F— = ; LL
aa Epistome dépassant l’insertion des antennes, b Elytres recouvrant en entier l’abdomen, non déhiscentes, Antennes arquées, en massue, parfois difformes chez les D: MYLABRIDES, Antennes droites, de forme variable, jamais en massue. CANTHARIDES VRAIES,
bb Elytres abrégées, rétrécies en arrière, déhiscentes. SITARIDES,
IL Lobe externe des mâchoires allongé en forme de filet. NÉMOGNATHIDES.
Groupe 1. Horiides.
Lobes des mâchorres de forme normale. — Epistome tronqué presque au niveau de l'insertion des antennes. — Celles-ci de onze äfticles, droites et filiformes. — Elytres recouvrant en entier l'abdomen, non déhiscentes.
Latreille, ainsi que je l'ai dit plus haut (p. 657), a fait de de sectes une tribu à part. Mais de tous les caractères qu’il assigne à € dernière, il n'en est qu’un seul, la petitesse du labre, qui soit étrangère aux Méloïdes, lesquels opt toujours cet organe fort apparent. Il en à omis un autre plus essentiel, le mode d'insertion des aritennes qui s’articulent presque avec les angles antérieurs de l’épistome. Ce dernier est en outre séparé du front par une suture plus fine que de coùtume et même sujette à s’oblitérer. Toutes ces particularités, non plus que le grand développement qu’acquièrent parfois la tête et les cuisses postérieures chez les mâles, ne me paraissent avoir une valeur Sufisante pour qu’on puisse faire de ces insectes une famille distincte.
Ils sont peu nombreux et ne constituent que les deux genres suivants : .
IL Tête grande, aussi large au moins que le prothorax : Horia.
II, — médiocre, plus étroite — Cissites.
HORIA.
Fas. Mant. Ins. 1, p. 164 (1).
Menton et languette petits; le premier ogival ou arrondi en avant, la seconde sinuée ou bifide avec ses lobes divergents. — Dernier article des palpes ovalaire, beaucoup plus court que le précédent. — Lobes des mâchoires cornés; linterne très-petit, l’externe épais, grand et
(1) Syn. LywexyLon Fab., olim, — Cucusus Fab., Sweder.
is
ovalaire. — Mandibules de grandeur variable, robustes, unidentées avant leur extrémité. — Labre petit, arrondi en avant, parfois (cephalotes) presque nul. — Tête au moins aussi large que le prothorax, transyersalement trapéziforme, plane en dessus. — Yeux médiocres, transversaux, lunulés, subdéprimés. — Antennes robustes, comprimées, au plus atteignant la base du prothorax, à articles 4 médiocre, 2 court, 3 de longueur variable, 4-10 subégaux, 11 un peu plus grand que 10, oblongo-ovale. — Prothorax peu convexe, en carré transversal régulier, ou un peu rétréci à sa base (maculata), arrondi aux angles, échancré en are au milieu de son bord antérieur. — Evcusson très-grand, en triangle curvNigne allongé. — Elytres allongées, parallèles, isolément arrondies à leur extrémité. — Pattes comprimées; cuisses médiocrement robustes ; jambes munies de courts éperons ; tarses longs, finement hispides en dessous; le 1 et le dernier de leurs articles allongés; crochets robustes, fendus; leur division supérieure crochue, pectinée, l’inférieure grêle, plus courte et soudée à sa base avec la précédente, — Corps glabre.
Les mâles diffèrent des femelles par leur tête un peu plus forte, FA cuisses postérieures légèrement renflées et leur dernier segment .
ominal fendu ou échancré.
Le genre comprend en ce moment trois espèces qui peuvent être réparties dans deux sections qui sont en rapport avec leur distribution géographique. Chez deux, propres à l’Amérique du Sud (1), la tête est relativement médiocre dans les deux sexes, avec les mandibules courtes ; les articles 2-3 des antennes sont égaux et plus courts que les suivants; les élytres tachetées de noir.
Dans la troisième (2), qui habite les Indes orientales, la tête est plus forte, surtout chez le mâle, avec les mandibules plus longues qu’elle dans le même sexe, et le 3° article des antennes pas plus court que le 4°; les élytres sont unicolores.
Ces insectes sont tous fort grands ot ont une livrée analogue; les espèces américaines sont d’un fauve testacé, celle des Indes orientales d’un rouge de cinabre brillant; toutes ont les parties de la bouche, les antennes et les pattes (ces dernières au moins en partie), noires.
Il existe en outre dans l'Amérique du Nord, deux espèces (3) beau-
(1) Cucuj. maculatus, Sweder. Act, Holmiens. 1787, p. 199, pl. 8, f. 8; Oliv., Fab. ; Cayenne, Colombie, Antilles.— }. apicalis, Perty, Del. anim, art. Brasil. p 66, pl. 13, f.14; Brésil.
(2) H. cephalotes, Oliv. {ns. NE, 53, p. 5, pl. 1, f.3 (H. maæillosa Fab.); Java, Sumatra; Olivier l’iudique à tort comme de l'Amérique méridionale.
(3) H. sanguinipennis, Say, Journ. of the Acad. of Philad, If, p.279; Mas- : sachusets. — Stansburii, Häldem. in Stansbury’s Exped. to Utah; Apperd. C, p-377; grand lac Salé. — Je ne connais que la première de ces espèces ; elle est aptère, tandis que la seconde est ailée. Elle diffère des espèces typiques par
coup plus petites que les précédentes, et qui m'en paraissent génériquement distinctes.
CISSITES.
Larr. Nouv, Dict. d'Hist. nat. XXIV, p. 154.
Tôte relativement petite, plus étroite que le prothorax, transversajement rhomboïdale., — Yeux grands, assez saillants, transversaux, lunulés. — Tarses très-robustes et très-comprimés, beaucoup plus hauts que larges. — Le reste comme chez les Honia.
Latreille, après avoir fondé ce genre, l’a réuni aux Horta dans ses ouvrages subséquents, et les auteurs qui en ont parlé après lui, ont suivi son opinion. On en adopte, ce me semble, qui sont moins distincts.
Il a pour type l’Horia testacea de Fabricius (1), grand insecte des Judes orientales, d’un fauve testacé, avec les mêmes parties noires que chez les espèces du genre précédent. Le mâle se distingue de la femelle par ses pattes plus robustes dans toutes leurs parties, et ses cuisses postérieures très-grosses, armées près de leur extrémité en dessous, de cinq dents aiguës, dont deux internes et trois externes; l'antérieure de celles-ci est très-longue. M. De Castelnau en a décrit une seconde espèce (2) du Sénégal que je ne connais pas.
GRouPE II. Mylabrides.
Lobes des mâchoires de forme normale. — Episiome dépassant notablement le niveau de l'insertion des antennes. — Celles-ci de huit à anze arlicles, arquées, toujours en massue chez les femelles, parfois difformes chez les mâles. — Elytres recouvrant en entier l’abdomen, non déhiscentes. — Crochets des tarses fendus, à divisions égales, la supérieure non pectinée.
La forme particulière des antennes constitue le caractère essentiel de ce groupe. Il est, en même temps, le seul de la famille dans lequel le nombre des articles de ces organes tombe souvent au-dessous de
le dernier article de ses palpes maxillaires plus long que le pénultième; ses mandibules inermes en dedans et très-aiguës au hout; sa tête plutôt en triangle curviligne que trapéziforme; ses antennes non comprimées et formées d'articles obconiques ; enfin ses tarses plus courts, surtout les postérieurs.
(1) Mant, Ins. p. 1, p.164; Syst. EL. IL, p.86 (o Cucuj. clavipes Fab. olim.) ; Oliv. etc.
(2) Hor. senegalensis, De Casteln. Hist. nat, d. Col. II, p.280; M. De Castelnau à placé cet insecte parmi les Hona ; mais il résulte de sa description elle-même qu’il appartient au genre actuel. :
“dt
one. Ses espèces sont nombreuses, mais rentrent toutes dans. les deux genres suivants, qui sont exclusivement propres à l’ancien continent,
1, Antennes insérées au-dessous dé la suture de l’épistome : Cerocoma. Il. au-dessus — — Mylabris.
GEROGOMA.
Georr. Hist. à. Ins. d. env. d. Paris. 1, p. 357 (1).
Mes : Menton variable, transversal ou non, quadrangulaire où ré tréei en avant, plus ou moins concave, — Languette coriace, saillante, bilobée, — Lobes des mâchoires grèles; l’interne petit, accolé à l’externe, celui-ci allongé. — Palpes labiaux grèles; les maxillaires trèsrobustes, leurs deux ou trois derniers articles subvésiculeux, le dernier obtus où tronqué au bout. — Mandibules minces, allongées, droites, puis arquées et assez aiguës au bout, munies, au oôlé interne, d’une lamelle membranense. — Labre aussi long que les mandibules, lanciforme, canaliculé dans sa moitié terminale. — Téte courte; épistome séparé du front par un sillon transversal. — Yeux grands, un peu saillants, allongés, transversaux, entiers. — Antennes de neuf articles, insérées immédiatement au-dessous de la suture de l’épistome, robustes, courtes, pendantes; monstrueuses; leur dernier artcle plus grand que les autres. — Prothorax au moins aussi long que large, peu convexe, un peu rétréci en avant, tronqué ou légèroment arrondi à sa base, tous ses angles largement nent médiocre. — Elytres flexibles, un peu plus larges que le prothorar y allongées, parallèles, presque planes en dessus, plus ou moins échan- « crées à leur base. — Fattes longues; cuisses comprimées ; jambes an: térieures difformes, les éperons de toutes courts; tarses longs, les quatre 4° articles des antérieurs plus ou moins dilatés, en général oblongo-ovales. — Dernier segment abdominal diversement excavé ou échancré. — Corps villeux, les élytres moins que le reste.
Femelles : Organes buccaux plus solides et moins allongés. — Palpes grèles, le dernier article des labiaux subcylindrique, celui des maxil: laires en triangle très-allongé. — Antermes très-robustes, grossissant graduellement et fortement, à articles 4 grand, obconique, 2 plus court que 3, 4-8 graduellement transversaux, 41 beaucoup plus grand queles précédents, plus où moins subréniforme. — Jambes et tarses antérieurs simples. — Dernier segment abdominal entier.
Un des genres les plus tranchés de la famille. Ses espèces sont de taille moyenne et ornées de couleurs métalliques qui varient du bronzé au vert doré et au bleu brillant; les antennes des mâles, une
(1) Syn. Mecowes, Piller u. Mitterb. Itér in Posegan. — Mecos Linné. :
partie des paltes, et parfois l’abdomen, sont seuls sujets à devenir d’un jeune légèrement orangé. Les premiers de ces organes, dans le sexe en question, sônt les plus bizarres qui existent parmi les Coléoptères, et défient toute description.
Les CEROCOMA sont presque essentiellement asiatiques et méditerranéennes; la plus répandue de leurs espèces (Schwfferi) dans l'Europe occidentale, ne parait pas dépasser, au nord, la Belgique; en Asie, ily en a jusque dans la Sibérie méridionale. Elles se trouvent sur les fleurs pendant la belle saison, et déploient beaucoup d’agilité dans leurs mouvements quand le temps est chaud. On n’en connaît qu'une démi-douzaine d’espècés (1).
MYLABRIS.
Fas. Sysf. Entom. p. 261 (2).
Meuton grand, plus ou moins rétréci, et arrondi en avant. — Lan- . guette subcordiforme, sinuée antérieurement. — Palpes filiformes, leur dernier article légèrément sécuriforme. — Lobes des mâchoires cornés, arqués et ciliés, l’externe plus grand que l’interne. — Mandibules entières au bout, munies en dedans d’une lamelle coriace, et en général d’une dent. — Labre saillant, rétréci à sa base, sinué en avant, avec ses angles arrondis. — Tête courte, son épistome séparé du front par un sillon très-marqué et placé sur un plan inférieur à ce dernier, arrondi ou tronqué en avant. — Yeux grands, faiblement ou à peine échancrés, — Antennes insérées immédiatement en arrière de la suture de l’épistome, au plus médiocres, robustes, arquées, de onze, dix, neuf ou huit articles : { assez long, subeylindrique, 2 court, obconique, 3 plus long que les suivants ; ceux-ci formant peu à peu une massue ovale ou en forme de bouton; le dernier toujours plus grand que les autres.—Prothorax plus étroit que la tête et les élytres, transversal où non, souvent rétréci en avant, un peu arrondi à sa base, — Ecusson médiocre. — Elytres allongées, convexes, peu à peu élargies en arrière, ou cylindriques, largement et isolément arrondies à leur
(1) C. Schæfferi, Schreberi (Schæfferi Rossi) Europe, Asie; Wahlii (Schreberi ® Schænb., Ilig; Wagneri, Küster, Die Kæf. Europ. Il, 32), Algérie ; Fab. Syst. EL I, p. 74. — Muhlfeldii, Schænh. Syn. Ins. IN, Append. p. 13; Europe or, — Stevenii, Fischer d, Waldh. Entom, d. 1. Russ. IL, p.227; Russie mér.— Kunsei, Walt, Isis, 1838, p- 465; Turquie. — Scovitzii (Olivieri Dej.), festiva (Schreberi) Falderm, Fauu. entom. Transe. Il, p. 117; Russie mér. — micans, Ménétr. Cat. rais. p. 206 (Faldermanni Casteln,); même pays.
(2) Sy. Convna, Billberg, Monogr. Mylabr. p. 73.— Hycroeus (Gorvwa) Latr. Règo. anim. éd.1, HE, p. 317; nom postérieur de quatre ans à celui de Billberg. — Dices (Convna) Dej. Cat. 64. 2, p. 221. — Decaroma, Dej. ibid. p. 221.—Ac- TENQDIA, Casteln. Hist. nat. d. Col. IE, p. 268.— Anirumema (AcTENODIA) Chevrol. in Guérin-Ménev. Iconogr.; Ins. texte p.131.—Meroe Linné, Thunb., etc.
extrémité. — Pattes longues; cuisses et jambes linéaires, les éperons de celles-ci grands, simples ; tarses longs, un peu comprimés. —Corps hérissé de poils redressés, en général peu abondants, et parfois nuls sur les élytres.
Genre le plus nombreux de la famille, avec les Canrmanis, et exelusivement propre à l’ancien continent (1), mais d’une étude excessiment difficile, par suite de l’homogénéité de ses espèces, sous le rapport de la forme générale, tandis que le dessin que présentent leurs élytres varie à l'infini, et peut disparaitre complètement. Il consiste le plus souvent en bandes ou taches jaunes sur un fond noir, ou vice versà; le reste du corps est noir ou, rarement, d’un bleu assez brillant. Quelques-uns de ces insectes sont très-grands, et les plus petits sont au moins de taille moyenne. : ;
Leurs caractères génériques sont d’une fixité rare parmi les Coléoptères, à l'exception de celui tiré des antennes, et c’est uniquement sur les variations qu'éprouve le nombre des articles de ces organos, qu'ont été établis les genres mentionnés dans la synonymie,
Il y en a onze très-distincts chez les MyLagmis proprement dits (2),
(1) 3. B. Fischer (Tentam. consp. Canthar. p. 8 et 12) en a décrit deux espèces (dimidiala, chrysuros) du Brésil; mais il est plus que probable qu'il y a là uue erreur d'habitat, ou que ces insectes n’appartiennent pas au genre.
(2) Environ 200 espèces sont mentionnées dans les auteurs, donit la moitié sont probablement des variétés ou des doubles emplois. La synouymie de la plupart d’entre elles est dans la plus inextricable confusion, et je doute que jamais on parvienne à la débrouiller. D’après cela il m’a paru inutile de remonter au-delà des vingt-cinq ou trente dernières années dans le relevé qui suit. Parmi les auteurs qui n’y figurent pas, les plus essentiels à consulter, non compris Linné, Fabricius, Herbst et Olivier, sont les suivants : Pallas, Icon. Is. p.77. — Thunberg, Nov. Ins. Spec. pars VI; ou éd. Persoon IL, p. 226.— Tauscher, Mém. d. 1, Soc. d. nat. d. Moscou, HI, p. 129. — Gebler, ibid. VI, p. 147, et in Ledeb. Rcise; Ins, p. 137. — Billberg, Monographia Mylabridum, in-80,Holmiæ, 1813, — Schœnherr, Syn. ns, LL; Append, p. 33. — Fischer de Waldheim, Entomogr. d. 1. Russie, II, p. 224. — Guérin-Méneville, Diction. pittor. d’Hist. nat. V, p.550.
Esp. européennes : M. caspia, aulica, alpina, Ménétr. Cat. rais. p. 206; Russie mér. — Matthesii, cirgulata, superba, Gebleri, armeniaca, unicolor, eælernepunctata, Falderm. Faun. entom. Transc. IL, p, 120; même pays. — lacera, Küster Die Kæfer Europ. VIL, 49, Dalmatie ; decora, XXIV, 85; Turquie. — elegantissima, Zoubkoff, Bull. Mosc. 1837, ne 5, p. 70, pl. 4, f. 4; Russie mér. — Dufour, hieracii, sobrina, Graells, Ann. d. l. Soc. entom. 1851, p. 16; et Mém. d, I. Acad. d. Madrid; Cienc. I, p. 139; Espagne. — maculosopunctata, Amorii, Graells, Mem. d. 1, Commis. d, 1. Mapa Geol. d. Espan. 1855, Zool. p. 175, pl. 4, f. 3,6; même pays.— suspiciosa, scutellata, Rosenh. D. Thiere Andalus. p.229; Andalousie. — Forti, Muls. Col. d. France; Vésic. p.133; France mér. -
Esp. africaines : M. capitulata, 12-guttata, Germar, Ins. Spec. nov. p. 171; Cap.—tricincta, rubripennis, litigiosa, Guerini, gilvipes, maura, circumflea,
ait = ST re nd. d'OS ER. sp De: 2 -
"669 et la massue que forment les derniers est allongée, avec le dernier d’entre eux plus ou moins atténué, et souvent un peu oblique à son extrémité.
Chez les Decaroma de Dejean (1), cette massue affecte la même forme, mais il n’y a plus que dix articles, sans que rien indique une fusion de celui qui manque avec un autre.
Les Conyna de Billberg (2) ont les antennes plus courtes que dans
Wagneri, impressa, lerminata, Silbermanni, curéa, apicalis, contexta, scapularis, Ghevrol. in Silberm. Revue entom. V, p. 270; Algérie. — Thunbergi, Cap; oleæ, Algérie; alterna, Cap; Dumolini, Bertrandi, Sénégal; Goudotii, tenebrosa, Algérie; Casteln. Hist. nat, à. Col. I, p.269. — Aæmorrhoa, holosericea, maculosa, pubescens, Klug in Ermann, Naturhist. Atlas, p. M ; Guinée.— menthæ, sysimbrii, incerta, anguluta, Hemprichii, Klug, Symbol. phys. fase. IV, pl. 31, 32; Egypte.—affinis, Lucas, Explor. d. l’Algér.; Entom. p. 389, pl. 34, f. 2; Algérie. — liquida, tincla, phalerata, tortuosa, 12-guttata, Erichs. | Arehiv, 1843, I, p. 255; Angola. — designata, tristis, flavoguttata, vestila, Reiche in Galin. Voy. en Abyssin. ; Zool. p. 377, pl. 23; Abyssinie.— Dillonit, Guérin-Ménev. in Lefebvr. Voy. en Abyssin.; Zool. p. 323, pl. 5, f. 5; même pays. — dicincta, Bertoloni, Ilustr. rer. Mozamb. Diss. IL, p. 41; Mozambique. — tricolor, Tettensis, bisonata, tripartila, tristigma, pruinosa, serricornis, trifurca, ruficrus, Gerstæck. Monatsber. d. Berlin. Acad. 1854, p.694; Mozambique.
Esp. asiatiques : M. smaragdina, Gebler, Bull. Mosc, 1841, p. 598; Sibérie. — Tauscheri, Turcoménie ; 11-punctata, octonotata, intermedia, marginata, k 4-signata, Songarie; Fischer d. Waldh. ibid. 1844, I, p. 130.— Mannerheimii, Gebler, Bull. d. l'Acad. d. St-Pétersb. IL, p. 103; Sibérie. — ainænula, Ménétr. {ns. rec. par Lehm, part. 2, p. 31, pl. 4, f. 14; Turcoménie.— famelica, Ménétr. in Motsch. Etud.entom. Ann. ll, p.36; Chine bor.— cruentata, maculiventris, æstuans, duplicata, zonata, scapularis, femorata, nigriplantis, Arabie ; 20-punctata, syriaca, bimaculata, Syrie ; brunnipes, Arabie ; sinuata, Syrie; Klug, Symbol. phys. fase. IV, pl. 31, 32. — pallidomaculata, eæcellens, Klugii, tricingulata, colligata, Husseinii, L. Redterb. Denschrift d. Wien. Acad. I; Perse mér. — cæruleomaculata, 6-notata, L. Redtenb, in Russeg: Reise ; p. 987; Syrie. — infersecta, Reiche et de Saulcy, Ann. d, 1. Soc, entom. 1857, p. 274; Syrie.
Esp. du Cachemire : M. Jaquemontii, Blanch. in Jaquem. Voy. dans l'Inde; Ins.
(1) Mel. lunata, Pallas, Icon. Ins. p. 79, Tab. E, f. 5 a-b; Thu»nb., Oliv., Fab., ete; Cap. — Myl. africana, Oliv. Entom. IL, 47, p. 12, pl. 2, f. 21 (Mel. 10-punctata Thunb.); Cap. — Myl. scabrata, Arabie; 18-punctata, Egypte; Klug, Symb. phys. fase. LV, pl. 32. — Dec. minula, Cap; Rouœii, Indes or.; Casteln. Hist. nat. d, Col. IL, p. 268.— Myl. decorala, Erichs. Archi, 1843, I, p. 257 ; Angola. — Dec. Burmeisteri, Bertoloni, Il. rer. nat, Mozamb. Diss. IL, p. 42; Mozambique.— Myl. catenata, Gerstæck. Monatsber. d. Berlin. Acad, 1854, p.695; mème pays.
(2) Myl. Hermanniæ, argentata (Cerocoma ocellaris Oliv.), Fab. Syst. EI. I, p. 83; Sénégal. — M. Billbergii, Schœnh. Syn. HU; Append. p. 33; Europe
les deux groupes précédents, et elles ne présentent plus que neuf arteles, dont le dernier, très-gros, affecte des formes variables. Un Vestige d’un dixième article se voit quelquefois chez leurs femelles.
Les Acrenonia Castelnau (1) n’en diffèrent qu’en ce que, chez elles, le nombre des articles est réduit à huit. La remarque concernant les femelles du groupe précédent s'applique également aux leurs. e
La régularité avec laquelle décroît le nombre de ces articles, et l'absence complète d’autres caractères distinctifs, montrent que ces genres, quoique assez généralement adoptés, n’ont qu’une valeur de sections,
Les Myragris sont essentiellement méditerranéens, africains et asiatiques. Ils fréquentent de préférence les pays de plaines et ne montrant quelque vivacité dans leurs mouvements que sous L'action des rayons du soleil. Les auteurs s'accordent à les dépoindre comme des insectes plus lourds que les Canrmanis, dont ils-ont les habitudes grégaires.
GROUPE III. Cantharides vraies.
Lobes des mâchoires de forme normale, — Epistome dépassant notablement le niveau de l'insertion des antennes. — Celles-ci de. one articles, droites, de forme variable, mais jamais en massue aubout. — Elytres recouvrant en entier l'abdomen, faiblement ou non déhiscentes à leur extrémité. >
La classification de ces insectes présente des difficultés sérieuses, par suite des modifications que subissent leur forme générale et la plupart de leurs organes. Les antennes et le prothorax, sont surtout remarquables sous ce rapport. Les premières, auxquelles la plupart des auteurs attribuent un rôle important, ne donnent que des caractères vagues et le plus souvent sans limites appréciables. A l'exemple de M. J. L. Le Conte, dans son travail sur les espèces de l'Amérique du Nord (2), j'ai pris pour point de départ, dans l’arrangement des genres assez.n9m-
mér. — Hycl. ocellatus, Egypte; mylabroides, Angola; Casteln. Hist. nat. d. Col. IL, p.267. M. De Castelnau attribue à Olivier la description de la première de ces espèces, mais cet auteur n’en fait mention nulle part. — M. ligrina, Klug, Symbol. phys. faso, IV, pl. 32; Arabie, — H, 12-punctalus, Ghevrol: in Guérin-Ménev: {con.; Ans. p.132 (H.10-guttatus, Casteln, loc. cit.) ; Sénégal. — H. distinctus, Ghevrol. in Silbeem. Revue entom. V, p. 269; AIgérie. — Dic. apicicornis, Guérin-Ménev. in Lefebvr. Voy. en Abyssin.; Entom. p.324, pl. 4, £ 6; Abyssinie, — Myl. lanuginosa, Gerstæck. Monatsber. d,
“Berlin. Acad. 1854, p. 695 ; Mozambique.
(1)°Myl. 10-guttata, Billb. Mon. Mylabr. p. 45, pl. 5, f. 5 (Acten. guttala, Gasteln. loc. cit.); Cup. — M. jucunda, chrysomelina, Erichs.-Archiv, 1843, 1, p.257 ; Angola. :
(2) Proceed. of:the:Acad: of Philad: VI, p. 328.
CANTHANIDES. ‘674
breux qui suivent, la structure des crochets des tarses. Le groupe, du reste, est à peine séparé du suivant, les Apazus qui le terminent étant très-voisins de certaines SITARIS.
11 y à de ces insectes dans la plupart dés régions du globe, et c’est
parmi eux que se trouvent les seules espèces de la famille qui existent en Australie. L'Europe a des représentants de la moitié des quinze genres qui suivent.
Division supérieure des crochets dès tarses non pectinée; l’inférieure rarement remplacée par une dent.
a Pénuiltième art. des tarses bilobé ou échancré. Antennes dentées en scie : Eletica.
— filiformes : Tetraonyæ.
aa Pénultième art. des tarses entier.
ù Yeux longitudinaux ; antennés inséréés sur le front : Phodaga.
bb — transversaux; on avant des yeux.
e Crochets des tarses non fendus, unidentés : Tefrodera. ec — fendus.
d Antènnes longues, jamais très-robustes ni fusiformes. Pénultième art: des tarses poslér. allongé, cylindrique : Cantharis. — — court, triangulaire : Spastica.
dd Antennes très-courtes, robustes, subfusiformes : OEnas.
Division supérieure des crochets des tarses pectinée. e Elytres non rétrécies ni déhiscentes à leur extrémité. f Dernier art. des palpes max. déprimé et triangulaire. g Proiliorax carré ou atténué en avant, non fovéolé niinégal en dessus.
Anteñnes grossissant un peu à leur extrémité : Lydus. — filiformes : Alosimus.
gg Prothorax allongé, conique.
Division infér. des crochets des tarses grêle, filiforme : Sybaris. — — lagge, ovale : Cephaloon.
ggg Prothorax carré ou anguleux sur les n À tubuleux en avant, trèsinégal en dessus.
Antennes comprimées; leurs articles intermédiaires dilatés : Palœstra. :
Antennes filiformes; leurs articles intermédiaires obconiques : Tmnesidera.
ff Dernier art. des palpes max. ovalaire : Zonitis. ee Elytres isolément rétrécies el déhiscentes à leur extrémité : Apalus.
Genre incerlæ sedis : Palæstrida.
TR
ELETICA.
Des. Cat. 6d, 3, p.245.
Menton fortement transversal, arrondi en avant. — Languette évasée et sinuée antérieurement. — Palpes labiaux courts et grêles, leur dernier article cylindrique ; les maxillaires assez robustes, à article 4 déprimé et faiblement triangulaire. — Mandibales robustes, obtuses au bout. — Labre transversal, échancré ; ses lobes arrondis, — Tite assez longue, à vertex saillant ; épistome déclive, tronqué en avant, — Yeux transversaux entiers. — Antennes un peu plus longues que le prothorax, déprimées, à articles 4 allongé et arqué, 2 très-court, 3 beaucoup plus long que les suivants, denté en scie, ainsi que 4-10, ceux-ci décroissant peu à peu, 11 terminé par un faux article. — Prothorax aussi long que large, convexe en arrière, coupé carrément à sa base, arrondi sur les côtés, fortement rétréci et brièvement tubuleux en avant. — Ecusson grand. — Elytres allongées, parallèles, médiocrement convexes, conjointement arrondies au bout, — Pattes longues, comprimées; cuisses assez robustes; les quatre jambes antérieures un peu arquées, planes et granuleuses sur leur tranche externe; éperon externe des postérieures élargi, concave et dilaté au bout; tarses allongés, leurs articles, sauf le dernier, échancrés au bout; crochets inermes, fendus; la division infémeure très-grèle, partant d’une forte dent basilaire de la supérieure. — Corps allongé, glabre en dessus, à téguments solides.
Genre très-distinct (1) établi sur une espèce de la Guinée, que Fabricius seul a décrite (:), et qui est l’une des plus remarquables de la famille. Elle est de grande taille, et ses téguments sont aussi solides que dans le commun des Coléoptères, rugueux sur les élytres et le front, lisses sur le prothorax et le vertex de la tête. Le mâle diffère de la femelle par sa taille beaucoup plus petite, la présence d'un sixième segment abdominal, quelques rides très-saillantes à la base de ses élytres, ses quatre tarses antérieurs assez fortement élargis, enfin par ses couleurs. Il est noir, avec toute la partie supérieure du corps d’un beau rougege cinabre un peu jaune, tandis que la femelle
(1) I y a lieu de s'étonner qu'Érichscn (in Agass. Nomencl. zool.; Col. p. 61) ne l'ait pas admis et l’ait réuni aux CanTHARIS.
(2) Syst. EL. IL, p. 78. Il est évident que Fabricius n’a connu que des femelles et qu'il a décrit deux fois l'espèce sous le nom de bipustulata et de rufa; Dejean lui a conservé ce dernier, et, je crois, avec raison. M. J. B. Fischer (Tentam. consp. Cantharid) a cru ces deux espèces distinctes et il a placé (p. 14) la bipustulata parmi les OEnas et la rufa parmi les Lyrra (p.18). Or, Fabricius dit, en parlant de lu première : « Antennæ serratæ, » ce qui ne convient manifestement pas à un OEnas.
est noire, avec le vertex, les côtés du prothorax, la suture et les bords latéraux des élytres dans leur moitié antérieure, jaunes. Ce dessin varie, du reste, beaucoup, et j'ai vu des exemplaires de ce sexe dont les élytres étaient entièrement noires. :
TETRAONYX, Larr. in Huws. et Bowpz. Obs. d. Zoo!. IL, p. 160 (1).
Menton transversal ou non, rétréci et tronqué en avant. — Languette évasée, avec son hord antérieur sinué. — Palpes labiaux courts et grêles, leur dernier article ovoïde ou ovalaire; les maxillaires robustes, à article 4 légèrement triangulaire. — Mandibules courtes, entières au bout. — Labre transversal, plus ou moins sinué en avant. — Tôte trigone, à vertex en général un peu échancré. — Yeux transversaux, faiblement échancrés, parfois presque entiers. — Antennes notablement, plus longues que le prothorax, médiocrement robustes, fliformes, à articles légèrement obconiques : 4 médiocre , 2 court, 3 de longueur. variable, ainsi que 413 calui-ci atténué au bout, les autres subégaux. — Prothorax transversal, rectiligne ou arrondi sur les côtés, en général trisinué à sa base, brièvement tubuleux en avant. — Ecusson médiocre ou assez grand. — Elytres de longueur variable, subparalièles, assez convexes, conjointement arrondies à leur extrémité. — Pattes assez robustes; cuisses comprimées; jambes un peu aquées ; l’éperon externe des postérieures plus robuste que l’interne ; tarses tantôt assez grêles, tantôt déprimés ; leurs articles, sauf parfois aux postérieurs, et le dernier de tous, plus ou moins échancrés ou bilobés et revêtus d’une fine brosse en dessous; crochets fendus, inermes; leurs divisions égales. — Corps finement pubescent, à téguments de consistance normale.
Les mâles, outre un sixième segment abdominal en sus, ont le 5° profondément échancré, du moins chez les espèces que j'ai sous les yeux; mais je ne suisgascertain qu'il n’en est pas de même parfois chez les femelles. Je ne trouve aucune différence bien sersible, sous le rapport des tarses, entre les deux sexes.
Le genre est exclusivement américain et comprend des espèces, les unes (par ex. 6-guttatus, 8-maculatus, crassus) de grande taille et de forme très-robuste, les autres (par ex. cruciatus) petites et se rapprochant, par leur facies, de certaines NemocNara. Leur système de
coloration est très-varié. On en a décrit, à l'heure qu'il est, une vingtaine (2).
(1) Syn. Apazus Fab, — Lyrra Klug, J, B. Fischer.
(2) Esp, de l’Amér. du Sud : T. octomaculatus, Latr. loc. cit. pl. 16, f.7; Colombie. — Lyt. 6-guttata, trinotata, mylabrina, crassa, Klug, Nov. Act.
Coléoptéres. Tome V. 43
«dit 2
PHODAGA:
J. L. Le Core, Proceed. of the Acad. of Philad. IX, p.76.
Menton transversalement hexagonal. — Languette évasée et échancrée en avant. — Palpes robustes; le dernier article des labiaux petit, ovalaire; celui: des maxillaires un peu triangulaire. — Mandibules très-robustes, brusquement arquées, bifides au bout. — Labre sinué en avant, avec:ses angles: arrondis. — Tôte assez allongée, plane sur le front; son vertèx très-saillant, ogival. — Yeux allongés, longitudinaux, entiers, débordés par les côtés de la tête. — Antennes insé rées sur le front au bord interne des yeux, robustes, plus courtes que la tête, cylindracées: et atténuées au bout, à articles 2 très-court, 3-10 subégaux, 11 ovalaire, atténué. — Prothorax subtransversal, convexe, déclive et tubuleux'en avant. — Ecusson médiocre. — Elytres allongées, comprimées, avec leur suture tranchanté en arrière, paras boliquement arrondies chacune et un’péu déhiscentes à leur extré mité. — Pattes très-longues; éperons des jambes postérieures grôlés, itégaux ; tarses comprimés, densément épineux en dessous ; crochets fendus, inermés ; la division inférieure plus courte que la supérieure, — Corps presque glabre.
Genre très-distinct par la forme des mandibules, la direction des yeux et le mode d'insertion des antennes. Il a pour type une grande et belle espèce (alficeps) originaire de Sonora, dans le Nouveau-
Acad, nat. Gurios. XII, p. 449, pl. 41; Brésil. — T. dispar, Germar, Ins. Spec: nov. pi 171; Brésil. — femoratus, ruficollis, maculatus, Brésil; limbatus, Chili; Casteln. Hist. nat. d. Ins.; Col. M, p.277,— 7-guttatus, Chili; cinctus, Pérou ; Curtis, Trans. of the Linn. Soc. XIX, p° 472. — bicolor, vollare, Brésil; bipunctatum, Cayenne; Lepellet. de Saiut-Farg. et A. Serv. Encyel. méth.; {ns. X, p. 596. — ventralis, Chevrol. in Guérin-Ménev. Icon.; Ins. p.134, pl.35, f. 8: — flavipennis, Guérin-Ménoy, Rev. zoo!. 1843, p. 22; Colombie. — fluvipennis (nec Guérin-Ménév.), CAN in Gay, Hist, d. Chile; Zool. V, p: 282; cette espèce diffère des autres par son prothorax rétiéoi en arrière et cordiforme ; Solier, par ce motif, l'a placée dans une sectionparti* culière, qu’il nomme Prcnosess.
Esp. des Antilles : T. oruciatus, Casteln. Hist. nat. d. Col. AI, p. 277; Haïty. — cubensis, Ghevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1858, p. 210 ; Cuba.
Esp: de l’Amér. du Nord : Apal, 4-maculatus, Fab. Syst. El. IX, p. 29. — frontalis, Chevrol: Col. d, Mexiq. Cent. I, faso. I. — T. fulvus, J, L. Le Conte, Proceed, of the Acad. of Philad. Vi; p. 344; Nouveau-Mexique.
J'ignore sur quoi se fondent les auteurs de lEncycl. méthod. (Ins. X, p: 596) et M. Melsheimer (Cat. of the descr. Col. of the Unit.-Stat, p. 146)#pour re= garder comme synonyme du 4-maculatus, la Lytia bimaculata de Klug (Nov. Act. Acad, nat. Curios. loc. cit, p. 448, pl. 41, £. 10), laquelle est au Brésil. Klig, quia fait une section à part des Terraonvx, ne l'y a pas comprise:
CANTHARIDES. 6 Mexique, d’un noir profond, mat en dessus, assez brillant en dessous et sur les pattes. L’exemplaire que je dois à l'amitié dé M, J. L. Le Conte, est une femelle. Le mâle, à ce que nous apprénd ce savant entomologiste, a les jambes intermédiaires arquées, fortement élargies et profondément excavées tout le long de leur face externe.
TEGRODERA.
J, L. Le CONTE, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p. 159.
Menton hexagonal. — Languette évasée et sinuée en ayant. — Palpes robustes; leur défnier article triangulaire. — Mandibules courtes, simples au bout. — Labre transversal, sinué, avec ses angles arrondis. — Tête carrée, avec ses angles et son vertex arrondis, plane et profondément tri-sillonnée sur le front. — Yeux médiocres, étroits, transversaux, sublunulés. — Antennes plus courtes que lé prothorax, : assez robustes, cylindrâcées, un peu atténuées au bout, à articles 2tourt, 4-10 égaux, 11 terminé par un appendice conique. — Prothorax transversalement pentagonal, plan en dessus et déclive dans sa moitié postérieure, conique en avant. — Ecusson médiocre. — Elytres allongées, très-convexes, comptimées, avec la suture tranchante dans plus de sa moitié postérieure. — Pattes très-longues; éperons des jambes postérieures tous deux grôles et simples; crochets des tarses non fendus, munis d’une dent basilaire crochuë. — Corps faiblement villeux en dessous, glabre en dessus.
Après avoir fondé ce genre sur une belle et grande espèce (T. erosa) découverte par lui en Californie, M. J. L. Le Conte l'a supprimé et réuni aux CANTARIS (1), opinion que je ne saurais partager, la dent des crochets de ses tarses me paraissant un caractère générique suffisant, associée comme elle est à une forme insolite dé'la tête et des élytres.
Cet insecte, commun en Californie, à ce que dit M. J. L. Le Conte, est de grande taille, noir, avec la tête d’un rouge ferrugineux et les élytres couvertes d’un réseau jaune saillant, dont Jes mailles, serrées * etirrégulières, ne laissent libre que l’extrémité de ces organes.
(1) Proceed, of the Acad, of Philad. VI, p. 342. M. J. L. Le Conte se fonde, pour opérer cette réunion, sur l'existence d’une autre espèce de Californie (elegans, Lec. ibid. p. 341), chez laquelle la division inférieure des crochets des tarses est d’un tiers plus courte que la supérieure. Mais à en juger par sa description, cette division serait libre comme de coutume, tandis'qu'ici elle est fonvertie en un crochet. D'ailleurs, cette espèce ne paraît présenter, dans ses autres câractères, rien qui l’éloigne des Epicaura de Dejean.