‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 41 sur 123 · TÉNÉBRIONIDES · texte numérisé non relu

TÉNÉBRIONIDES

et tiès-aigu au bout. — Prothorax transversal, peu convexe; légèrement rétréci et tronqué en avant, avec ses angles antérieurs un peu saillants, muni d’une vive arète sur les côtés, paraboliquement sinué de chaque côté à sa base. — Ecusson nul. — Elytres très-courtes, médiocrement convexes, brusquement déclives en arrière, obtusément carénées sur les côtés; leur repli épipleural obsolète. —Pattes courtes; toutes les“jambes arrondies, Apres, avec une rangée de petites épines sur leurs bords externe et interne; 1° article des tarses un peu ailongé. — Saillie prosternale plane, tronquée en arrière et s'appuyant sur le mésosteraum ; celui-ci plan, en carré transversal.

La seule espèce connue (1) de ce genre très-distinet des précédents, a été découverte par moi, aux environs de San-Luis de la Punta. Elle est plus petite que le Physogaster mendocinus, d’un brun-rougeâtre, finement pubescente, et couvorte, en dessus, de petites granulations serrées sur le prothorax, plus rares et plus fines sur les élytres. Sa ressemblance avec les Eumolpides du genre Bromius, est assez prononcée.

TRIBU XXII

PRAOCIDES.

Sous-menton muni d’un pédoncule asséz saillant. — Languette saillante, transversale, fortement échancrée; ses palpes insérés latéralement à sa base.—Mâchoires découvertes, leur lobe interne muni d’un crochet corné.—Dernier article des palpes maxillaires de forme variable.—Tête courte, engagée dans le prothorax au moins jusqu’à la moitié des yeux; épistome séparé du front par un sillon, en général trèsmarqué, brusquement rétréci en une courte saillie échancréo, laissant à découvert le labre et les mandibules. — Antennes grèles, de onze articles, le dernier libre. — Prothorax aussi large que les élytres à sa base, aminci et tranchant sur les côtés. — Ecusson plus ou moins grand, en triangle transversal. — Epipleures des élytres larges, munies d’un repli étroit, brusquement et largement dilaté à sa base, parfois obsolète. — Hanches postérieures transversales, médiocrement séparées, contiguës aux élytres, en dehors; éperons des jambes, au plus médiocres, souvent petits; tarses ciliés et épineux; leurs, articles atténués à leur base. — Saillie intercoxale médiocrement large, subparallèle ou ogivale. — Episternums métathoraciques en général do largeur médiocre, arrondis au côté interne. — Mésosternum plus ou moins large, déclive ou horizontal; épimères mésothoraciques posté rieures et obliques.

(1) T. eumolpoides Lac., Solier, loc. cit, p. 257, pl. 2, f. 13, 14.

PRAOCIDES. 241

Cette tribu, dont la création appartient à Eschscholtz (1), est composée ici telle qu’il l’a conçue, à l'exception des Comonnis et des GæLus, qu'il y avait compris et qui doivent rentrer dans la suivante, celle des Coniontides. Solier (2) l'avait notablement altérée en y introduisant plusieurs genres (CryProcmix, HorarowA, PACHYNOTELUS) de l’ancien continent, qui, étant privés de trochantins intermédiaires, ont dù être reportés dans la première section de la famille.

Les Praocides ont conservé la plupart des caractères des Physogastérides, notamment des organes buccaux et une tête semblables, des élytres embrassant fortement l'abdomen, et des jambes épineuses ou du moins très-âpres. Mais ils en diffèrent abondamment par leurs mâchoires munies d’un crochet corné, leur prothorax aussi large que les élytres, leur écusson distinct et qui, par sa grandeur, rappelle celui des Molurides, le repli épipleural de leurs élytres, leur saillie intercoxale beaucoup moins large, etc. La plupart d’entre eux, et en particulier les Praocis, ont une ressemblance assez prononcée avec les ASIDA.

Ces insectes habitent les mêmes parties de l'Amérique du Sud, que les Physogastérides. Ils ne sont jamais ni très-grands, ni très-petits ; la vestiture et la sculpture de leurs téguments sont très-variables, et plusieurs sont ornés de couleurs métalliques. Leurs genres se bornent

aux cinq suivants :

I. Saillie prosternale prolongée en arrière, Bord antérieur du prothorax saillant : Calymmaphorus — — échancré : Praocis.… IL. Saillie prosternale recourbée en arrière, & 4eart. des palpes max. fortement sécuriforme : Platesthes. aa — — àpeineounon — Prothorax fortement rétréci en avant : Platyholmus. d

— régulièrement arqué sur lés côtés : Zutelocera. Genre incertæ sedis : Eurygonus.

CALYMMAPHORUS.

SOLIER, Ann. d. 1. Soc. entom. IX, p. 245 (3).

Menton petit, en trapèze renversé. — Dernier article des palpes maxillaires à peine sécuriforme. — Labre saillant, échancré. — Tète reouverte par le prothorax, rétractile; épistome très-court, séparé du front par un sillon très-marqué, renfé en un bourrelet (cucullatus), ou

(4) Zoo. Atlas, Heft IL, p. 5.

(2) Ann. 4.1. Soc. entom. IX, p. 210. (3) Syn, Ancryzus, Solier in Dej. Cat. éd. 3, p. 200; olim.

lan

212 TÉNÉBRIONIDES.

rebordé (ursinus), et plus où moins échancré en avant.— Yeux petits, assez saillants, ovalaires, transversaux. — Antennes médiocres, trèsgréles, à articles 3 assez allongé, 4-8 ohconiques, subégaux, 9-10 un peu plus gros, 44 aussi grand que 10, ovoïde.—Prothorax transversal, convexe, rebordé sur les côtés, muni en avant d’une large suillie, arrondie antérieurement, très-largement lobé à sa base, avec le lobe arrondi; ses angles postérieurs aigus. — Ecusson triangulaire, — Elytres courtes, ovales, déprimées sur le disque, carénées latéralement ; leur repli épipleural parfois (cucullatus) peu distinct.— Pattes courtes ; jambes antérieures trigones, dentées en scie sur leur bord externe, avec leur angle apical dentiforme ; les autres hispides, arfondies; les éperons de toutes, petits; tarses médiocres. — Saillie intercoxale de l'abdomen médioerement large, parallèle. — Prosternum saillant en arrière, large, tronqué au bout et rejoignant le mésosternum ; celui-ci horizontal, plan et fortement transversal. F

Genre singulier, composé de quelques espèces de taille médiocre, découvertes par moi à l’est des Andes du Chili, et dont deux seulement ont été décrites sous les noms que je leur avais imposés. Toutes deux sont ponctuées en dessus, et ont sur chaque élytre deux côtes discoïdales assez saillantes, mais, du reste, diffèrent sensiblement.

L'une (1), type du genre, est d’un noir profond et mat, glabre, avec la saillie antérieure du prothorax renflée en un bourrelet couvert de poils laineux, et les angles postérieurs de cet organe courts. L'autre (2) est d’un bronzé-rougeätre brillant, hérissée de longs poils partout; la saillie antérieure de son prothorax est courte, plane, et les angles postérieurs de cet organe, saillants et arqués. C’est sur elle que Solier avait établi son genre Arcryzus, qu'il a supprimé plus tard avec raison, etque Dejean à conservé.

Ces deux espèces sont très-communes aux environs de Mendoza, dans les localités sablonneuses. Elles se réfugient sous les pierres.

PRAOCIS.

Escusen. Zoo. Atlas, Heft I, p. 6 (3).

Menton petit, en trapèze renversé, entier ou étroitement et faiblement échancré.— Dernier article des palpes maxillaires plus ou moins

(1) C.cucullatus, Solier, loc. cit, p. 246, pl. 10, f. 2; figuré également, mais, d'une manière peu exacte, par M. Guérin-Ménev, Mag. d. Zool.; Ins. 1834; Mélas. pl. 105, f. 1.

(2) C. ursinus, Solier, loc. cit. p.246. Des trois espèces (dusypoides, pentagonus, squalidus) également rapportées par moi, que Dejean lui à associées, la première, autant qu'il m'en souvienue, appartient seule au genre.

(3) Syn. Anrunasonus, Guérin-Ménev. Magaz. d. Zool.; Ins, 1834; Mélas. p: 32.

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PRAOCIDES. 243

sécuriforme. — Labre transversal, fortement échancré. — Tête fortement engagée dans le prothorax, traversée par ur profond sillon entre les antennes; la saillie de son épistome plus ou moins échancrée. — Yeux allongés, transversaux, légèrement sinués. — Antennes médiocres, grèles, filiformes ou grossissant un peu, à articles 3 un peu ou notablement pius long que les suivants; ceux-ci, jusqu'au 10€ inclusivement, de forme variable, obconiques ou submoniliformes, 9-14 en général plus gros que les autres et transversaux.— Prothorax transversal, échancré en arc antérieurement, aminci et tranchant sur les côtés, bisinué base, avec les angles de celle-ci arqués, aigus, et embrassant les épaules des élytres. — Ecusson en triangle transversal. — Elytres Courtes, de forme variable, carénées latéralement; leur repli épipleural distinct.— Pattes médiocres; jambes âpres; les antérieures courtes, trigones, avec leur angle apical externe saillant, denticulées sur leur bord externe; les autres arrondies; tarses grêles. — Saillie intercoxale de l'abdomen de forme variable (1). — Saillie prosternale rétrécie et saïllante en arrière. — Mésosternum triangulaire , déclive. — Corps plus où moins court et convexe.

Insectes assez nombreux, mais très-variables sous le rapport de la

‘ forme générale, de la sculpture et de la vestiture des téguments, et même de la couleur, qui est noire, parfois ferrugineuse chez quelquesuns, d’un bronzé plus ou moins obscur dans le plus grand nombre.

. Les espèces typiques sont de forme brièvement elliptico-ovales et assez convexes. D’autres plus allongées et parallèles ont servi de types äux genres Anrarasomus de M. Guérin-Méneville, et Fizoransus de Solier, qui sont complètement identiques. Plus tard, ce dernier les a supprimés, et s’est contenté de diviser le genre en trois sections (2).

— Finoransus, Solier, Ann. d. 1. Soc. entom. IX, p. 239, — Corzus pars, Solier, ibid, p, 212. ,

(1) Chez les espèces à corps court, elle se rétrécit et s'arrondit en avant, en ame temps que l'abdomen se raccourcit beaucoup, tandis que chez les espèces à corps plus oblong et dont l'abdomen est de longueur normale, elle est un peu plus large et à bords parallèles. J'avais cru d’abord pouvoir, d’après ces deux caractères, conserver le genre Anrarasomus de M. Guérin-Méneville ; mais il y a des espèces intermédiaires qui m'ont empêché de prendre ce parti,

(2) Solier a établi ces sections dans les Ann. d. 1. Soc. entom. IX, p. 229, et les a remaniées avec d'assez notables additions, quant aux espèces, dans Gay, Mist. d, Chile; Zool. V, p. 186. En combinant les caractères qu'il leur assigne dans ces deux ouvrages, on peut les établir de la manière suivante :

I. Praocis. Corps elliptico-ovale, plus ou moins convexe; prothorax rétréci en avant, avec ses angles postérieurs aigus et saillants; angle apical externe dès jambes bien distinct : P. rufipes Esch., interrupta, costata, Spinolæ, subsulcata Sol., rotuñdata Casteln., submetallica Guérin -Ménev., costatula, ni gro-œnea, Curtisi, sanguinolenta, œnea, tibialis, parva, rufitarsis Sol. Pres-

214 TÉNÉBRIONIDES.

Mais il a eu le tort de laisser en dehors de ce dernier, une dernière espèce de forme globoso-ovale, qu'il a placée dans le genre CœLus d’Eschscholtz (1). Les vrais Cœzus, dont elle se rapproche beaucoup par sa forme, présentent des caractères très-différents.

Les Praocis semblent être confinés au Chili et au Pérou; je n’en ai jamais rencontré un seul à l’est du premier de ces pays. Ce sont des insectes grégaires et qui, pour la plupart, pullulent beaucoup.

que toutes ces espèces ont sur chaque élytre un ou deux larges sillons remplis de poils couchés, blancs ou rouges.

II, Anrunasomus. Corps oblong, subparallèle, médiocrement des prothorax arrondi sur les côtés, avec ses angles postérieurs courts ; angle apical des jambes antérieures peu saillant chez la plupart : P. Chevrolatii (type du genre Anrurasomus), Gayi, subcostata, oblonga, rufilabris, tenuicornis (type du genre Firoransus), hirfuosa Sol. Ces espèces sont plus ou moins finement ponctuées et ont parfois quelques côtes obtuses et lisses sur les élytres.

HI. Onrnoconoperes. Corps court, large, rétréci en arrière, peu convexe en dessus; prothorax marginé sur les côtés, rétréci seulement en avant, fortement bisinué à sa base, avec ses angles arqués, déprimé sur le disque; angle apical externe des jambes antérieures saillant et dentiforme : P. subreticulata, vario losa, pleuroptera, rugala Sol., costata Esch., punctata, costipennis, cribrata Sol. Insectes criblés de points enfoncés, serrés, ou fortement rugueux, avec des côtes souvent très-saillantes, Tous, ainsi que les précédents, sont du Chili.

En dehors des travaux de Solier, je ne trouve que les espèces suivantes dans les auteurs : P. subœnca, variolosa (variolosa? Sol.) Erichs. Nov. Act. Acad. nat. Cur. XVI, Suppl. I, p. 373, pl. 48, f. 6; Pérou. — Zœvicost{a, Curtis, Trans. of the Linn. Soc. XIX, p. 457; Valparaiso, — hirticollis, du Pérou ; Spinipes, rotundata, pilula (Cœlus hirticollis ? Sol.), du Chili; Casteln. Hist. uat. d. Col. I, p. 187. — peltuta, Erichs. Archiv, 1847, I, p. 115; Pérou.

Le Sternodes Mannerheimii de Fischer de Waldheim appartient également au genre, comme on l’a vu plus haut, p.177, note 2. Suivant M. de Motschoulsky (Bull. Mosc. 1845, I, p.63), qui a vu les exemplaires typiques, le mâle serait lo P. rufipes, et la femelle le P. sulcata d’Eschscholtz.

(1) C. hirticollis, Solier, loc. cit. p. 212, pl. 9, £. 1-4. Cet insecte a, sans aucune exception, tous les caractères du genre; il doit former une section à part entre les Praocis et les Anrurasomus. Je connais une espèce inédite de Montevideo qui en est Voisine.

Solier (ibid. p. 214) a commis une autre erreur; il à rapporté au genre AmpxiporA d’Eschscholtz, un autre insecte du Chili (4. Ricardæ ibid. p. 212), qui appartient à la tribu actuelle, mais qui diffère de toutes les autres espèces qu'elle contient, par sa forme allongée, peu convexe, son prothorax cordiforme plus étroit à sa base que les élytres, et le repli épipleural de ses élytres non dilaté à sa base, Il doit former un genre nouveau.

PRAOCIDES, 215

PLATESTHES.

Waren, Ann, and Mag. of nat. Hist. XNI, p. 317 (1).

Ce genre ne diffère des Praocis que par les caractères suivants :

Corps régulièrement oblongo-ovale, très-déprimé et plan en dessus. — Prothorax foliacé et légèrement arrondi sur les côtés, coupé carrément à sa base, avec ses angles postérieurs rectilignes et obtus. — Elytres tranchantes sur les côtés. — Angle apical externe des jambes antérieures, peu saillant; les éperons terminaux de toutes, courts. — Saillie prosternale recourbée en arrière des hanches antérieures, touchant presque le mésosternum. — Celui-ci large, subvertical, plan.

Le genre a pour type un insecte du détroit de Magellan, d’un brun rougeâtre, muni de deux côtes fines et tranchantes sur chaque élytre, et qui, au premier aspect, ressemble assez à un Sipxa. M. Waterhouse la nommé P. silphoides, sans s'apercevoir que, quatre ans auparavant, M. Guérin-Méneville l’avait décrit sous le nom de Praocis depressa (2), qui doit lui rester. Solier l’a également laissé parmi les Praocs, dont il me paraît suffisamment distinct par sa forme générale, son prothorax n'embrassant nullement les épaules des élytres, et sa saillie prosternale qui est faite comme chez les PLATYHOLMUS qui suivent.

Il existe, dans le même pays, un autre insecte (3) qui m'est inconnu, mais qui, d’après les descriptions et la figure qu’on en a, est assez convexe, et pourrait bien faire le passage entre le précédent et les Praocis.

PLATYHOLMUS.

SoLren, Ann. d. L. Soc. entom. IX, p. 241.

Genre également très-voisin des Praocis, et ne s’en distinguant que par les particularités qui suivent,

Menton transversal, subcordiforme, assez fortement échaneré, avec une dépression arrondie, envahissant au moins la moitié antérieure de sa face externe. — Labre plus saillant, visible jusqu’à sa base, assez étroitement et profondément échaneré. — Antennes {rès-grèles, à articles 3 aussi long que les deux suivants réunis, 4-8 subégaux, 9-11 un peu plus gros, 9-10 vbconiques, inégaux, 14 subglobuleux. — Prothorax transversal, peu convexe, plus large que les élytres à su

(1) Syn. Praocis, Guérin-Ménev. Rev. Zool. 1841, p. 215; et Solier in Gay, Mist. d, Chile ; Zool. V, p. 203.

(2) Loc. olt.: ; figuré par Solier, loc. cit, Col. pl, 10, £. 2, (3) Praocis roflenicollis, Solier, loc, cit, pl, 10, £, 3.

216 TÉNÉBRIONIDES.

base, très-fortement et obliquement rétréci dans sa moitié antérieure, arrondi sur les cotés en arrière, avec ses angles postérieurs un peu saillants et obtus, profondément échaneré en avant; ses angles antérieurs très-aigus., — Ecusson nul (1). — Elytres courtes, subparallèles, presque planes en dessus, déclives en arrière. — Jambes antérieures faiblement trigones, denticulées en dehors; leur angle apical externe dentiforme. — Prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures:

Sans la forme particulière du prothorax et celle de la saillie prosternale, l'unique espèce (2) qui compose le genre ne se distinguerait guère, au premier coup-d’œil, de certains Praocis. Elle est de moyenne taille, d’un brun-noirâtre ou ferrugineux mat, très-finement pointillée en dessus, surtout sur les élytres, et légèrement pubescente. Je l'ai rencontrée très-communément à Mendoza, et Solier se trompe en la disant du Chili.

EUTELOCERA.

Souien, Ann. d. L. Soc. entom. IX, p. 237.

Menton en trapèze renversé. — Dernier article des palpes ovalaire ettronqué au bout. — Labre transversal, légèrement échancré en are. — Tôte fortement engagée dans le prothorax, courte; la saillie de son épistome fortement et triangulairement échancrée. — Yeux assez grands, subréniformes. — Antennes médiocres, peu robustes, velues, à articles 2 assez grand, 3 beaucoup plus long que les suivants, #8 obconiques, subégaux, 9-10 plus gros, subgiobuleux, 11 aussi gros que 10, ovoïde. — Prothorax transversal, légèrement rétréci et faiblement échancré en avant, foliacé et à.peine arrondi sur les côtés, tronqué à sa base, avec ses angles postérieurs obtus.—Ecusson très-petit, en triangle allongé. —Elytres peu convexes, brièvement ovales, obtusément carénées sur les cotés, embrassant fortement l'abdomen; leur repli épipleural presque obsolète. — Pattes médiocres; jambes antérieures légérement trigones, avee leur angle apical saïllant et dentiforme, denticulées sur leur bord externe; les autres arrondies, hispides; les éperons de toutes très-petits. — Saillie intercoxale de l'abdomen assez large, parallèle. — Saillie prosternale fortement recourbée en arrière, — Mésosternum carré, déclive. — Corps pubescent partout -#

(1) Je n’en vois aucun vestige chez un mâle de ma collection, tandis qu'il est aussi grand que celui des Praocis chez deux femelles que j'ai sous les yeux. Il est probable que dans le mâle en question il s’est, par une sorte d'anomalie, soudé avec les élytres.

(2) P. dilaticollis Lac, Solier, loc. cit. p.243, pl. 9, f.15; le P. nigritus de Solier n’est, à mon sens, qu'une variété du mâle, d’un noir plus brillant que de coutume.

CONIONTIDES. 247

La seule espèce connue (1) est un assez petit insecte que j'ai décou- ,

vert à San-Luis de la Punta, dans les pampas de Buénos-Ayres, et qui, au premier coup-d’œil, par sa forme, la sculpture réticulée de ses élytres, les petites touffes de poils dont elles sont munies, enfin, la pubescence grise qui le recouvre en entier, ressemble beaucoup à une Asrpa. Ces caractères lui donnent un facies particulier dans le. groupe actuel. æ

Note.

Il me paraît très-probable que le genre suivant doit rentrer parmi les Praocides.

EURYGONUS.

De Casrecn. Hist, nat, d, Col. II, p. 187 (2).

Antennes presque filiformes, de onze articles : le 1 gros, le 29 trèspetit, le 3° le plus long, les autres coniques, les derniers un peu plus

courts.— Dernier article des palpes tronqué obliquement à son extré-

mité. — Mandibules fortes, arquées et bidentées intérieurement. — Mâchoires velues, à lobe externe grand, l’interne en forme d’onglet. —Labre transversal, échancré au milieu.—Menton carré, transversal. — Corps hémisphérique. — Tête arrondie. — Corselet très-grand, trèsarrondi et très-rebordé latéralement, prolongé et arrondi au bord postérieur. — Elytres renflées, prolongées postérieurement en petites queues, — Jambes épineuses.

Il est manifeste que M. De Castelnau n’a pas plus vu que moi, le genre en nature, et qu'il en a exposé les caractères d’après la figure, accompagnée de détails, qu’en a donnée M. G. Gray. Comme cet auteur, il le dit voisin des Eronrus. L'espèce unique (chilensis) qui le compose FE du Chili, d'assez grande taille, noir, avec de fortes côtes sur les

ytres.

TRIBU XXIV

CONIONTIDES.

Sous-menton muni d’un court pédoncule. — Languette saillante, le plus souvent échancréo en demi-cercle; ses palpes insérés latéralement à sa base. — Mâchoires découvertes, leur lobe interne muni ou non d’un crochet corné. — Dernier article des palpes maxillaires de

(1) £. viatica Lac., Solier, loc. cit. p. 238, pl. 9, f. 11.

@) Syn. AuLacus, G. Gray in Griffith's Anim. Kingd.; Ins. Il, p.783. Le genre nest mentionné que dans l'explication des planches de cet ouvrage; il n’en est pas question dans le texte,

. mn RL ARLES 0.

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