I. Languette cachée par le menton ou à peine visible
a Tête rhomboïdale, rétrécie en arrière ; épistome plus ou moins saillant.
b Dernier art. des palpes max. non sécuriforme. Labre découvert; prothorax échancré en avant. AKISIDES.
— peu ou non distinct; prothorax non’ou faiblement échancré en avant. SCAURIDES.
bb Dernier art. des palpes max. sécuriforme; labre découvert. Bravripes.
aa Tète courte, non rétrécie en arrière; épistomo court; labre découvert.
e Dernier article des palpes max. fortement sécuri-
forme. ' ASiDIDES, ce Dernier article des palpes max, non ou peu sécuriforme.
Tête déprimée; prothorax échancré en avant, NYcTÉLIDES.
— renflée en arrière; prothorax non ou légèrement échancré. PIMÉLUDES.
Il. Languette dépassant plus ou moins le menton, d — plus ou moins échancrée en arc de cercle.
e Ecusson très-grand, recouvrant en grande partie le pédoncule du mésotherax. Morunnes.
ee Ecusson petit ou nul, situé entre les élytres. f Saillie intercoxale large, rectangulaire ou ogivale.
AKISIDES. 417
Repli épipleural des élytres étroit dans toute sa longueur. PnYSOGASTÉRIDES.
— — fortement dilaté à sa base, Praocines.
ff Saillie intercoxale étroite, triangulaire et aiguë. ConlonripEs, dd Languette entière ou légèrement sinuée.
g . Tarses antéf. et souvent les interméd. dilatés chez les mâles. PéDinipEs.
gg Tarses antér. et interméd. simples dans les deux sexes. :
Saillie infercoxale large, rectangulaire ou ogivale. OPATRIDES. — — en triangle aigu. TRACHYSCÉLIDES.
TRIBU XV
AKISIDES.
Sous-menton sans pédoncule; le fond de sou échancrure plus ou moins sinué. — Languette cachéo par le menton, un peu échancrée en avant ; ses palpes insérés sur ses côtés à sa base. — Mâchoires découvertes ; leur lobe interne muni d’un crochet corné. — 4° article des palpes maxillaires légèrement triangulaire. — Tête engagée jusqu'aux yeux inclusivement dans le prothorax, rhomboïdale ; épistome saillant, cachant les mandibules ét laissant en grande partie le labre à découvert. — Antennes de onze articles : les trois derniers plus courts que les autres, le 3° très-long. — Prothorax fortement, échancré en avant, foliacé sur ses bords latéraux. — Elytres embrassant fortement l'abdomen ; leurs épipleures larges, munies d’un étroit repli. — Hanches postérieures ovalaires, fortement séparées; éperons des jambes médiocres et robustes ; tarses glabres, pauci-épineux. — Saillie intercoxale large, quadrangulaire. — Episternums métathoraciques étroits, parallèles, — Epimères du mésothorax assez grandes, postérieures et obliques.
Cotte tribu est de la création de Solier (1); mais il l’a altérée en y introduisant les Cacrcus et les ELeNopnorus, qui, étant privés de trochantins intermédiaires, appartiennent à la section précédente. C’est avec ces insectes que les Akisides ont le plus de rapports. Comme eux, ils sont de grande taille et d’un noir profond ; leur languette, leurs antennes et leurs pattes sont semblables, leur arrière-corps est également parallélipipédique, sauf chez les Monica ; mais ils ont néanmoins un, facies assez différent, dù principalement à leur prothorax ample, fo-
(4) Ann, d. 1. Soc. entom. V, p. 635. *
118 TÉNÉBRIONIDES.
liacé latératement, échancré en avant et dont les angles postérieurs sont plus ou moins saillants et le plus souvent redressés. D’un autre côté, ils se rattachent de près aux Scaurides qui suivent, par la forme de leur tête, et aux Blaptides par un grand nombre de caractères.
Ce sont des insectes lucifuges, à démarche lente, qui fréquentent les ruines, les souterrains et ne sortent ordinairement de leur retraite qu’à l'entrée de la nuit. Sous leurs divers états, ils semblent se nourrir exclusivement d’immondices et des substances éxcrémentitielles les plus repoussantes. La seule de leurs larves qui soit connue, celle dé l'Akis punctata, dont on doit la description à M. Mulsant (1), est privée d’yeux, comme celle de l'Elenophorus coilaris, mais en diffère par les points suivants : son corps, d’un blanc jaunâtre, est hérissé de longs poils roux, clair-semés en dessus, plus fournis sur les côtés; il existe un crochet corné au lobe interne de ses mâchoires ; son dernier sogment abdominal est arrondi en arrière, excavé en dessus et muni sur son bord de quatre saillies brunâtres relevées; en dessous, ce bord se renfle en un bourrelet demi-cireulaire qui déborde l’arceau inférieur. Sous le rapport des habitudes, cette larve ne diffère pas de celle de l'Elenophorus collaris.
Les trois genres suivants, dans lesquels rentrent tous ces insectes, appartiennent essentiellement aux Faunes méditerranéenne et asiatique :