‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 38 sur 123 · HR. À ——— CR TT CC CE UE · texte numérisé non relu

HR. À ——— CR TT CC CE UE

MOLURIDES. 491

tennes grêles, de onze articles; le dernier (Viara excepté} libre. — Prothorax non contigu aux élytres, à peine où non éehancré en avant. — Ecusson très-grand, transversal, occupant la majeure partie du pédonoule du mésothorax. — Epipleures des élytres de largeur variable, ainsi que leur repli. — Hanches postérieures plus où moins fortement séparées; éperons des jambes assez grands; tarses non canaliculés en dessous, ciliés et pauoi-épineux. — Saillie intercoxale rectangulaire. — Episternums métathoraciques très-larges (Oxura excepté), fortement arrondis au côté interne; leurs épimères lrès-petites, souvent nulles. — Mésosternum large, parallèle; épimères mésothoraciques assez étroites, postérieures et obliques.

Je retranche de ce groupe, fondé par Solier, une partie des éléments qu'il y a compris (1), et n’y laisse que des insectes voisins des anciens genres Mozuris et Sepipium. Par suite de cette épuration, il ne contient plus que des espèces propres à l’ancien continent et confinées en Afrique et sur le littoral de la Méditerranée.

Le caractère le plus apparent des Molurides réside dans la grandeur de-leur écusson, qui recouvre presque en entier le dos du pédoncule mésothoracique et qui est plus ou moins largement à découvert, par suite de la non contiguité du prothorax et des élytres. Ce caractère na leur est pas exclusivement propre, mais il ne manque jamais ici, même lorsqu'il paraît être absent, ce qui n’a lieu ; du resté, que chez les Occoosoma, dont le prothorax est exactement, ou peu s'en faut, - appliqué contre les élytres. En l’enlevant, ou lorsqu'il s’est abaissé au moment de la mort, on voit que l’écusson aflecte la forme qui vient d’être indiquée. 4

Dans la majeure partie des espèces, les cavités cotyloïdes intermédiaires sont ouvertes en dehors, et leuxs trochantins sont très-apparents, Chez la plupart des Sépidiides elles sont plus ou moins closes dans celle direction; leurs trochantins se rapetissent, et il y a même deux Senres (Ecmnorus, Viet) où ils paraissent ne pas exister. Mais en y regardant de près et après avoir préalablement enlevé les poils abondants qui les recouvrent, on voit qu'ils sont seulement très-petits. Les hanches postérieures variont encore davantage. Fortement transver- Sales chez les Mozuris et genres voisins, elles finissent par devenir globuleuses chez la plupart des autres espèces. 11 va de soi que ces Modifications dépendent en grande partie de la largeur de la saillie ltercoxale de l'abdomen qui, même dans le premier cas, ne devient

(1) Les genres que j'exclus du groupe, Sont tous ceux propres à l'Amérique, Qui constituent la tribu suivante des Physogastérides, plus les genres Eurezus € Cyuinpnornonus de l'Afrique australe. Le premier est le type d’un groupe Particulier qu'on trouvera dans la cohorte suivante ; le second est une forme aberrante de Gistélides. Du rèste, Solier n’admettait qu'avec doute ces éléments étrangers parmi les Molurides.

192 TÉNÉBRIONIDES.

jamais étroite. Les tarses ont la plus grande analogie avec ceux des Nyctéliides et des Piméliides, si ce n’est qu’ils ne sont jamais comprimés ni frangés sur leurs bords. Les sutures qui séparent les épisternums du métathorax de sa partie centrale, sont très-souvent complètement effacées, mais dans tous les genres il y a des espèces chez lesquelles ils restent distincts et qui permettent de s'assurer de leurs formes. Sauf chez les Mozunis et les Psamwougs de grande taille, ces pièces sont un peu moins larges et moins arrondies au côté interne que chez les Pimélides.

Pour le surplus, ces insectes ont conservé de nombreux rapports avec les Piméliides, dont ils sont essentiellement distincts par leur languette découverte jusqu’à l'insertion de ses palpes inclusivement. Mais ils sont bien moins homogènes sous le rapport de la forme générale. À l'exception des Mozunis et de quelques PsamMODES qui sont très-grands, leur taille est moyenne. La sculpture et la vestiture de leurs téguments varient trop pour permettre d’en rien dire de général.

Après divers essais, je n'ai trouvé rien de mieux pour diviser la tribu que le caractère employé dans ce but par Solier, à savoir les deux formes qu’affecte le prothorax. J'en ajoute seulement à celui-ci un autre emprunté aux trochantins intermédiaires.

1. Bord antérieur du prothorax échancré ou tronqué. MOLURIDES VRAIS. IL. — — plus on moins saillant, SÉPIDIDES.

Groupe I. Molurides vrais.

Bord antérieur du prothorax légèrement échancré ou tronqué. — Trochantins intermédiaires très-apparents, allongés. |

À ces deux caractères il faut ajouter que les téguments sont rarement (quelques Occoosoma) revètus d’une pubescence abondante. En règle générale elle manque ou voile imparfaitement les parties qu'elle recouvre. Î est en outre très-rare que les épipleures des élytres soient subverticales, comme cela est constant chez les Sépidiides. Un trèspetit nombre de Muzunis et les CLINOCRANION en présentent seuls des exemples.

I. Prothorax contigu aux élytres; écusson en partie caché : Ogcoosoma. Il. — non contigu — — découvert.

a Yeux allongés, fortement transversaux.

b Ecusson coupé carrément en arrière : Moluris. bb — triangulaire — Prothorax médiocrement convexe : Psammodes.

— globuleux : Somaticus.

MOLURIDES. 193 aa Yeux tourts, oyalaires ou réniformes.

c Prothorax allongé; élytres déhiscentes en arrière: Oæura. ce — transyersal;— non — Epipleures des élytres horizontales : Trachynotus. — — verticales : Clinocranion.

Genre incertæ sedis: Trachelæum.

OGCOOSOMA.

Wesrw. Trans. of the Zool. Soc. IX, p.227 (1).

Menton transversal, trapéziforme, assez fortement bisinué en avant, parfois caréné sur la ligne médiane. — Dernier article des palpes maxillaires en triangle équilatéral. — Labre transversal, échancré en demi-cercle. — Tête assez petite, engagée jusqu'aux yeux; épistome séparé du front par un fin sillon arqué ou une vague dépression, graduellement ou un peu brusquement rétréci et légèrement échancré en avant. — Yeux transversaux, assez allongés, faiblement sinués en avant. — Antennes subfiliformes, hispides, à articles 3 aussi long que 4-5 réunis, 4-7 obconiques, subégaux, 8-10 plus courts, subeylindriques, 11 presque aussi grand que 10, ovoïde. — Prothorax plus ou moins contigu aux élytres, transversal, peu convexe, obtusément anguleux latéralement, faiblement échancré en avant, tronqué à sa base. — Écusson un peu anguleux en arrière. — Elytres courtes, ovalaires, de la largeur du prothorax et tronquées à leur base, planes, fortement déclives et atténuées en arrière, carénées sur les côtés; leurs épipleures larges, avec un repli étroit. — Pattes assez grêles; hanches postérieures ovalaires; jambes arrondies, hispides; le 4° article des tarses postérieurs plus long que le 5°. — Saillie prosternale plane, dépassant plus où moins les hanches antérieures et le plus souvent atteignant le mésosternum. — Celui-ci large, plan, déclive. — Saillie intercoxale de l'abdomen extrêmement large.— Corps hispide, granuleux ou fasciculé. =”

La Pimelia gemmata de Fabricius (2) est le type de ce genre. En l'établissant sur une espèce très-voisine, M. Westwood semble ne pas s'être aperçu que c'était une forme de Ténébrionides déjà connue et qui figurait dans le Catalogue de Dejean (3) sous le nom d’Amaronts.

(1) Syn. Awaropes (Dej.) Solier, Mém. d. l’Acad. de Turin, Sér. 2, VI, p.264; nom postérieur de trois ans à celui proposé par M. Westwood, — Prmezra Fab.

(2) Syst. EL. I, p. 132.

(3) Ed, 3, p. 210. Dejean a placé le genre entre les Misorampus et les Pso- RODES avec lesquels il n’a certainement que des rapports généraux et éloignés.

Coléoptéres. Tome V. 13

194 TÉNÉBRIONIDES.

I ne s’est pas expliqué sur la place que le genre doit occuper. Je crois avec Solier que cette place est parmi les Molurides. Ces insectes sont | propres à la Sénégambie et pays voisins. Outre l'espèce de Fabricius, trois autres sont connues (1).

MOLURIS.

Larr. Hist. nat. d. Crust. et d. Ins. X, p. 266 (2).

Menton plus ou moins transversal, en trapèze renversé. — Palpes épais; le dernier article des maxillaires légèrement sécuriforme, — Labre transversal, entier.— Tète enfoncée dans le prothorax jusqu'aux” yeux en dessus, et jusqu’à la base du menton en dessous, courte, renfée en arrière; épistome séparé du front par un sillon peu marqué, brusquement rétréci en avant. — Antennes filiformes, peu robustes, ciliées, à articles 3 très-long, cylindrique, 4-9 obconiques, décroissant peu à peu ou subégaux, 10 plus court et un peu plus gros, 411 aussi grand que 10, ovalaire et atténué au bout. — Prothorax globuleux en dessus, légèrement échancré en avant, muni latéralement d’une arête élargie aux angles postérieurs et formant un bourrelet à la base; celle-ci tronquée. — Ecusson coupé carrément en arrière. — Elytres amples, voûtées, convexes ou planes en dessus, très-déclives en arrière, carénées ou non latéralement; leurs épipleures munies d’un repli flexueux, élargi dans son milieu. — Pattes assez longues ; hanches postérieures transversales; cuisses un peu comprimées; jambes antérieures tranchantes en dehors à leur extrémité, avec leur angle apical un peu saillant ; les autres arrondies; 4° article des tarses postérieurs plüs lông que le 4°. — Prosternum légèrement évasé en avant; sa saillie postérieure recourbée, — Corps glabre.

Ce genre, tel que je le restreins ici, correspond à la deuxième division des Moruris de Solier. Il est essentiellement mais faiblement caractérisé par la forme du prothorax ét surtout par celle de l’écusson. Je ne connais pas de passages, sous ces deux rapports, entre ses espèces et celles du genre suivant. S'il en existe, il faudra lui réunir ce dernier.

Aïnsi réduits, les Mozunis sont peu.nombreux et affectent deux formes différentes, les uns (gibba, bistriata) ayant les élytres presque cubiques avec le disque limité de chaque côté par une carène,, tandis

(1) O. granularis, Westw. loc. cit. p: 228, pl. 15, f. 14. — Amat. hirsutula, hirsuta, Solier, loc. cit. p. 267.

(2) Syn. Morunis pars (sectio Puysonena) Solier, Mém. d. l’Acad, d. Turin, Sér. 2, VI, p.290; ce nom de PnysopEra, à supposer qu’on voulût l'appliquer à ces insectes, ne pourrait pas être conservé, Eschscholtz l'ayant déjà employé pour un genre de Carabiques; voyez tome I, p. 130. — Prmxcra Fab., Oliv., Herbst. — Ten£brio Pallas.

MOLURIDES. 195

que chez les autres elles sont globoso-ovales ou ovalaires, avec des côtes très-prononcées (gibbosa), ou des tubercules (Rouleti, semiscabra), ou enfin, de simples rides peu saillantes (globulicollis). Une tache arrondie, formée par des poils tomenteux, jaunâtres et située sur le deuxième arceau abdominal, parait être l’apanage constant des mâles. Ges insectes sont propres à l'Afrique australe (1).

PSAMMODES.

Kmay, Trans. of the Linn. Soc. XIL, p. 412 (2).

Ce genre, tel que je le conçois, ne diffère essentiellement du précédent que par les deux caractères qui suivent.

Prothorax tantôt assez, tantôt peu, mais toujours régulièrement convexe, jamais globuleux en dessus, subcordiforme ou régulièrement arrondi, et plusou moins tranchant sur les côtés, légèrement échanceré en avant, sans bourrelet à sa base; celle-ci tronquée ou légèrement échancrée en arc de cercle,— Ecusson largement à découvert, triangulaire.

Kirby, en créant le genre, n’en a décrit qu’une espèce (3) de forme allongée et peu convexe, mais il dit expressément qu'il le divise en deux groupes : l’un comprenant des espèces ainsi faites, l’autre des espèces subglobuleuses, et il place celles-ci en tôte. Solier a compris les plus convexes de ces dernières parmi les Mozuris, puis sur les autres il a fondé son genre PHANERENTOMA, qui correspond ainsi exactement aux Psammonxs de Kirby. Mais entre les Mozuris ainsi constitués et ces PHANERENTOMA , il a cherché vainement à établir des caractères différentiels (4). DEL?

(1) Pim, gibba, Fab., Oliv. Entom. U, 59, pl. 2, £. 24 (Pim. planata Thunb.). — P. bistriata, Merbst, Die Kæfer, VILLE, p. 50, pl. 120, f. 6 (gibba? vèl Mol. lateralis? Dej.).— P. gibbosa, Oliv. loe, cit. pl. 1, £. 56. — Mol. Rouleli, globulicollis, semiscabra, Solier, loc. cit. p. 292. — Je présume qu'il faut aussi rapporter au genre les Mol. cubica, discoidea, variolosa, Guérin-Ménev. Rev. z0ol. 1845, p. 285; de la Caffrerie.

(2) Syn. Pmaxenenrom, Solier, Mém. d. l'Acad. d. Turin, Sér. 2, VE, p. 294. — Hiwowerus (Dej.)}; Solier, ibid. p. 305.— Oxura, Guérin-Ménev. Mag. d. Zool. Ins. 1834; Mélas. p.20.— Morunis pars, Solier. — Pimerra Fab, Oliv., Herbst. — Texspno Pallas. — Serum Wiedem.

() P. longicornis, Kirby, loc. cit. pl. 21, £. 13 ( Phaner.ruficorne Sol.).

(# Le principal qu'il leur assigne consisterait en ce que, chez les Mouurus, la Carèhe qui limite supérieurement chaque repli épipleural des élytres est invisible quand on regarde ces insectes d’en haut, tandis qu’elle estvisible chez les PHANERENTOMA. En elfot, chez les espèces très-convexes, les élytres forment né- Cessairement des épipleures plus ou moins larges, et le repli de ces dernières est placé très-bas. Il remonte au fur eth mesure que les élytres se dépriment ét finit peu à peu par constituer à lui seul les épipleures; les élytres sont alors rebordées latéralement, 11 y à tous les passages possibles entre ces deux extrè-

196 TÉNÉBRIONIDES.

La forme des élytres, la longueur et la gracilité des antennes, l’occlusion des organes buccaux par une mentonnière du prosternum, varient au plus haut degré chez ces insectes, mais d’une manière si graduée, qu’il est impossible, quel que soit celui de ces trois caractères qu’on emploie, d'établir parmi eux des sections tant soit peu tranthées, et, à plus forte raison, des genres. É .

D'après cela, celui-ci comprend d’abord la première division des Mozuris de Solier. La plupart ont leurs élytres suhglobuleuses ou oblongo-ovales, le menton, et parfois la languotte, cachées au repos par le prosternum, et en général, les antennes médiocres et assez robustes des Mozunis (1).

En second lieu, sa deuxième division des mêmes Mozunis, établie sur une seule espèce (2) à élytres globuleuses, à menton presque enüièrement dégagé du prosternum, qui ne diffère, en un mot, des précédentes que par ses cuisses postérieures fortement comprimées et lamelliformes.

En troisième lieu, la totalité de ses PHaNERENTOMA (3). Toutes ont les organes buccaux entièrement dégagés du prosternum et même souvent une partie du dessous de la tôte. Sous rapport de la forme générale, plusieurs sont encore aussi convexes que les Moruris de forme oblongo-ovale, mais peu à peu leur corps s’atténue et finit par devenir peu épais et fort allongé, en même temps que le dernier article des palpes maxillaires devient un peu plus sécuriforme. C'est sur une de ces dernières espèces, la seule qu’il ait connue, que Kirby a établi le genre Psammopes, comme on vient de le voir.

De ces espèces peu convexes et allongées, aux HrpomeLus de Dejean et Solier, la transition est plus que graduée, elle est nulle; il y & identité complète entre tous les caractères (4); seulement la taille de

mes. Au fond, ce soit-disant caractère se réduit à dire que les Morurus sont plus convexes que les PHanereNrowa ; il suffit de l’exprimer en ces termes pour apprécier sa valeur.

(1) Solier (loc. cit. p.276) en décrit 17 espèces : M. unicolor Fab., lœvicollis Sol., striata Fab. villata, Reichei, hemisphærica, gravida, Spinolæ, pinguis, Dejeanii, Goryi, plicata, lomentosa Sol., pilosa Thunberg, scabrata Sol., lævigata Oliv., Pierreti Amyot; toutes du Cap, sauf la Goryi qui est de Sierra Leone.

(2) Pim. scabra Fab., Oliv. Entom. I, 59, pl. 3, £. 14; du Cap. — Solier donne à cette section de ses Mozuris le nom de PrezomErA.

(3) Au nombre de 13 esp.: P, pubescens Sol., brunneum O1., ruficorne (P. longicornis Kirby), plicatum, granulatum, subcostatum, elongatum, grande, ovatum, conveæum, opacum Sol., suturale Wiedem., rugulosum Sol.; tous du Cap.

(4) Comparez, par exemple, l'Hipomelus bicolor Wicedem. avec le Ps@m. longicornis et V'Oxura psammodioides Guérin-Ménev. mentionné dans la note suivante; sauf sa forme générale un peu plus étroite, couleur, vestiture, soulp-

MOLURIDES. 197 cos derniers est plus petite, et quelques-uns ont les élytres légèrement déhiscentes à leur extrémité. -

Les PsamnoDEs pe sont pas moins variables sous 16 rapport dé la sculpture et de la vestiture des téguments que sous celui de la forme générale. Dans le numbre, quelques-uns (par ex. unicolor, striatus, vittatus) se font remarquer par les bandes longitudinales, d’un rouge

” sanguin, dont leurs élytres sont ornées. C’est, avec le précédent, le seul genre du groupe dont la distribution géographique s'étende hors des limites de l'Afrique australe; il y en a des espèces jusqu’à Sierra Leone et en Abyssinie (1). }

2 SOMATICUS.

Hore, The Coleopt. Man. I, p. 117 (2).

Organes buccaux des PsAmmoDES, avec le dernier article des palpes maxillaires faiblement sécuriforme. — Tète courte, libre en dessôus, dilatée au-dessus des antennes en un lobe saillant et arrondi; épistome brusquement rétréci , rectangulaire. — Yeux larges, déprimés, fortement transversaux. — Antennes grêles, assez longues, à articles 3 très-long, 4-9 cylindriques, décroissant peu à peu, 140 un peu plus gros, obconique, 14 ovalaire, égal au 10°.—Prothorax petit, subtransversal, globuleux en dessus, faiblement échancré en avant, tronqué à sa base, muni d’une arête latérale un peu relevée. — Ecusson largement découvert, triangulaire et saillant en arrière. — Elytres amples, ovalaires, convexes ; leur repli épipleural limité en haut par une carène flexueuse.—Pattes longues et grèles; hanches postérieures transversales; jambes filifortnes, les postérieures flexueuses ; 19° article des tarses postérieurs plus long que le 4°. — Prosternum recourhé en arrière des hanches antérieures. — Mésosternum déclive.

Ce genre reproduit les formes des Morunis et s’en distingue par la forme de la tête, celle des yeux, l’écusson et les pattes beaucoup plus

ture des téguments, tout est absolument identique. Solier (loc. cit. p. 307) en décrit huit espèces Cap : H. sabulosus, obliteratus, obliquatus, inœqualis, villosocostatus Sol., bicolor Wiedem., grandis Sol.; la huitième est le type du genre Somaricus Hope.

(1) Aux espèces signalées dans les notes précédentes, aj. : Oæura psammodioides, Guérin-Ménev. Mag. d. Zool.; Ins. 1834; Mélas. pl. 111; du Gap; le nom spécifique devra naturellement être changé. — Mol. Bertolonii, Guérin- Ménev. ibid, 1844, pl. 148 ; Mozambique.— M. catenata, Reiche in Galin. Voy. en Abyssin,; Zool. p. 366, pl. 22, f. 7; Abyssinie. — M. {énebrosa, Erichs. Archiv, 1843, p. 242; Angola. — M. hirta, Bertoloni, Nov Comment. Acad. Bonon. X, p. 399, pl. 8,.f. 7; Mozambique. — Phaner. coriaceum, scabricolle, carbonarium, Gerstæck. Monatsber. d. Berlin. Acad. 1854, p. 522; même pays.

(2) Syn. Seriiux Fab, — Hirowezus Solier. — Tracuynorus Dej.

dé

198 TÉNÉBRIONIDES.

grêles. Solier a laissé, parmi les HipomELuS, l'unique espèce (1) qui le compose, mais elle en diffère tellement par sa forme générale, qu’on peut l’isoler jusqu’à ce que l’on découvre des formes intermédiaires. C’est un insecté du Cap de moyenne taille, noir, glabre, sauf deux bandes de poils blanes sur les côtés de la tête, et dont les élytres présentent deux fortes carènes abrégées en arrière, l’une marginale double, l'autre discoïdale; les intervalles entre eïles sont aréolés, sculpture voisine de celle de plusieurs TracayNorus. La forme des yeux le distingue essentiellement de ce dernier genre.

OXURA.

Kimpy, Trans. of the Linn. Soc. XII, p. 413. dl

Organes buccaux des précédents, avec le dernier article des palpes maxillaires plus fortement sécuriforme que chez la plupart d’entre eux.—Tête tout-à-fait dégagée du prothorax, saïllante, assez prolongée et parallèle en arrière des yeux; épistome trapéziforme, largement tronqué en avant. — Yeux petits, un peu saillants, subréniformes et transversaux. — Antennes longues, grèles, velues, à articles 3 trèslong, 48 décroissant peu à peu, 9-10 plus gros, surtout celui-ci, et obconiques, 41 plus épais que 10, ovalaire. — Prothorax allongé, arrondi et très-obtusément anguleux sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson largement découvert, triangulaire. — Elytres embrassant faiblement l'abdomen, en ovale très-allongé , déhiscentes et redressées à leur extrémité, carénées latéralement : leurs épipleures très-étroites. — Pattes longues et grêles ; hanches postérieures transversales ; jambes filiformes, — Saillie prosternale assez large, plane, déclive, tronquée en arrière et touchant presque le mésosternum,. — Celui-ci horizontal en arrière, vertical en avant. — Parapleures métathoraciques étroites, un peu arrondies au côté interne. — Corps allongé, finement villeux.

L'espèce typique (2) est un insecte de moyenne taille pour un Moluride, d’un brun-rougeûtre, à élytres présentant chacune deux vagues sillons, et qu’on ne trouve dans les collections qu’enduit d’une couche terreuse, à travers laquelle percent les poils courts et redressés dont il est revêtu. Il est bien distinct des PsAmMODrs par sa forme grêle , sa tête saillante et l’étroitesse relative de ses épisternums métathoraciques. Solier en a décrit une seconde espèce (3) un peu plus

(1) Sep. rugosum, Fab. Syst. El. I, p.127; Oliv. Entom. I, 64, pl. 1, f.6.

(2) O. setosa, Kirby, loc. cit. p. 414, pl. 22, f. 3 ; figurée aussi dans Guérin- Ménev. Iconogr.; Is. pl. 29, f. 1.

(3) O. vestita, Solier, Mém. d. l’'Acad. d. Türin, Sér. 2, VI, p. 331. Cet insecte m’est inconnu, mais comme c’est le Moturis vestita de Dejean (Cat. éd. 3, p.200), je doute qu’il appartienne au genre.

. dE er bed Ne ME + Diag ee st VTT © —

MOLURIDES, 199

large, dont les élytres, non déhiscentes en arrière, sont plus fortement striées, et dont le prosternumiest plus distant du mésosternum.

TRACHYNOTUS.

Larr. Règne anim. 6d. 2, V, p.14 (1).

Menton en trapèze renversé. — Dernier article des palpes maxillaires médiocrement sécuriforme. — Labre transversal, entier ou sinué en avant.—Tête un peu déprimée, peu engagée dans le prothorax ; épistome brusquement rétréci, plus ou moins échancré. — Yeux assez grands, presque supérieurs, peu convexes , réniformes. — Antennes médiocres, ciliées, à articles 3 très-long; les deux ou trois derniers, ou le dernier seulement, un peu plus épais que les autres; celui-ci toujours un peu plus grand que le 40° et ovoïde.—Prothorax transversal, fortement rétréci en arrière, moins en avant, obtusément ou triangulairement dilaté et aminci sur les côtés, largement échancré à sa base, avec les angles de celle-ci un peu saillants.—Ecusson en général trèslargement découvert, triangulaire.—Elytres sensiblement plus larges que la base du prothorax, oblongo-ovales ou en ellipse très-allongée, peu où médiocrement convexes, carénées et rebordées latéralement; leurs épipleures étroites. — Pattes longues et grèles; hanches postérieures transversales; jambes arrondies; tarses longs; le 4° article des postérieurs beaucoup plus grand que le 4°. — Prosternum recourbé en arrière, — Mésosternum déclive.

Ces insectes se distinguent principalement des précédents par la forme de leurs yeux. Ils sont de taille moyenne, et tous, en outre de la carène latérale, en ont une ou deux sur chaque élytre, dont les in-

tervalles chez la plupart d'entre eux (par ex. retieulatus, plicatus) sont :

couverts d’un réseau formé par des lignes élevées, réseau qui manque complètement chez les autres (par ex. vifiatus, acuminatus). L'Afrique australe est leur patrie (2).

(1) Latreille a créé ce genre en 1829; la même année, Gravenhorst (Ichneumol: europ. II) en fondeit un, sous le même nom, parmi les Hyménoptères; J'iÿnore lequel des deux a la priorité. — Syn. Seruivw Fab., Oliv., Herbst, Wiedem., Casteln, — Tenerrio De Geer.

(2) Elytres réticulécs : Sep. reticulatum De Geer, Fab., Oliv. Entom. IL, 61, pl. 2, f. 4. — S, elongatum, Oliv: ibid. pl. 2, £. 7.—$S. plicatum, Wiedem. Zool. Magaz. Il, 1, p. 39 (lacunosum Illig. inédit). — T, leucographus, carinatus, @neus, Solier, Mém. d. l'Acad, d. Turin, Sér. 2, VI, p. 319.

Elytres non réticulées : S. vittatum Fab., Thunb., Oliv. loc. cit., pl. 1, f.5.— " aCuminatum, Quens. in Schœnh. Syn. Ins. I, p. 130. — Goryi, Solier, loc. cit, p. 324.

Les Sepidium prorimum et scutelliforme de M: de Castelnau (Hist. nat. d. Col, I, p, 197) appartiennent aussi à co genre. — L'Helops peronatus de Ger-

mar (lus. Spec. nov. p.149), s'il n'y rentre pas également, paraît, du moins, en être très-voisin. :

200 ' TÉNÉBRIONIDES.

CLINOCRANION.

Soutien, Mém, de l'Acad. d. Turin, Sér. 2, VI, p. 326.

Organes buccaux des Tracaynorus. — Tête libre, horizontale à sa base, puis verticalement recourbée au niveau des yeux, et triangulairement dilatée au niveau des antennes; épistome séparé du front par un sillon arqué, brusquement rétréci et échancré en avant. — Yeux des TRACHYNOTUS. — Antennes longues, filiformes (spinosum) ou comprimées (planatum), à articles 3 très-long, 4-8 décroissant peu à peu, 9-10 sensiblement plus courts et un peu plus gros, obconiques, 41 beaucoup plus long que 10, en ovoïde allongé. — Prothorax transversal, arrondi sur les côtés en avant, échancré de chaque côté en arrière, avec le bord antérieur de l’échancrure saillant, arqué et dirigé postérieurement. — Ecusson largement découvert, triangulaire. — Elytres oblongo-ovales, carénées et rebordées latéralement, avec les épaules effacées; leurs épipleures verticales, assez larges, avec un repli limité en haut par une carène flexueuse. — Pattes très-longues et grèles : hanches postérieures transversales; jambes filiformes ; tarses très-allongés, presque égaux ; le 4° article de tous plus long que le dernier. — Saillie prosternale recourbée en arrière. —Mésosternum déclive: — Episternums métathoraciques très-larges , arrondis en dedans. «

Solier, à qui l’on doit la connaissance de ce genre, en a décrit deux espèces de la taille des Tracayworus, hérissées sur les élytres de tubercules comprimés, peu nombreux chez l’uno d'elles (spinosum), beaucoup plus multipliés chez l’autre (planatum) où ils existent même sur la carène latérale de ces organes. La première seule m’est connue en nature. Ces insectes sont également du cap de Bonne-Espérance.

Note.

Les caractères incomplets que M. Hope assigne au genre suivant, me laissent dans l'incertitude sur la place qu'il doit occuper parmi lef précédents.

TRACHELOEUM.

Lu A Horg, The Coleopt. Man. I, p. 116. ::

Prothorax presque carré, avec ses angles antérieurs arrondis. — Corps très-convexe. — Elytres très-fortement sillonnées, avec la suture saillante et des lignes alternativement plus élevées, et n’atteignant ni la base, ni l'extrémité de ces organes, — Le reste comme chez les TRACHYNOTUS.

MOLURIDES. 201

Si M. Hope comprend les TracayNorus tels qu’ils sont exposés plus haut, il est certain que le genre doit être placé à leur suite. Il n’en mentionne qu’une espèce qu'il nomme laficolle, sans la décrire etsans indiquer sa patrie. Mais il est probable qu’elle est de l'Afrique australe. F2

Groupe I. Sépidiides. RARE

Bord antérieur du prothorax plus ou moins saillant au-dessus de la tôte. — Trochantins intermédiaires presque toujours très-petits, ponctiformes. — Epipleures des élytres verticales.

Ce groupe est plus homogène que le précédent sous tous les rapports. Les quatre genres qui le.composent se ressemblent pour la taille, la forme générale et la sculpture des téguments. Sauf un seul (Ecamorus); tous ont leurs téguments voilés par une pubescence abondante, étiln’y en a également qu’un seul (Pazicra) dont les trochantins intermédiaires fassent exception à la formule qui précède,

La distribution géographique de ces insectes n’est pas non plus toutà-fait la même que celle des Molurides vrais, qui sont répandus depuis le Sénégal jusque dans l’Afrique australe. Le plus grand nombre de leurs espèces occupent le nord de ce continent, à partir de la Sénégambie, et s'étendent hors de là, en Sicile, dans l’Espagne méridionale et en Arabie.

Page 1