II. Yeux incomplètement divisés
© Epistome normal, étroitement échancré: Menton suborbiculaire ; languette saillante : Hadrus. — Cab; — à peine visible : Trichoton….
cc Epistome trapéziforme, largement échancré : Cestrinus. |
HOPLARION.
Muss, et Rey in Murs. Opusc, entom. V, p.150.
Mmes caractères que les Mrcrosrrus qui suivent, sauf les différences que voici : ”
Prothorax fortement contigu aux élytres, coupé carrément à sa base, Sans aucune trace de sinus. —- Elytres tronquées de même en avant, lès-courtes, un peu plus longues seulement que larges. — Jambes antérieures dilatées, munies en dehors d’une large dent lamelliforme, suivie d’un large et profond sinus.
MM. Mulsant et Rey n’ont fait de l’unique espèce (umidus) qui compose le genre, qu'une section des Mrcrosirus. Mais les caractères quiprécèdent, réunis à son facies particulier, me paraissent avoir unè Valeur au moins égale à ceux que ces deux auteurs regardent comme
(1) ‘En les classant parmi les Opatrides, je ne fais que revenir à l'opinion de Latreille : « Le genre Puyrax de MM. Megerle et Dejean ne m’a offert, dit-il, Aucun caractère qui le distingue nettement de celui d'Oparns. » Règne anim. 6d,2, V, p, 23, note.
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272 TÉNÉBRIONIDES.
génériques. Cet insecte, propre à l’Algérie, est ponctué sur le prothorax et couvert sur les élytres de très-petites aspérités; ces organes présentent en outre des sillons assez larges et superficiels.
Le genre est extrêmement voisin des MeLANEsrHES du groupe des Stizopides auquel il se rattache par la forme de ses jambes antérieures, mais dont l’excluent ses yeux entièrement divisés et le repli épipleural de ses élytres qui est entier. D'un autre côté, il est étranger au groupe actuel par les jambes en question, de sorte que quelque part qu’on le mette, il forme une exception,
MICROSITUS.
Nuzs, et Rey, Mém. d. l’Acad. d. Lyon, Scienc.; Sér. 2, IV, p. 292.
Ce sont des Payzax qui ont les épaules des élytres rectangulaires et obtuses, parfois assez fortement arrondies, sans présenter aucun vestige de dent, et dont les angles postérieurs du prothorax ne sont pas reçus dans des dépressions de la base de ces organes.
Comme les Payrax, la plupart de ces insectes ont les tarses garnis en dessous, sauf dans leur milieu, de poils fauves rigides et assez longs, Ils varient, du reste, considérablement sous le rapport de la forme, 6t MM. Mulsant et Rey les ont répartis dans deux divisions (1), dont l’une commence par des espèces de forme courte, et l’autre se termine par des espèces allongées et peu convexes, mais qui passent presque insensiblement de l’une à l’autre.
Le genre estméditerranéen et, sauf une espèce originaire de Candie, confiné en Espagne et dans l'Algérie.
PHYLAX, (Mec.) Bruzé, Ewped. d. Morée; Entom. p.209 (2).
Menton plan, subquadrangulaire ou légèrement arrondi sur es côtés, plus ou moins sinué en avant. — Labre transversal, largement échancré en arc de cercle. — Tête munie d’une petite carène en de-
(1) L Mronosrrus. Espèces de forme courte, parallèle, rarement (orbicularis) orbiculaire, plus où moins convexes, avec les élytres verticalement déclives en arrière : M. orbicuiaris M. et R., de Candie; plicatus Lucas, distinguendus M. et R., d'Algérie; montanus M. et R., ulyssiponensis Germar, obesus, bælicus M. et R., d'Espagne.
II. PrarvoLus. Espèces plus allongées et plus déprimées que les précédentes, à élytres moins brusquement déclives en arrière : M. miser, Heerii M. et R., gibbulus Motsch., d'Espagne ; melancholicus M. et R., de Tanger; semtr costatus, furvus M. et R., suboylindricus Motsch., longulus M. et R,, d'Es-
pagne. ie (2) Syn. Puyzan, Dej. Cat. éd, 1, p, 65, — Puuax, Dej, ibid, éd, 2, p: 1g2et éd, 3, p. 193. — OraTRuM Oliv. j
OPATRIDES, 273
dans des yeux; épistome séparé du front par un sillon transversal assez marqué, parfois subobsolète, étroitement échancré en avant, — Antennes beaucoup plus courtes que le prothorax, peu robustes, à articles 3 aussi long que 4-5 réunis, 4-10 obconiques, grossissant, légèrement et peu à peu, 11 arrondi ou brièvement ovalaire. — Prothorax imparfaitement contigu aux élytres, transversal, peu convexe, arrondi sur les côtés dans son milieu, échancré en avant, plus ou moins fortement bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs en général courts, rebordé sur les côtés et à sa base, sauf au milieu de celle-ci.— Elytres oblongo-ovales, sinuées à leur base, avec leurs angles huméraux dentiformes et précédés en dedans d’une dépression logeant les angles postérieurs du prothorax ; leur repli épipleural n’occupant pas complètement les épipleures. — Pattes médiocrement longues; jambes antérieures un peu triangulaires, les autres comprimées et plus ou moins âpres; tarses courts, munis Je plus souvent en dessous de poils fauves rigides, avec une ligne médiane glabre. — Saillie intercoxale large, parallèle, tronquée en avant. — Mésostérnum subvertical, lar= gement concave. — Saillie prosternale légèrement prolongée en arrière. — Corps peu convexe, oblongo-ovale.
Ce genre est entendu ici tel que l'ont compris MM. Mulsant et Rey. Réduit aux espèces qui présentent ces caractères, il est beaucoup Moins nombreux que dans les auteurs qui les ont précédés, et n'en contient plus que sept (1) propres à l'Europe méridionale et à l’Algérie. Les mâles se distinguent des femelles par leur abdomen plus plan et largement, mais faiblement, concave dans son milieu.
MELAMBIUS.
Bus. et Rey, Mém. d. l'Acad. à. Lyon; Scienc. Sér. 2, IV, p. 268.
Ce genre ne se distingue des PryLax que par les caractères suivants :
Prothorax coupé presque carrément à sa base, avec un faible et Court sinus, en dedans de chacun de ses angles postérieurs. — Elytres faiblement sinuées à leur base; leurs épaules rectangulaires, obtuses, Sans dépression à leur côté interne; épipleures munies d’un repli plus étroit que chez les PayLax, et presque entièrement visible quand on regarde le corps en dessus. \
On n’en connait qu'une espèce (2) d'Algérie, de forme assez allongée,
(1) P. costatipennis Lucas, undulatus M. et R. (torpidus Dei.); Algérie ; variolosus Oliv., Espagne; littoralis Muls. (crenatus Dej.), France mér. ; in- Jralus, segnis, ignarus M. etR., Algérie; Muis. et Rey in Muls. Opusc. entom, V, p. 134,
(2) Opatrum barbarum, Erichs, in Wagners Reise, ILT, p. 181 (Phi. gna- Phosus Dej.),
Coléoptéres, Tome V. ù 18
274 TÉNÉBRIONIDES.
parallèle, d’un noir intense et mat, et dont les élytres sont couvertes de fines côtes tranchantes, avec de petits tubercules sur les intervalles qui les séparent.
HADRUS.
(Dex) Wozrasr. ns. Maderens. p. 302.
Menton plan, suborbiculaire. — Languette libre, largement échancrée. — Dernier article des palpes labiaux ovoïde et acuminé, celui des maxillaires fortement sécuriforme. — Labre engagé dans l'échancrure de l’épistome, sinué en avant. — Tète plane; épistome coupé obliquement de chaque côté et profondément échancré en triangle. — Yeux transversaux, fortement échancrés. — Antennes un peu plus courtes que le prothorax, grèles, à articles 3 très-long, 4-6 légèrement obconiques, subégaux, 7-9 un peu plus gros, fortement obconiques, 41 plus grand que 10, subglobuleux. — Prothorax transversal, peu convexe, un peu rétréci en avant, largement aminei sur les côtés, échaneré en are de cerele en avant, bisinué à sa base, avec son lobe médian large et sinué dans son milieu. — Ecusson fortement (ransversal. — Elytres un peu plus larges que le prothorax, elliptico-ovales, finement rebordées sur les côtés, tronquées en avant, avec leurs angles huméraux rectangulaires; leurs épipleures assez larges en ayant, horizontales. — Pattes peu robustes; jambes arrondies; tarses assez longs, hispides en dessous; le 4° article des postérieurs un peu plus grand que le 4°, — Saillie prosternale recourbée en arrière. — Mésosternum déclive, concave. — Corps glabre.
Insectes d'assez grande taille pour le groupe actuel, de forme ovale ou elliptico-ovale très-régulière, d’un noir mat et très-finement rugueux sur toute leur surface en dessus, avec leurs élytres à peine visiblement striées. Comme tant de Ténébrionides, ils sont sujets à être revêtus d’un enduit terreux.
Ils sont particuliers au groupe des îles de Madère, où, selon M. Wollaston, ils sont très-communs et se réunissent en société ayec d'autres insectes sous les pierres, soit au bord de la mer, soit sur les hauteurs. Ce savant entomologiste en décrit trois espèces (1).
(1) H. cinerascens, alpinus, illotus, Wollast, loc. cit. pl. 11, f. 4-6.— Suivant M. L. Fairmaire (Ann. d. 1. Soc. entom.1856, p. 546), l’'Opatrum car bonariunr de Schœnherr doit être rapporté à ce genre. Mais il n’existe aucun insecte de ce nom dans la «Synonymia Insectorum» de cet auteur, IL s’y trouve seulement (£, p. 142, note x) un Platynotus carbonarius décrit par Quensel el qui est in diqué comme de Java.
OPATRIDES. \ 2176
TRICHOTON.
Horr, Tho Coleopt. Man. I, p. 111 (1).
Menton plan, carré, légèrement sinué en avant, avec ses angles antérieurs arrondis, — Languette le dépassant à peine, — Palpes labiaux très-petits, leur dernier article ovalaite et acuminé ; celui des maxillaires en triangle subéquilatéral. — Labre ne dépassant pas l'échancrure; de l’épistome, à peine sinué en avant, — Tête transversale; épistome fortement rétréci, profondément et triangulairement échancré en avant. — Yeux transversaux, presque divisés en deux; leur partie supérieure arrondie, — Antennes plus courtes que le prothorax, ciliées, À ects 3 aussi long que 4-5 réunis, 4-6 obconiques, égaux, 7 subglobuleux, 8-10 transversaux, 41 à peine plus grand que 10, ovalaire. — Prothorax transversal, médiocrement convexe, assez largement aminci et paraboliquement arrondi sur les côtés, profondément et quadrangulairement échancré en avañt, fortement bisinué à sa base, avec son lobe médian arrondi. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres brièvement elliptico-ovales, assez convexes, échancrées, puis coupées obliquement de chaque côté à leur base; leurs épipleures étroites. — Pattes courtes; jambes antérieures variables selon le sexe , les autres arrondies ; tarses hispides en dessous, le 4er article des postérieurs de la longueur du 4°. — Saillie prosternale un peu prolongée en arrière, plane, lanciforme. — Mésosternum déclive, légèrement concave. — Corps court, ovale-elliptique, pubescent.
Genre établi sur un insecte très-commun à Cayenne, et qui probablement n’est pas encore décrit (2). Sa taille est celle d’un Oparrum, sa forme générale voisine de celle des Hapnus, et sa couleur d’un bronzé bès-obseur. Il est entièrement couvert de petits poils jaunâtres couchés et abondants. Ses élytres sont assez fortement sillonnées, avec les sillons presque imponctués. Il existe en Colombie une autre espèce inédite, bien distincte par sa forme un peu moins large et les sillons de ses élytres fortement ponctués.
Les deux sexes de ces insectes se distinguent par la forme des jambes
(1) Syn. Evirasiuw, Dej. Cat. éd. 3, p. 214. M. Blanchard (Hist. nat. d. Ins. L, p: 14) a publié en peu de mots les caractères de ce genre, mais cinq ans après que M. Hope l’avait établi sous le nom que j'ai dû conserver,
@) M. Hope, dans le tableau qu'il a donné des genres compris par lui dans le groupe des Opatrides (loc. cit. p.110), le désigne sous le nom de Trichoton Cayennense ; il est plus connu sous celui d’£pilasiwn rotundatum que lui a Imposé Dejean, M. Curtis (Trans. of the Linn, Soc. XIX, p. 469) a décrit un Epil. rofundatum, d'après des exemplaires provenant des environs de Maldon4d0, sur les bords de la Plata ; je doute beaucoup qu'il soit identique avec l'espèce de Cayenne; la distance entre les deux pays est trop grande.
216 TÉNÉPRIONIDES.
antérieures. Celles des mâles sont arrondies et brusquement recourbées à lour extrémité, tandis que celles des femelles sont {riangulaires, avec lour anglo interne un peu prolongé au c0t6 intorne.
CESTRINUS.
Enxueus. Archiv, 1842, I, p. 172 (1).
Menton aussi long que large, évasé et largement échancré en avant, convexe sur la ligne médiane. — Languette peu saillante, arrondie antérieurement et étroitement échancrée. — Lobe interne des mûchoires inerme. — Dernier article des palpes labiaux ovalaire et obus au bout, celui des maxillaires en triangle subéquilatéral. — Labro assez saillant, transversal, entier. — Tête engagée jusqu'aux yeux inclusivement; épistome séparé du front par un sillon, graduellement rétréci et largement échancré en arc.—Yeux médiocres, transversaux, presque divisés en deux; leur portion inférieure plus grande que la supérieure.—Antennes grèles, au moins aussi longues que le prothorax, à articles 2 très-court, 3 aussi long que 4-5 réunis, 4-7 obconiques, décroissant peu à peu, 8-10 plus courts et plus épais, subturbinés, 41 plus grand que 10, ovoïde. — Prothorax transversal , fortement échancré en avant, largement aminci, faiblement arrondi et plus ou moins rebordé sur les côtés, tronqué à sa base, avec ses angles rectangulaires. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres non contiguës au prothorax, aussi larges que sa baso, parallèles et arrondies en arrière; leurs épipleures étroites. — Pattes assez longues et grèles; jambes grèles, arrondies, sublinéaires; tarses finement villeux en dessous, le 4° article des postérieurs aussi long que le dernier, — Mésosternum subvertical. — Saillie prosternale recourbée en arrière. —
Corps aptère, peu convexe ou déprimé, presque glabre.
Erichson, en créant ce genre, n'a pas assez remarqué la forme particulière de la tête, qui n’est plus celle d’un Opatride, et qui fait que, sous co rapport, ces insectes forment ici une exception analogue à celle que font les Gonopus dans le groupe des Gonopides. En ne tenant compte également que de la vestiture de leurs tarses, ils n’appartiennent plus à la cohorte actuelle, mais à la suivante.
Les deux espèces (obscurus, trivialis) de la Tasmanie (2) qu'Erichson a décrites, sont de taille médiocre, d’un noir mat et couvertes en dessus de petits tubercules et d’une fine pubescence à peine visible à l'œil
(1) Syn. Murua, Hope, Trans. of the entom, Soc, V, p. 56; genre non Carat térisé. — Orarrum Hope. #
(2) M. Blanchard (Voy. au pôle Sud; Entom. p.156, pl. 40, f. 14) en a publié une troisième du même pays, sous le nom d'Opatrum longum; mais EN mé parait identique avec le trivialis d’Erichson,
OPATRIDES. 271
nu ; leurs élytres sont plus où moins striées. Elles ont un facies trèsdifférent de celui des Oparrum, mais j'en possède une troisième espèce inédite, qui semble complètement, au premier coup-d’œil, appartenir à co dernier genre. Une autre, décrite et figurée par M. Hope, sous le nom de Mitua Bidwelli (1), est dans le même cas. Enfin, il existe à la Nouvelle-Zélande un insecte (2) qui doit êlre associé aux précédents ou constituer un genre nouveau tout à côté de celui-ci,
Groupe VI, Microzoumides,
Dernier article des palpes maxillaires non sécuriforme. — Yeux divisés. — Epipleures des élytres étroites, entières. — Jambes antérieures dilatées ; les éperons de toutes’ presque nuls. — Les deux pénultièmes segments de l’abdornen à peine arqués; sa saillie intercoxale courte, étroite, en triangle aigu, — Métastérnum assez allongé, — Corps ailé.
Avec ce groupe commencent les Opairides, peu nombreux, dont le dernier article des palpes maxillaires a cessé d’être sécuriforme. Il ne comprend que le genre suivant.
MICROZOUM.
(Der.) L. Renrens. Faun, Austr,; Die Keæf. p. 597.
Menton plan, on carré subtransversal et faiblement sinué en avant. —Dernier artiele de tous les palpes ovalaire, allongé.— Labre à peine saillant, subbilobé. — Tête courte, fléchie, convexe sur le vertex; épistome séparé du front par un sillon, transversal, demi-cireulaire et triangulairement échaneré. — Yeux assez gros, subarrondis, divisés en deux par des canthus très-grêles. — ‘Antennes courtes, à articles 3 à peine plus long que les suivants, 4-6 submoniliformes, 7-10 plus larges, graduellement transversaux, 44 suborbiculaire. — Prothorax fortement transversal, rétréci en arrière, à peine échancré en avant, arrondi sur los côtés antériours, faiblement bisinué à sa base. — Elytres courtes, largement arrondies en arrière, tronquées à leur base, avec une échancrure commune en demi-cercle. — Pattes courtes; cuisses robustes; jambes antérieures fortement triangulaires, dentolées en dehors, avec leur anglo apical externe saillant; les autres
(1) Loc. cit. pl. 7, f.6 a-e.
(2) Opatrum tuberculicostatum, À. White, Voy. of the Ereb. and Terr.; Entom. p. 11, pl. 4, £. 13, Il s'éloigne des espèces typiques par son épistome brusquementrétréci, le dernier article de ses antennes plus gros et globaleux, ses yeux, dont la partie inférieure n’est pas plus grande que la supérieure, ses élytres carénées latéralement et munies d’épiploures assez larges, enfin par la puboscence qui le revêt en entier.
218 TÉNÉBRIONIDES.
comprimées et un peu trigones, munies de quelqués petités épines sur leur tranche externe; tarses courts, leur dermier article notablement plus long que le 4%,—Prosternum très-court et échancré en avant, sa saillie postérieure plane, un peu prolongée en arrière.—Mésosternum subyertical, concave., — Corps glabre ou finement pubescent.
L'Opatrum tibiale de Fabricius (1) est le type du genre; c’est un petit insecte répandu dans la plus grande partie de l'Europe, où il paxaît assez commun partout, Il est d'un noir mat, pointillé sur toute sa surface en dessus, avec quelques dépressions irrégulières sur les élytres. On le trouve le plus souvent dans les sablonnières. Une seconde “espèce d'Algérie (2) existe dans les auteurs.
Groupe VII. Léichénides.
Dernier article des palpes maxillaires non sécuriforme. — Yeux en grande partie dégagés du prothorax, presque entiers. — Epipleures des élytres très-6troites, entières. — Jambes antérieures non dilatées, avec leur angle apical externe fortement dentiforme. — Pénultième segment de l'abdomen un peu arqué; sa saillie intercoxale assez large, parallèle et arrondie en avant. — Métasternum assez allongé. — Corps aptère ou ailé,
Le genre Leicenun de Dejean constitue également à lui seul ce genre. C'est le seul, avec le suivant, dans lequel les yeux ne sont plus voilés par le prothorax. I] se distingue de ce dernier par un grand nombre de caractères, dont les deux plus importants portent sur la tête qui est ici à l'état normal, et les éperons des jambes réduits à l'état de vestige.
LEICHENUM.
(Der.) Brancu. Hist. nat. d. Ins. UL, p.14 (3).
Menton petit, plan, légèrement transversal, plus ou moins échanoré. — Dernier article des palpes obconique et obtus au bout. — Labre engagé dans l’échancrure de l’épistome, échaneré. — Tête courte ; épistome obtusément arrondi ou (pulchellum) rectangulaire, étroitement et assez fortement échancré. — Yeux gros, subarrondis, fortement granulés, à peine entamés par les joues. — Antennes très-courtes, assez
(1) Syst. EL. I, p, 119; figuré dans Herbst, Die Kæfer, pl. 52, f. 8; Oliv. Entom. I, 56, pl. 1, f. 10, ab; et Panzer, Faun. In, Germ. XLII, 10.
(2) M. lilliputanum, Lucas, Explor. de l'Algér.; Entom. p. 336, pl. 30, f. 2.
(3) M. Mulsant (Latigèn. p. 179) est le premier qui ait donné d'une manière satisfaisante les caractères du genre, Depuis, ils ont été exposés avec encore plus de détails par M. Rosenhauer dans ses Thiéro d, Andalus. p.211.