‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 20 sur 123 · SECTION II · texte numérisé non relu

SECTION II

Hanches intermédiaires pourvues de trochantins ; leurs cavités cotyloïdes presque toujours bâillantés en dehors et plus ou moins complétées dans cette direction par les épimères mésothoraciques.

Tout le reste des Ténébrionides rentre dans cette section, qui est par conséquent beaucoup plus étendue que la précédente. Il est digne de remarque que les trochantins intermédiaires, pièces dont l'importance physiologique est nulle ou, du moins, fort obscure, persistent dans une aussi longue série d’espèces, chez lesquelles tous les autres organes varient à l'infini. Cependant leur existence souffre quelques exceptions inévitables et qui seront mentionnées en temps et lieu. Le bäillement des cavités cotyloïdes intermédiaires au côté externe, et la part que prennent les épimères mésothoraciques à leur fermeture, sont moins constants. La seconde dépend de la grandeur de ces dernières, qui, fort petites ou médiocres dans les trois quarts environ des genres, finissent (par ex. CamARIA, CampsIA, etc.) par acquérir les deux tiers de la dimension des épisternums mésothoraciques, mais par des

(1) E. collaris Linné, Fab., Oliv., elc.; on n’en a que d’anciennes figures, toutes plus ou moins médiocres,

(2) M. Lucas en a pris un exemplaire près de Paris, sous de vieilles souches rejetées par la Seine sur ses bords, à la suite des grandes inondations de 1856 (Voyez Ann. d. 1, Soc, entom. 1856; Bull. p. LIX); il était accompagné d'autres insectes de la France méridionale (Ateuchus semipunctatus, Morimus fuñestus) et même d’une espèce (Cetonia opaca) qui passe pour exclusivement algérienne. Ce fait accidentel ne prouve rien contre ce qui est dit dans lo texte, ces insectes ayant 66 évidemment transportés au loin par les caux.

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gradations insensibles qui ôtent à ce caractère une partie de sa valeur.

Pas plus que les précédents, cés insectes ne se laissent diviser autrement qu’en groupes naturels, formant chacun un tout à part. Mais comme ces groupes sont très-nombreux, j'ai cru devoir les répartir, comme ceux de la prémière section, dans deux groupes supérieurs ou cohortes. Après avoir mis successivement à l'épreuve, dans ce but, tous les organes, je n’ai rien trouvé de mieux que la vestiture des tarses en dessous. De tous les caractères, c’est celui qui souffre le moins d’exceptions, et il a, de plus, cet avantage que les deux divisions auxquelles il sert de base, sont en harmonie avec les habitudes des espèces.

Toutes celles en effet qui composent la première des deux cohortes qui suivent, sont des insectes, sans aucune exception à moi connue, essentiellement épigés et qui, si on les rencontre exceptionnellement sous les écorces, ont été simplement y chercher un abri momentané. Celles de leurs larves qui ont été observées, en très-petit nombre, il est vrai, vivent toutes dans le sol et.y subissent leurs métamorphoses.

Les espèces de la seconde coho#t@vivent, au contraire, sous les écorces en voie de décomposition, défis les bolets, les champignons, la farine; plusieurs même, parmi les exotiques, se trouvent sur les feuilles, comme tant de Coléoptères. Leurs larves, dont un assez grand

. nembre ont déjà été décrites, ont des habitudes analogues à celles des insectes parfaits, si ce n’est, bien entendu, qu'aucune espèce d’entre elles n’est phyllophage.

On comprend d’après cela, que les espèces de la première cohorte aient généralement reçu en partage des tarses ciliésou épineux, comme toutes celles de la première section, tandis que chez les autres, ces organes sont, à quelques exceptions près, revètus en dessous de poils plus ou moins fins. Quant aux autres caractères qu’on pourrait emprunter aux ailes inférieures, au lobe interne des mâchoires, à la forme des orbites antennaires, à celle du métasternum, ils sont assez constants dans la première cohorte, et très-variables dans la seconde, sauf celui tivé des orbites antennaires.

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