‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 23 sur 123 · I. Prothorax non contigu aux élytres · texte numérisé non relu

I. Prothorax non contigu aux élytres

Pattes médiocres et robustes : Morica… — longues et grôles : Axis, II. Prothorax contigu aux élytres: Cyphogenia,

MORICA.

(Des) Sozier, Ann. à, 1. Soc. entom, N, p. 646 (2).

Mèmes caractères que les Axis qui suivent, sauf les particularités que voici :

Dents latérales du sous-menton moins échancrées ; leur angle interne jamais prolongé en une saillie aiguë. — Antennes plus courtes; leurs articles 4-8 décroissant plus rapidement, 9-10 transversaux, 44 plus petit, de forme variable. — Prothorax fortement transversal ; moins largemont aminci et plus fortement arrondi sur les côtés. — Elytres régulièrement ovalaires, moins rétrécies et moins saillantes en arrière. — Pattes plus courtes et plus robustes; jambes âpres; les antérieures comprimées et légèrement trigones.

(1) «Note pour servir à l’histoire de V'Akis punctata» Ann, d. 1. Soc, Linn, d, Lyon. Ann. 1845-46, p. 9; avec une pl.

(2) Sy. Axis Fab. — Pimecta Herbst, Oliv.

AKISIDES. 119

Ces caractères sont assez légers, mais suffisants néanmoins pour autoriser la séparation de ces insectes d'avec les Axis, dont ils différent notablement par leur facies. Ils sont d'aussi grande taille, et la sculpture de leurs élytres est la même, sauf chez l’un d'eux (obtusa) où ces organes sont finement rugueux, et, au lieu de côtes, n’ont chacun que deux lignes élevées, très-peu saillantes. D

On n’en connaît en ce moment que cinq espèces originaires du nord de l'Afrique ou de l'Espagne méridionale (r).

AKIS.

Henpsr, Die Kæfer, VI, p. 124 (2).

Dents latérales du sous-menton larges, échancrées, ayec leur angle interne souvent prolongé et aigu. — Menton assez grand, plan, cordiforme, fortement arrondi sur les côtés en avant, sinué dans son milieu. — Labre transversal, entier. — Tête enfoncée dans le prothorax jusqu’au-delà des yeux, carénée au-dessus de ces organes, dilatée et arrondie au niveau des antennes, médiocrement rétrécie en ayant, avec l’épistome plus ou moins échancré. — Yeux découverts, allongés, étroits, transversaux, munis d’une large orbite en arrière et sinués en avant. — Antennes longues, médiocrement robustes, à articles 2 transversal, 3 très-long, cylindrique, 4-8 obconiques, déprimés, subégaux, 9 de même forme, plus court, 10 transversal, 41 ovalaire, acuminé au bout. — Prothorax plus ou moins transversal, cordiforme, fortement échancré en avant, tronqué à sa base, largement aminci et relevé sur les côtés, avec ses angles postérieurs saillants, aigus et redressés. — Ecusson assez grand, arrondi eh arrière. — Elytres non contiguës avec le prothorax, cordiformes ou parallélipipédiques, planes, fortement déclives et rétrécies en arrière, carénées latéralement et arrondies aux épaules; leurs épipleures larges, subverticales. — Pattes longues, grèles ; jambes arrondies ; dernier article des tarses un peu plus long que le 1er, — Prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures, — Mésosternum déclive.

Indépendamment de leurs carènes latérales, les élytres de ces insectes sont ordinairement munies d’une à deux côtes tranchantes, rarement entières, parfois (punctata, reflexa) remplacées par deux rangées de petits tubercules aigus, ou (acuminata, subterrannea) manquant complè-

(1) Ak. planata, Fab. Syst. EL.I, p. 134; de l'Algérie et d’Espagne.— Pim, grossa, Oliv. Entom. II, 59, p. 13, pl. 2, £. 16; patrie non indiquée, mais sans aucun doute elle est africaine. — octpcostata, oblusa, Sol. loc. cit. p.649; Algérie et Espagne. — Jevini, Lucas, Ann. d. 1. Soc. entom. 1850; Bullet. p.LV ; Algérie,

(2) Syn. Tenegrio Linné, — Pimeuta Oliv., Thunb.

420 TÉNÉBRIONIDES.

tement, ainsi que ces derniers. Les mâles se distinguent principalement de leurs femelles par les angles postérieurs de leur prothorax, qui sont notablement plus longs et plus aigus.

Leurs espèces sont nombreuses et pour la plupart concentrées autour du bassin de la Méditerranée ; il y en a moins en Asie, mais elles s’y étendent depuis les bords de la mer Caspienne jusqu’au nord dela Chine (1).

CYPHOGENIA.

Souier, Ann. d. L. Soc. entom. V, p. 677.

Je n’admets qu’en hésitant ce genre très-voisin des Axis, dont il ne se distingue que par les caractères suivants :

Menton convexe sur sa face externe antérieure, rétréci et échancré en avant; l'échancrure se continuant avec une forte dépression de la convexité dont il vient d’être question. — Orbite postérieure des yeux plus saillante. — Prothorax contigu avec les élytres. — Celles-ci tronquées en avant, avec leurs épaules obtuses, mais distinctes. — Mésosternum déclive, un peu excavé.

Le Tencbrio auritus de Pallas (2), insecte très-commun sur le bord occidental et méridional de la mer Caspienne, rentre seul dans ce genre. Son facies est tout-à-fait le même que celui des Axis de forme

ongée et parallèle ; il a en particulier la plus intime ressemblance avec l’A. lucifuga Adams, du même pays.

(1) Solier (Ann. d. 1. Soc. entom. V, p. 655) en a décrit 24 espèces, parmi lesquelles huit seulement (4. punctata Thunb. (reflema Oliv.), acuminata, reflexa, spinosa Fab., granulifera Sahlb., elongata Brullé, discoidea Quens., Goryi Guérin-Ménev.) avaient déjà été publiées. Il n’a connu aucune des espèces suivantes : A. lucifuga, Adams, Mém. d. 1. Soc. d. nat. d, Mosc. V, p. 304; des bords de la mer Caspienne. — limbata, Fischer d. Waïldh. Lettre à Pander, p.13; et Entomogr. d. 1. Russ. I, p. 176, pl. 15, f. 5; Turcoménie. — angustata, Zoubkotf, Bull, Mose. 1833, p. 327; mème pays. — Ofoës, Fischer d. Waldh. ibid. 1837, n° 4, p. 14, pl. 2, £. 2; Natolie. — Zadlotskit, depressa, Zoubkoff, ibid1887, n°9, p. 67, pl. 4, £. 2, 3; Turcoménie. — rugipennis, funesta, sepulchralis, chinensis, Falderm, Col. ab ill. Bungio, etc. p. 53; de la Mongolie et du Nord de la Chine. — truncata, Gebler, Bull. d. l’Acad. de St-Pétersb. If, p. 102; Songarie. — sublricostata, L. Redtenb. Denskrift, d. Wien. Acad. 1; de la Perse mér. ”

(2) Icon. Ins. p. 40, tab. C, f.5, 6. Suivant M. Ménétriés (Cat. rais. p. 194) les Akis acuminata et gibba de Fischer de Waldheim (Entomogr. d. 1. Russ. I, p. 175, pl. 15, f. 7, 9) n’en seraient que des variétés.

SCAURIDES. 121

TRIBU XVI

SCAURIDES.

Sous-menton muni d’un pédoncule en général très-large et peu saillant. — Languette dépassant légèrement le menton, entière ; les palpes labiaux insérés latéralement à sa base. — Mâchoires tantôt découvertes, tantôt cachées en partie par les dents latérales du sousmenton; leur lobe interne muni ou non-d’un crochet corné. — Dernier article des palpes maxillaires légèrement triangulaire, ra-ement sécuriforme — Tête libre (1), souvent saillante et munie d’un col épais en arrière; épistome presque toujours en trapèze allongé, recouvrant les mandibules et au moins une grande partie du labre. — Antennes de onze articles, le dernier libre. — Elytres embrassant d’une manière variable le corps; leurs épipieures munies d’un repli parfois effacé. — Hanches postérieures plus où moins fortement séparées, ovalaires; éperons des jambes au plus médiocres, toujours distincts, en général robustes; tärses presque toujours canaliculés en dessous, plus ou moins épineux. — Saillie intercoxale tantôt très, tantôt médiocrement large, subparallèle, arrondie en avant. — Episternums métathoraciques étroits, parallèles ou légèrement arrondis au côté interne, — Epimères mésothoraciques médiocres, postérieures et obliques.

Eschscholtz et Solier ont chacun établi un groupe des Scaurides ; mais la tribu actuelle n’a pas la même composition que dans ces deux auteurs (2). Les espèces que j’y comprends ne peuvent être confondues qu'avec les Akisides et les Blaptides, les seuls de la cohorte actuelle qui aient une tête voisine de la leur. Ils se distinguent assez faiblement des premiers en ce que cette partie du corps est libre, puis par leur languette un peu saillante et leur labre plus découvert par l'épistome. Ce dernier caractère suffit pour qu’on ne puisse les confondre avec les seconds. Outre ces deux analogies, ils en ont d'autres qui seront indiquées plus loin.

Solier a fait de l'absence de crochet corné aux mächoires, le caractère essentiel des Scaurides; mais sur les cinq genres qu’il a compris parmi eux, il en est deux (Lepropes, Pozyezeurus) chez lesquels ce crochet

(1) Le seul genre Cnxrrocrossa fait exception à cet égard, ainsi que pour la languette, qui est invisible. .

(2) Eschschotz (Zoo. Atlas, Heft IV, p. 9) y avait compris les SrENosIs, ADE- LOSTOMA et Éunycnona. Quant à Solier, attribuant une importance exagérée aux Modifications des organes buccaux, il a dispersé les éléments du groupe dans trois de ses tribus, celles des Tagénites, Scaurites et Blapsites.

existe et qui appartiennent à d’autres groupes que celui-ci. À lui seul, ce Caractère ne me paraît pas suffisant pour servir à établir une tribu distincte, Le menton, qui est en général assez grand chez ces insectes, varie un peu sous le rapport de la forme, et il existe parmi eux des espèces dont les mâchoires sont, comme chez les Élénophorides, recouvertes en partie par les dents latérales du sous-menton. Leurs antennes sont souvent robustes et perfoliées. Chez tous, les yeux sont fortement transversaux et jamais complètement divisés par les joues. 1 y a dans la vestiture de leurs tarses quelques modifications dont on doit tenir compte dans la caractéristique des groupes secondaires, Enfin, leurs cavités cotyloïdes intermédiaires sont légèrement ouvertes au côté externe et contiennent des trochantins très-apparents.

Les Scaurides sont rarement (Ammopnonus, EuLagis, EPANTIUS) de petite taille. Tous sont lucifuges et lents dans leurs mouvements. On ne connaît encore les premiers états d'aucun d’entre eux.

Je trouve qu’ils se décomposent dans les quatre groupes suivants. Les espèces du premier sont exclusivement propres à l’ancien continent; celles des trois autres à l'Amérique.

EL Mésosternum déclive, plan ou légèrement concave.

a Dernier art. des antennes allongé. SCAURIDES VRAIS. aa — — non — Epipleures des élytres plus ou moins larges. ScorToBuipEs. = — étroites. NycroporibES.

IL. Mésosternum horizontal en arrière, vertical en avant. CENTRIOPTÉRIDES.

GROUPE I. Scaurides vrais.

Lobe interne des mâchoires sans crochet corné. — Dernier article des antennes allongé, beaucoup plus grand que le 10°. — Prothorax non contigu aux élytres. — Celles-ci embrassant assez fortement le corps. — Tarses glabres, à peine ou non épineux en dessous (Henpiscius excepté). — Mésosternum déclive.

La forme du dernier article des antennes distingue essentiellement ces insectes des autres Seaurides. Deux de leurs genres (CRPHALOSTENUS, Herriscius) se font en outre remarquer per l'allongement et le parallélisme de leur tête. Chez les espèces typiques, les tarses, sous le rapport de la vestiture, sont complètement pareils à ceux des Akisides; chez les Herpiscus ils varient selon les espèces. Les analogies de ce groupe ne sont évidentes que pour ce dernier genre ; il rappelle d’une manière frappante les Leprones de la premiêre section de la famille. Les Scaunus et les CEPHALOSTENUS constituent un type spécial.

SCAURIDES. 125 .… Ge groupé paraît exclusivement propre à li Faune méditerranéenne et au Sud de l'Afrique.

L Mchoires en partie recouvertes: Scaurus:

Il. — découvertes.

Prothorax suborbiculaire, plan : Cephalostenus. — globüleux: Herpiscius. .

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