L, Le Conre, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p
Menton transversal, légèrement arrondi sur les côtés et à sa base, largement échancré, en are, sublunulé. — Dernier article des palpes maxillaires en triangle allongé. — Labre saillant, cordiforme, sinué en avant. — Tète engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux inelusivement, assez fortement dilatée au-dessus des antennes ; épistome largement arrondi et assez profondément échancré en avant. — Antennes médiocres, grossissant peu à peu, presque glabres, à articles 8 un peu plus long que 4, 4-7 obconiques, 9-10 de plus en plus transversaux, 11 ovoïde. — Yeux allongés, transversaux, un peu rétrécis dans leur milieu. — Prothorax transversal, assez convexe, arrondi sur les côtés, profondément échancré en avant, très-fortement bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs embrassant longuement les épaules des élytres.—Ecusson ponctiforme, à peine distinct.—Elytres courtes, convexes, ovales, fortement déclives en arrière, — Pattes médiocres; jambes antérieures fortement trigones, avec leur angle apical externe très-saillant et aigu, denticulées sur leur bord externe; les autres arrondies, épineuses; leurs éperons très-longs et grêles ; tarses grêles;
(1) 11 suffirait d'un léger changement apporté aux antennes de beaucoup de Praocides, à celles des Cazymmarnonus, par exemple, pour les rendre semblables aux antennes du genre actuel et des ANEMIA.
(2) C: ciliatus, Eschsch. loc. cit. pl. 14, f. 1.
(3) C. globosus, 3. L. Le Conte, Ann. of the Lyc. of New-York, ut supra: Les trochantins des hanches intermédiaires sont indistincts dans cette espèce, du moins chez l’unique exemplaire que j'en possède, mais il est plus que probable que ce n’est qu’une anomalie accidentelle, et qu'ils se sont soudés aux épisternums mésothoraciques, attendu que sont très-distincts chez le ciliatus.
(4) Syn. Zopmosis, Say, Journ. of the Acad. of Philad. IE, p. 250.
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CONIONTIDES. 221
les quatre postérieurs longs, avec leur 42° article très-allongé et comprimé. — Saillie prosternale dépassant les hanches antérieures et aiguë au bout. — Corps court, convexe, parfois subglobuleux.
Ces insectes sont de taille moyenne, glabres, avec le prothorax frangé de poils plus où moins longs sur les côtés; leur sculpture consiste ordinairement, sur les élytres, en points enfoncés, accompagnés en général d’aspérités plus ou moins nombreuses. Leurs espèces sont répandues depuis les Montagnes rocheuses jusqu’en Californie et dans l'Orégon; on en connaît six en ce moment (1).
CONIONTIS.
Escuseu. Zoo. Atlas, Heft IL, p. 7.
Menton fortement évasé et largement échancré en avant. — Dernier article des palpes maxillaires légèrement sécuriforme, parfois (obesa) subovalaire et tronqué au bout.—Labre saillant, arrondi sur les côtés et sinué en avant. — Tète engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux exclusivement; épistome court, subarrondi et largement échancré en are antérieurement, séparé du front par un fin sillon arqué. — Yeux allongés, rétrécis dans leur moitié inférieure. — Antennes de la longueur de la moitié du prothorax, gréles, à articles 3 plus long que les suivants, 4-7 obconiques, subégaux, 8-10 un peu plus gros, 11 ovoïde, parfois (obesa) 10-11 brusquement plus gros que les autres. — Prothorax transversal, subeylindrique, médiocrement échancré en avant, presque droit sur les côtés, tronqué à sa base, avec ses angles postérieurs recouvrant un peu les épaules des élytres.—Ecusson en triangle curviligne, transversal. — Elytres conico-cylindriques ou ovalaires. — Pattes médiocres ; hanches postérieures plus ou moins obliques; jambes hispides, comprimées; les antérieures garnies de courtes épines sur leur tranche externe; les éperons de toutes longs et assez robustes; tarses subeylindracés,le 4° article des quatre postérieurs très-allongé. — Saillie prosternale plane, un peu saillante et arrondie en arrière. — Corps glabre ou finement pubescent.
Genre découvert primitivement par Eschscholtz en Californie, et dont on à retrouvé, depuis, des espèces à l’est des Montagnes rocheuses, Sous le rapport de la forme générale, elles varient assez. Les plus nombreuses, parmi lesquelles figurent les deux décrites par Eschscholtz,
(1) Zoph. reticulata, Say, loc. cit.; des Montagnes rocheuses. — £. difficilis, de Californie; muricatus, de l'Orégon; dilatatus, dubius, des déserts du Rio Colorado et du Rio Gila; J. L. Le Conte, loc. cit.—puberulus, J. L. Le Conte, Proceed of the Acad. of Philad. VII, p. 84; Nouveau-Mexique.
La formule du genre a été rédigée d'après le difficilis, dont M. 3. L. Le Conte à eu la bonté de me donner un exemplaire.
222 TÉNÉBRIONIDES.
sont plus ou moins allongées et régulièrement conico-cylindriques; les autres (par ex. ovalis, obesa) ressemblent beaucoup à certains Crypmcus. Les plus grandes ne dépassent pas la taille moyenne; chez toutes, la sculpture des téguments est peu prononcée, surtout sur le prothorax; les élytres sont pointillées sans ordre ou finement ru-
gueuses. Les découvertes récentes ont porté le nombre de ces insectes à huit (1).
GROUFE II. Crypticides.
Epistome entier. — Lobe interne des mächoires inerme. — Yeux toujours libres. — Tarses très-grêles, cylindracés et finement ciliés.
Ce groupe est un peu moins homogène que le précédent, et, comme je l'ai dit plus haut, pourrait, à la rigueur, constituer une tribu à part. Le genre Cryrricus de Latreille, qui en forme le type, est très-voisin des Coniowris qui précèdent. Les EcriPsoprs, qui viennent à la suite, ont le mésosternum un peu autrement fait, et leur métasternum est un peu plus long que dans tous les autres genres de la tribu. Les Oocarorus, enfin, ont des antennes et un mésosternum qui leur sont propres; ils sont en outre privés d’yeux. Mais, commespour le surplus, ces deux derniers genres ont conservé tous les caractères essentiels de la tribu, je ne vois, en dehors de cette dernière, aucune autre place à leur assigner.
Ces insectes sont plus petits que les précédents, et leur distribution géographique est différente. Sauf une seule espèce de Crypricus, tous sont propres à l’ancien continent.
Bouché(:)a donné une description sommaire de la larve du Crypticus glaber, qu'il avait frouvée dans le boïs décomposé des vieux saules. Elle est filiforme, d’un jaune sale, avec la tête et le prothorax brunâtres, et ses deux derniers segments encore plus foncés; son Corps entier est couvert d’une fine ponctuation, et quatre épines brunâtres s@ voient sur son dernier segment abdominal, |
I. Des yeux; antennes grêles, à articles obconiques. Mésosternum de forme normale : Crypticus.
— plan et bifide : Zlipsodes.
II. Point d’yeux ; antennes robustes, cylindracées : Oockrotus. Genre incertæ sedis: Seriscius.
(1) C. viatica, nemoralis, Eschsch. loc. cit.; la première est figurée pl. 14, f. 3; Californie. — Zschscholtzii, Mannerh. Revue zoo!. 1840, p. 138 et Bull. Moscou, 1843, p. 275; même pays,—a/ffinis, ovalis, puncticollis, subpubescens de Californie; obesa, du territoire du Missouri; J, L. Le Conte, Ann. of the Lyc. of New-York V, p. 130. \
(2) Naturg. d. Ins. p.191.
CONIONTIDES. 223
CRYPTICUS.
Larr, Règne anim. 6a. 1, IL, p. 298 (1).
Menton en trapèze renversé, caréné ou non sur la ligne médiane. — Languette sinuée en avant. — Dernier article des palpes labiaux ovalaire et tronqué, celui des maxillaires en fer de hache transversal. — Labre à peine saillant, arrondi et cilié, — Tête légèrement vottée, demi-cireulaire en avant.— Yeux médiocres, transversaux, lunulés.— Antennes presque aussi longues que le prothorax, à articles 3 allongé, 4-10 obconiques, subégaux, 11 ovalaire. — Prothorax transversal, plus où moins convexe, arrondi sur les côtés et rétréci en avant, avec son bord antérieur faiblement échancré, coupé carrément à sa base; celle-ci munie d’un liseré membraneux.—Ecusson en triangle curviligne.—Elytres de la largeur du prothorax, et coupées carrément à leur base, oblongo-elliptiques.—Pattes assez longues; hanches postérieures un peu chliques; jambes légèrement triangulaires; les antérieures, au moins, finement denticulées en dehors; 1% article des tarses postérieurs aussi long que les suivants réunis. — Mésosternum très-étroit etaigu postérieurement. — Saillie prosternale lanciforme, un peu prolongée en arrière. — Corps ailé ou aptère, glabre ou pubescent.
Le genre a pour type le Tencbrio quisquilius de Linné (x), insecto répandu depuis l’Algérie jusque dans le nord de l’Europe, et qui fréquente principalement les localités arides, sablonneuses et exposées au soleil. C’est un des plus petits du genre et de ceux-dont la forme est assez allongée et peu convexe. Il en est d’autres (par ex. gibbulus, obesus, inflatus) qui sont notablement plus courts, plus larges et plus renflés en dessus. De même que chez les Oparnum, la présence des ailes inférieures n’est pas constante dans le genre ni même chez les individus (s), et ce caractère, qui a engagé quelques auteurs à placer ces insectes parmi les HeLops, n’a qu’une importance très-secondaire.
On remarquera, parmi les caractères du genre, l’obliquité des hanches postérieures, qui lui est commune avec les Conionris.
Les Crvpricus sont de taille au plus médiocre, d’un noir ou d’un ferrugineux légèrementbrillant, et presque imponctués à la vue simple;
(1) Syn. Texspnio Linné, Geoffroy.— Pinerra Herbst. — Brars Fab., Panzér, Herbst, etce.— Hors Fab. , lig., Gyllenh., Panzer, etc. — Peninus Latr. (olim), Duftschm.
(2) Faun. Suec. p. 226 (He. glaber Fab.; Crypt. glaber Datr., Casteln., L. Redtenb., ete.). «
.($) Jai sons les yeux des exemplaires du quisquilius, chez lesquels ces or-
xs sont incomplètement développés et un autre qui en est totalement rivé,
| 224 TÉNÉBRIONIDES.
des vestiges de sillons ou des stries peu marquées se voientsur les élytres de quelques espèces. Seulement une douzaine sont décrites à l'heure qu'il est, qui toutes, sauf une, sont propres à l’ancien continent (1).
ELLIPSODES,
Wouzasr. Ins. Maderens. p. 485.
Je ne trouve entre ce genre et les Cryprieus que les différences suivantes : à
Labre découvert, tronqué et non cilié en avant. — Antennes trèsgrêles, un peu plus longues que le prothorax, à articles 2-5 subcylindriques, subégaux, 6-10 obconiques, devenant graduellement pyriformes et grossissant légèrement, 11 subglobuleux. — Pattes plus grêles; hanches postérieures transversales; jambes linéaires, très-finement ciliées; tarses plus courts. — Métasternum un peu allongé. — Mésosternum plus court et plus large, bifide et recevant en partie la saillie prosternale. — Corps très-régulièrement ovoïde, aptère.
M. Wollaston a placé ce genre dans les Diapérides, en le regardant comme voisin des Scapminéma. Mais, outre que ses antennes n’ont absolument rien de commun avec celles propres au groupe en question, et ne sont que celles des Crypricus légèrement modifiées, il reproduit, jusques y compris l’absence de sculpture sur les téguments, les caractères essentiels de ces derniers insectes, et je ne crois pas qu’on puisse le placer ailleurs que dans leur voisinage.
Le type du genre est le Sphæridium glabratum de Fabricius (1), petit insecte d’un bronzé obscur très-brillant et cornplètement lisse. Suivant M. Wollaston, il est universellement répandu dans les districts montagneux de l'ile de Madère, où il vit à terre, en donnant la préférence aux localités couvertes de gazon ; on le rencontre également
(1) A l'espèce typique aj.: C. pruinosus, L. Dufour, Ann. gén. d. Sc. phys: VI, p. 310, pi. 96, f. 4 a-c (C. adspersus, Küster, Die Kæf. Europ. XX, 51; variegatus Dej.); Andalousie. — alpinus, Comolli, De Col. prov. Novoc. p.26; Lombardie. — pusillus, Rosenh. Die Thicre Andal. p. 212; Andalousie, — 0besus, Lucas, Explor. d. l’Algér. Entom. p. 331; Algérie.— helvolus, Küster, loc. cit. XXIV, 83; Sicile, — inflatus, de Grèce; longulus, de Syrie; Reiche et Sauley, Ann. d. 1. Soc. entom. 1857, p. 252. — obsoletus, Say, Sourn. of the Acad. of Philad. IL, p. 265 ; Etats-Unis.
M. L. Fairmaire (Ann. d, 1. Soc. entom. 1852, p. 85) a décrit, avec dou‘, quant au genre, un C.? ulomoides des environs de Madrid.
(2) Entom. System. I, p. 79 et Syst. EL. I, p. 93; l'identité de lespèce a été établie d’après un exemplaire de la collection de Banks. — Il existe à Madère une seconde espèce dont M. Wollaston n'avait fait d'abord (loc, cit.) qu'unë variété de la précédente, mais qu'il a fini (Cat. of the Col. of Madeir, p: 1 par séparer sous le nom d’£,. oblongior.
CONIONTIDES. . 225
dans les forêts, à la racine des arbres. Ces mœurs, comme on le voit, n’ont rien de commun avec celles des Diapérides, qui vivent exclusivement dans les bolets ou sous les écorces.
OOCHROTUS.
Lucas, Ann. d. 1. Soc. entom.; Bullet. p, XXIX (1).
Menton carré. — Languette entière. — Derdier article des palpes labiaux gros, ovoïde et obtus au bout ; celui des maxillaires en fer de hache, plus long que large et obliquement tronqué. — Labre à peine visible, — Tête transversale, un peu convexe, demi-circulaire et tronquée dans son milieu en avant; épistome séparé du front par un fin sillon quadrangulaire. — Yeux nuls. — Antennes un peu plus courtes que le prothorax, robustes, eylindracées, à articles serrés : 2 un peu plus court que les suivants, 3-11 égaux, celui-ci tronqué. — Prothorax transversal, un peu rétréci et à peine échancré en avant, arrondi sur les côtés antérieurs, tronqué à sa base. — Ecusson extrémement petit.—Elytres elliptico-ovales, convexes.—Pattes médiocres ; hanches postérieures transversales; jambes légèrement triangulaires; tarses un peu plus robustes que dans les genres précédents; le 4e article des postérieurs plus court que les suivants réunis. — Mésostornum réduit à une lame verticale. — Saillie prosternale large, spatuli-
forme, s'appuyant sur le mésosternum. — Corps elliptique, convexe, .
àptère, très-finement pubescent.
L'unique espèce (2) du genre est un très-petit insecte (2 {} mill.), découvert par M. Lucas, en Algérie, sous des pierres, en société avec les Formicabarbara et testaceopilosa, et retrouvé depuis, dans les mêmes conditions, en Sicile et en Andalousie (3). Il est d’un fauve ferrugineux, brillant et couvert de très-petits points enfoncés, visibles seulement à l'aide d’une loupe; quelques-uns forment sur les élytres des rangées a$sez régulières.
, Je ne saurais partager l'opinion de M. Lucas, qui place cet insecte Parmi les Ulomides, dans le voisinage des Arpairormacus. Comme
les Evipsoes, il me paraît être une forme aherrante du groupe acluel.
(1) M. Lucas a exposé plus au long les caractères du genre dans la Revue et
Mag. d.'Zoo!. 1855, p. 337.
(2) O. unicolor, Lucas, loc. cit.; figuré avec des détails dans la Revue et lag. d. Zool. loc. cit. pl. 9, f. 1a-e. Cet insecte est celui dont Erichson (Ar- Chiv, 1847, If, p. 115) a parlé, sous le nom de Pycnidium lestaceum et qu'il a regardé comme appartenant au genre Mynueconius de M. Lucas, erreur que J'ai partagée, M. Lucas l'a relevée, et j'en ai fait autant tome IL, p. 574.
(3) Pour ce dernier pays, voyez Rosenbauer, Die Thiere Andalus, p. 215,
Coléoptéres. Tome V. 15
226 TÉNÉBRIONIDES.
Note.
Je ne vois pas bien en quoi le genre suivant diffère des CnyPricus, d’après les caractères qui lui sont assignés.
SERISCIUS. »
De Morscu. Bullet. d. Mosc. 1845, I, p. 77.
Mandibules et palpes courts; ces derniers séouriformes. — Chaperon de la tôte en demi-cerele, cachant les parties de la bouche.—Antennes plus longues que la tête et le prothorax ; leur 3° article plus long que le précédent et que les suivants, les six derniers grossissant un peu vérs l'extrémité, — Prothorax plus large que les élytres. — Celles-ci rétrécies à leur extrémité. — Jambes antérieures denticulées au côté interne (externe?). — Corps couvert d’un duvet très-fin et très-épais.
M. de Motschoulsky en décrit en deux mots, une petite espèce (pubescens) prisé par lui dans les steppes des Kirguises ainsi qu’en Sibérie, et qu'il dit ressembler beaucoup à un Carors. Cette ressemblance se retrouvé chez quelques Cnyrrious:
TRIBU XXWV.
PÉDINIDES.
Sous-menton muni d’un pédoncule assez saillant.— Menton souvent trilobé en avant. — Languettesaillante, parfois à peine visible, entièro ou légèrement sinuée; ses palpes insérés sur sa face "externe près de ses bords latéraux. — Mâchoires découvertes ; leur lobe externe muni ou non d’un erochet corné (1). — Dernier article des palpes Jabiaux triangulaire, celui des maxillaires fortement sécuriforme. — Tête engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux exelu sivement, chez la plupart, brièvement rhomboïdale (Platyscélides exceptés); épistome plis où moins échaneré et, logeant le labre dans cette échancrure. — Yeux transversaux, fortement débordés par les joues (2).— Antennes &F05-
(i) Ce crochet est toujours très-grêle, en formo de griffe, el en général difficile à distinguer des poils denses qui garnissent le lobe interne. Jessui dans je doute sur son existence dans plusieurs genres, et il en est, d’autres (par ex. Meranorrerus, OParnus, BLapsrinus) chez lesquels je suis certain qu'il n'existe pas, du moins chez les espèces que j'ai examinées. Rien de moins fondé par conséquent que l'opinion généralement admise, que lé crochet en question existe chez tous ces insectes.
(2) Deux genres seulement (PLaTYsceuis, Oncorus) font exception SOUS ce rapport : leurs yeux, quoique peu saillants, arrivent au niveau dès joues:
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PÉDINIDES. 227
sissant pou à peu, de onze articles; ceux-ci obconiques, sauf parfois les derniers. — Prothorax tranchant sur les côtés, échancré en avant. — Écusson rarernent indistinct. — Hanches antérieures transversales ; les postérieures fortement séparées; éperons des jambes petits, mais toujours distincts; tarses antérieurs et souvent les intermédiaires di- Jatés et garnis d’une brosse ou d’une villosité dense, chez les mâles ; la vestiture des autres variable dans le même sexe, ainsi que celle de tous, chez les femelles. — Saillie intercoxale large et parallèle chez la plupart. — Métasternum très-court chez tous; ses épisternums de forme variable; ses épimères distinctes, — Mésosternum large; épimères mésothoraciques en général bien développées, le plus souvent externes et obliques. — Corps parfois ailé.
Cette tribu correspond à la dernière de celles que Solier a établies da famille des Collaptérides. Elle a ici, à la fois, un peu plus et un peu moins d'extension que lui en ont donnée récemment MM. Mulsant et Rey, à qui on en doit une monographie(:) d'autant plus estimable, que l'étude de ces insectes présente d’excessives difficultés. J'en retire, en effet, les Opatrides, ainsi que les Payrax et genres voisins qu'ils y ont compris, et j'y ajoute les Prarysceuis et les ONconus qu'ils en ont exclus (2). Son caractère essentiel consiste, pour moi, dans la dilatation des farses chez les mâles (3), réunie aux particulatités inscrites dans la formule qui précède.
La division du menton en trois lobes n’est pas particulière à ces insectes. On en à vu précédemment plusieurs exemples, notamment Chez los Blaptides (Ecroprs, Nycrermus, EmpapmioN). Leur tête est, à
(1) «Essai d’une division des derniers Mélasomes » Mém. d. l'Acad: de Lyon; Scienc. Sér. 2, IL, p. 226 ; HI, p. 20, et IV, p.153; Ann d. I. Soc-Linn.d. Lyon, Sér.2, 11, p.76. M. Mulsant a reproduit ce travail dans ses « Opuseules entomologiques » fasé. IV et V. Quelque temps avant de l’entreprendre, il avait jeté les fondements de la classification de ces insectes dans ses Col. d. France ; Laligènes, p. 129. Le nom de Parvilabres que lui et M. Rey leur ont donné est Sujet à objections; il conviendrait tout aussi bien aux Praocides, Physogastévides, Nyctéliides, etc.
(2) L’exclusion des Oncorus est basée (Mém. d. l’Acad. d. Lyon, loc. cit. [LA D. 257, note 3) sur ce que leurs yeux ne sont pas débordés par les joues; la même raison existerait pour les Prarysceus dont MM. Mulsant et Rey ne parlent pas. Mais comme les termes dans lesquels est conçue la définition de leurs Parvilabres impliquent que presque tous les caractères de ces insectes souffrent des exceptions, il n’y a aucune raison pour ne pas en admettre une à l'égard des yeux, surtout quand elle ne porte que sur deux genres.
(3) Si ce caractère est généralement admis comme suffisant pour établir les Sroupes supérieurs aux genres dans la famille des Carabiques, par éxemple, on ne voit pas pourquoi il n’en serait pas de même dans une famille comme celle-
Gi, Où l'on ne sait le plus souvent à quoi se rattacher pour définir les groupes en question,
228 TÉNÉBRIONIDES.
proprement parler rhomboïdale, et son bord antérieur ne prend que rarement cette forme demi-cireulaire, qui est si commune chez les Opatrides. L’échancrure de l’épistome esl très-variable, et ce n’est guère que chez les Pédinides vrais qu’elle est à la fois étroite et trèsprofonde. Chez les Platyseélides elle est largement arrondie et tronquée, ou sinuée en avant, et laisse à découvert le labre et les mandibules sur les côtés. Partout ailleurs, les joues recouvrent complètement ces dernières. Les aïlesinférieures n'existent que dans un très-petit nombre de genres, et, encore, pas chez toutes leurs espèces. Sous le rapport de la vestiture des tarses, ces insectes forment, dans la cohorte actuelle, une exception que rendent inévitable leurs rapports avec les Opatrides dont ils ne peuvent ètre éloignés. Ce n’est pas seulement dans ces organes que résident les caractères sexuels. Les cuisses, les jambes et même les segments abdominaux, sont souvent différents dans eux sexes. Du reste, ces caractères varient considérablement selon les genres et même selon les espèces.
Ces dernières sont nombreuses et appartiennent, pour la plupart, aux Faunes méditerranéenne, africaine et asiatique. Un seul genre (OrarrINus) est commun à l’ancien et au nouveau continent; mais ce dernier possède en propre un petit groupe qui n'existe pas ailleurs, celui des Blapstinides. Sauf quelques Prarysceuis , les PLATYNOTUS et plusieurs Pseuposrars, ces insectes sont de taille au plus médiocre. Leurs téguments sont d’un noir profond ou ferrugineux, parfois d'un bronzé obseur, et très-rarement pubescents. Tous sont épigés et fréquentent de préférence les endroits sablonneux. On ne possède aueun renseignement sur leurs premiers états.
MM. Mulsant et Rey ont pris pour base de leur classification, la forme du menton. Mais les caractères empruntés à cet organe s’elfacent insensiblement; ils sont en même temps sujets à des exceptions ét souvent d’une observation difficile et incertaine. Les yeux m'ont paru former un meilleur point de départ, selon qu'ils sont divisés ou non. En y ajoutant quelques autres particularités, je trouve que ces insectes se répartissent assez naturellement dans les quatre groupes qui suivent,