‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 112 sur 123 · D ST · texte numérisé non relu

D ST

CANTHARIS. $ Gsorrn, Hist. d. Ins. d. env, d. Paris, 1, p. 339 (1).

Genre aussi nombreux que les Myragnis, mais dont les espèces sont aussi variables, sous tous les rapports, que ces derniers sont homogènes, sauf pour le nombre des articles de leurs antennes. Dans l'état actuel de la science, on ne peut lui assigner que des caractères négalifs.

Il se distingue des OEnas par ses antennes jamais très-courtes ni en même temps robustes et fusiformes ; des Lypus et des ALOSIMUS par les crochets de ses tarses non pectinés ; des TEGRODERA par ces mêmes crochets non dentés en dessous; des PHODAGA par ses yeux transversaux et que ne débordent pas les côtés de la tête ; des ELeriea et des Terraonyx par le pénultième article des tarses non bilobé; des Spasmica par ce même article plus ou moins cylindrique, et non court et triangulaire. Les autres genres du groupe ayant les crochets des tarses pectinés s’en distinguent sans peine par ce seul caractère. à

Quelques-uns de ces insectes devront incontestablement former des genres nouveaux (2); mais, cela fait, il en restera toujours uno masse considérable qui paraissent devoir résister à toute tentative de cette

(1) Syn. Lyrra, Fab. Syst. Entom. p. 260. — Pynora, Errcauta, CausIMa, Dej. Cat. éd. 3, p. 246 et 248; les caractères du second de ces genres ont été exposés par M. L. Redtenbacher, Faun. austr. ed, 1, p. 631.

(2) Je citerai principalement : 1° quelques grandes espèces de la côte occidentale d'Afrique, remarquables par leurs mandibules très-robustes, saillantes, voütées, triangulairement élargies à leur extrémité ; leur labre très-fortement cordiforme et échaneré ; leurs antennes très-allongées, comprimées, atténuées au bout, souvent villeuses, et dont le {er article est très-grand; enfin leurs tarses également fort longs et revêtus dé brosses fines, denses et villeuses en dessous, Une seule est décrite (Lyt. fuscicornis, Klug in Ermann, Naturhist. Atlas, p. 42), mais il y en plusieurs inédites dans les collections (Épicauta pilipes, flavicornis, œanthocera, Dej. Cat. éd. 3, p. 246), parmi lesquelles unë (Lyt. castaneipennis Deyr.) se fait remarquer par son labre logé dans une dépression commune des mandibules.

20 La Lytta segmenta de Say, mentionnée plus haut, p. 661, note 3, et qui fait, jusqu’à un certain point, le passage du genre actuel aux Henous.

30 Plusieurs espèces du Mexique, qui ont quelques-uns des articles de leurs antennes très-allongés, aplatis, lamelliformes ou triangulaires et parfois arqués; ces articles sont tantôl le der, et, à un moindre degré, le 2e, tantôt les 4, 5° et 6e. M. De Castelnau (Hist, nat. d. Col. IL, p. 273) en a décrit une sous le nom de Cantharis spectabilis, et une autre existe, dans le Cat. de Dejean (p.248), sous celui d’Epicauta nodicornis.

4 La Zylta herculeana de Germar (Ins. Spec. nov. p. 172; Pyrola dimidiata Doj.), très-grande espèce du Bpésil, à tête extrémement allongée ,

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nature. M. Brullé (1) a proposé de réserver le nom de Canrmanis à celles dont les antennes grossissent plus ou moins à leur extrémité (2), et de réserver celui de Lvrra à celles chez qui ces organes sont filiformes ou sétacés, c'est-à-dire aux Pyrora et aux Ericaura de Dejean (3). Quoique, au premier coup-d’œil, ces deux genres paraissent corroborés par la forme du prothorax, qui est plus où moins ovale ou carré dans le premier, et généralement campanuliforme dans le second, il y a entre eux des passages tels, qu'il est impossible d’en préciser les limites.

Quant au genre Causima de Dejean, il a été établi sur une espèce (4) du Brésil, à laquelle son prothorax en carré transversal et sa forme courte et robuste donnent complètement le facies de certains TETRAONYX.

vblongo-ovale, antennes longues et filiformes, pattes très-grandes, et dont les tarses sont revêtus de brosses villeuses.

Il existe en outre, dans les parties occidentales de l'Amérique du Nord, deux espèces qui s’éloignent beaucoup de toutes les autres par leur prothorax voisin de celui de la Tegrodera erosa, c'est-à-dire transversalement pentagonal, plan et déclive en dessus : L. verticalis, J.L. Le Conte, Ann. of the Lyc. of New- York, V, p.35; Californie. — Cooperi, J. L. Le Conte, Proceed. of the Acad. ofPhilad. VIL, p. 18; Orégon. Mais ce caractère, étant isolé, ne paraît pas suffisamment générique.

(1) Expéd. d. Morée; Entom. p. 233. Cette opinion de M. Brullé est aujourd’hui généralement adeptée par les auteurs de Faunes locales européennes, entre autres par MM. L. Redtenbacher et Mulsant. Elle peut eneflet, se soutenir, lorsque, sur les 150 espèces et au-delà que contient le genre, on n’examine que les deux ou trois qui existent en Europe.

(2) C. vesicatoria auctor.; de toute l’Europe. Autour de cette espèce viennent se grouper un certain nombre d’autres, toutes, comme elle, d’un vert doré ou d’un beau bleu que relèvent parfois des bandes ou des taches d’un cuivreux éclatant, telles que L. segetum, Fab. Syst. EL. Il, p. 76; Algérie. — dives, vittata, Brullé, Expéd. d. Morée; Entom. p. 232, pl. 41, £. 7-9; Grèce. — Bass, Casteln. Hist. nat. Col. IL, p. 272 ; Sicile. — scutellata, Casteln. ibid. p.273; Algérie. — viridissima, Lucas, Explor. d. l’Algér.; Entom. p. 393, pl. 34, f. 4; même pays. — Menetriesii, optabilis, armeniaca, Falderm. Faun. chtom. Transc. IE, p. 432; Russie mér. — cœrulea, Leuckart in Geigers Magaz. XI, 2, p. 132; Bengale.

(3) H serait difficile de dire sur quoi Dejean a fondé son genre Pynora; je présume que c’est sur la forme plus ou moins campanulée ou conique du prothorax, combinée avec des antennes filiformes; les espèces sont toutes améritaines. — Ses Epicaura ne sont représentées en Europe que par les deux suivantes : C. dubiu, Oliv. Encycl. méth. Ins. V, p. 279 (verticalis Ilig.) ; de toute l'Europe australe ; — fabellicornis, Germ. Reise n. Dalmat. éd. 2, p. 210 ; Dalmatie

(4 L. vidua, Klug, Nov. act. Acad. nat. Curios, XIL, p. 437, pl. 41, £. 7 (C. luctuosa Dej.). — HN y en a uné* seconde espèce de Montevideo : C, Courbonii, Guérin-Ménev. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 590 (C. vidua Courbon).

Les CanrHaAnIS varient trop sous le rapport des couleurs, pour qu’on puisse en rien dire de général; quelques-unes sont presque glabres, d’autres revêtues d’une pubescence abondante, mais toujours couchée ; les plus petites sont de taille moyenne. Les espèces américaines que j'ai eu ocvasion d'observer exhalent une odeur beaucoup moins forte que la C. vesicatoria d'Europe et un peu différente. Leurs nombreuses espèces (1) sont en grande partie concentrées en Afrique, en

(1) A celles mentionnées dans les notes précédentes, aj. : Esp. africaines : Zyr. nitidula, Cap; villosa, coccinea,melanocephala, Guinée ; marginata, Cap; oculata, Guinée; hœæmorrhoidalis, Gap; Fab. Syst. EL. IL, p.76.— C, gigas, testacea, fusca, Oliv. Entom. II, 46, p. 7; Sénégal. — vestita, Dussaultii, L. Dufour, Ann. gén. d. Sc. phys. VII, ÿ. 359, pl. 80, f. 3, 6, 7; Sénégal. — sumpluosa, Cap; granulipennis, depressicornis, resplendens, Sénégal; Brucei, Dongola; hirtifer, substrigata, Sénégal; dongolensis, Dongola; Zolofa, Sénégal; De Casteln. Hist. nat. d. Col. II, p. 272.—canescens, Klug in Ermann, Naturhist, Atlas, p, #2; Guinée. — œthiops, Latr. in Caillaud, Voy. à Méroé; Ins, p. 16; Abyssinie. — chalybea, vellicuta, thoracica, Erichs. Archiv, 1843, 1, p. 258; Angola. — cyrtana, Lucas, Explor. d. l’Algér.; Entom. p. 393; Algérie, — rubricollis, Reiche in Galin. Voy. en Abyssin.; Zool. p. 382, pl. 23, f. 8; Abyssinie, — pecloralis, lorigera, velata, strangulata, Gerstæck. Monatsber. d, Berlin. Acad. 1854, p. 695; Mozamhique.

Esp. asiatiques : Mel. trivittis, clematidis (Fischeri Gebler; Var. bivitils Pall.), caraganæ (Pallasii Gebler), erythrocephala (sibirica, Pall. olim), punclata, albivittis, ambusta, Pallas, Icon. Ins. p. 92, Tab, E ; Sibérie, Russie mér, — L. myagri (syriaca var.?), megalocephala, Fisch. d. Waldh. Entom. d. 1]. Russ. II, p. 229; Russie mér.— toguta, Fisch. d, Waldh. Bull. Mosc. 1844, |, p.135 ; Songarie. — L. chinensis, plumicornis, Casteln. Hist. nat. d. Col. I, p. 274; Chine. — Epic. chinensis, Motsch. Etud. entom. Ann. IL, p. 48; Chine.

Esp. des Indes or. : L. ruficollis (tenuicollis Pallas), testacea (melophthalmos Oliv.) Fab, Syst. EL. IL, p. 78.— L. ruficeps, Ilig. in Wiedem. Archiv, I, 2, p.140. — Actœon, Rouœii, ornala, picta, Casteln. Hist. nat. d, Col, , p. 273, — Epic. rubriceps, limbata, Kollar u.L. Redtenb. in Hügels Kaschm. IV, 2, p: 985.

Esp. de l’Amér. du Sud : L. aterrima, hypoleuca, fulvipes, Brésil; adspersa, Buenos-Ayres ; philæmata, æanthocephala, femoralis, signata, diadema, elegans, abbreviala, excavata, virgata, scutellaris, aurila, limbata, ‘suturulis, abdominalis, sonata, maculicollis, parallela, depressa, flavicollis, chrysomelina, laticollis, atripennis, brevis, bimaculata, lineola, nigricornis, Brésil; Klug, Nov. Act. Acad, nat. Gurios. XIT, p.432, pl. 41.— atomaria, suturalis, Germar, Mag. d. Entom. IV, p. 154; Brésil. — fumosu, punctata, Germar, Ins. Spec. nov. p.172; Brésil.— inconstans, grammica, zanthomeros, æmula, anceps, J.B. Fischer, Tentam. consp. Cantharid. p, 17; Brésil, — capitata, Casteln. Hist. nat. d. Col. I, p. 275; Brésil. — sulcifrons, Chevrol. in Guérin- Ménev. Icon.; Ins, p. 135; Brésil. — femoralis, Erichs. Nov. Act. Acad. nat. Curios. XVI, Suppl. L p. 251; Chili, — Pyr. viltigera, Lyt. rubriceps, nigropunctala, Blanch. in d’Orb. Voy.; Entom. p. 200, pl. 15, f. 7-9; Bolivia. — subvittata, anthracina, flagellaria, Erichs. in Schomb. Guyana, I, p. 596;

Asie ot en Amérique; cette dernière grande région du globe est celle qui en possède le plus. Il y en a très-peu en Europe et aux Indes orientales. Les Archipels indiens, l'Australie et la Polynésie paraissent én être presque complètement dépourvues.

SPASTICA. + Des. Cat. éd, 3, p. 248 (1).

Menton transversal, rétréci et tronqué en avant, arrondi sur les côtés à sa base. — Languette évasée et échancrée antérieurement. — Palpes grèles ; le dernier article des labiaux court, subeylisdrique; celui des maxillaires un peu triangulaire. — Mandibules dépassant assez fortement le labre, simples au bout. — Labre très-court, sinué en avant. — Tête courte, en triangle curviligne; son col très-grêle. — Yeux transversaux, entiers. — Antennes assez longues, grèles, filiformes, à arti-

Guyane anglaise. — cavernosa, Courbon, Comptes-Rend. do l’Inst. XLI, 1855, p. 1006; Montevideo.

Esp. de l’Amér, du Nord : Mel. cinereus, Forster, Centur. Ins. p.62 (L.marginata Fab. Oliv.).— C. pensylvanica, De Géer, Mém. V, p. 13, pl. 18; £. 1 (L. atrata Fab., Oliv.). — Mel. trichrus, Pallas, Icon. Ins. p.100, tab. E, f. 32. — L. afseliana (sinuata Oliv.), lemniscata, vittata, Fab. Syst. El. LL, p. 78.— C. lineata, Oliv. Entom. Ill, 46, p. 14. — L. strigosa, Schœnh. Syn. Ins. Il; Append. p. 18. — ferruginea (nigricornis Melsheim.), maculata, sphœricollis, Nuttalii, œnea, polita, immaculata, articularis (immaculata var.), albida, reticulata, Say, Journ. of the Acad. of Philad. AE, p. 298. — unicolor, Kirby, Faun. Bor.-Amer. p, 241. — Lytt. cardinalis, Canth. eucera, Pyr. mylabrina, L. funesta, cinctipennis, obesa, 4-maculata, C. rufipennis, Chevrol. Col. 4. Mexiq. Cent. I. — Æpic.-puncticollis, Mannerh.Bull. Mosc. 1843, p.288; Californie.— fissilabris, J. L. Le Conte in Agass. Lake Super. p. 232. — C. nitidicollis, tenebrosa, œneipennis, cyaneipennis, chalybea, smaragdula, stygica, lugens; Epic. elegans, puncticollis, oblita, maura, 3. L. Le Conte, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p. 159; Californie. — C. fulgifer (Nuttalii var.), nigricornis (ænea Say), fliformis, Pyr. Engelmanni, J. L. Le Conte, Journ. of the Acad, of Philad. Ser. 2, I, p. 90. — L. Germari, Haldem. Proceed, of the Acad. of Philad. I, p.303. — L. cribrata, morio, sublineata, fulvescens, 3. L. Le Conte, ibid. VI, p. #47; Texas. — L. fulvipennis, dichroa, biguttata, Texas; salicis, Utah; smaragdula, Californie; conveæa, Nouv.-Mexique ; /emoralis, Louisiane; Sayi, Illinois; discoidea, Rivière-Plate; convoluuli, Pensylvanie; nigritarsis, Nouv.-Mexique; conspersa, Missouri; ochrea, Texas; longicollis, Missouri; tenuis, Fabricii (cinerea Fab.), New-York; torsu, Texas; murina, Lac Supérieur; debilis, New-York; sanguinicollis, Georgie ; I. L. Le Conte, ibid. VI, p. 331. — L. costala, luteicornis, J. L. Le Conte, ibid. VIT, p. 84; atrivittata, p. 224; Nouv.- Mexique. —melæna, J. L. Le Conte, ibid. IX, p. 76; Sonora. — Childit, J. L. Le Conte, Rep. up. a railr. to the Pacif. Oc. IX, Append. 1, p.52; Californie. ù

(1) Syn. Gvammiun Chevrol.— Lyrra Erichs,

cles obconiques : 2 très-court, 4-11 croissant peu à peu. — Prothorax transversal, arrondi sur les côtés, fortement rétréci et très-brièvement tubuleux en avant. — Ecusson médiocre, — Elytres allongées, parallèles. — Pattes médiocres; éperons des jambes postérieures courts, robustes, égaux; tarses beaucoup plüs courts que les jambes, leurs articles, sauf le 4° et le dernier, triangulaires, très-grèles à leur base ; crochets fendus; leur division inférieure très-grêle, la supérieure non pectinée. — Corps finement pubescent.

Genre très-voisin des Lyrra, dont il né se distingue que par la ténuité du col de la tête, la brièveté relative et la forme des articles des tarses. Il se compose de quelques espèces de l'Amérique du Sud, de taille moyenne, et dont la livrée varie, Il n'y en à en Ce moment que deux de décrites (1).

OENAS.

Larn. Hist, nat. d. Crust. et d. Ins. X, p. 392 (2).

Menton transversal, trapéziforme. — Languette évasée et sinuée en avant. — Palpes grêles; le dernier article des labiaux légèrement triangulaire, celui des maxillaires en cône allongé et tronqué au bout. — Mandibules courtes, simples à leur extrémité. — Labre rétréci à sa base, sinué ou triangulairement échancré en avant. — Tôte en triangle curviligne. — Yeux transversaux, entiers. — Antennes sensiblement plus courtes que le prothorax, robustes, subfusiformes, à articles 1 grand et très-gros, en cône arqué, 2 très-court, obconique, 3 de même forme, un peu plus long que les suivants, 4-10 transversaux, serrés, {4 plus grand que 10, atténué au bout, — Prothorax plus long que large, parallèle sur les côtés, avec tous ses angles arrondis. — Ecusson médiocre, en triangle curviligne allongé. — Elytres allongées, parallèles, peu convexes. — Pattes longues ; éperon externe des jamhes postérieures déprimé, concave, obliquement arrondi au bout; tarses longs, filiformes ; leurs crochets fendus, à divisions égales et inermes. — Corps allongé, très-finement pubescent.

Ces insectes ont la forme parallèle et peu convexe des Lypus qui suivent, mais ils sont plus petits et en diffèrent beaucoup par leurs antennes et les crochets de leurs tarses. Ils appartiennent aux f'aunes africaine, méditerranéenne et asiatique; près d’une douzaine d'espèces sont déjà connues (3).

(1) Gnath. flavicolle, Chevrol. in Guérin-Ménev. Icon.; Ins. p.136, pl. 35, f. 14 (S: thoracica Dej.); Brésil. — Zyt. glandulosa, Erichs. in Schomb, Guyana, Il, p: 266; Guyane anglaise.

(2) Syn. Mecor Linné. — Cavrmanis Oliv. — Lyrra Fab. (3) Esp. africaines : Mel. afer, Linné, Syst. nat. Il, p. 680, Fab., Oliv. (Can-

LYDUS.

(MecenL.) Larn. Règne anim, 64. 2, V, p. 63.

Menton fortement élargi et tronqué en avant. — Languette de même forme, avec son bord antérieur sinué. — Dernier article des palpes plus ou moins triangulaire. — Mandibules robustes, arrondies au bout, munies d’une dent interne près de leur sommet, — Labre transversal, cordiforme, sinué en avant, — Tête courte, son vertex tronqué ou légèrement échancré, — Yeux grands, transversaux, entiers, — Antennes plus longues que le prothorax, assez robustes, grossissant peu à peu et légèrement, à articles 1 médiocre, en cône renversé, 2 court, 3 beaucoup plus long que #, 4-10 courts, graduellement submoniliformes, 41 ovoïde, atténué au bout, — Prothorax au moins aussi long que large, arrondi sur les côtés, rarement (marginatus) atténué en avant, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson assez grand, en triangle curviligne. — Elytres allongées, parallèles, peu convexes. — Pattes longues ; éperon externe des jambes postérieures élargi ot obliquement tronqué; tarses un peu comprimés; crochets fendus; leurs divisions égales, la supérieure pectinée. — Corps allongé, très-finement pubescent.

Ces insectes sont d'assez grande taille et ont une livrée qui leur est propre. La plupart sont noirs avec les élytres testacées ; ces dernières présentent pour tout dessin quelques taches noites assez mal limitées et sujettes à disparaître. On en connaît une demi-douzaine d'espèces propres au nord de l'Afrique, à l’Europe australe et aux régions occidentales de l’Asie (2).

thar, sericea? Oliv.) ; Algérie, Esp. mér. — OZ. luctuosus, Latr. Gen. Crust. et Ins. II, p. 220; même pays. — bicolor, Angola; unicolor, Tanger; De Casteln. Hist. nat. d. Col. I, p.271. — melanura, Erichs. Archiv, 1843, I, p.259; Angola. — Esp. asiatiques : Lyf. crassicornis, Fab. Syst. EL. IL, p. 80; Russie mér., Hongrie, Autriche.— OŒ. ruficollis, Asie min. ; nigricollis, Bagdad; Oliv. Encycl. méth. ; Ins. VILLE, p. 453.— Wilhemsii, Ménétr. Cat. rais. p. 209 (nigricollis? Oliv.); Russie mér. — coccineus, Ménétr. Ins. rec. p. Lehm. part. 2, p. 31, pl. 4, f. 14; Turcoménie.

(1) Syn. Mecoe Linné. — Myzapnis Fab., Cyrill. — OEnas Tauscher.

(2) Mel. algiricus, Linné, Syst. nat. IL, p. 651, Fab., Oliv., Billb. etc. (Mel. maura Pallas) ; type du genre; répandu en Algérie et dans les parties orientales de l’'Europe.—Myl. trimaculatus, Cyril. Entom. Neapolit, Specim. Tab.3, f. 7 (Var. Lyd. 4-signatus Fisch. d, Waldh.); mêmes pays. — Myl. marginala, Fab. Syst. El. Il, p.82; Algérie. — L, sanguinipennis, Chevrol. in Silberm. Rev. entom. V, p.279; Oran, Tanger. —prœustus, L. Redtenb. Denschrift. d. Wien. Acad, 1; Perse mér.— maculicollis, Muls. et Wach. Mém. d. l’Acad. d. Lyon ; Sér. 2, Scienco. II, p. 12; Caramanie.

Dejean (Cat. éd. 3, p. 245) comprend dans le genre les espèces suivantes

ALOSIMUS.

Muus. Col. d. France; Vésic. p.150.

Genre très-voisin des Lvous et n’en différant essentiellement que par les faibles caractères que voici :

Antennes un peu plus longues, à articles 3-4 allongés, égaux, ohtoniques, 5-10 de même forme, plus courts, décroissant graduellement. — Prothorax transversal, arrondi sur les côtés ou (collaris) peu à peu rétréci en arrière. — Ecusson plus large et plus court. — Elytres subcylindriques.

M. Mulsant s’est aperçu, le premier, que la Lyfta syriaca des auteurs (1) avait la division supérieure des crochets des tarses pectinée en dessous, et il a fondé sur elle le genre actuel qui me paraît sufllsamment caractérisé. Je ne connais qu’une autre espèce, la Lyftacollaris de Fabricius (:) qui puisse lui êlre associée.

Ces deux insectes ont une livrée analogue : tous deux sont noix, avec le prothorax d’un jaune ferragineux et les élytres d’un bleu verdâtre. Le second à en outre les antennes, la partie supérieure dela tête et les pattes, de la même couleur que le prothorax. Leurs mâles ont le dernier segment abdominal fendu.

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