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I. Prosternum muni d’une mentonnière : Pkrynocolus

Il. — sans — a Yeux arrondis: Phligra.

aa — transversaux,

b Antennes de onze articles.

Prothorax à peine anguleux sur les côtés : Echinotus. — fortement denté — Sepidium.

bb Antennes de dix articles apparents : Vieta.

PHRYNOCOLUS (1).

Menton subtransversal, fortement rétréci à sa base, dilaté en avant, avec son bord antérieur légèrement bisinué. — Dernier article des palpes maxillaires assez fortement sécuriforme. — Labre saillant, en

(1) Syn. Cnyrrocemws, Solier, Mém. d. l'Acad. d. Turin, Sér. 2, VI, 184%, p. 249; nom employé antérieurement par M. Westwood pour un genre de La- Méllicornes de la tribu des Trogides (Voyez tome I, p. 152). Ce genre de M. Westwood wa paru qu’en 1846 dans les Trans. of the entom, Soc. IV, p. 169; Mais, dès 1842, il avait été publié en extrait dans les Ann. and. Mag. of nat. Hist. VIII, p. 457. — Cynropenes, Dej. Cat, 64. 3, p. 201.

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carré transversal. — Tête entièrement rétractile dans le prothorax, verticale ; épistome séparé du front par un sillon très-marqué, court, brusquement rétréci. — Yeux libres, presque supérieurs, assoz gros, ovalaires et saillants. — Antennes médiocres, à articles 3 aussi long que les deux suivants réunis, 4-9 subégaux, 10 plus court et un pou plus os, 11 subglobuleux, — Prothorax subtransversal, convexe et inégal'en dessus, brusquement rétréci et tronqué à sa base, largement et médiverement saillant au milieu de son bord antérieur, muni d’une carène latérale très-flexueuse. — Elytres plus larges que le prothorax, gubverticales en arrière, carénées latéralement; leurs épipleures trèslarges, avec un repli étroit. — Pattes longues; hanches postérieures subglobuleuses ; jambes hispides, arrondies; l’angle apical externe des antérieures un peu saillant; 1 article des tarses postérieurs aussi long que le 4°. — Saillie intercoxale très-large.— Prosternum formant une grande mentonnière évasée en ayant; sa saillie postérieure recourbée. — Mésosternum déclive. — Corps court, très-robuste, revêtu d’une épaisse pubescence tomenteuse.

La présence d’une mentonnière au prosternum, et la rétractilité de la tête qui en est la conséquence, distinguent essentiellement ce genre des suivants. Il ne comprend, en ce moment, que les deux espèces dé crites par Solier (1). Ce sont de grands insectes du Sénégal, d’un facies très-massif, et revêtus d’une pubescence tomenteuse en dessus, courte et couchée sur les autres parties du corps. La carène latérale de leurs élytres se termine brusquement en arrière par une saillie anguleuse, et chacun de ces organes en possède, en outre, une autre discoïdale, plus ou moins irrégulière, et qui se termine de la même façon postérieurement. Quelques réticulations se voient entre elles, sur le disque des élytres, qui est plan.

PHLIGRA.

DE Casrern. Hist. nat. d. Col. I, p.197 (2).

Menton fortement transversal, évasé et tronqué en avant. — Dernier article des palpes maxillaires en cône renversé et déprimé. — Labre en carré transversal. — Tête saillante, subverticale, plane et inégale;

(1) Crypt, dentatus, Spinolæ, Solier, loc, cit. p, 251; le premier est figuré pl. 2, f. 3, 4. Ces deux espèces pourraient bien être de simples variétés ou les deux sexes d’une seule.

Le Cryplog. inflatus de M. Gerstæcker (Monatsber. d.. BerlinAcad. 1854, p: 532); remarquable insecte de Mozambique, me paraît appartenir aux Molurides vrais, où il doit former un geure nouveau rattachant intimement le groupe précédent à celui-ci.

(2) Syn. Cynronenes, Solier, Mém. d. l’Acad: d. Turin, Sér. 2, VI, p.24; nom postérieur de quatre ans à celui imposé au genre par M. de Castelnau, ets

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épistome rétréci au niveau des cavités antennaires, et échancré en arc antérieurement. — Yeux assez gros, surmontés d’une petite orbite, arrondis, saillants, étbitement sinués en avant. — Anténnes assez longues, grôles, finement pubescentes, à articles 3 long, 4-8 subégaux, obconiques, 9-10 un peu plus gros et plus courts, 11 aussi grand que 10, globoso-ovale. — Prothorax transversal, convexe ; rétréci brusquement et tronqué à sa base, largement prolongé en avant, au-dessus de la tête, muni d’une carène latérale très-flexueuse, etde deux côtes en: dessus. —Elytres oblongues, planes sur le disque, déclives et rétrécies en arrière, carénées latéralement ; leur repli épipleural nul. — Pattes longues ; hanches postérieures transversales ; jambes arrondies ; 49 article des tarses postérieurs pas plus long que le 4°. — Saillie prosternale recourbée en arrière.—Mésosternum déelive.— Corps oblong, pubescent,

Insectes propres à l’Afriqué australe, où ils semblent représenter les SePIDIUM qui y manquent. La sculpture de leurs élytres a beaucoup d'analogie avec ce qui existe dans le genre en question, chacun de ces organes étant muni d’une carène denticulée, abrégée en arrière ; mais en dehors de cette carène, et plus ou moins au-dessous d'elle, on voit une ligne élevée, flexueuse, qu’on peut prendre à volonté pour la limite supérieure de l’épipleure, ou celle du repli épipleural. Je crois que la première de ces opinions est la véritable, Ces insectes sont plus petits que le Seprpruw.

Le type du genre, le Tencbrio cristatus de De Géer (1), est connu depuis longtemps; Fabricius s’est trompé au point de le prendre pour un Bracuycerus. Solier en a décrit deux autres espèces (?).

ECHINOTUS.

(Des) Souien, Mém. d. l'Acad. d. Turin, Sér. 2, VL, p. 242.

Ce £enre ne diffère des Sepinrun qui suivent, que par les caractères que voici :

Antennes plus grèles et plus longues, avec leur 3° article extrêmement allongé. — Prothorax plus court, tronqué à sos deux extrémités, à peine anguleux sur les côtés, muni en dessus de trois longues saillies Gylindriques : une antérieure , deux discoïdales, — Elytres cou-

cn outre, proposé antérieurement par M. Hope, pour un genre de Carabiques ; Voyez tome T, p. 329, = Tenepnio De Géer. — Sertrum Thunberg. — Bracny- GERUS, Fab, Syst. El. IL, p. 415.

(1) Mém. VIL, p. 653, pl. 48, ©. 22,23 (Brachyc. cristatus Fab, ; Sepi. lacuoSum Thunb.; Cyrtod. curculionoides Dej., Sol.).

(2) Cyrt. sinuosus, nigritus, Solier, loc. cit. p. 246; le premier est représenté pl:1, f. 33, avec des détails. Selon Erichson (Archiv, 1846, IL, p. 113), tous deux ne sont que des en du type. :

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vertes de tubercules longs, coniques et aigus, non carénées latéralement; leurs éprpleures moins larges, munies dan repli étroit. — Pattes beaucoup plus longues ot plus grèles; cuisses minces à leur base, renflées à leur extrémité. : :

La pubescencé n’est vas non plus la même que chez les Sepiniuw, en particulier sur les antennes et les pattes, qui sont simplement hispides, avec des poils non squammiformes. Pour le corps lui-même, on ne saurait en juger, car on reçoit toujours ces insectes couverts d’un enduit formé de terre et de particules sablonneuses, qui ne permet pas de le voir.

La seule espèce décrite (1) a la saillie antérieure du prothorax, d’abord dirigée en avant, puis redressée, et les cuisses brusquement renflées à leur extrémité. Il y en a à Natal une autre espèce inédite, chez laquelle la première est verticale, et les secondes grossissent peu à peu de leur base à leur sommet. S

SEPIDIUM.

Fas. Syst. Enlom. p. 250.

Menton fortement transversal, rétréci à sa base, largement et faiblement échancré en avant.— Languette à peine échancerée.— Palpes maxillaires épais; leur dernier article tantôt à peine, tantôt légèrement sécuriforme. — Labre transversal, faiblement arrondi ou tronqué en avant. — Tôte assez saillante, penchée, excavée sur le front; épistome brusquement rétréci et tronqué en avant. — Yeux transversaux, assez allongés, subréniformes. — Antennes médiocres, assez robustes, à articles 2 très-court, 3très-allongé, 4-9 subeylindriques, subperfoliés, décroissant un peu, 10 un peu plus gros, conique, ovalaire.—Prothorax subtransversal, très-fortement et largement caréné sur la ligne médiane, cette carène prolongée en un tubercule bifide s’avançant sur la tête; muni latéralement d’une forte épine déprimée, arquée et souvent bifide, légèrement bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs un peu saillants. — Elytres oblongues ou parallèles, peu convexes où planes sur le disque, subverticales en arrière, arrondies aux épaules, carénées latéralement; leurs épipleures larges, sans repli. — Pattes médiocres, assez robustes ; hanches postérieures globuleuses ; cuisses comprimées et peu rétrécies à leur base; jambes arrondies ; 1° article des tarses postérieurs un peu plus court ou aussi long que le 4. — Corps partout pubescent, inégal en dessus.

Insectes remarquables, d'assez grande taille, et, avec les Vera qui suivent, ceux de ce groupe dont la vestiture est la plus complète,

(1) Æ. spinicollis, Solier, loc. cit, p. 243, pl. 1, f. 24, 25; du Cap. M. de Castelnau (Hist. nat. d. Col. I, p. 197) l'avait déjädécrit sous le nom de Sepidium spinicolle, en l'indiquant, à tort, comme de Nubie.

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lours antennes et leurs pattes étant revêtues de poils comme le corps lui-même, mais plus courts et plus squammiformes; ceux des élytres sont plus tomenteux qu'ailleurs et souvent furfuracés. Les carènes latérales de ces organes sont toujours fortement denticulées, mais la sculpture de leur disque se présente dans deux conditions différentes. Chez les uns (par ex. siculum) il est couvert d’un réseau irrégulier, relevé çà et là en tubercules, tandis que chez les autres (par ex. variegatum) chaque élytre présento une carène médiane, plus ou moins réunie à la suture par des côtes obliques, Mvètues de poils d’un noir velouté. Dans chacune de ces deux catégories les espèces se ressemblent beaucoup et sont difficiles à distinguer.

Le genre est principalement répandu dans le nord de l'Afrique; hors de là, on ne l’a rencontré que dans lo midi de l’Espagne, en Sicile et en Arabie. Il se compose, en ce moment, d’un peu plus d’une quinzaine d'espèces (1).

VIETA.

De Casreun. Hist. nat. d. Col. II, p.19 (2).

Ce sont des Seprpium qui n’ont que dix articles apparents aux antennes, les deux derniers étant confondus ensemble, et dont les épines latérales du prothorax sont simples et coniques, au lieu d’être déprimées.

Tous sont en même temps plus étroits, et par suite plus allongés que les Sertpiun. Leur patrie est la même, mais leurs espèces sont bien moins nombreuses (3).

(1) Les anciens auteurs n’en mentionnent que trois, les Sep. fricuspidatum, variegatum, cristatum de Fabricius, Olivier, Herbst, etc.; la dernière est la plus belle espèce du genre. Solier (Mém. d.i Acad. d. Turin, Sér.2, VI, p. 227) ne l'a pas connue, et a reproduit également sous de nouveaux noms les quatre suivantes de l'Algérie, décrites avant lui par Erichson in Wagners Reise, LIL, p.178: S. aliferum, uncinatum, tomentosum, Wagneri. Les esp. mentionnées par lui Comme nouvelles sont : S. bidentatum, de l'Espagne mér.; Mittrei (uncinatum Er.) Douei (aliferum Er.), d'Algérie; siculum, Genei, de Sicile: Dufouri (variegatum var?), de Tunis; barbarum (variegatum var?),d’Algérie; Barthelemyi, fleœuosum, d'Egypte ; Mallei (Wagneri Er.), serratum, Requieni, multispinosum (tomentosum Er.); d'Algérie.

Une espèce très-remarquable et présentant une exception unique dans la fa- Mille, à été en outre décrite par M. Guérin-Méneville (Rev. et Mag. d. Zool. 1858, p. 128, pl. 4, f. 1-2), sousile nom le S. Pradieri, d'après deux exemplaires provenant des environs de Moka en Arabie. Le plus petit, présumé être un mdle, à très-distinctement cinq articles à tous les tarses; l’autre, qui serait la femelle, est hétéromère comme de coutume.

(2) Syn. Dxmonus, Solier, Mém. d. l’Acad. d. Turin, Sér. 2, VI, p. 219.

(3) Sepid. vestitum, Gory in Guérin-Ménev. Iconogr.; Ins. p. 114, pt. 28üis, £,5 (Sepid. senegalense Dej., Klug in Ermann, Naturh. Atlas, p. 40); Sénégal.

206 TÉNÉBRIONIDES.

Je restitue à ces.insectes le nom que leur a imposé M. de Castelnau, et qui est de plusieurs années antérieur à celui proposé par Solier.

TRIBU XXII

PHYSOGASTÉRIDES.

Sous-menton muni d’un pédoncule peu saillant. — Languotte saillante, transversale, échancrée en demi-cercle ; ses palpes insérés laté- ‘ ralement à sa base. — Mächoires découvertes, leur lobe interne inerme (1). — Palpes grêles et assez longs; le dernier article des maxillaires subeylindrique ou très-légèrement triangulaire.—Tête courte, engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux exclusivement; épistome court, laissant le labre en entier, et les mandibules à découvert. — Antennes grêles, de onze articles, le dernier libre. — Prothorax contigu aux élytres, plus étroit qu’elles, à peine échancré en avant, — Ecusson nul chez presque tous.—Epipleures des élytres larges, munies d’un repli étroit, parfois nul, — Hanches postérieures fortement séparées; éperons des jambes petits; tarses grêles, ciliés et épineux; leurs articles, sauf le dernier, atténués à leur base. — Saillie intercoxale large, parallèle. — Episternums métathoraciques très-larges, arrondis au côté interne. — Mésosternum large, parallèle ; épimères mésothoraciques de largeur variable, postérieures et obliques.

Solier a compris ces insectes dans les Molurides, en intercalant leurs genres parmi ceux de ces derniers. Ils s’y rattachent, en effet, par un assez grand nombre de caractères, mais leurs mâchoires constamment inermes, leur labre échancré, leur prothorax contigu aux élytres, leur écusson nul, ou de forme normale quand il existe, le repli épipleural de leurs élytres tout autrement fait, j’ajouterai même, leur habitat, montrent qu'on à affaire ici à un groupe particulier qui représente les Molurides en Amérique, et est intermédiaire entre eux etles Praocides qui suivent.

Ces insectes sont auplus de taille moyenne, et paraissent jusqu'ici propres au Tucuman, au Chili et au Pérou. Les genres qu'ils constituent se bornent aux quatre suivants.

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