I. Epistome échancré. CONIONTIDES VRAIS
JE — entier. CRyPTICLDES.
GROUPE I. Coniontides vrais,
Epistome échancré. — Lobe interne des mächoires muni d’un 0r0chet corné. — Jambes et tarses épineux.
Ce groupe est essentiellement propre aux parties occidentales de
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CONIONTIDES. 219
l'Amérique gs et y représente manifestement les Praocides de l'Amérique du Sud. Il ne comprend que les trois genres suivants :
J. Antennes plus courtes que Ja tête: Cœlus.. IL. longues — Prothorax embrassant les épaules des élytres: Eusattus, ® — coupé carrément à sa base : Coniontis.
COELUS.
Escuscu, Zool. Atlas, Heft LL, p. 9.
Menton en trapèze renversé, largement et faiblement échancré. — Dernier article des palpes ovalaire et tronqué au bout. — Labre engagé dans l’échancrure de l’épistome, transversal, légèrementéchancré en are. — Tête engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux inclusivement, assez largement dilatée au-dessus des antennes ; épistome séparé du front par un sillon peu marqué, fortement échancré en demicercle. — Yeux étroits, transversaux, subréniformes. — Antennes courtes, rigidules, géniculées, à articles 1 grêle, allongé en massue, 2-3 plus gros et plus longs que les suivants, 2-8 transversaux, serrés, 9-10 plus larges, perfoliés, 14 plus petit que 10, transversalement oyalaire. — Prothorax transversal, cylindrique, à bords latéraux foliacés et longuement ciliés, profondément échancré en avant, tronqué et muni d’une bordure membraneuse à sa base; ses angles postérieurs obtus. — Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres un peu plus larges que le prothorax, et tronquées à leur base ; leur repli épipleural large, horizontal et canaliculé à sa base, diminuant rapidement, et étroit en arrière, — Pattes courtes; jambes ciliées et âpres, un peu trigones, surtout les antérieures; leurs éperons longs, l'interne des quatre postérieurs beaucoup plus grand que l’externe ; tarses grêles, ciliés ét épineux, à articles noueux au bout; le 4° des antérieurs prolongé au côté interne, en une très-longue et robuste épine (1). — Saillie prosternale dépassant les hanches antérieures, mucronée au bout.— Corps globoso-ovale.
À l'exemple de Dejean (2) et Mannerheim (3), ce genre est généralement ciassé dans les collections païmi les Taxicornes de Latreille, près des TracaysGELIS et des ANEMIA (Cuerrones). Mais je crois qu'Esch- Scholtz et, plus récemment, M. J. L. Le Conte (4) ont mieux saisi ses
(1) Eschscholtz a cru que cette saillie appartenait aux jambes, et décrit ces dernières comme pourvues de trois éperons.
(2) Cat. éd, 3, p. 215.
(8) Bull. d, Moscou, 1843, p.277.
(4 Ann. ofthe Lyc, of. New-York, V, p: 133.
220 TÉNÉBRIONIDES.
analogies en le mettant à côté des Praocis. La première de ces opinions ne repose que sur la structure des antennes qui ressemblent, en effet, beaucoup à celles des ANemra (1); la seconde, sur la plus grande partie de l’organisation de ces insectes, qui est si voisine de celle des Praocis, que Solier, comme on l’a vu plus haut, s’y est trompé, eta placé parmi eux une espèce (hirticollis) de ces derniers.
Le type du genre (2) est un insecte de Californie, d'assez pélite taille, d’un noir légèrement brillant, et hérissé de longs poils roussàtres sur les côtés du corps et la partie postérieure des élytres. Ces dernières sont couvertes de petites aspérités, tandis que le prothorax est simplement pointillé. Une seconde espèce (3), du double plus grande, a été découverte par M. J. L. Le Conte, dans le même pays.
EUSATTUS.