rÉNÉNRIONIDES
L'unique et rare espèce (1) qui constitue ce genre est une des nombreuses découvertes entomologiques faites dans la Turcoménie par M. Zoubkoff, qui l’a placée simplement parmi les SepipiuM, comme on le voit dans la synonymie ; Dejean (2) s’est conformé on partie à son opinion en la laissant dans les Sépidiides. Quant à Solier, frappé d’une certaine ressemblance qu’elle a avec les Henpiscrus, il l’a mise à côté de ce genre dans son groupe des Scaurites, bien qu'elle ne possède ni l’un ni l’autre des deux caractères qu'il assigne à ces derniers, à savoir l'absence de crochet corné au lobe interne des mächoires et l'allongement du dernier article des antennes.
Cet insecte est d’un jaune ferrugineux brillant, et présente sur chaque élytre deux côtes fines et tranchantes, abrégées en arrière, l’une discoïdale, l’autre latérale, entre lesquelles sont des points enfoncés, formant sur chaque intervalle une double rangée. De petites aspérités, disposées longitudinalement sur plusieurs rangs assez réguliers, se voient sur le prothorax.
Note.
Je reproduis ici les caractères du genre suivant, qui m'est inconnu, non parce que je suis certain qu'il appartient au groupe actuel, mais parce que je ne vois aucun autre groupe auquel il puisse mieux se rattacher, et que j'ai la conviction qu'il est étranger aux Molurides, parmi lesquels Solier l'a classé. La structure de ses cavités cotyloïdès intermédiaires décidera quelles sont ses analogies.
TAPENOPSIS.
Soutien, Mém, d. l'Acaa, d. Turin, Sér, 2, VI, p. 217.
Menton petit, transversal, anguleux sur les côtés, rétréci et tronqué en avant. — Palpes assez longs et grèles ; le dernier article des labiaux ovalaire, celui des maxillaires en triangle allongé. — Labre très-court, peu disüinet. — Tête peu prolongée et fortement rétrécie en arrière, longitudinalement bi-sillonnée en dessus; épistome saillant, en triangle obtus au bout et sinué sur les côtés, — Yeux suborbiculaires, saillants, munis d’une orbite en dessus, — Antennes courtes, robustes, subeylindriques, de dix articles : 2 court, 3 aussi long que les deux suivants, 4-9 courts, subégaux, 10 ovoïde et aouminé. — Prothorax aussi long que large, très-fortement et gradueilement rétréci en arrière, dilaté et aminci sur les côtés, tronqué et muni d’un bourrelet à sa base, ayant
(1) Sepid. Boisduvalii, Zoubk. loc. cit, (Leplod. id. Solier, loc. cit. pl. 8, f. 6-10).
(2) Cat. éd.3, p. 201. Dejean place ce genre à la suite des Oxura, dont il se rapproche, en effet, un peu par les antennes, mais c’est tout ce qu’il a de commun avec ces insectes.
ÉLÉNOPIORIDES. ai
en dessus deux côtes longitudinales, Mie La bord antérieur, — Ecusson triangulaire. — Elytres oblongo-ovales, également rétrécios à leurs deux extrémités, carénées latéralement. — Pattes robustes et assez courtes; jambes antérieures comprimées, fortement triangulaires ; les autres légèrement trigones; tarses cylindriques. — Corps hérissé de longs poils redressés.
Salier a placé ce genre dans le groupe des Sépidiides, qui n’est pour lui qu'une section des Molurides, tout en convenant qu'il avait quelques rapports avec les Sténosides. L’unique espèce qui le compose (1} a la physionomie du Leptodes Boisduvalii, avec des antennes et des pattes très-différentes.
Get insecte, rapporté autrefois far Olivier de son voyage en Orient, est de petite taille, d’un brun obsour un peu rougeûtre, ebcouvert sur les élytres d’une ponctuation serrée. Ces organes, outre leur côte marginale, en ont chacun deux autres régulières et entières toutes sont fortement dentées en scio.
DES
TRIBU XIV
ÉLÉNOPHORIDES.
Sous-menton muni d’un très-large pédoneule. — Languette non saillante, profondément échancrée; les palpes labiaux insérés sur ses cotés à sa base. — Mâchoires recouvertes en totalité ou en partie par les dents latérales du sous-menton, dont l'angle interne se prolonge en une longue et robuste saillie; leur lobe interne muni d’un crochet corné. — Tête saillante, rhomboïdale ; ses orhites antennaires fortement anguleuses et redressées; épistome recouvrant latéralement les mandibules, trilobé; son lobe médian très-large et plus court que les latéraux, ceux-ci étroits. — Antennes de onze articles : le 3° très-long. — Prothorax distant des élytres, subglobuleux. — Elytres embrassant fortement l'abdomen ; leurs épipleures verticales, sans repli. — Hanthes postérieures de forme variable ; éperons des jambes médiocres, robustes ;, tarses canaliculés en dessous, épineux sur les bords et au Sommet de leurs articles. — Episternums métathoraciques étroits, parallèles (2); ceux du mésothorax très-allongés ; leurs épimères postérieures de grandeur variable.
(1) T. costatuis, Solier, loc. vit. p. 218, pl. 1, £. 3.
(2) Ces pièces sont soudées intimement au métasternum; les sutures qui les en séparent sont complètement effacées chez les deux exemplaires du Cacicus americanus que j'ai sous les yeux, de sorte que c’est d'après l'Eteno- Phorus collaris, où elles sort un peu plus distinctes, que je décris les épislernums,
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