II. Yeux nuls : Aspidocephalus
Genre incertæ sedis : Oogaster.
STENOSIS.
Henosr, Die Keæfer, VII, p. 100 (1).
Sous-menton assez forfément échancré ; ses dents latérales fortes et aiguës. — Menton quadrangulaire, échancré de chaque côté près de sa base. — Dernier article des palpes allongé; celui des labiaux ovalaire, celui des maxillaires subcylindrique. — Tête très-allongée, subparallèle, munie d’un col court et épais en arrière ; épistome à peine rétréci et tronqué en avant. — Yeux très-distants du prothorax, latéraux, grands, subarrondis, déprimés. — Antennes robustes, cylindriques, à articles 1 assez grand, en cône arqué, 2-3 plus grands que les suivants, obconiques, subégaux, 4-10 graduellement plus courts et subperfoliés, 14 un peu plus petit que 10, ovalaire et transversal.— Prothorax trèsallongé, subparallèle ou graduellement atténué en arrière, peu convexe, muni d’une fine arête de chaque côté, tronquéen avant età sa base. — Ecusson très-pelit. — Elytres ellongées et oblongo - ovales, un peu plus larges que le prothorax et en général échancrées en demi-cercle à leur base, munies latéralement d'une arète. — Pattes assez longues et assez robustes; cuisses un peu en massue; jamhes arrondies ; 4° article des tarses postérieurs plus long que le 4%,— Métasternum un peu allongé. — Prosternum fécourbé en arrière des hanches antérieures. — Corps très-allongé, grêle, glabre, plus rarement pubescent ou subécailleux.
Ces insectes se distinguent sans peine de tous ceux dé ce groupe par leur forme générale et l'absence complète de côtes saillantes sur le prothorax et les élytres. Ces dernières ont simplement des rangées régulières de petits points enfoncés dont les intervalles se relèvent rarement; le second et la tête sont finement rugueux, ponctués où striés. Enfin, tous sont d’un noir mat ou peu brillant, plus rarement rougeûtres.
Le genre est répandu tout autour du bassin de la Méditerranée, sans s'écarter des bords de cette mer, et hors de là n’a été retrouvé qu'à Fest de la mer Caspienne. La Provence, où se trouve l’angustata Herbst (fiiformis Latr.), type du genre, paraît être son extrème limite
(1) Syn. Tacznia, Latr. Hist. nat. d. Grust. et d. In. X, p. 272; nôm postérieur de deux ans à celui imposé au genre par Herbst ot adapté à tort par la plupart des auteurs, — Axis Fab,
STÉNOSIDES. % 103
au nord, en Europe. On en a déjà décrit vingt-six espèces, dont les plus grandes cnt au plus 8 à 9 millimètres de long (1).
ARÆOSCHIZUS.
J. L. Le Conte, Ann, of the Lyc. of New-York, V, p. 188.
Sous-menton médiocrement échancré ; ses dents latérales trigones ct aiguës. — Menton presque carré, arrondi aux angles antérieurs et sinué dans son milieu. — Dernier article des palpes maxillaires ovafaire. — Tète allongée, subovale, graduellement rétrécie et munie d’un col nodiforme en arrière, un peu dilatée au niveau des antennes, tronquée en avant. — Yeux très-petits, latéraux, subarrondis, déprimés, entamés par de grêles canthus en avant et en arxière.— Antennes courtes, robustes, cylindriques, à articles subperfoliés : 3 à peine plus grand que 4, 4-9 graduellement plus courts et transversaux, 10 plus long, en cône renversé, 11 conique, intimement joint au 10°, — Prothorax plus long que large, cylindrique, graduellement et faiblement rétréoi en arrière, muni de deux faibles arêtes latérales. — Elytres plus larges que le prothorax, régulièrement oblongo-ovales, déprimées sur le disque, carénées latéralement. — Pattes courtes ; cuisses assez fortes ; jambes grèles, arrondies; tarses courts; le 4° article des postérieurs plus long que le 1%, — Prosternum recourbé en arrière des ne + postérieures, — Corps allongé, glabre.
Ce genre, l’une des nombreuses découvertes entomologiques do M.J. L. Le Conte en Californie, ne comprend qu’une petite espèce (A. costipennis Lee.) voisine des Srexosis, comme le dit ce savant entomologiste, mais en différant par son menton autrement fait et laissant de chaque côté un intervalle plus étroit pour les mâchoires, ses yeux notablement plus petits, le dernier article des antennes, ete. Elle est d’un brun rougetre, presque lisse sur la tête et le prothorax; ses élytres, outre leur carène latérale, ont trois côtes fines et peu Sgillantes, dont les intervalles sont ponctués. *
((i) Solier (Aun. d. 1. Soc. entom, VII, p.15) en décrit 21; depuis, les suivantes ont été publiées : 7. pilosa, Motsch. Bull, Mosc. 1839, p.65; de la Géorsie russe. — sardoa, de Sardaigne; carinala, de Dalmatie; Küster, Die Kæfer Europ. XIV, 83 et 89.—sulcicollis, pusillæ, Ménétr. Ins. rec. p. Lehm, part. 2, p.11, pl. 13, f. 14, 15; des environs de Samarcande. — T. comata, fulvipes, Reiche et de Sauley, Ann. à. I. Soc. entom. 1857, p. 230; de la Palestine. — T. andalusica, Rosenh. Die Thier. Andalus. p. 202 ; Andalousie,
Les Tagenia funerosa et leucospila Hope (Trans. of tho entom. Soc. IV, D. 107) de l'Australie, me paraissent, d'après les deseriptions, étrangères au Senre. — La Tag. indica de Wiedemann (Zool. Mag. I » 1, p. 42) appartient au genre Lyrnops de M. Hope, qu'on trouvera plus loin, dans la seconde secfion de la famille,
o 104 : TÉNÉBRIONIDES.
MICROTELUS.
Souier, Ann. d, 1. Soc. enlom. VIL, p. 9.
Sous-menton fortement échaneré ; ses dents latérales très-saillantes, étroites et aiguës. — Menton très-petit, transversal et entier. — Dernier article des palpes subeylindrique et tronqué au bout, —/Tète presque carrée, munie d’un cou épais et court, arrondié aux angles et légèrement échancrée en avant. — Yeux découverts, petits, transversaux, subréniformes. — Antennes courtes, robustes, cylindriques, hispides, à articles 1-10 transversaux, subperfoliés, 11 très-petit, suborbiculaire.—Prothorax un peu plus long que large, légèrement et peu à peu rétréci en arrière, muni d’une arête sur les côtés et de trois côtes tranchantes sur le disque, tronqué en avant et à sa base. — Ecusson petit, trigone. — Elytres allongées, légèrement ovales et carénées latéralement, pas plus larges que le prothorax et tronquées à leur base. — Pattes assez longues, grêles ; jambes arrondies ; 4° article des tarses postérieurs plus long que le 1°*.—Prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures. — Corps glabre.
On n’en connaît qu’une petite espèce (1) répandue en Syrie, dans la Péninsule arabique et les parties avoisinantes de la Perse. Sa couleur > brun noirâtre mat, et ses élytres, outre leur carène latérale,
pôrtent chacune trois côtes fines, de longueur inégale, dans les intervalles desquelles se trouvent d’assez gros points enfoncés. GRAMMICUS.
" Watenn. Ann. and Mag. of nat. Hist. XNI, p. 323 (2),
Genre très-voisin du précédent ot n’en différant que par les deux particularités suivantes :
Tête notablement plus longue que large, subparallèle; épistomo prolongé au-devant des cavités antennaires, trapéziforme et tronqué en ayant. — Yeux visibles seulement en dessus, leur moitié inférieure étantréduite aun filet presque imperceptible, par uneorbite postérieure.
Pour le reste, je ne trouve aucune différence sensible avec les Microrezus. L’unique espèce (3) qui compose le genre est un insecte de
(1) M. asiaticus, Solier, loc, cit. p. 10, pl. 1, f.3. — Lo M. careniceps do MM, Reiche et de Sauley (Ann. d. 1. Soc. entom. 1857, p. 227, pl. 5, f. 9), d’après la description, me parait étranger au genre et peut-être même appartenir plutôt aux Scaurides,
(2) Syn. Microrezus, Solier in Gay, Hist. d. Chile; Zool. V, p. 160.
(3) G. chilensis, Waterh. loc. cit. p, 324 (Micr, Rouleti, Sol. loc. cit. p. 162; Col, pl. 18, f. 11 a-f).
STÉNOSIDES,. 105
la taille du Microtelus asiaticus, et répandu dans les parties moyennes et boréales du Chili, où il n’est pas rare, notamment à Valparaiso, où je lai souvent rencontré. On le trouve en ‘petites sociétés sous les pierres, et sa course est assez agile. Son prothorax ne présente que deux côtes, et chacune de ses élytres en a trois entières, outre la carène latérale. Sa couleur varie du brun noirâtre au jaune ferrugineux.
DISCOPLEURUS (1).
Sous-menton médiocrement échancré ; ses dents latérales courtes, tigones et aiguës. — Menton subtransversal, subquadrangulaire, avec ses angles antérieurs et postérieurs obliquement tronqués. — Dernier article des palpes ovalaire. — Tète aussi large que longue, munie d’un col très-court en arrière, demi-circulaire en avant, lamelliforme sur les côtés et antérieurement, renflée dans son milieu en une séillie ovale et quadricarénée. — Yeux petits, transversaux, divisés en deux (2). — Antennes courtes, grêles, rigidules, filiformes, à articles cylindriques : 3 un peu plus long que les suivants, 4-9 courts, subégaux, 10 beaucoup plus grand et plus gros, en cône renversé, 11 plus mince que le 10°, cylindrique et arrondi au bout. — Prothorax en carré subéquilatéral, caréné latéralement et muni de quatre fines côtes tranchantes. — Elytres un peu plus larges que le prothorax, oblongo-ovales, carénées latéralement, avec trois côtes fines et entières sur chacune. — Pattes courtes; cuisses un peu en massue; jambes arrondies, grèles; dernier article des tarses plus long que le 4%, — Corps déprimé, glabre.
Genre très-distinct et remarquable par la forme singulière de la tête, la massue de deux articles, qui termine les antennes, la gracilité de ces organes et la division complète des yeux. IL ne comprend qu’une très-potite espèce (3) du Chili, variant du brun noirâtre au jaune ferrugineux et à peine visiblement pointillée sur toute sa surface supérieure. Cet insecte intéressant, malgré sa taille exiguë, a été découvert par M. Gay.
(1) Syn. Preunoruonus, Solier in Gay, Hist. d. Chile; Zool. V, p. 162; nom proposé antérieurement par M. Mulsant pour un genre de Lamellicornes démembré des Psammonius (Voyez Tome III, p.121), et qui, bien que je ne l’aie pas adopté, pourrait l'être plus tard, e
(2) Solier les indique, à tort, comme étant découverts; je les vois distinctement coupés en deux par les joues qui se prolongent, en s’affaiblissant, jusqu’au bord postérieur de ces organes.
(3) Pleur, quadricollis, Solier, loc. cit. p. 163, pl. 19, f. 1a-9.
Lo Lens Le + «2 TR De TC mt “Getty dr TE PPS 24 ee PONS + c*
106 TÉNÉBRIONIDES.
HEXAGONOCHILUS. Sourer in Gay, Hist. d. Chile; Zool. N, p. 168.
Sous-menton fortement échancré; ses dents latérales aiguës. — Menton en trapèze renversé, à peine sinué en avant (1). — Palpes maxillaires assez longs; leur 4° article grand et légèrement sécuriforme, — Tôte légèrement engagée dans le prothorax, assez courte, munie d’un col épais en arrière (2). — Epistome faiblement rétréci et subtronqué en avant. — Yeux divisés en deux portions fortement séparées : la supérieure arrondie, l’inférieure plus petite, oblique. — Antennes médiocrement robustes, à articles obconiques : 3 aussi long que 4-5 réunis, 4-9 suhégaux, 10 transversal, 41 un peu plus petit, subglobuleux, avec un court appendice conique et spongieux. — Prothorax transversal, légèrement arrondi, assez largement foliacé et rebordé sur les côtés, bisinué à sa base, un peu échancré en avant. — Ecysson arrondi en arrière, — Elytres pas plus larges que le prothorax, déprimées, subparallèles, puis fortement rétrécies dans leur tiers postérieur. — Pattes assez longues : cuisses légèrement en massue ; jambes arrondies ; 4° article des tarses postérieurs notablement plus long que le 4®, — Saillie prosternale dépassant un peu les hanches antérieures, — Corps déprimé, pubescent.
La seule espèce (3) connue de ce genre s'éloigne sensiblement de toutes les précédentes par son facies, tout en présentant les caractères essentiels du groupe actuel. Cela tient à sa forrne proportionnellement plus large, à celle de sa tête et surtout à celle de son prothorax. Elle est de taille moyenne, d’un brun mat, et entièrement revètue de petits poils-d'un jaune doré et médiocrement abondants. Son prothorax est très-finement rugueux, sa tête pointillée, et ses élytres, qui sont ponctuées en stries, présentent trois côtes latérales, abrégées postérieurement; quelques tubercules allongés se voient sur les intervalles entre! los-stries voisines de ces côtes, surtout en arrière.
Cet insecte a été découvert par M. Gay dans les provinces septentionales du Chili.
(1) Solier le décrit comme étant irrégulièrement hexagonal, avec ses angles antérieurs saillants et triangulaires; je le vois tel que jo l'indique.
(2) IL w’y en aurait pas, selon Solier, qui a probablement eu sous les yeux des exemplaires chez lesquels il était rétracté dans l'intérieur du prothorax. Ilost fort court et séparé de la tête par un sillon circulaire peu profond.
(3) A. dilaticollis, Solicr, loc. cit, p. 169, Col. pl. 19, £. a-d.
STÉNOSIDES. 107
ASPIDOCEPHALUS.
Morsex, Bullet, d. Mosc. 1839, p. 63 (1).
"Ce genre m'est inconnu; les caractères qui suivent sont empruntés à la formule générique et à la description de l'espèce données par l’auteur.
Une dent bifide très-pou prononcée dans l'échancrure du menton. — Palpes maxillaires courts; leur dernier article subpyriforme et de la longueur des trois précédents. — Mandibules arquées et échancrées. — Tète clypéacée, aplatie, tronquée et munie d’un col court en arrière, rétrécie en avant, recouvrant en entier les. parties de la bouche. — Yeux nuls ().— Antennes deux fois aussi longues que la tête, robustes; leurs articles fortement transversaux, sauf le dernier, qui est plus gros que les autres, ovalaire et terminé en pointe. — Prothorax presque aussi long et un peu plus large que la tête, carré, avec ses angles obtus. — Ecusson demi-cireulaire. — Elytres un peu plus larges que lo prothorax, allongées, parallèles, arrondies à leur extrémité. — Pattes assez fortes ; crochets des, tarses bifides.
M. de Motschoulsky place ce genre à côté des SCAURUS, mais il appartient sans aucun doute au groupe actuel, et, d’après les caractères qui précèdent, le facies de l'unique espèce (3) qui le compose doit être absolument le même que celui des Discorzurus du Chili, mentionnés plus haut. L'absence des yeux le distingue éminemment de tous les genres qui précèdent. Quant aux crochets des tarses, il est probable que M. de Motschoulsky s’est trompé en croyant les voir bifides, erreur d'autant plus facile, que cet insecte n’a qu'un quart de ligne de long. Il est d’un rouge brunâtre, légèrement brillant, glabre et imponctué ; une fossette assez prononéée se voit au milieu du bord postérieur du prothorax. La Géorgie russe est sa patrie.
Note.
Le genre suivant de Faldermann semble appartenir au groupe actuel, sans que je voie clairement quelle place il doit occuper dans la série des genres précédents.
. (1) M. de Motschoulsky à écrit AsPicerHaALus; ce nom à été corrigé par Érichson dans ses Archiv, 1842, IL, p. 178. .
(2) Selon M. de Motschoulsky, ils seraient cachés sous les bords de la tète ; mais Eriohson (loc. cit.) qui à connu cet insecte, dit qu’ils manquent complè= tement. .
(3) 4, desertus, Motseh, loc. cit. p.64, pl, 2, f. f-rvv.
108 TÉNÉBRIONIDES.
OOGASTER.
FaunenM. Faun. entom. Transe. IL, p. 30 (1).
Tête dégagée du prothorax, à peine moins large que lui, munie d’un col en arrière, arrondie, anguleuse près des yeux, largement et légèrement échancrée en avant. — Antennes courtes, robustes, cylindriques, de one articles : 1 très-gros, renflé à son extrémité, 2 un peu plus épais et plus court que les suivants, 3 deux fois plus long que lui, 4-9 égaux, serrés, 10 un peu plus large, obtusément arrondi, 11 de moitié plus étroit que les précédents, rétréci à sa base, tronqué au bout, — Yeux petits, allongés, latéraux, enfouis dans une fossette. — Prothorax petit, fortement rétréci en arrière, dilaté et arrondi en avant, crénelé sur les côtés, tronqué en avant et à sa base. — Elytres distantes du prothorax, convexes, ovalaires, fortement rétrécies à leur base, ohtusément acuminées en arrière, — Pattes assez courtes ; cuisses rétrécies à leur base; jambes sublinéaires, un peu dilatées à leur extrémité ; tarses très-courts et assez robustes.
Il y a dans cette formule quelques particularités, notamment la forme des élytres et la dilatation des jambes, qui semblent plutôt appartenir à une Tentyriide. La figure même que donne Faldermann de l'unique espèce du genre (2) semble être celle d’une TEN?YRIA; mais l’ensemble des autres caractères se rapporte manifestement à uno Sténoside. On voit d’ailleurs par la synonymie, que M. Ménétriés, qui le premier a connu cet insecte, l'avait placé parmi les Srexosis. Il est : fort petit, d’un brun rougeätre, couvert de stries longitudinales, fines et très-serrées, sur la tête et le prothorax, avec des rangées de petits points enfoncés sur les élytres, dont les intervalles portent des soies très-courtes. Il habite le Caucase et les pays voisins.
TRIBU XII
LEPTODIDES.
Languette saillante, entière; les palpes labiaux insérés à sa base, sur les bords de sa face antérieure. — Mâchoires découvertes; leur lobe interne très-grèle, en forme de griffe (3). — Tête saillante, rhomboïdale ; épistome laissant à découvert le labre et les côtés des mandi-
(1) Syn. Tacenia, Ménétr. Cat. rais. p.196. — J'ai ou le tort de créer parmi les Érotyliens (Mon. d. Érotyliens, p.377) uñ genre que j'ai nommé OocastER, plusieurs années après que Faldermann avait fondé celui-ci.
(2) O. Menetriesii, Falderm. loc. cit. p.31, pl.1, f.12 (Tag. picea Ménétr.).
(3) Solier leur assigne, comme à tous les Scaurides en général, un lobo in-
LEPTODIDES. 109
bules.— Antennes de onze articles, longues, grêles et filiformes. — Prothorax distant des élytres, globuleux ; son pronotum continu avec ses parapleures. — Elytres embrassant assez fortement le corps; leur repli épipleural étroit. — Hanches postérieures fortement séparées, brièvement ovalaires; éperons des jambes médiocres, grèles ; tarses hérissés de longs cils. — Saillie intercoxale large, quadrangulaire. — Episternums métathoraciques étroits, linéaires; ceux du mésothorax très-allongés, sans épimères.
Je ne connais que le genre Lepronxs de Dejean qui puisse rentrer dans cette tribu. Au premier coup d'œil, il paraît extrêmement voisin des Herriscius de celle des Scaurides, et c’est près d’eux que Solier l’a placé. Maïs la structure de ses cavités cotyloïdes intermédiaires démontre qu'il appartient à la cohorte actuelle, où la continuité du pronotum avec les parapleures prothoraciques lui assigne un rang à part.
Genre incertæ sedis : Tapenopsis.
LEPTODES.
(Der.) Souier, Ann. d. L. Soc. entom. VIE, p. 191 (1).
Sous-menton faiblement échancré, muni d’un pédoncule ; ses dents latérales courtes, tronquées. — Menton petit, transverse, un peu évasé en avant. — Palpes grôles, les maxillaires longs ; leur dernier article légèrement élargi et tronqué au bout. — Labre assez saillant, entier. — Tète rhomboïdale, assez prolongée et fortement rétrécie en arrière, obtusément dilatée au niveau des antennes, excavée latéralement, à partir des cavités antennaires, presque jusqu'à sa base ; épistome graduellement assez rétréci et largement tronqué en avant. — Yeux petits, latéraux, inférieurs, obliques, munis d’une large orbite en dessous. — Antennes très-longues, grôles, filiformes, velues, à articles obconiques : 2 court, 3 aussi long que les deux suivants réunis, 4-10 décroissant peu à peu, 11 aussi long que 10, ovoïde. — Prothorax globoso-ovale, tronqué et rebordé à ses deux extrémités. — Ecusson assez grand, en triangle curviligne. — Elytres oblongo-ovales, atténuées à leurs deux extrémités, surtout en avant, déprimées sur le disque.— Pattes longues ot très-grèles; cuisses fortement renflées à leur extrémité; jambes fliformes ; tarses longs, à articles obconiques ; le 4° à peine plus long que le 1 aux postérieurs ; crochets longs et grôles. — Saillie prosternale étroite, fortement recourbée en arrière. — Mésosternum déclive,
. Plan. — Corps svelte, hérissé de longs poils fins et redressés.
terne sans crochet corné. Son erreur est d'autant plus singulière, que c’est d’a= près une préparation des parties de la bouche, faite par lui-même, que je dé= cris ces organes.
(1) Syn. Sevwiuw, Zoubkoff, Bullet, d. Mosc. 1833, p. 398 ; éd, Lequien, p. 312: