I. Menton trilobé en avant
a Jambes antér. fortement triangulaires: Trigonopus, Melanopterus. aa — à peine ounon — ; b Epipleures des élytres distinctes de leur repli,
Ecusson nul ou à peine distinct : Platynotus.
— distinct: Pseudoblaps, Eurynotus.
bb Epipleures des élytres formées en entier par leur repli.
Prothorax bisinué en arc à sa base : Opatrinus--
— angulairement bi-échancré — Selinus.
HI. Menton non trilobé en avant : Pandarus.
TRIGONOPUS,
Muzs. et Rey, Mém. d. l'Acad, d. Lyon; Scienc. Sér, 2, I, p. 20.
Menton évasé et trilobé en avant; sa partie médiane de forme ya= riable, munie d’une carène externe plus ou moins entière. — Dernier article dés palpes maxillaires en fer de hache transversal. — Labre sinué ou échancré. — Tête transversale ; épistome confondu avec le front, obliquement rétréci, légèrement et assez étroitement échancré. —Antennes notablement plus courtes que le prothorax, assez robustes, grossissant peu à peu, à articles 3 moins long que 4-5 réunis; les quatre ou cinq derniers moniliformes, graduellement transversaux, 41 plus grand que 10. — Yeux transversaux, sinués en avant. — Prothorax ample, quadrangulaire , légèrement rétréci et médiocrement échancré antérieurement, tronqué ou largement sinué à sa base, muni d’un bourrelet latéral, en général très-prononcé, et d’un fin sillon le long de ses bords antérieur et postérieur. — Écusson petit, en triangle curviligne transversal. — Elytres plus ou moins courtes, contiguës au prothorax et tronquées à leur base, parallèles, puis rétrécies en alrière; leur repli épipleural formant en entier les épipleures, un peu incomplet en arrière, légèrement dentiforme aux épaules. — Pattes * robustes; jambes antérieures fortement triangulaires, les intermé-
PÉDINIDES. 285
diaires moins, les postérieures graduellement élargies.—Mésosternum fortement concave. — Saillie prosternale plane, en général bisillonnée, arrondie en arrière. — Corps plus ou moins parallèle.
Les mâles ont, en général, les pattes plus robustes que l’autre sexe; leurs tarses antérieurs sont dilatés en une large palette ovale ; leurs jambes de la mème paire, et parfois les intermédiaires, plus on moins difformes ; les premières sont Apres en dessous, mais moins chez eux que chez les femelles.
La plupart de ces inéectes ont la plus grande ressemblance, sous le rapport de la forme générale, avec les Peninus. Leur ponctuation est tès-fine, et même parfois nulle sur le prothorax; leurs élytres ont constamment chacune neuf stries profondes, le plus souvent imponctuées, et dont les intervalles sont plus ou moins costiformes, Jusqu'ici, tous paraissent propres à l'Afrique australe (1).
MELANOPTERUS, Murs, ét Rey Mém. à. l'Acad. d. Lyon; Science. Sér, 2, IV, p. 158 (2).
Ce genre ne diffère des Triconopus que par la forme du menton qui est plus où moins concave , avec une carène occupant la base de la concavité, ou, si l'on veut, bicaréné, avec une carène basilaire médiane; ses parties latérales sont, en même temps, peu saillantes latéralement, et, en avant, arrivent à peine au niveau de la partie médiane (à).
Tout le reste est complètement identique avec ce qui existe dans le genre précédent, y compris les caractères sexuels; les quatre jambes anlérieures, notamment, sont également sujettes à prendre des formes anormales. Le genre repose par conséquent sur un caractère assez faible, et j'hésite à l'adopter. Ses espèces sont également du cap de Bonne-Espérance (4), ,
(1) 18 esp, sont décrites par MM. Mulsant et Rey, dont nne Fute déjà publiée, le Platynotus striatus de Quensel in Schœnh. Syn. Ins. 1, p. 142, pl. 2, f. 6 (Eurynotus marginatus Dej.). Les autres sont : T. capicola, plalyderus, spinipes, lethœus, excavatus, porcus, tenebrosus, Typhon, funebris, latemar ginatus, nigerrimus, armalus, longulus, Chevrolatii, Mannerheimit, morasus, Verreauxii.
@) Comme il y a déjà un genre Meranorzenon de M. Eyton, parmi les oiseaux de la famille des Anatides, il sera hon de changer le nom de celui-ci dans le C8 où on le conservera.
(3) Cette description s'applique principalement au marginicollis; dans les jeu: autres espèces décrites, la concavité de la partie médiane est fort affai- #,et j'en possède une quatrième inédite, chez laquelle cette partie est plan.
à sa base. avec une faiblo dépression à sa partie antérieure. Comme je l'ai dit Plus haut, le menton, dans ce groupe, ne fournit pas une base solide pour as- Seoir les-genres.
(4) porcatus, Marginicollis, Edwarasii, Muls. ot Rey, loc. cit. p. 159.
236 TÉNÉBRIONIDES.
PLATYNOTUS. 4 Fan. Syst. El. 1, p. 138 (1).
Menton transversal, évasé et trilobé en avant; le lohe médian hicaréné en dehors, échancré en avant; les latéraux aigus, séparés du précédent par une forte dépression triangulaire. — Dernier article des palpes maxillaires en fer de hache suhbtransversal. — Labre découvert, sinué en avant. — Epistome confondu avec le front, largement et peu profondément échancré.— Yeux très-allongés, largement sinués en avant. — Antennes un peu plus longues que la moitié du prothorax, assez robustes, grossissant peu à peu, à articles 3 presque aussi long que 4-5 réunis, 4-6 ou 4-7 obconiques, graduellement plus courts, les derniers subturbimés ou subglobuleux, transversaux, pat: fois perfoliés, 11-plus grand que 10.— Prothorax contigu aux élytres, médiocrement convexe, fortement échancré en arc et souvent bisinué en avant, arrondi et muni d’un bourrelet sur les côtés, rétréci à sa base; celle-ci profondément bisinute, avec ses angles saillants et embrassant les épaules des élytres. — Ecusson nul ou à peine distinct. — Elytres ovelaires, élargies après leur milieu, convexes, brusquement déclives en arrière, sinuées à leur base, coupées obliquement aux épaules; leurs épipleures assez larges; leur repli n'en formant qu'une partie, remontant au niveau des épaules, et formant une saillie dentiforme au devant d'elles, brusquement rétréci et un peu incomplet en arrière. — Pattes assez longues ; jambes antérieures un peu comprimées, sublinéaires, les autres arrondies; 1° article des tarses postérieurs plus court que le 4°.—Mésosternum déclive, concave. —Prosternum renflé en avant, sa saillie un peu prolongée en arrière, lanciforme et bisillonnée. — Corps robuste, ovalaire.
Ce genre comprend les plus grands des Pédinides; quelques-unes de ses espèces sont de la taille des Brars de moyenne grandeur, el les autres ne sont pas beaucoup plus petites.
Les mâles ont les tarses antérieurs dilatés en une grande palette ovale, garnie d’une brosse dense 6n dessous ; ceux des femelles, à toutes les pattes, sont munis sur leurs bords de cils et de quelques longs poils. è Ces insectes sont finement pointillés partout en dessus, et leurs élytres présentent tantôt des sillons très-marqués, dont les intervalles sont costiformes, tantôt des rangées très-régulières de fosseltes où de potits points eufoncés, également distants. Les espèces connues sont propres aux Indes orientales, et s’élèvent à une demi-douzaine en a
moment (2).
(1) Syn. Brars Fab, olim. ; Oliv. — Hecors Fab. olim. — TENEPNO tes (2) MM. Mulsant et Rey (Mém, d: l’Acad, d. Sc. d. Lyon, Sén. 2, IL p: 267)
LE Su, dis md - eu +, de LED nn “un PTT el Le 20% aet à.
PÉDINIDES. 237
PSEUDOBLAPS.
GuériN-Ménev, Mag. d. Zool.; Ins. 1834; Mélas. p. 28 (1).
Genre excessivement voisin des PLarynorus et n’en différant rigoureusement qu'en ce que la partie médiane du menton, outre ses deux carènes latérales, en a une médiane qui est en général plus développée que les précédentes.
A ce caractère s'ajoutent quelques autres particularités, mais qui vont rien de stable et sont plutôt spécifiques que génériques. Ainsi, en général, le prothorax est moins arrondi sur les côtés, et moins fortement bisinué à sa base; l’écusson est toujours distinct, plus grand et on triangle curviligne; le 1 artiele des tarses aussi long que le 5°; la saillie prosternale sans sillon ; les élytres toujours sillonnées et ponctuées en stries, avec les intervalles entre les sillons, convexes, mais non costiformes; en outre, si quelques espèces de grande taille (reticulatus, Mellyi) ont encore les formes trapues des PLaryNorus, les autres sont plus ou moins oblongues et parallèles, et les plus petites finissent par ressembler complètement aux OParriNus mentionnés plus loin.
Les mâles, indépendamment de la dilatation de leurs tarses antérieurs, présentent aussi, parfois, quelques caractères sexuels étrangers aux PLATYNOTUS, et qui consistent ordinairement en ce que leurs jambes de devant sont arquées, épaissies au bout, sinuées en dedans, et leurs cuisses postérieures munies en dessous d’une dent.
Ces insectes sont propres aux Indes orientales et peu nombreux (2). Je leur restitue le nom que M. Guérin-Méneville leur a imposé, et dont MM. Mulsant et Rey paraissent avoir ignoré l’existence, emadop-
mentionnent los suivantes : A. Elytres striées : Blaps striata Fab, Spec. Ins. I, P. 322 (Plat. creñnatus Fab. Syst. EL. loc. cit, ; Plat. gigas Dej.).—B. Elytres fossulées où ponctuées en lignes régulières: Blaps eæcavala Fab. Syst. Entom. D. 254 (Helops maurus Fab. olim; Ten. ingens Herbst).—P. perforatus, punclatipennis, Deyrollei M. et R.
(1) Syn. Noroconax (Dej.), Muls. et Rey, Mém. d'MAcad. d. Lyon; Scienc. Sér. 2, If, p. 273, — Eucozus, Muls. et Rey, ibid. p. 292, — Brars Fab., Oliv., Ilig, — Heroes Fab.— Tenesnio Herbst.— Oparnum Wicdem.— PEnnus Lèpellet. 4, St-Farg. et A. Serville.
(2) MM. Mulsant et Rey (loc. cit.) en mentionnent dix espèces dans l'ordre Suivant: Notoc. crenatus Fab. (Platyn. Rabourdinii Dej.), Melyi, ambiguus, Parallelus Met R,, javanus Wiedem®, Westermanni Mannerh. (javanus var.?), Slrigipennis NL. et R., nigrita Fab. (T'enebr. dispar Herbst), arcuatus, Lepell. et Sorv.
Les Pseudoblaps substriatus et eurvipes de M. Guérin-Méneville (loc. cit.
FA 29; le premier est figuré pl. 115, f. 1) semblent différer de tous les précéents,
* e lé vd. de La L'- sn 1) ASC OTCDSS 4 a
238 TÉNÉBRIONIDES.
tant celui de Norocorax appliqué par Dejean à l’une de leurs espèces, l’Opatrum javanum de Wiedemann.
Le genre Eucozus de ces deux savants entomologistes, fondé sur une espèce (1).de la côte de Coromandel, me paraît inadmissible. Il ne se distingue de celui-ci que par l’oblitération des deux carènes latérales du menton, et en ce que les élytres présentent des côtes alternativement plus saillantes. 6
EURYNOTUS. de
Kinoy, Trans. of (he Linn. Soc. XIE, p. 418 (2).
Menton trilobé; sa partie médiane carénée dans son milieu, finement rebordée sur les côtés, tronquée en avant et dépassant fortement les parties latérales; celles-ci pou saillantes latéralement.— Tête trans: versale; épistome obtusément arrondi en avant et faiblement sinué dans son milieu. — Veux transversaux, sinués en avant. — Antennes notablement plus courtes que le prothorax, assez robustes, grossissant peu à peu, darticles 3 à peine aussi long que 4-5 réunis, 4-7 obconiques, décroissant peu à peu, 8-10 transversaux, {{rplus grand que 10, largement arrondi au bout. — Prothorax contigu aux élytres, transversal, paraboliquement rétréci et médiocrement échancré en’ avant, finement rebordé de toutes parts, faiblement bisinué à sa base, avec les angles de celle-ci larges, trigones et obliquement saillants. — Ecusson en triangle curviligne transversal. — Elytres elliptico-ovales, à peine coupées obliquement de chaque côté à leur base; épipleures assez larges, leunwepli remontant en avant au niveau des épaules, étroit dans le reste de sa longueur. — Pattes assez longues; jamhes antérieures un pou triangulaires, les autres arrondies; 4€ article des tarses postérieurs aussi grand que le 4°. — Mésosternum concave en avant: — Saillie prosternale bisillonnée, un peu prolongée et arrondié en arrière. — Corps ovalaire, assez court.
Ce genre se distingue du précédent un peu par la forme dusmenton, beaucoup plus par le facies de ces espèces qui sont notablement plus petites et plus courtes, avec les angles postérieurs de leur prothorax moins saillants et les épaules de leurs élytresmoïns obliquement tronquées. La formule qui précède a été rédigée uniquement d'après l'es-
(1) 8. Polinieri M. ét R. loc. cit. pl. 1, f. 47.
(2) Syn. Zanenos, Casteln. Hist.nat. d. Gol. IT, p.210. — SELENEPISTOMA (Solier) Dej. Ca 6d. 3, p. 211: MM. Mulsant et Rey (Mém. d. Acad. de Lyon, Scienc. Sér. 2, IV, p. 175) ont changé à tort ce nom en celui de SOLENOPISroma ; il est dérivé de cexñvn, lune, par allusion à l'échancrure de l'épistome, et non de owxnv, tube.— Lasronerus, Muls. et Rey, loc. cit. p.166; nom employé antérieurement, avec la désinence féminine, par Me GR, Gray, pour des Clérides : voyez tome IV, p. 479.
ail te “dé
PÉDINIDES. 239
pèce typique publiée par Kirby (), insecte d'assez grande taille, propre à l'Afrique australe, à élytres finement striées, et dont les intervalles entro les stries présentent, en arrière, de fines aspérités. Les mäles ont les tarses antérieurs et, à un moindre degré, les intermédiaives, assez fortement dilatés et garnis d’une brosse, les cuisses postérieures arquées et lanugineuses en dessous, aïnsi que les jambes de la mème paire, qui sont un peu flexueuses.
MM. Mulsant et Rey ont associé à cet insecte un certain nombre d'espèces du même pays, qui toutes en diffèrent par la forme de Péchancrure de l’épistome, celle des antennes, et plusieurs par d’autres caractères. Le genre ainsi constitué (2) comprend des éléments assez
(1) 2. muricatus, Kirby, loc. cit. p. 419, pi. 22, £. 1.
(2) Ges savants entomologistes le divisent en quatre sections auxquelles ils ont imposé des noms et qui sont établies presque uniquement sur les striès des élytres. On peut les caractériser autrement comme suit.
1. Euryorus. Le type est VE. muricatus sur lequel a été rédigée la formule du genre. MM. Mulsant et Rey lui adjoignent une seconde espèce (asperatus), qui me paraît mieux placée dans le groupe suivant.
IL. Biozus. Partie médiane du menton plane, avec deux faibles impressions à sa base; ses parties latérales très-peu saillantes latéralement. Epistome assez fortement échancré. Antennes aussi longues que le prothorax ou peu s’en faut, grêles, à articles 3 long, 4-8 coniques, 9-10 transversaux. Elytres striées : leurs
‘intervalles couverts d’aspérités. Forme plus courte et plus convexe que dans
le groupe précédent : 2. asperatus, asperipennis, Norrisii M. et R.
LL. Sevenepisrowa. Menton, épistome et antennes des Biocus. Elytres couvertes de côtes saitlantes, minces, distantes, à intervalles tuberculeux ou ponctués. Corps déprimé : Æ. denticosta M et R. — Opatrum acutum, Wiederh. Zool, Mag. IL, 1, p. 33. — A cette section esl réunie le genre Zanenos de M.de Castelnau, dont le type est le Pedinus ruficornis, Germar, Ins. Spec. nov. p.141 (Opatrum longipalpe, Wiedem. loc. cit. p. 32). Cet insecte diffère des précédents par ses antennes plus longues que le prothorax, le large amincissement des bords de ce dernier et les côtes beaucoup moins säillantes de ses élytres. MA. M. etR. placent à sa suite deux autres espèces (Bohemanni, Delalandii) qui semblent s’en éloigner considérablement,
IV, Mivonus. Menton plan, sans impression; épistome fortement et étroilement échancré. Antennes courtes, rigidules, à articles très-serrés : 4-10 subégaux, s'élargissant peu à peu, 11 conique. Elytres couvertes de côtes tranclantes, à intervalles larges et àpres. Jambes antérieures en triangle allongé. Corps oblongo-ovale, assez convexe. Une petite espèce du Cap, comme les pré- Cédentes : &. rugicollis M. et R.
A quoi il faut ajouter que, dans les deux derniers groupes, le repli des épipleures n'occupe qu'une faible purtie de leur largeur, sauf en avant, où il atleint les épaules, tandis que chez les Brozus il ressemble à cetui des Euryvorus. On 'émarquera en outre les modifications que le menton éprouve et qui, en Partant de cet organe, comme l'ont fait MM. Mulsant et Rey, devrait faire pla- “er ces insectes dans trois tribus différentes.
UX esp. ci-dessus mentionnées aj.: £, punctatostriatus, infernalis, Gerstæck. Monatsber, d, Berlin, Acad. 1854, p. 533 ; Mozambique.
Le
240 | TÉNÉBRIONIDES.
disparates, mais qui néanmoins ne semblent pas de nature à être répartis dans des genres distincts.
Je ne vois pas, d’après cela, en quoi méritait d’être séparée desautres espèces, une du Cap également, sur laquelle MM. Mulsant et Rey ont établi leur genre Lasioperus (L. strigicollis). Les seuls caractères différentiels qu'ils lui assignent, portent sur des particularités insignifiantes, dont les deux plus importantes sont d’avoir la partie supérieure des yeux plus étroite, et le prothorax pubescent. Dans la femelle, le seul sexe connu, les jambes antérieures sont un peu élargies,
OPATRINUS.
(Des) Larr. Règne anim. 6d. 2, V, p. 19 (1).
Menton évasé et plus ou moins trilobé en avant; sa partie médiane présentant trois carènes, toutes sujettes à disparaître; ses parties latérales plus ou moins saillantes.—Tète en général plus courte que dans les genres précédents, avec l’épistome plus fortement et plus élroitement échancré. — Antennes rarement moins, parfois plus longues que le prothorax. — Celui-ci transversal, peu convexe, faiblement rétréci et assez fortement échaneré en avant, droit sur les côtés en arrière, finement rebordé latéralement, médiocrement bisinué à sa base, avec ses angles peu prolongés ainsi que son lobe médian. — Ecusson en triangle curviligne transversal. — Elytres généralement ohlongues, rarement allongées, peu convexes, coupées un peu obliquement de chaque côté de leur base; leur repli épipleural formant à lui seul les épipleures, etremontant au niveau des épaules sans s’y prolonger en une dent, entier en arrière. — Jambes antérieures étroites, faiblement arquées; 1° article des tarses postérieurs presque aussi long que le 4°. — Corps ailé chez la plupart. — Le reste comme dans les deux genres précédents.
De tous ces caractères, le seul qui distingue essentiellement ces insectes des deux genres qui précèdent, est leur repli épipleural. Leur corps est aussi, en général, plus déprimé et plus parallèle. La présence des ailes inférieures est un caractère moins sûr, attendu que si elle parait être constante chez les espèces américaines, elle fait défaut chez quelques-unes de celles de l’ancien continent. Ces insectes ne sont jamais beaucoup au-dessus ou au-dessous de la taille moyenne. Tous ont les élytres striées, avec les stries tantôt fortement, tantôt finement ponotuées. Leurs mäles ont les quatre premiers articles des tarses antérieurs dilatés, mais médiocrement et sans former de palettes pro prement dites; ces articles sont revêtus d’une brosse soyeuse tès-
(1) Syn.Ancuorrurainus, Gerstæck. Monatsber. d. Berlin. Acad. 1854, p.999. — Bars Oliv.— Oparrum Oliv., Say.— TEN£BRIO Palis.-Beauv.
PÉDINIDES. 241
très-dense. Dans le même sexe, les cuisses antérieures sont parfois (par ex. dentipes) lanugineuses et dentées en dessous.
Le genre, tel que l'ont établi MM. Mulsant et Rey, comprend des espèces de forme assez variée, quoique moins que les Eurynorus. Depuis leur travail, M.Gerstæcker à fondé sous le nom d’AncroParHaLmus, un genre qui rentre dans une des sections établies par eux (1).
Les OPATRINUS ont une distribution géographique fort étendue; il y en a dans la plupart des parties chaudes de l'Amérique etde l'Afrique, ainsi qu’à Madagascar.
SELINUS, Mus. et Rey, Mém. d. l'Acad. d. Lyon, Sér. 2, I, p. 322.
Ce sont des Oparnnus dont les deux sinus basilaires du prothorax, au lieu d’être faibles et en arc de cercle régulier, sont plus profonds et anguleux, ce qui a rendu les angles postérieurs plus saïllants, et qui ont les épaules des élytres coupées obliquement.
Ces deux caractères leur donnent un facies assez différent de celui des Oparrinus. Les espèces décrites sont au nombre de trois (2); la patrie de deux d’entre elles est incertaine.
PANDARUS, (Mec.) Muzs. Col. d. France; Latig. p. 141 (3).
Menton transversal ou non, légèrement évasé et souvent sinué en avant, plan, avec sa partie antérieure en général un peu déprimée;
(1) Ces sections sont établies sur un grand nembre de caractères excessive ment minutieux, et dont l'analyse est impossible. Je ne puis que'les indiquer sous les noms qui leur sont assignés.
Zinazus. Une seule espèce du Sénégal intérieur et d'Egypte: O. corvinus M.etR.
Orarnnus. Esp. américaines : O. gemellatus Oliv. (Opatrum clatlwratum O1. olim), laticollis, gibbicollis, anthracinus, mæstus M. et R., notus Say (Ten. Mminimus Pal.-Beauv.; Op, punctatus Dej.). — Esp. africaines : O. niloticus, selosus M. et R.; Egypte.
© Zonmus, O.ovalis, servus M. et R.; du Sénégal et de la Guinée; madagas- Cariensis, insularis M. et R.; Madagascar. — C’est à cette section que correspondent les Ancuopurmazmus de M. Gerstæcker, qui en a décrit deux espèces (siphoides, dentipes) de Mozambique, voisines de l’ovalis, mais plus grandes.
Aj. : O. punctulatus, Jacquel.-Duv. in Ramon de la Sagra, Hist. phys. polit, ot nat, de Cube; Entom. p. 141.
(2) S. Menouxiü, d'Afrique ?; planus, de la Cuinée; Lucasi de l'Asie? Muls. ét Rey, loc. cit. Les deux derniers sont de forme plus large et plus ovalaire que les Orarmnus; ils sont rattachés à ceux-ci par le prémier, qui est de forme oblongue.
(8) Syn. Denvarus Dej. Cat. éd. 1, p. 65; récemment MM. Reiche et de Coléoptéres. Tomo V. 16
242 6 TÉNÉBRIONIDES.
parfois un vestige de carène à sa base. — Dernier article des palpes maxillaires en triangle subéquilatéral. — Labre échancré. — Tôte un peu saillante ou courte, avec les passages intermédiaires; épistome obliquement rétréci, fortement et triangulairement échancré. — Yeux transversaux, plus étroits que dans les gonres précédents, parfois presque entièrement divisés. — Antennes de longueur variable, mais au plus dépassant légèrement la base du prothorax, grossissant à peine
à leur extrémité, à articles 3 au moins de moitié plus long que 4, 4-7
ou 4-8 obconiques, les derniers globuleux ou subturbinés.—Prothorax transversal, contigu aux élytres, échancré en avant, arrondi sur les côtés, bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs plus ou moins embrassés par les épaules des élytres. — Ecusson petit, fortement transversal, arrondi en arrière. — Elytres tantôt régulièrement ovales ou oblongues, tantôt graduellement élargies, puis rétrécies en arrière, sinues à leur base, avec leurs épaules dentiformes; leurs épipleures occupées, seulement en partie, par leur repli; celui-ci remontant au niveau des épaules, puis très-étroit et entier en arrière. — Pattes médiocres; jambes antérieures faiblement triangulaires, les autres coniques. — Mésosternum concave. — Saillie prosternale sillonnée, lanciforme ou spatuliforme, un peu prolongée en arrière.
Les mäles ont les articles 2-3 des quatre tarses antérieurs dilatés, mais plus faiblement encore que chez les OPATRINUS, surtout aux intermédiaires; des brosses de poils les revêtent en dessous, ainsi que le 4 et le 4° articles. Leurs jambes, principalement les antérieures et les intermédiaires, sont aussi, en général, plus ou moins arquées, D’autres caractères sexuels, mais moins généraux et purement spécifiques, s'ajoutent aux précédents, dans certains cas.
Ces insectes se distinguent des Oparrinus et des SELINUS par la forme des épipleures de leurs élytres, et des autres genres placés en tôte du groupe, par leur menton, qui n’offre aucune trace de division en trois lobes. Leurs yeux plus étroits (sauf chez quelques PanDARuS) que dans tous les genres qui précèdent, contribuent également à les faire reconnaître. Chez beaucoup d’entre eux, il faut y rogarder de près pour voir qu’ils ne sont pas complètement divisés. Sous ce rapport, le genre fait le passage du groupe actuel au suivant. ÿ
MM. Mulsant et Rey l'ont divisé en trois genres, basés sur des
Sauley (Ann. d. 1. Soc. entom, 4857, p. 253), so basant sur ce que Latreille (Règne anim. éd. 2, V, p. 20) et M. de Castelnau (Hist. nat. d. Col. JE, p.208) ont adopté ce nom, l'ont donné de nouveau au genre; mais il est connu que Megerle lui avait imposé celui de Panparus, comme on le voit dans le Catalogue dè Daht, p.42, et que c’est Dejean qui l’a dénaturé dans la première édition du sien, erreur qu'il a corrigée dans les deux éditions subséquentes de cet ouvrage — Biorzanes, Muls. Col. d. France; Latig. p. 144. — Panpaninus, Muls. et Rey, Mém. d. V'Acad. d, Lyon, Sér.2; Scienc. p.261,
PÉDINIDES, 243,
caractères très-légers, et qui mo paraissent avoir tout au plus une valeur de sections.
Los Pannarus vrais ont la tôte assez allongée, les yeux libres, les antennes aussi ou un peu plus longues que le prothorax et le 1% articlo des tarses postérieurs aussi long que le dernier, C’est la section la plus nombreuse (1).
Aucun caractère tranché et facilement appréciable n’est assigné aux PanDARINUS (2), pour les distinguer des précédents. Leurs yeux seraient plus entamés par les joues, mais il y a des PaNDARuS qui les ont faits de même.
Quant aux Bropranss, leur caractère essentiel réside dans leur tête moins saillante , enfoncée dans le prothorax, au point que ce dernier cache en partie les yeux, puis dans leurs antennes plus courtes, et dont tous les articles, à partir du 4°, sont courts et cupuliformes, sauf le dernier qui est ovalaire ou subglobuleux (3).
Comme on le voit par les espèces citées en note, les PANDARUS appartiennent exclusivement à la Faune méditerranéenne. Tous sont criblés de points enfoncés sur la tête et le prothorax, et ont les élytres en général fortement striées; les intervalles entre ces stries sont fré-
‘ quemment coriacés.
(1) MM. Mulsant et Rey (Mém. d. l'Acad. d, Lyon, Sér. 2; Scienc. IL, p. 194) en décrivent 18 espèces: P. coarcticollis NL. et R. (éristis Rossi, Dej.), France mér., Italie; pectoralis M.et R., Algérie; Aubei, insidiosus M. etR.; Espagne mér.; sinuatus M. et R., Turquie; græcus Brullé, Grèce et Sy ï Stygius Walt (orientatis Dej.), Grèce; simius M. et R., Morée; lugens, M. et R., Italie, Sicile; damatinus Walü, (emarginatus Germar), Dalmatie; forpidus M.etR., Smyrne; Victoris M. et R., Albanie; mœsiacus M. et R., Îles loniennes, Turquie; cribratus Waltl (dardanus Fald.), Turquie, Asie mineure; punctatus Lepellet: d, St-Farg. et Serv., Russie mér.; eætensus Falderm., Géorgie ; messenus Brullé (var. gravidus Brullé), Grèce; ottomanus M. et R., Turquie; éenlyrioides Brullé ; Grèce. ”
(2) MM. Muis. et Rey (loc. cit. p.248) les divisent en trois groupes portant des noms, mais dont les caractères sont trop étendus pour être reproduits.
Rizaus. P, piceus Oliv. (picipes Dej.); Afrique bor.
Panannus. 2, tenellus Waltl (?), Grèce; cœlatus Brullé (corcyricus Dej.); Grèce,
Panonenus. P. elongatus M. et R.; Espagne or.; pauper M. et R.; Syrie.
(3) B. meridionatis M. et R. (Helops tristis? Rossi); France mér.., Italie, Algérie; Muls. et Rey loc. cit. p.262. — plorans, Palestine; crassiusculus, Syrie; Muls. et Rey, Ann, d. 1. Soc. Linp. d. Lyon, Sér. 2, I, p. 133. — Aj.: B. im- Dressus, viduus, syriacus, Syrie et Palestine; Reiche et Saulcy, Ann. d. I. Soc. entom, 1857, p. 255.