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I. Yeux.non débordés par les joues

a Prothorax contigu aux élytres : Platyscelis. * aa — non — Les 4 tarses antér. fortement dilatés chez les @': Psectrapus. — faiblement — Oncotus.

II, Yeux débordés par les joues : Ammidium.

PLATYSCELIS.

Larr. Fam. nat. p. 375 (1).

Müles : Menton transversal, évasé et légèrement bisinué en avant. — Dernier article des palpes labiaux ovalaire; celui des maxillaires fortement sécuriforme. — Labre transversal, sinué en avant. — Tète très-fortement transversale, un peu voûtée; épistome très-court, non distinct du front, arrondi ou largement tronqué en avant. — Yeux transversaux, allongés, un peu arqués. — AntenneS grèles, subfiliformes, à articles 3 aussi long que 4-5 réunis, 4-8 obconiques, déocroissant un peu, 9-40 plus ou moins moniliformes, 11 ovalaire, plus grand que 10. — Prothorax contigu aux élytres, transversal, régulièrement convexe, aminci et légèrement arrondi sur les côtés, tronqué ou faiblement échancré en are à sa base, sans rebord nulle part, — Eeusson à peine distinot. — Elytres de la largeur du prothorax à leur base ou un peu plus larges, ovales ou elliptico-ovales, avec leurs épaules rec-

(1) Syn. Oonesceuts, Motsch. Bull. Mosc. 1845, I, p.76. — Tenept0 Pallas. — Brars J. Sturm. — Peninus Duftschm.— Pimecia Fab. — Axis Schœnh.

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tangulaires, rarement (par ex. hypolithos) arrondies, carénées latéralement; leur repli épipleural assez large, vertical, arrivant au niveau des épaules, et graduellement rétréci en arrière. — Pattes robustes; cuisses antérieures renflées, inermes ou (gages, melas) munies d’une dent triangulaire en dessous; jambes de la même paire en général brusquement dilatées et épaissies au bout, parfois (melas)simplement triangulaires, les autres coniques et arrondies, âpres; les quatre 19% articles des tarses antérieurs fortement dilatés et munis de brosses denses en dessous : 1 en triangle très-rétréci à sa base, 2 le plus grand, trapéziforme, 3 plus court, lunulé, 4 très-court, de même forme; les mêmes moins dilatés aux intermédiaires, avec les deux médians subquadrangulaires. — Saillie intercoxale de l'abdomen quadrangulaire et large, ou ogivale et alors plus étroite.— Prosternum très-court et profondément échancré en arc antérieurement; sa saillie postérieure verticalement recourbée, où un peu prolongée en arrière. —Mésosternum très-déclive, un peu concave. — Corps oblong ou court, glabre,

Femelles : Tibias antérieurs fortement comprimés, tranchants en dehors, avec leur extrémité dilatée en une oreïllette d'autant pluslarge, que cette extrémité est plus saillante chez les mâles; tous les tarses simples, ciliés en dessous. =

Ces insectes ont conservé quelques rapports avec les Blaptides. Tous reproduisent complètement la couleur d’un noir profond et les téguments lisses, à la vue simple, des BLaps typiques (mortisaga, fatidica, etc.); tous également, par suite de la brièveté de leur prosternum en avant, appuient leur tête, au repos, sur la saillie prosternale, comme le font les Tacona. Mais ce ne sont là que de simples analogies, et leurs rapports avec les Pédinides sont beaucoup plus étroits(r). Le plus grand et le plus allongé d’entre eux (Aypolithos) est de la taille d’un BLaps de grandeur moyenne. Les autres sont notablement plus petits, plus courts, et dans le nombre il en est qui ressemblent beaucoup à certains PEDINUS.

M. de Motschoulsky, sans désigner aucune espèce en particulier, dit avoir fondé son genre Oonesceuis sur les espèces de forme allongéo et qui ont le prothorax aussi large que les élytres, et réserver le nom de Prarysceuis à celles qui sont convexes ot dont le prothorax est plus étroit, Mais à peine y at-il là de quoi établir deux sections dans le genre.

Les PLarysceris sont répandus depuis l’Asie-Mineure jusque dans la Sibérie orientale. Un seul d’entre eux (melas) se trouve en Autriche et y est fort rare. On en a décrit sept espèces (2).

(1) Latreille (Règne anim. éd, 2, V, p.21) los avait placés immédiatement à la suite de ces insectes. Quant à Solier, il les a compris dans son informe tribu des Blapsites.

(2) Ten. hypolithos; Pallas, Icon. Ins. p. 44, tab, C, f. 10 (Pim, glabra Fab.;

PÉDINIDES. ; 231

PSECTRAPUS.

Sotaer in Baunr e Tnuout, Sludi entom. p. 218.

Menton très-évasé et trilobé; le lobe médian convexe, arrondi en avant, les latéraux dentiformes; son pédoncule très-saillant. — Languette saillante, sinuée antérieurement. — Dernier article des palpes labiaux fusiforme et obtus au bout, celui des maxillaires en fer de hache subéquilatéral. — Labre fortement transversal, subrectangulaire. — Tête suborbiculaire; épistome largement échancré. — Yeux grands, légèrement convexes, transversaux, lunulés. — Antennes un peu plus courtes que le prothorax, grèles, à articles 1-7 obconiques ; le 3° plus long que les autres, ceux-ci décroissant peu à peu, 7-11 plus larges, suborbieulaires et distants. — Prothorax transversal, subrectangulaire, un peu rétréci et légèrement échancré en avant, tronqué à sa base, aveo ses angles postérieurs arrondis. — Ecusson transversal, ourviligne.—Elytres presque aussi larges que le prothorax, oblongues, subparallèles. — Pattes courtes; cuisses renflées en maässue; jambes antérieures fortement triangulaires, des autres coniques; les trois 197% articles des quatre tarses antérieurs fortement dilatés chez les mâles, le 4° petit et bilobé.

Ces caractères, que j'emprunte à Solier, sont évidemment trèsvoisins de ceux des Oncorus qui suivent, et, comme il le dit luimême, le genre ne diffère de ces derniers que par la forte dilatation des quatre tarsés antérieurs, chez les mâles, et la forme générale un peu différente. Dès-lors, il serait peut-être convenable de le supprimer. On retrouve dans l'espèce (1) sur laquelle il a été établi, jusqu'à la séulpture des Oncorus; elle est, en effet, pointillée partout, aver les élytres striées et ponctuées. Cet insecte, originaire du Cap, est de taille médiocre et d’un noir peu brillant.

ONCOTUS.

(Des) Brancu. Hist. nat. d. Ins. IL, p. 13 (2).

Menton petit, caréné sur la ligne médiane, évasé ettrilobé en avant. — Dernier article des palpes lahiaux ovalaire ou subeylindrique, celui

Akis glabra Schænh.); Russie mér.— P. melas, do l'Europe or.; #ugifrons, gages, de Sibérie; Fischer de Waldh. Entom. d, 1. Russ. HI, p. 194, pl. 20, 4,5; pour une bonne figure du premier, voyez aussi Sturm, Deutsch]. In. II, pl. 45, f. c CD, — angustatus, Falderm, Col. ‘ab ill. Bungio, elo., fs 73; Altaï, — labiatis, Fischer de Waldh. Bull. Mosc. 1845, 1, p. 122; Anatolie, — Spinolæ, Solier in Baudi e Truqui, Studi entom. p. 211; Crimée.

(1) P. bipartitus, Solier, loc. cit. p. 215, pl. 9, £. 1.

(2) Solier, qui a compris le genre parmi.ses Blapsites, en a exposé plus amplement les caractères in Baudi e Truqui, Studi entom. p.216.

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des maxillaires en fer de hache, plus ou moins transversal et prolongé au côté externe. — Labre entier ou échancré'en demi-cerele, — Tête courte ; épistome séparé du front par un sillon arqué, assez vague, rétréci, épaissi, arrondi, et largement sinué en avant. — Veux transversaux, munis d'une orbite postérieure, sublunulés. — Antennes assez longues, grêles, à articles 2 court, 3 moins long que 4-5 réunis, 4-6 subeylindriques, décroissant peu à peu, 7-10 plus larges, tigones, déprimés, 11 aussi grand au moins que 40, evalaire.— Prothorax non contigu aux élytres, transversal, aminei et arrondi sur les côtés, un peu rétréci et fortement, échancré en avant, tronqué ou légèrement échancré à sa base, avec ses angles postérieurs arrondis ou distincts, finement rebordé de toutes parts. — Ecusson en triangle curviligne, très-transversal.—Elytres assez convexes, ovalaires où oblongo-ovales, avec leurs épaules obtuses, s'arrondissant pour former leurs épipleures; le repli de celles-ci fortement élargi à sa base et arrivant au niveau des angles huméraux qu’il reborde en avant.—Pattes courtes; cuisses et jambes comprimées ; celles-ci triangulaires, les antérieures plus fortement que les autres, avec leur angle apical externe souvent prolongé en dehors; tarses longuement villeux en dessous; les quatre 1255 articles des antérieurs serrés, légèrement dilatés chez lesimäles, — Saillie intercoxale large, rectangulaire.—Saillie prosternale recourbée en arrière. — Mésosternum fortement déclive, un peu concaye. — Corps glabre.

Insectes de taille moyenne, d’un brun-marron ou d’un rouge-ferrugineux brillant, avec les élytres plus ou moins fortement ponctuées en stries, et lisses ou à peine visiblement pointillés sur la tête et le prothorax. Leur facies se rapproche assez sensiblement de celui des Diapérides, surtout chez les espèces qui sont brièvement ovales. Tous sont propres à l’Afrique australe. Je n’en trouve pas dans les autéurs, en dehors des cinq décrits par Solier (1); mais il y en a au moins autant d’inédits dans les collections.

AMMIDIUM.

Enicus, Archiv, 1843, I, p. 250,

Menton petit, en trapèze renversé, convexe en dehors. — Languette assez saillante, échancrée en arc de cerele.—Dernier article des palpes Jlabiaux fusiforme et aigu au bout, celui desmaxillaires en fer de hache shbéquilatéral et un peu oblique.—Labre court, rétréci et échancré en demi-cercle, cilié. — Tèto transversale; épistome très-court, rétréci, faiblement et largement échancré en avant. — Yeux assez gros, transversaux, sublunulés. — Antennes courtes, peu robustes, hispides, à

(1) O. farctus, tardus, capensis, testaceus, obscuricollis, Solier, loc, cit.

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PÉDINIDES. 233

articles 2 aussi long'que 4, 3 un peu allongé, 4-7 obéoniques, suhégaux, 8-11 transversaux, graduellement élargis, serrés. — Prothorax imparfaitement contigu aux élytres, Re | un peu rétréci en avant, aminci et légèrement arrondi sur les côtés, largement arrondi en arc de cercle à sa base, et à peine échancré en avant. — Ecusson. en triangle transversal. — Elytres courtes, convexes, ovalaires, a larges que le prothorax à leur base, avec les épaules obtuses; leur repli épipleural étroit, horizontal, incomplet en arrière. — Pattes courtes; jambes antérieures fortement triangulaives, crénelées en dehors, avec une dent médiane et leur angle apical très-saillant, les intermédiaires de même forme, mais moins larges et simplement denticulées sur leur bord externe; les postérieures graduellement élargies, ûpres; éperons presque nuls; tarses médiocres, villeux en dessous; leur dernier article aussi long que les précédents réunis. — Saillie intercoxale de l’abdomen très-courte, triangulaire et obtuse au bout. — Mésosternum déclive, concave en avant.—Saillie prosternale recourbée en arrière. — Corps brièvement ovalaire, convexe.

Erichson a classé ce genre parmi les Opatrides, mais comme il n'a jamais eu l’occasion de s'expliquer sur l'étendue qu’il donnait à ce groupe, Son opinion ne peut avoir qu’une faible influence sur la question de savoir si telle est réellement sa place. Cela dépendra de la forme des tarses chez les mâles. Je n'ai vu qu'un exemplaire, qui me paraît être une femelle, du rare insecte (citiatum) qui constitue le genre, et ne saurait décider ce qui en est. Mais il a de si nombreux rapports avec les Oxcorus, qu’en attendant, je crois devoir le placer ici. Toutefois, il diffère de ces derniers par de nombreux caractères, dont les plus importants sont : la forme de l’épistome et des antennes, l'étroitesse du repli épipleural des élytres, les jambes antérieures dentées; enfin, la saillie intercoxale de l'abdomen autrement faite.

Cet insecte, originaire d’Angola, est petit, d’un fauve uniforme assez brillant, très-finement pointillé partout en dessus, et revêtu d’une fine pubescence couchée; une bordure de longs poils, visibles seulement à la loupe, garnit les bords latéraux de ses élytres et explique le nom que lui a imposé Erichson.

GROUPE II. Platynotides..

Yeux non divisés.—Epistome trapéziforme, plus ou moins échancré ant, — Epipleures des élytres variables. —Saillie intercoxale de l'abdomen large et quadrangulaire. — Episternums métathoraciques médiocrement larges, subparallèles.

À partir de ce Sroupe, jusqu’à la fin de la tribu, l’épistome est de

forme normale, mais son échanerure varie beaucoup. Dans quelques-

uns des genres qui suivent, surtoutles PLarynorus et les PSEUDOBLAPS,

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elle est si large et si peu profonde, que la tête, si elle était un peu plus allongée, ressomblorait presque complètement à celle des Braps. Le menton est presque toujours trilobé chez ces insectes; les PANbaRUS sont les seuls qui forment exception à cet égard. Ce sont également les seuls parmi lesquels se trouvent quelques espèces, dont les yeux sont, à peu de chose près, coupés en deux par les joues. Ces espèces sont, par conséquent, sur l’extrème limite qui sépare le groupe du suivant. Enfin, c'est ici que se montrent, pour la première fois, les ailes inférieures chez les Pédinides,

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