‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 109 sur 123 · MÉLOÏDES VRAIS · texte numérisé non relu

MÉLOÏDES VRAIS

lune ni l'autre de ces deux opinions ne me parait acceptable, et je crois que ces insectes doivent former un genre à part.

CYSTEODEMUS.

J. L. Le CoNxe, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p.158.

Front plat. — Antennes cylindracées, à articles 2 très-court, 3 un peu plus long que les suivants, 11 notablement plus grand que 10, atténué au bout. — Prothorax transversal, tantôt pentagonal, avec ses angles latéraux aigus (Wäslizeni), tantôt arrondi sur les côtés et armé en dessus de deux robustes épines redressées et divergentes (armatus). — Ecusson petit, triangulaire. — Elytres connées, de consistance normale, très-amples, ventrues, recouvrant en entier l'abdomen, réunies par une suture droite, conjointement échancrées et divergentes à leur extrémité. — Pattes filiformes; éperon externe des jambes postérieures simple ; tarses non fendus, munis d’une dent à leur base. — Le surplus comme chez les MELoe.

Ces insectes ont, comme on le voit, plusieurs points importants en commun avec les MeLoE américains dont il vient d’être question; mais la forme de leurs élytres est trop différente pour qu’on puisse leur associer ceux-ci. M. J. L. Conte en décrit deux assez grandes et belles espèces : l’une (armatus) découverte par lui sur les bords du Rio- Colorado, l’autre (Wäslizeni) originaire du Nouveau-Mexique. Toutes deux sont d’un beau bleu, très-foncé et mat chez la première, {rèsbrillant chez la seconde, et ont leurs élytres couvertes de fossettes qui les font paraitre gaufrées ; mais ces organes diffèrent sous le rapport de la forme : chez l’armatus, ils sont déprimés sur le disque, avec les côtés postérieurs largement verticaux, tandis qu'ils sont sphériques chez le Wislizeni. Celui-ci m'est inconnu en nature; je dois un exemplaire de celui-là à l'amitié de M. J. L. Le Conte. Ces insectes figurent parmi les plus remarquables de la famille.

HENOUS.

Hazpem. in Sranspur. Exped, to Utah; Append, C, p. 377.

Organes buccaux et tête des MELOE. — Antennes assez longues, médiocrement robustes, subsétacées, à articles obconiques : 4 allongé et

des jambes postérieures et la dent des crochets des tarses : M. chiliensis, Guérin-Ménev. Voy. d. 1. Coq.; Entom. p. 108, Ins. pl. 5, £.12; Chili.—collegialis, Guérin-Ménev. Mag. d. Zool.;Ins. 1836, pl. 169; Andes du Pérou (Chimborazo). —humeralis, andensis, Guérin-Ménev. Revue z0ol. 1842, p. 338; même pays?; le second a les crochets des tarses inermes. —- miniaccomaculatus, Blanch. in d'Orb. Voy.; Entom. p. 200, pl. 15, f. 6; Bolivia. — pustulatus, stenopterus, Evichs. Archiv, 1847, [, p. 1233 Pérou. — sanguinolentus, costipennis, parvus, cancellatus, Solier in Gay, Hist. d. Chile; Zool. V, p.283; Chili.

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robuste, 2 très-court, 3 deux fois plus long qué lé suivant, 4-11 décrois. sant graduellement. — Yeux des Meros. — Prothorax un peu plis long que large, atténué en avant, légèrement échancré à sa base, — Ecusson petit, en triangle rectiligne. — Elytres un peu plus courtes que l’abdomen, convexes, graduellement élargies en arrière, non imbriquées, obliquement tronquées à leur extrémité. — Pattes des MeLor; éperon externe des jambes postérieures élargi, concave et obtus au bout; crochets fendus; leurs divisions d’égale longueur.

Le genre ne comprend que le Meloe conferta de Say (1), insecte de l’Amérique du Nord, répardu depuis le territoire du Missouri jusqu'au

Mexique, et qui paraît assez commun dans cette vaste étendue de pays,

Il est de la taille des MeLor de troisième grandeur, d’un noir opaque et revêtu d’une fine pubescence couchée, peu abondante et grisâtre, M. J, L. Le Conte (2) dit que l'abdomen de la femelle, quand il est disteadu par les œufs, présente de chaque côté un large espace membraneux qui sépare ses arceaux inférieurs des supérieurs (4).

TRIBU II

Méiasternum allongé. — Hanches intermédiaires distantes des postérie ares. — Ecusson au moins médiocre. — Epipleures des élytres laissant à découvert les parapleures méso- et métathoraciques. —Corps presque toujours ailé. :

Quoique cette tribu, très-riche en espèces, soit en même temps fort homogène, il y a des caractères suffisants pour la diviser en cinq groupes secondaires propres à faciliter son étude. *

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