I. Prothorax non contigu aux élytres
Tarses libres au repos : Blenosia.
— reçus — dans un sillon des jambes : Stisopus.
(4) Ans. d, 1. Soc. entom, V, p. 502.
(2) Platyn. variolosus, dentipes Fab. Syst. EL. I, p. 139; celui-ci est figuré dans l’Icon. d. Règn. anim.; Ins. pl. 29, f. 7. Ces deux espèces appartienuent certainement au genre, mais ies très-courtes descriptions de Fabricius ne permettent guère de décider si le vuriolosus de Solier (loc. cit.) correspond au pre mier, et son parallelus au second, comme cet auteur le dit avec doute. Les collections en renferment plusieurs autres espèces inédites.
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OPATRIDES. 259 IL. Prothorax contigu aux, élytres.
Tarses libres au repos : Melanesthes.
Les antérieurs reçus dans un sillon des jambes : Cœdius. Genre incertæ sedis : Isopteron.
BLENOSIA.
De Casreun. Hist. nat. d. Col. IL, p. 209 (1).
Menton petit, 6vasé et légèrement arrondi en avant, — Languetto peu saillante, fortement échancrée en arc.— Dernier article des palpes Jlabiaux ca ui des maxillaires sécuriforme. — Labre élargi et presque entie en avant. — Tête courte; épistome obtusément arrondi et triangulairement échancré. — Yeux médiocres, transversaux, entamés par les joues, munis d’une orbite assez saillante en arrière. — Antennes plus courtes que le prothorax, assez robustes ; à arüicles serrés : 2 aussi long que 4, 3 un peu plus long que ce dernier, 4-6 obconiques, décroissant peu à peu, 7-10 transversaux, déprimés, 11 plus petit que 10. — Prothorax ample, non contigu aux élytres, arrondi et légèrement rebordé sur les côtés, coupé carrément au milieu de sa base, puis obliquement de chaque côté, assez fortement échancré en are antérieurement, régulièrement et peu convexe. — Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres courtes, ovalaires, verticament déclives en arrière , sinuées en avant, avec les épaules un peu Saillantes, carénées latéralement; leurs épipleures assez larges. — Pattes courtes; cuisses robustes, les quatre postérie arquées; jambes antérieures triangulaires, finement crénelées en durs, les intrmédiaires flexueuses, largement échancrées en dedans à leur extrémité, les postérieures druites; tarses courts, glabres, avec quelques cils en dessous; leur dernier article aussi long que les autres réunis. — Les trois segments intermédiaires de l'abdomen convexes, arqués à leurs extrémités. — Saillie prosternale plane, dépassant un peu les hanches antérieures. — Mésosternum formant une lame triangulaire et verticale. — Corps court, glabre.
La seule espèce décrite (2) est de petite taille, d’un noir mat, avec les pattes et les antennes rougeûtres, le prothorax couvert de fines rides confluentes, et les élytres profondément strites. Elle est origiaire de l'Afrique australe. Il est possible que je n’aie vu que le mâle, el Que chez la femelle les jambes intermédiaires ne soient pas llexueuses.
(1) Syn. Braconxs, Dej. Cat. éd. 3, p. 211.
(2) B. sulcata, Casteln, loc. cit. p. 210.— M. De Castelnau en décrit nne se
£onde espèce qu’il nomme granulosa ; il est très-probable que c’est un Srni- ZOPUS,
260 ; TÉNÉBRIONIDES.
STIZOPUS.
Encens. Archiv, 1843, [, p.245.
Co genre, voisin des BLexosia qui précèdent, n’en diffère que par les particularités suivantes :
Labre cordiforme, largement et fortement échancré. — Antennes un peu plus courtes et plus robustes ; leurs articles tous transversaux à partir du 4° inclusivement. — Prothorax plus ample, encore moins contigu aux élytres, légèrement, échancré au milieu de sa base. — Toutes les jambes triangulaires, un peu arquées, denticulées en dehors et munies d’un sillon terminal sur leur tranche externe, pour la réception des tarses; les quatre antérieures armées, en dehors, de deux dents, l’une médiane, l’autre terminale ; les postérieures d’une dent subterminale. — Saillie prosternale fortement recourbée en arrière.
Pour le surplus, ces insectes ont la plus intime analogie avec les BLeNosiA; leur facies et la sculpture de leurs téguments sont les mêmes. L'espèce typique, décrite par Erichson, a seulement ses élytres moins fortement sillonnées que la Blenosia sulcata, mais une autre qu'a fait connaitre M. Gerstæcker, ne diffère pas de cette deruière sous ce rapport (1).
MELANESTHES,.
Fazner. Bullet. d, Mosc, 1835, p. 167 (2).
Fe. à légèrement évasé et largement arrondi en avant. — Languette à peine saillante. — Dernier article des palpes labiaux ovalaire et obtus, celui des maxillaires fortement sécuriforme. — Labre petit, rétréci en arrière, fortement échancré. — Tôte courte ; épistome obtusément arrondi et profondément entaillé en avant. — Yeux transversaux, à moitié entamés par les joues. — Antennes beaucoup plus courtes que le prothorax, peu robustes, hispides, à articles 3 au moins aussi long que 4-5 réunis, 4-7 obconiques, décroissant peu à peu, 8-10 déprimés, transversaux, subperfoliés, 14 plus grand que 10, brièvement ovale et déprimé. — Prothorax contigu aux élytres, fortement transversal, convexe sur le disque, aminci, arrondi et rebordé sur les côtés, largement échancré en arc antérieurement, tronqué et muni d’un bourrelet bien marqué à sa base. — Ecusson en triangle eurviligne. — Elytres convexes, brièvement ovales, tronquées à leur base,
(1) S. laticollis, Erichs. loc. cit. p.246; d’Angola.— sulcatus, Gerstæck. Mo-, natsber, d, Berlin. Acad, 1854, p. 533; de Mozambique. (2) Syn. Oparnuw, Falderm, ibid 1833, p, 59; olim.
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OPATRIDES. 261
avec les épaules rectangulaires; leurs épipleures étroites. — Pattes courtes ; cuisses robustes; jambes âpres ; les antérieures triangulaires, munies en dehors d’une dent submédiane, bifide ou non, avec lour angle apical saillant, les autres quadrangulaires; tarses assez grélès; le 1° article des postérieurs plus court que le 4°. — Métasternum très-court. — Saillie prosternale fortement recourbée en arrière. — Corps court, convexe.
Faldermann n’a fait qu'indiquer ce genre, et ses caractères sont exposés ici pour la première fois. On en connaît en ce moment deux espèces (1) propres aux régions horéales de l'Asie, de taille ordinaire pour 6e groupe, d’un noir assez brillant et criblées de points enfoncts, ou finement ruguouses en dossus. Leurs élytres présentent à peine quelques vestiges de stries. Les mâles ne diffèrent des femelles que par leur forme un peu moins large.
CÆDIUS.
(Der.) Brancn. Hist. nat, d. Ins, IL, p.13 (2).
Menton très-petit, en trapèze renversé. — Languette assez saillante, sinuée. — Dernier article des palpes labiaux ovoïde; celui des maxillaires en triangle très-allongé. — Labre à peine visible, largement et fortement échancré en demi-cercle. — Tète courte; épistome arrondi et étroitement incisé en avant. — Yeux assez gros, ovalaires, transversaux, presque divisés en deux par les joues. — Antennes à peine plus longues que la tête, grèles, hispides, à articles 3 aussi long que 4-5 réunis, 4-7 courts, obconiques, subégaux, 8-10 transversaux, un peu plus larges que les précédents, 41 aussi grand au moins que 10, tronqué ou arrondi au bout. — Prothorax transversal , assez fortement échancré et faiblement rétréci en avant, aminci, très-finement robordé ot droit en arrière, sur les côtés, largement bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs aigus. — Ecusson en triangle curviligne. — Élytres aussi larges que le prothorax, courtes, elliptico-ovales, avec leurs épaules rectangulaires; leurs épipleures étroites. — Pattes courtes; cuisses robustes, comprimées, les antérieures parfois obtusément dentées dans leur milieu en dessous; jambes antérieures trèslarges, arquées, diversement dentées en dehors, selon les espèces, et munies sur leur face antérieure, d’un sillon pour la réception des tases ; les autres simples; tarses assez longs; le 4er article des postérieurs aussi grand que lé 4°. — Saillie intercoxale de l'abdomen trian- Sulaire, — Métasternum moins court que dans les genres précédents.
(1) Opatr. Sibiricum, Falderm. loc. cit. 1833, pl. 3, f, 3.—Mel, laticollis, Falderm. loc. cit, 1835, pl. 6, f. 2.
(2) Sy, Orarnuw, Hope, Trans. of the entom. Soc. IV, p.107.
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262 TÉNEÉBRIONIDES.
— Mésosternum vertical, concave, recevant lâchement la saïllie prosternale; celle-ci lanciforme, un peu fléchie, — Corps elliptico-ovale ou brièvement ovalaire.
Genre assez nombreux et répandu en Afrique, aux Indes orientales et dans l’Australie, mais dont il n’y a encore qu’une espèce de décrite par M. Hope, sous le nom d’Opatrum sphœroides. C'est une des plus grandes (1), bien que sa taille ne dépasse pas celle d’un Oparrum de grandeur moyenne ; elle est d’un noir sale, criblée de petits points enfoncés sur le prothorax, et ses élytres présentent de faibles côtes sur lesquelles sont des toufles arrondies de cils très-courts, sculpture qui lui est propre. Les trois espèces de Madagascar que Dejean mentionne dans son dernier Catalogue (2), sont notablement plus petites, de forme plus ovale et moins convexes. 2
Note.
Je suis dans l'incertitude sur la place du genre suivant, que M. Hope a mis parmi les Opatrides. L'espèce qui en forme le type doit ressembler à certains CEsrriNUSs sous le rapport de la forme générale; mais ses jambes antérieures étant dentées, je n'ai pu la rapporter aux Phylacides.
ISOPTERON.
Hore, The Col. Man. UI, p. 112.
Corps allongé, avec les élytres trois fois plus longues que le prothorax. — Tête munie en avant d’une fossette transversale, arrondie en arrière ; épistome échancré. — Prothorax presque demi-cireulaire, avec ses angles postérieurs fortement échancrés en dehors. — Ecusson grand. — Elytres presque d’égale largeur en avant et en arrière. — Cuisses antérieures fortement sillonnées, les quatre postérieures presque entières, mais sinuées extérieurement; jambes antérieures dentées, les autres simples et allongées. — Corps âpre et ponctué en dessous.
M. Hope avait décrit antérieurement l’insecte (3) de l'Australie occidentale sur lequel il a fondé ce genre. Sa longueur est de quatre lignes, sa couleur brunâtre en dessus, d’un noir profond en dessous, et ses élytres sont ponctuées en stries.
(4) I y en a au Bengale une du double plus grande, dont je possède deux exemplaires, et qui figure dans quelques collections sous le nom de C. grandis. Elle ressemble étonnamment à l'Hoplarion tumidum d’Algérie, du groupe des Phylacides.
(2) C. coriacous, madagascariensis, diaperoides, Dej. Cat. éd. 3, p. 211.
(3) Z. opatroides, Hope, Trans. of the entom. Soc. IV, p. 107.
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OPATRIDES. 263
Groupe NI. Sclérides.
Dernier article des palpes sécuriforme. — Epipleures des élytres étroites, entières.—Jambes antérieures dilatées, festonnées ou dentées en dehors; les éperons de toutes presque nuls. — Les deux pénultièmes segments de l'abdomen ‘arqués; sa saillie intercoxale assez large, rectangulaire, — Métasternum allongé. — Corps ailé.
Jo ne connais que le genre SCLERoN qui puisse rentrer dans ce groupe. Ses espèces ont d’intimes rapports avec les Oparnur, mais appartiennent en réalité à un autre groupe, par sfite de la forme de leurs jambes antérieures et de l'intégrité des épipleures de leurs élytres.
. SCLERON.
Hore, The Coleopt. Man. IX, p.111 (1).
Menton plan, presque carré, sinué et arrondi aux angles en ayant. — Languette courte, échancrée en arc de cercle, — Dernier article des palpes labiaux brièvement ovalaire, celui des maxillaires en fer de hache subéquilatéral. — Labre peu distinet. — Tète courte, fléchie, inégale; épistome séparé du front par une carène transversale, trèscourt, étroitement échancré.—Yeux médiocres, transversaux, lunulés. — Antennes plus courtes que le prothorax, assez robustes, à articles 4 un peu allongé, 3 aussi long que 1, 4-6 courts, obconiques, 7-11 transversaux, serrés, graduellement plus larges, 11 fortement arrondi au bout.—Prothorax transversal, assez convexe sur le disque, tronqué en avant, avec ses angles saillants, arrondi et finement crénelé sur les cûlés, largement lobé à sa base avec ses angles postérieurs plus ou moins saillants et arqués. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, parallèles, arrondies à leur extrémité, échancrées en avant pour loger le lobe basilaire du prothorax; leurs épipleures munies d’une dent au niveau de la dernière suture entre les arceaux de l’abdomen, — Pattes courtes; cuisses robustes; jambes antérieures en triangle inéquilatéral, les autres subquadrangulaires; toutes sinuées en dehors et munies d’une couronne terminale de courts cils; tarses courts, le dernier article de tous plus long que les précédents réunis. — Prothorax muni en dessous et en avant de deux larges sillons bien
(4) Syn. Scuenuw Dej. Cat. 64. 3, p. 215. — Cnemgrramta, A. Costa, Ann. degl. Aspir. nat. Ser. 2, 1, 1847, p. 146 ; voyez une note de M. Reiche (Ann, d. 1. Soc, entom. 1845; Bullet. p. CXI), dans laquelle ce savant entomologiste réclame la priorité en faveur de ce nom; mais, dès 1840, M. Hope avait publié les caractères du genre en modifiant un peu le nom que Dejean lui avait im- POIÉ. — Ovarnum Fab, Walt, Guérin-Méneville. j
264 TÉNÉBRIONIDES.
limités, partant des angles antérieurs et faiblement séparés sur la ligne médiane; saillie prosternale plane, tronquée en arrière, — Mésosternum subyertical, concave, — Corps glabre, parfois hispide.
Ces insectes sont allongés, parfaitement parallèles et ont la forme d’un demi-cylindre déprimé. Tous ont les élytres munies de côtes parfois (latipes) un peu flexueuses, hispides et dont les intervalles présentent des tubercules plus ou moins nombreux. Dans toutes les espèces qui me sont connues, les jambes antérieures sont de même, largeur dans les deux sexes.
Il y à de ces insectes presque tout autour du bassin de la Méditerranée, en Afrique et aux Indes orientales. Outre ceux qui ont été décrits (1), il en existe un assez grand. nombre dans les collections.
Groupe IV. Opatrides vrais,
Dernier article des palpes maxillaires sécuriforme. — Yeux tantôt simplement échancrés, tantôt divisés.—Epipleures des élytres étroites, incomplètes en arrière. — Jambes antérieures non où médiocrement dilatées, inermes en dehors; les éperons de toutes presque nuls.—Les deux pénultièmes segments de l'abdomen plus ou moins arqués; sa saillie intercoxale médiocrement large, subparallèle, — Métasternum souvent allongé. — Corps aptère ou ailé.
Ce groupe se distingue sans peine des précédents par la forme des jambes antérieures, mais ne diffère du suivant, le seul avec lequel on puisse le confondre, qu’en ce que ses espèces ont le repli épipleural des élytres incomplet en arrière. Des quatre genres qui le composent, trois sont très-homogènes. Mais dans l’avant-dernier (OparRu), qui est très-riche en espèces, les yeux, le métasternum et les ailes inférieures varient sans qu’on puisse, par suite des passages qui existent entre les modifications qu'éprouvent ces organes, leur donner une valeur générique. C'est ici également qu’existe la seule exception connue à la simplicité des tarses, le caractère le plus important des Opatrides. Les antérieurs sont dilatés chez les mâles des Pacayprenus, mais si faiblement, que cette exception mérite à peine d’être prise en considération.
(1) Op. ferrugineum, de Java; orientale, de Syrie et d'Egypte; Fab. Syst: El. L, p. 118. — Op. latipes, Guérin-Ménev. Mag. d. Zool. Ins, 1834; Mélas. p. 32; Bengale. — Op. armatum, Waïtl, Reise n. Span. IL, p. 72; Andalousie: — $. algirioum, Lucas, Explor. d. l’Algér.; Entom. p. 335 ; Algérie.— Chem: atropos, À. Costa, loc. cit. ; Naples. — $, fossulatum, Mulsant. et Wachanr Mlém. d. l’Acad. d. Lyon; Scienc. Sér. 2, IL, p. 9; Caramanie. — 5. abbre- viatum, Reiche et Sauley, Ann. d, 1, Soc. entom, 1857, p. 260; Péloponèse.
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OPATRIDES, 265 J. Labre entier ou faiblement échancré.
a Prothorax distant des élytres; les épaules de celles-ci rectangulaires où arrondies.
Antennes gréles, en partie moniliformes: Pachypterus. — robustes, à articles serrés : Emmalus.
aa Prothorax subcontigu aux élytres ; les épaules de celles-ci coupées obliquement: Opatrum.….