bout; tarses aussi longs au moins qu’elles, les antérieurs parfois un peu dilatés chez les mâles; le 1°° article de tous allongé ; ours crochets fissiles, à divisions d’égale longueur.
Les mâles sont généralement beaucoup plus petits que leurs femelles et s’en distinguent par leur dernier segment abdominal, plus ou moins échancré, tandis qu’il est entier chez ces dernières. À part sela, dans beaucoup d’espèces, les deux sexes ne diffèrent l'un de
(1) Syn. Proscararæus, Steph, IN, of. Brit. entum. V,.p. 65 ; genre établi sur les espèces dont les antennes sont épaissios dans leur milieu.
MÉLOÏDES VRaïs. 639
l'autre par tien de bien saillänt; tous deux.ont.des antennes filiformes i sont seulement un peu jflus longues chez les mâles. Maisilen est
chez lesquelles ies individus de ce dernier sexe ont les articles inter- *
médiaires de ces organes plus ou moins difformes (par ex. proscarabœus, violaceus, etc.) ou les tarses garnis en dessous de fines brosses (par ex. mbatus, lœvis, ete.) ; dans ce cas, les antérieurs sont en général un peu dilatés en même temps.
Ces inseetes, remarquables et très-connus, n’exigent, à ce dernier titre, que peu de détails (1). Personne n’ignore qu’ils sont-presque tous de grande taille, pour la plupart d’un bleu plus ou moins foncé, rarement (par ex. variegatus, æneus) oxnés de couleurs métalliques, et que, sous lo rapport des habitudes, ils sont en général printaniers, vivent à terre dans les lieux couverts d'herbe, sont très-lents dans leur démarche, simulent la mort lorsqu'on les saisit, enfin qu'ils exhalent alors par les articulations des pattes, un fluide Jaune ou blanchâtre, dont l’odeur, à la fois douce et pénétrante, n’a rien de désagréable.
Le genre est nombreux (2) et répandu sur la plus grande partie de
(1) Pour la connaissance qu’en ont eue les anciens, les noms vulgaires qu’ils portent dans la plupart des langues modernes, l'usage qu’on en à fait quelquefois en médecine, etc., voyez la plupart des ouvrages d’entomologie et'en particulier Mulsant, Col. d. France; Vésicauts, p. 31.
(2) On en à quatre Monographies qui sont dans l’ordre des dates : Meyer, Téntamen monographie generis Meloes, in-18, Gottingæ, 1793.— Leach, Trans. of the Linn. Soc. X{, p. 35, pl. 6, 7; avec un Supplément, ibid. p.242, pl.18. — Brandt et Ratzeburg, Medicin. Zool. IL, p. 106, pl. 16, 17: elle ne contient qu'une partie des espèces européennes. — Brandt et Erichs, Nova act, Acad, nat. Curios. XVI, 1, p. 103, pl. 8. Cette dernière, la plus complète de tuntes, comprend (abstraction faite du cancellatus) 26 espèces dans l'ordre suivant :
À. Antennes épaissies dans leur milieu : M. proscarabœus Linné (tectus Leach, atratus Meyer) ; Europe entière et Sibérie.—violaceus Marsh. (proscarabœus Panz., Payk., Meyer; aprilina? Meyer) ; mêmes pays. — americanus Bet E. (nec Leacb) ; c’est l'impressa de Kirby, Fauv, Bor.-Amer. p. 241 (Var, ? nigra Kirby, ibid.); l'americanus de Leach est upe espèce douteuse ; Amér. bor.— œgyptius B. etE.; Egypte.— autumnalis Oliv. (cyanen Fab., glabratus Leach); Esirope.
B. Antennes non épaissies dans leur milieu : M. fuccius Rossi (punctata Fab., Leah); Europe mér.— luctuosus B etE. ; Sicile. — brevicollis Panz. ; Europe. —Scabriusculus B. et E. (brevicollis ? Fab.) ; Europe moyenne et or.—#ugosus Marsh. (autumnalis Leach) ; Europe. —murinus B. et E ; Sieile, — variegatus Donov. {majalis Fab , Oliv ) ; Europe et Sibérie. — cicatricosus Leach ; Europe. — coriarius B. ct E. (reticulatus By. et Ratzeb., rufiventris Geren.) ; Europe moyenne et or.— erylhrocnemus Pallas; Sibérie et Europe or. —angulatus Leach; Cap. — Ktugri B. et E.; Montevideo, — himbatus Fab.; Hongrie, Russie mér, — [œvis Leach; Haïty, Mexique. — uralensis Pallas (punelatus Meyer); Sibérie, Europe. — decorus B. et E.;, Hongrie, — coralifer
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l’ancien continent; l'Asie méridionale, l'Australie et la Polynésie sont les seuls points où l’on n’en ait pas entore rencontré. Il y en a peu en Amérique; mais ce continent possède dans ses parties occidentales, depuis lé Nouveau-Mexique jusqu’au Chili inclusivement, une suite d'espèces qui diffèrent des espèces typiques par leurs élytres plus courtes, divergentes dès leur base, et, par suite, nullement imbri. quées ; les éperons de leurs jambes postérieures simples, enfin leurs crochets des tarses non fendus et munis d’une dent parfoïs obsolète, L’abdomen est remarquable par son volume, et les antennes sons toujours cylindracées. Presque toutes les espèces ont les élytres rouges, avec des fossettes noires, ou de cette dernière couleur avec des taches rouges ; l’abdomen est lui-même souvent en parlie de cette dernière nuance.
MM. Brandt et Erichson, qui ont connu une de ces espèces, se sont contentés d’ex faire une section à part dans le genre Mecoe (1), et M. J. L, Le Conte, qui en a décrit une nouvelle, l’a comprise, ainsi que la précédente, dans son genre CYSTEODEMUS qui suit (2). Maisni
Germar ; Portugal. — majalis Linné (lœvigata Oliv.); Europe mér., Algérie, — insignis Touss.-Charp. ; Espagne. — excavatus Leach; patrie inconnue. Aj. : Esp. européennes : M, purpurascens, Germar, Faun. Ins. Europ. XV, 12 (sardous Gené; œnea Casteln.) ; Europe mér.—cyanellus, rugulosus, Brullé, Expéd. d. Morée; Entom. p. 229; Grèce. — rufipes, Bremi, Stettin. entom. Zeit. 1855, p. 199 (violaceus immaturus) ; Suisse.— pygmœus, L. Redtenb.Faun. * Austr, éd. 1, p.619.— Esp. asiatiques : A. Olivieri, Chevrol. in Guérin-Méney, Mag. d. Zool.; Ins. 1833, pl. 57; Mésopotamie? — exaratus, Falderm. Faun. entom. Trarsc. IL, p. 116; Russie mér. — cœlalus, sericellus, Reïche et De Saulcy, Ann. d, 1. Soc. entom. 1857, p. 271; Palestine. — Esp. du Japon: M. coarctata, Motsch. Etud. entom. Ann. VI, p. 35.— Esp, africaines : M. foveolatus, Guérin-Ménev. Rev. Zool. 1842, p. 338; Tripoli. — affinis, maculifrons, plicatipennis, nanus, Lucas, Explor, d. l'Algér.; Entom. p. 308; Algérie, — austrinus, flavicornis, Wollast. Ins. Maderens. p. 527; Madère. — Chevrolatii, Coquer. Rev. et Mag. d. Zool. 1851, p. 86; et Ann. d. 1.Soc.entom. 1852, p. 395, pl. 9, £.3; Madagascar.— Esp. de l’Amér. du nord: M. angusticollis, Say, Journ. of the Acad, of Philad. IL, p. 280. — cordilleræ, Chevrol. in Guérin-Ménev. Icon. ; Ins. p.133, pl. 35, £. 6; Mexique. — sérigulosus, Mannerh. Bull, Mosc. 1852, n° 2, p. 349; île Kodiak, Californie bor.— partus, Haldem. in Stansbury’s Exped. to Utah; Append. C, p. 377; Utah, —rugipennis, mœrens, perplezus, 3. L. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad. VL p.328; Etats-Unis atlantiques. — sublævis, J. L. Le Conte, ibid. VII, p. 84, Nouveau-Mexique. — Esp. de l’Amér. du Sud : M. Saulcyi, Guérin-Ménev. Mag. d, Zool.; Ins. 1833, pl. 100; Pérou (ile San-Lorenzo). (1) M. cancellatus, Brandt et Erichs. loc, cit. p. 141, pl. 8, f. 9; Mexique. (2) C. vittatus, 3.L. Le Conte, Proceed. of the Acad, of Philad, VI, p. 330; Nouveau-Mexique.
Je pense qu’il faut rapporter ici tous les Mecoe américains qui suivent, bien que les auteurs qui les ont décrits se soient presque constamment abstenus de mentionner l'absence d’imbrication des élytres, la simplicité de l’éperon externe
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