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244 TÉNÉBRIONIDES.
GnoupeE III Pédinides vrais.
Yeux complètement divisés. — Epistome trapéziforme, en général fortement échancré. — Epipleures des élytres distinctes de leur repli, — Saillie intercoxale large et quadrangulaire. — Episternums métathoraciques assez larges et arrondis au côté interne.
Ce groupe, un peu moins riche que le précédent, contient aussi des formes moins variées; le menton y est moins généralement trilohé, et toutes ses espèces ont les jambes antérieures plus où moins larges et triangulaires. Toutes également sont aptères et propres à l’ancien continent.
I. Menton trilobé en avant, Prothorax largement échancré à sa base : Pedinus. © — bisinué — Colpotus.
tronqué Cabirus.
IL. Menton non trilobé en avant. è a Elytres embrassant les angles postér, du prothorax. Prothorax à peine bisinué à sa base : Zsocerus.
triangulairement — Litoborus.
aa Œlytres n’embrassant pas les angles postér, du prothorax : Heliopathes.
PEDINUS.
Larr, Préc. d. car. génér. d. Ins. p. 20 (1).
Menton évasé et plus ou moins trilobé, muni d’une carène tranchante sur sa partie médiane; ses ailes latérales d'autant plus saillantes que cette carène est plus prononcée, presque nulles quand elle disparait. — Dernier article des palpés maxillaires en fer de hache transversal. — Labre entier. — Tête transversale; épistome séparé du front par un très-fin sillon, parfois obsolète, plus ou moins fortement échancré en arc antérieurement, plus rarement en triangle eurviligne. — Yeux transversaux, leur partie supérieure moins longue que large. — Antennes grèles, de longueur variable, subfiliformes, à articles 3 tantôt presque du double, tantôt seulement un peu plus long qué le 4°, 4-7 obconiques, décroissant peu à peu, 8-10 de forme variable, en général transversaux, 11 plus grand que 10. — Prothorax transversal, régulièrement convexe, très-contigu aux élytres, rectan-
(1) Syn. Tenesrio Linné, Oliv., Panzer. — Bzars Fab., Oliv., Panz., Germar, etc, — Oparnux Illig, — Hezors Panz.
PÉDINIDES. 245
gulaire en arrière, un peu rétréci et médiocrement échancré en avant, échaneré en arc dans toute son étendue à sa base , très-finement rebordé sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne, fortement transversal. — Elytres de la largeur du prothorax et légèrement arquées à leur base, subparallèles chez la plupart, elliptico-ovales chez les autres, arrondies et fortement déclives en arrière; leur repli épipleural formant en entier leurs épipleures en avant, et graduellement rétréci en arrière. — Pattes médiocres, assez robustes ; cuisses sillonnées en dessous; jambes antérieures triangulaires, médiocrement larges, les autres variables, un peu comprimées, âpres; 1° article des tarses postérieurs aussi long que le 4°. — Episternums métathoraciques larges et arrondis au côté interne. — Saillie prosternale plus ou moins convexo.— Corps oblong ou court, plus ou moins convexe et comme arqué en dessus.
Ces insectes ont un facies particulier qui les fait reconnaître aisément, surtout les mâles, qui sont plus déprimés, plus allongés et plus parallèles que leurs femelles, du moins dans la plupart des espèces. Tous sont plus ou moins ponctués en dessus, avec les élytres régulièrement sillonnées, ou offrant des rangées régulières de points enfoncés, rarement (Olivieri, punctulatus) gros et profonds; jamais les intervalles entre ces stries ou ces rangées ne se relèvent en côtes.
Les mâles ont les trois premiers articles de leurs tarses antérieurs dilatés en ure palette médiocrement large et garnie d’une brosse de poils villeux en dessous; les jambes de la mème paire plus larges que chez les femelles; les cuisses antérieures et postérieures, surtout celles-ci, souvent garnies en dessous de poils jaunes et soyeux, les quatre postérieures plus ou moins arquées; enfin, les jambes des mêmes paires moins äpres que chez les femelles et sujettes à devenir flexueuses.
Les Peninus sont de taille moyenne et ne deviennent jamais très-petits. Leur couleur est d’un noir légèrement brillant et sujet, chez quelques espèces, à passer au jaune-ferrugineux. Leurs espèces ont les bords de la Méditerranée pour centre de leur habitat et s'étendent de là jusque dans la Mongolie (1).
(1) MM. Mulsant et Rey (Mém, d. l'Acad. d. Lyon; Science. Sér. 2, IL, p.66) en mentionnent 20 dans l’ordre suivant : P. Olivieri M. et R., Egypte, Candice; quadratus Brullé, Morée; helopioides Germar (gibbosus Brullé) Europe or, et mér.; gibbosus M. et R. (affinis Brullé), Grèce, Dalmatie; fallaæ M. et R. (helopioides var, Germar), Europe or. et mér.; gracilis M. et R., Dalmatie; punclatostriatus M. et R., Sicile; meridianus M. et R., France mér., Lombardie ; fatuus M. et R., Sicile; oblongus M. et R., Candie; Schaumii M. et R., Orient ; subdepressus Brullé, Morée; natolicus M. et R., Natolie; curvipes, M. etR., Turquie, Russie mér.; femoralis Linné (Blaps dermestoides Fab. ; Opatr. fe- Moratum Nlig.; Helops lœvigatus Panz.), Europe mér, et moyenne; curtulus M. etR., Russie mér.; fauricus M. et R., Crimée, Turcoménie ; œqualis Fald., Turcoménie ; volgensis M. et R., Russie mér.; sérigosus Fald., Chine bor.
946 TÉNÉDRIONIDES.
COLPOTUS.
Murs. et Rey, Mém. d. l'Acad. d. Lyon; Scienc.Sér. 2, IL, p. 124 (1).
Ce sont des Peninus dont le prothorax ost assez fortement et angulairement bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs reçus dans des échancrures plus ou moins profondes de la base des élytres et embrassés en dehors par les angles huméraux de ces dernières.
Leur forme générale est également un peu moins parallèle, chez la plupart, que chez les Peninus typiques. Les espèces décrites appartiennent à la Faune méditerranéenne (2).
CABIRUS.
Mos. et Rev, Mém. d. l'Acad. à. Lyon; Scienc. Sér. 2, III, p. 139 (8).
Ces insectes ne diffèrent également des Prpnus que par la base de leur prothorax et celle de leurs élytres, qui sont toutes deux coupées carrément, ot leur formo générale parfaitement parallèle, cylindrique et légèrement déprimée.
Is sont de pelite taille, et leurs espèces décrites en ce moment ne sont qu'au nombre de deux, l’une de Syrie, l’autre de Turcoménie (4). à
ISOCERUS.
(Izuic.) Larr. Règne anim. éd. 2, V, p. 20.
Menton presque carré, plan à sa base, déprimé en avant, — Dernier article des palpes maxillaires en fer de hache transversal. —Labre sinué. — Tête transversale ; épistome angulairement échancré dans son milieu. — Yeux transversaux; leur partie supérieure plus large que longue. — Antennes un peu plus courtes que le prothorax, mtdiocrement robustes, à articles 3 au moins aussi long que 2-4 réunis, 4-8 obooniques, décroissant peu à. peu, 9-10 transversaux, 44 plus grand que 10, — Prothorax contigu aux élytres, convexe, transversal, subrectangulaire, médiocrement échancré en avant, très-faiblement bi-
(1) Syn. Panbanus, A. Costa, Ann. degl. Aspir, natur, Sér, 2, I, p. 144:—PE- DiNus, Walt, Isis, 1838, p. 462.
(2) C. sérigicollis Costa, d'Italie et Sicile; similaris M. et R., Portugal; Godarti M. etR., Corse; bysantinus Waltl, Turquie d'Europe ; sulcatus M. et, Candice; pectoralis M. et R., Corse; Muls. ot Rey, loc. cit,
(3) Syo. Heuoparmes, Ménétr, Ins. rec, par. Léhm. part.2, p. 21.
(4) C. minulissimus, Muls, et Rey, loc. cit, p. 140; Syrie. — pusillus Ménétr. loc, cit, pl, 4, f. 6; Turcoménie.
D Le, pins AU à do ; CES LEA. 2 ”
PÉDINIDES, 247
sinué à sa base. — Ecusson fortement transversal, arrondi en arrière. — Elytres assez convexes, oblongo-ovales, fortement atténuées dans près de leur moitié postérieure, à épipleures étroites; leur repli atteignant les épaules et graduellement rétréci en arrière dès sa base.— Pattes assez longues; jambes antérieures fortement triangulaires, tranchantes en dehors, les autres grêles, comprimées et âpres; leurs éperons petits; tarses assez longs, hispides partout; le 4° article des postérieurs un peu plus court que le 4°. — Episternums métathoraciques arrondis au côté interne, — Saillie prosternale non sillonnée, atteignant presque le mésosternum.
On n’en connaît qu'une espèce, le Tenebrio purpurascens de Herbst (1), insecte de taille moyenne, variant pour la couleur, du brun-rougeâtre au jaune-ferrugineux brillant, finement pointillé en dessus, avec les élytres assez fortement ponctuées en stries. Le mâle a les cuisses antérieures pubescentes en dessous, les trois 1°! articles des tarses de la mème paire assez fortement dilatés, garnis de brosses en dessous, et les quatre jambes postérieures arquées et un peu flexueuses, tandis qu'elles sont presque droites chez la femelle.
Get insecte est commun en Portugal, dans l'Espagne méridionale et en Algérie. Sa forme particulière le signale de prime abord à l’attention parmi tous les Pédinides. F
LITOBORUS.
Muus. et Rev, Mém. d. l'Acad. à. Lyon; Scienc. Sér. 2, IV, p. 270.
Genre voisin des HeLiopATEES qui suivent, et n’en différant que par les caractères que voici : 3
Prothorax arrondi sur les côtés en avant, rétréci à sa base, avec ses angles postérieurs précédés intérieurement chacun d’un court sinus triangulaire. — Epaules des élytres dentiformes, et embrassant les angles postérieurs du prothorax. — Corps assez allongé et déprimé.
Il ne comprend que deux espèces (2) propres à l'Espagne méridionale ainsi qu’à l'Algérie, et ayant toutes deux le facies des PANDARUS. Les mäles ont les quatre premiers articles des tarses antérieurs médiocrement dilatés.
(1) Dio Kæfer, VIE, p. 20 (Tenebrio ferrugineus Fab. Syst. El. I, p. 148).
(2) L. Moreleti Lucas (Pandarus porcatus Dej.), planicollis Waltl (Phylaz Maurus Dej.), Muls, et Rey, loc. cit.
248 TÉNÉBRIONIDES.
HELIOPATHES.
(Des) Muus. Col. d. France; Latigènes, p. 157 (1).
Menton plan, subquadrangulaire ou subcordiforme, souvent déprimé en avant, avec son bord antérieur sinué, — Dernier article des palpes maxillaires en triangle subéquilatéral.—Labre plus ou moins échiancré, —Tète en général engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux, munie, près de ces derniers, d’une carène plus ou moins saillante; épistome subarrondi, simplement sinué, jamais fortement échancré. — Yeux transversaux; leur portion supérieure à peu près aussi longue que large. — Antennes de longueur variable, grossissant peu à peu à leur extrémité, à articles 3 plus ou moins long, 4-7 ou 4-8 obconiques, subégaux, les suivants moniliformes, 41 au moins aussi grand que 40, — Prothorax imparfaitement ou non contigu aux élyires, peu convexe, de forme variable, médiocrement échancré en avant, étroitement rebordé sur les côtés et à sa base. — Ecusson en trianglo curviligne, transversal. — Elytres oblongo-ovales, de forme variable à leur base; leurs épipleures distinctes, avec leur repli étroit, rexnontant peu à peu jusqu'aux épaules et s’y terminant le plus souvent par une saillie. — Pattes assez robustes; jambes antérieures fortement triangulaires; les autres légèrement comprimées; 1% article des tarses postérieurs plus court que le 4°. — Épisternums métathoraciques arrondis au côté interne, — Saillie prosternale à peine prolongée en arrière — Mésosternum largement concave. — Corps oblong, médiocrement convexe.
Les caractères sexuels empruntés aux tarses sont très-variables; les articles 2-3 des tarses antérieurs des mâles sont tantôt (HELIOPATHES vrais) dilatés au point de former une véritable palette, tantôt (Meaperas) faiblement, avec les passages intermédiaires. Dans le premier cas on observe généralement un élargissement des tarses intermédiaires, qui n’existe pas dans le second. D’autres particularités analogues à celles qu’on observe choz les Panranus mâles, existent dans les pattes. Ainsi les mâles ont fréquemment les cuisses postérieures (plus rarement les intermédiaires), et les quatre dernières jambes, garnies de longs poils fauves au côté interne.
La contiguité du prothorax avec les élytres, ainsi que la forme du premier, ne varient guère moins chez ces insectes. MM. Mulsant el
(1) Syn. Herrormirus Dej. Cat. éd. 1, p. 65, olim; nom employé dès 1807, par Klug, avec la désinence féminine, pour des Hyménoptères. — OMOORATES, Muls. et Rey, Ann. d, 1. Soc, Linn. d. Lyon, Sér. 2, IL, p. 79, et par correction Orocrares, ibid, p. 136, le premier de ces noms ayant déjà été appliqué à des Lamellicornes par M. Burmeister; voyez tome I, p. 190. — Mecanenas, Muls: et Rey, ibid. p. 107. — Tengsrio Oliv., Herbst, ete.— Orarnum Fab., Oliv., Gylleuh., etc. — Peninus Latr., Germar, — Denpanus Casteln., Lucas.
PÉDINIDES. 249
Rey les ont divisés, principalement d’après ces deux caractères, en trois genres qui n’ont guère de limites réelles.
Leurs OLocrates ont le prothorax plus où moins brusquement rétréci en arrière, mais sur une faible étendue, avec les angles postérieurs rectangulaires; sa base est faiblement bisinuée et s'appuie presque d’une manière contiguë sur les élytres, qui sont elles-mêmes subrectangulaires à leur base (1).
Avec un prothorax semblable, les MeLaperas (2) ont les épaules des élytres coupées obliquement en dehors, de sorte qu’il commence à y avoir de chaque côté un intervalle notable entre ces deux parties du corps, intervalle qui finit, chez quelques espèces, par être aussi prononcé que chez les HELIOPATRES vrais.
Ceux-ci ont le prothorax régulièrement arrondi sur les côtés, y compris les angles postérieurs qui existent parfois en vestige; les épaules de leurs élytres affectant la même forme, il en résulte un vide trèssensible entre ces parties (3).
La distribution géographique de ces insectes se borne presque à la Faune méditerranéenne; une seule de leurs espèces (gibbus) est répandue dans une grande partie de l’Europe et de l'Asie occidentale.
Groupe IV. Blapstinides.
Yeux complètement divisés. —Epistome trapéziforme, médiocrement échancré chez la plupart. — Epipleures des élytres formées en entier par leur repli. — Saillie intercoxale jamais très-large, de forme variable, — Episternums métathoraciques étroits et parallèles.
Ces insectes ne se distinguent essentiellement des Pédinides que par des caractères assez légers, mais leur facies est différent. Aucun d'eux n'a le menton trilobé en avant, et la plupart sont pourvus d’ailes in-
(1) M. Muls. et Rey en décrivent 10 espèces : O. saæicola M. et R., Espagne; Collaris M. et R., Espagne mér.; gibbus Fab. (Tenebr. pilipes Herbst, Opatr. Convezum Kugell., Pauz.), Europe et Asie occ.; fossulatus, foveipennis, linealopunctatus, indiscretus M. et R., Espagne; abbreviatus Oliv. (Tenebr. tristis? Herbst; Pedin. hybridus Latr., Germar), France mér.; planiuseulus M. et R., Tanger ; viaticus M. et R., Espagne.
" fi Fi esp. propres à l'Algérie : M. barbarus Lucas, obscurus, amænus
.ctR.
(3) Onze esp. sont mentionnées par MM. Mulsant et Rey : M. lusitanicus Hevbst, Portugal et Espagne mér.; cribratostriatus, interstitialis M. et R., Algérie ; transversalis, montivagus M. et R., Espagne; avarus M. ot R. (ambiguus? Dej.), Sicile; ibericus M. et R. (hispanicus ? Dej.), Espagne; rofundivollis Lucas, Algérie; agrestis M. et R:, Espagne; luctuosus Lepellet. d: St- Farg. et Serv, , France mér.; emarginatus Fab, (suboariolosus Lucas), Espagne mér., Algérie.
he
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férieuves et très-petits. Ils sont exclusivement propres à l'Amérique, Au moment où j'écris, MM. Mulsant et Rey n’ont pas encore publié la partie de leur Monographie des Parvilabres qui les concerne.
I. Saillie intercoxale courte et triangulaire. Yeux transversaux : Blapstinus, Pedonæces.
— subarrondis : Conibius.
Il. Saillie intercoxale rectangulairo: Notibius.
BLAPSTINUS.
(Des) Larn. Règne anim. éd. 2, V, p.21 (1).
Menton plan, élargi en avant, avec ses côtés tantôtrectilignes, tantôt arrondis, — Dernier article des palpes maxillaires en triangle équilatéral. — Labre court, plus ou moins échancré. — Tête transversale; épistome largement, mais en général peu profondément échancré. — Yeux transversaux ; leur portion supérieure subarrondie. — Antennes au moins aussi longues que le prothorax, grossissant peu à peu à leur extrémité, à articles 3 le plus souvent aussi long que 4-5 réunis, 4-7 obconiques, décroissant graduellement, 8-10 ou 9-10 subglobuleux, 411 plus grand que 10, brièvement ovoïde. — Prothorax transversal, peu convexe, médiocrement échancré en avant, légèrement arrondi et à peine rebordé sur les côtés, largement bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs aigus. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres oblongues ou oblongo-ovales, peu convexes, sinuées dans leur milieu à leur base, avec leurs épaules rectangulaires. — Pattes médiocres; jambes antérieures légèrement triangulaires, parfois finement denticulées en dehors; les autres arrondies, brièvement ciliées; 127 article des tarses postérieurs plus court que le 4°. — Saillie intercoxale de l'abdomen courte, en triangle assez aigu. — Mésosternum déclive, concave. — Saillie prosternale recourbée en arrière. — Cerps en général pubescent, ailé (2).
Les mâles ont les trois 4° articles des tarses antérieurs, et à un moindre degré, ceux des intermédiaires, dilatés et garnis de poils villeux en dessous.
Ces insectes sont en général petits, et la couleur noire qui forme leur livrée est sujette à prendre un reflet bronzé. Tous ceux qui me sont connus ont leurs élytres plus ou moins ponctuées en stries, avec
(1) Syn. Hergrorus, Casteln. Hist, nat. d, Col. IH, p. 221, — Bars Fab. — Oparnum Say. ù
(2) Je n’oserais affirmer que-les ailes inférieures existent dans toutes les espèces; elles sont présentes dans les six que j'ai sousles yeux; mais il est Pro" bable qu'elles doivent manquer quelquefois.
PÉDINIDES. : ‘2
les intervalles entre ces dernières plans et pointillés ou coriacés; le prothorax est finement rugueux ou eriblé de petits points enfonicés. Il y en à dans toutes les parties chaudes et tempérées de l'Amérique. Les espèces décrites s'élèvent en ce moment à près d’une vingtaine(r). Le genre Hereropus de M. De Castelnau , établi sur une espèce du Pérou (2), ne diffère pas de celui-ci, bien qu’il l’ait placé dans le voisinage des ULowa.
PEDONOECES.
Warenx. Ann. and Mag. of nat. Hist. XNI, p. 32.
Après une étude attentive de la diagnose très-détaillée que M. Waterhouse donne de ce genre, la seule différence que je trouve entre lui et les BLaPpsrINuS , consiste en ce que ses espèces auraient les élytres soudées, et seraient par conséquent privées d’ailes inférieures. Si, comme je le pense, ce caractère n’a pas une valeur générique, il faudra réunir cette coupe à la précédente (3).
Les espèces en question sont au nombre de deux (costatus, pubescéns), découvertes par M. Darwin, dans les îles Gallapagos.
CONIBIUS.
J. L. Le Conte, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p. 145.
Menton en trapèze renversé. — Dernier article des palpes en triangle un peu transversal. — Labre très-peu saillant, entier. — Tête enfoncée dans lo prothorax jusqu'aux yeux exelusivement; épistome
(1) Esp. de l’Amér. du Nord : Blaps metallica, Fab. Syst. El. I, p. 143, — Opalium interruptum, Say, Journ. of the Acad. of Philad. HIL, p. 264; doufeux, quant au genre, ainsi que le précédent. — B. mœstus, œæneolus, Melshein. Procecd. of the Acad. of Philad, UE, p. 65, —pulverulentus, Mannerh. Bull. Mosc, 1843, p. 276; Californie.—californicus, Motsch. ibid, 184%, 1, p.77. T Sordidus, crassus, dilatatus, brevicollis, pubescens, sulcatus, longulus, angustus, 3, L. Le Conte, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p. 146; Californie.— Esp, des Antilles : Blaps punctata, Fab. Syst. EI. I, p. 143. — Esp. dé l’Amér. du Sud : B. cisteloides, helopioides, Erichs. Archiv, 1847, 1, p. 417; Pérou. — *uficornis, Erichs. in Schomb. Guyana, IN, p. 565; Guyand anglaise. — a NL Solier in Gay, Hist, d, Chile; Zool. V, p. 233 ; Col. pl. 20, £. 4;
Qu],
(2) H. holosericeus Casteln. loc. cit.; probablement identique avec le B. Mr Erichs. cité plus haut; Erichson lo rapporte, avec doute, à cette ce,
(3) Cependant, commeM. Waterhouse ne parle pas de la forme de la saillie intercoxale de l'abdomen, cette opinion n’est que provisoire, Si la saillie en question est quadrangulaire, le genre serait plus voisin des Nommius et devrait être placé à côté,
252 TÉNÉBRIONIDES.
largement et médiocrement échancré en triangle. — Yeux subarrondis; leur portion supérieure petite, allongée dans le sens longitudinal.— Antennes à peine aussi longues que le prothorax, robustes, à articles 3 un peu plus long que 4, les suivants transversaux, graduellement plus épais, 41 transversalement ovalé. — Prothorax contigu aux &lytres, régulièrement cylindrique (seriatus) ou légèrement rétréci en arrière (paralleUus), très-finement rebordé sur les côtés, tronqué en avant et à sa base. — Ecusson très-petit, en triangle curviligne.—Elytres cylindriques, tronquées à leur base. — Pattes courtes ; jambes antérieures médiocrement triangulaires, très-finement denticulées en dehors; les autres linéaires; les tarses assez robustes; 1° article des postérieurs presque aussi long que le 4°.— Saillie intercoxale de l'abdomen courte, triangulaire.—Saillie prosternale recourbée en arrière. — Corps cylindrique, glabre, aptère (?).
Les mäles ne présentent rien de particulier dans leurs jambes antérieures, et ne diffèrent de leurs femelles que par la faible dilatation des trois 498 articles des tarses de la même paire.
Les deux espèces (seriatus , parallellus) de Californie , décrites par M. 3. L. Le Conte, et que j'ai sous les yeux, sont de très-petite taille, d’un noir légèrement brillant, sujet à devenir ferrugineux partout; très-finement pointillées en dessus, avec des stries également trèsfines sur les élytres.
NOTIBIUS.