L. Le Cowre, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p
Menton élargi en avant, rectiligne sur les côtés, entier ou sinué en avant. — Palpes maxillaires des BLapsrinus. — Labre à peine visible, entier. — Tète transversale; épistome médiocrement rétréci, triangulairement échancré, mais faiblement chez la plupart.—Yeux ovalaires, transversaux; leur portion supérieure plus longue que large. — Antennes presque aussi longues que le prothorax, assez robustes, grossissant peu à peu, à articles 3 aussi long que 4-5 réunis, 4-10 devenant graduellement transversaux, 11 plus gros que 10, tronqué. — Prothorax transversal, médiocrement échancré en avant, à peine arrondi et finement rebordé sur les côtés, tronqué et contigu aux élytres à sa base. — Ecusson nul. — Elytres courtes, cylindriques ou ovales-ellip tiques. — Pattes courtes; cuisses robustes; jambes antérieures de forme variable, selon les sexes, les autres sublinéaires; tarses hispides en dessous ; le 42 article de tous plus court que le 4°.— Saillie inter” coxale de l'abdomen médiocrement large, quadrangulaire. — Mésosternum un peu concave. — Saillie prosternale un peu prolongée et acuminée en arrière. — Corps aptère.
$ Les mâles ont les quatre 1‘ articles des tarses antérieurs légère-
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ment dilatés; leurs jambes antérieures sont comprimées, presque parallèles, avec une saillie anguleuse près de leur base au côté interne. Chez les femelles ces jambes sont largement triangulaires et äpres sur leur face postérieure.
Ces insectes sont de petite taille et propres à la Californie, où ils ont été découverts par M. J. L. Le Conte. Ce savant entomologiste en décrit quatre espèces, dont il a eu la bonté de m'envoyer trois. Deux d’entre elles (sulcatus, granulatus) sont subeylindriques, glabres, et ont les élytres assez fortement sillonnées; les deux autres (puberulus, puncticollis) sont oblongo-ovales , finement pubescentes, et leurs élytres, à peine sillonnées, sont couvertes de très-petites aspérités.
TRIBU XXVI
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Sous-menton muni d’un pédoncule. — Languette saillante, rarement à peine visible ; ses palpes insérés à sa base, sur ses côtés ou près de ces derniers, sur sa face externe. —eMächoires découvertes, leur lobe interne muni d’un crochet corné. — Dernier article des palpes labiaux jamais triangulaire, celui des maxillaires de forme variable. — Tète engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux inclusivement; ceux-ci visibles en dessus et fortement débordés parles joues; épistome court, presque toujours arrondi et étroitement incisé en avant, logeant le labre dans cette échancrure et recouvrant les mandibules. — Antennes de onze articles, grossissant peu à peu, avec leurs derniers articles perfoliés ou formant une petite massue serrée. — Prothorax tranchant sur ses bords latéraux, échancré en avant. — Ecusson distinet, petit. — Elytres embrassant, en général, faiblement l'abdomen. — Hanches antérieures un peu transversales chez la plupart, les postérieures de forme variable ; jambes antérieures très-souvent dilatées et dentées en dehors; les éperons de toutes rarement développés; tarses épineux ou ciliés chez presque tous. — Saillie intercoxale de largeur variable, en général parallèle. — Métasternum assez souvent allongé; ses épisternums plus où moins étroits et parallèles; leurs épimères distinotes. — Mésosternum assez large; épimères mé- Sothoraciques postérieures et obliques. — Corps assez souvent ailé.
La simplicité des tarses (1), dans les deux sexes, est le caractère
essentiel qui distingue ces insectes des Pédinides, parmi lesquels, ainsi que je l’ai dit plus haut, ils ont été compris par MM. Mulsant et Rey.
(1) Cette simplicité des tarses subit une légère exception chez les PACHYPTE- RUS; leurs mâles ont les tarses antérieurs faiblement élargis. Du reste, qu'on
Si cette particularité était la seule, je me fusse rangé à l'opinion de ces savants entomologistes (1); mais elle est corroborée par d’autres différences secondaires, plus ou moins sujettes à des exceptions, mais qui, réunies, montrent qu’on a affaire à un type particulier.
Ainsi, il est extrêmement rare ici que les tarses soient villeux en dessous. La tête est plus fortement engagée dans le prothorax que chez les Pédinides, d’où suit que les yeux sont plus recouverts par le prothorax; son épistome est plus arrondi en avant, et il n’y à que trois genres (Gonorus, CESTRINUS, AurocERA) chez lesquels son bord antérieur n’est pas étroitement et triangulairement échancré. Jamais le menton ne présente cette division en trois parties, qui est si commune chez les Pédinides. Tandis que chez ces derniers le métastornum reste constamment très-court, celui des Opatrides à une forte tendance à s’allonger, et chez plusieurs d’entre eux (quelques Opa- TRUM, les SCLERON), il est aussi grand que chez beaucoup d’espèces de la cohorte suivante. Lestégaments de la plupart de ces insectes sont de couleur terreuse, villeux ou écailleux, et les élytres couvertes de tubercules, de côtes ou de rugosités variées. Chez les Pédinides on ne voit rien de pareil; leurs couleurs se bornent au noir ou au ferrugineux uniforme, et leur sculpture varie très-peu. Ces exemples, qu'il serait facile de multiplier, athèvent de montrer que les deux groupes, quoique très-voisins, ne sauraient cependant être réunis dans un arrangement naturel. à
Les habitudes des Opatrides sont plus homogènes que leur organisation. Tous sont épigés et lents dans leurs allures; ceux qui sont pourvus d’ailes inférieures en font rarement usage, et seulement aux approches de la nuit. Tous également, sauf les Gonopus et les AnoMa- LtPus, sont de petite taille. Enfin, il est remarquable qu’ils soient si faiblement représentés en Amérique; ils se bornent en eflet, dans ve continent, à un très-petit nombre d'Oparrum, la plupart inédits;et au genre Tricaoton. Leurs premiers états sont encore inconnus (2).
sépare ou non les Opatridés des Pédinides, ils se trouvent ici dans la position relative qu’ils occupeat dans le travail de MM. Mulsant et Rey, qui en ont füitle dernier groupe de leurs Parvilabres.
(1) M. Mulsant (Col. d. France; Latig. p. 160) en a fait la dernière Lribu des Pédinides, mesure que lui et M. Rey ont conservée dans leur monographie de la famille des Parvilabres, qui correspond aux deux groupes réunis. Au moment où j'écris, cette partie de leur travail n’a pas encore paru. M. L. Redtenbacher, après avoir admis dans sa Fauna Austriæ (p. 596) une famille des Opatrides, Va réunie dans la seconde édition de cet ouvrage, qui se publie en ce moment, à sa famille des Piméliides, qui correspond exactement, sauf les MisoLaMpus qu'il ya introduits, aux Mélasomes de Dejean.
(2) D’après MM. Chapuis et Gandèze (Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d. Liège, VIT, p. 515) et M. Mulsant (Col. d. France ; Latigèn. p. 176), Fischer de Waldheim aurait figuré la larve de l'Opatrum pygmæum dans son « Oryctographie du
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L'organisation de ces insectes est plus variée que celle des Pédinides, et en combinant les principales modifications qu’elle subit, je trouve qu'ils se décomposent en huit groupes, qui sont les suivants :