‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 6 sur 123 · TÉNÉBRIONIDES · texte numérisé non relu

TÉNÉBRIONIDES

un genre à part, auquel on peut conserver le nom de Corroscris que: Solier, dans l’origine, avait imposé aux AnaTonICA en général.

Les deux espèces en question sont de taille moyenne, d’un noir assez brillant et complètement lisses; elles sont originaires des pays à l’est de la mer Caspienne.

GNATHOSIA.

Fiscuer pe Wazou. Entomogr. d. 1. Russ. Il, p.167 (1).

Sous-menton fortement échancré ; ses dents latérales très-aiguës, souvent un peu recourhées en dedans. — Menton transversal, subanguleux sur les côtés, largement arrondi et sinué en avant. — Labre indistinct, — Tête assez courte, large, assez saillante, peu dilatée au niveau des antennes, munie d’un sillon gulaire, et d’une carène audessus de chaque œil; épistome unilohé, large, arrondi où subtronqué au bout. — Yeux petits, transversaux, munis en arrière d’une large orbite qui les recouvre en grande partie. — Antennes médiocres, robustes, cylindracées, à articles 3 un peu plus long que 2 et que les suivants, 4-10 décroissant peu à peu, 44 court, tronqué obliquement,. — Prothorax plus où moins transversal, médiocrement convexe, subparallèle ou un peu rétréci en arrière, faiblement échancré en avant, rébordé et bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs distincts. — Elytres de la largeur du prothorax à leur base, qui est marginée dans toute son étendue, oblongo-ovales, avec les épaules anguleuses, et embrassant un peu la base du prothorax ; leurs épipleures étroites, arrondies, avee un large repli remontant au niveau des épaules. — Pattes médiocres; cuisses comprimées ; jambes coniques ; tarses médiocres ; le 4% article des postérieurs plus long que le 4°. — Saillie prosternale verticale en arrière, avec un tubereule à son sommet, — Mésosternum triangulaire, déclive. — Epimères mésothoraciques externes et obliques. — Episternums métathoraciques étroits, un peu arrondis au côté interne, acuminés en arrière. — Corps glabre.

Fischer de Waldheim a créé ce genre sur une espèce (2) de la grande Tartarie qu'aucun auteur, à ma connaissance, n’a mentionnée depuis lui et qui m'est inconnue. Eschscholtz a cru le genre nouveau et l'a fondé une seconde fois sous le nom de DairocnarrA que Solier a adopté à tort.

Ces insectes se distinguent sans peine de tous les précédents par l&

(1) Syn. Darcocyarua, Eschsch. Z0ol1. Atlas, Heft IV, p. 9; Solier, Ann. d, E. Soc. entom. IV, p.258. — Tenryna Tauscher, Steven, Brullé.

(2) G. glabra, Fisch. d. Waidh. loc. cit. p. 168, pl. 20, f. 8a-c. Cette espèce est de forme plus courte, plus convexe que les autres, si la figure est exacte, et ressemble à certaines ANATOLIUA, par exemple à l'angusticollis.

TENTYRIDES. 39

forme de leurs yeux et de leurs antennes. Ils sont de taille moyenne, d’un noir plus ou moins brillant, et paraissent imponctués à la vue simple. Leurs espèces appartiennent W’Asie et à la Faune méditerranéenne (1). ’

GROUPE II. Tentyriides vraies.

Saillie intercoxale de l'abdomen assez large. — Métasternum trèscourt. — Epistome de forme variable, parfois rectangulairement rétréci sur une faible étendue ; dans ce cas, laissant légèrement les mandibules à découvert sur les côtés en dessus. — Tarses normaux.

La majeure partie des genres et des espèces de la Tribu appartiennent à ce groupe; il en contient à lui seul autant que tous les autres pris ensemble. Près de la moitié des premiers ont été établis depuis la publication du travail de Solier sur les Collaptéridés, et parmi eux, la plupart, fondés sur des espèces extrêmement rares dans les collections, me sont restés inconnus en nature. J1 serait, par conséquent, possible que plusieurs ne fussent pas ici à leur place. Néanmoins je nai des doutes à cet.égard que pour deux (PLATAMODES, LACHNOGyA), qui présentent des caractères assez singuliers. Les tarses, que j'indique comme normaux, quant à leur vestiture, sont tels dans toutes les espèces que j'ai examinées. Il se pourrait bien également qu'il y eût, sous ce rapport, quelques exceptions.

A part cela, ces insectes n’exigent aucune observation particulière, si ce n’est sur leur distribution géographique. Il est, en effet, remarquable que sur les vingt genres qui suivent, il n’y en aît qu’un seul (Sromrow) qui soit représenté en Amérique.

I Epistome rétréci, laissant plus ou moins les mandibules à découvert sur les cotés en dessus; labre distinct.

a Articles 7-10 des anténnes obconiques, contigus. b Yeux transversaux, déprimés.

(1) Outre la glabra, les espèces publiées sont : Tenf. œqualis, Tauscher, Mém. d. 1. Soc. d. nat, 4, Mosc. HI, pl. 2-3, f. 10a; sans description (G#: depressicornis, Fald. Faun. entom. Transc. Il, p. 35, pl. 1, f. 8) ; Asie occ. — Tent. dardana, Steven, ibid. VIE, p.88 ; même pays. — Gn. curaboides Dej. Fald, loc, cit. II, p.34; Russie mér., Grèce, — Tent. quadricollis, vicina, Brullé, Expéd. de Morée; Entom. p. 199; Grèce. — Dai. hispana, d'Espagne ; variabilis, rugata, impressicollis, de Grèce; Carceli, de V'Asie-Mineure; Audouini, de Constantinople ; vicina (quadricollis), de Grèce; Solier, loc. cit. — Daïl. crenata, Reiche et de Sauley, Ann. d, ], Soe. entom. 1857, p. 196; Palestine.

D’après les descriptions, les Gnathosia pulchella et rugipennis de Faldermann (loc. cit. p. 36) n’appartieanent certainement pas au genre, sans que je puisse dire dans lequel elles doivent rentrer; ce somt probablement des Ana- TOLICA.

ce bb

TÉNÉBRIONIDES.

Menton échancré en avant.

Article 11 des antennes aussi grand quo 10 : Anatolica. — .— pluspetit — Prochoma.

Menton arrondi et entier en avant: Sfomion.

Yeux gros, globuleux : Alcinoe,

aa Articles 7-11 des antennes globuleux, distants : Rhostaz.

Epistome non rétrécei en avant, cachant complètement les mardibules sur les côtés en dessus; labre très-rarement visible.

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ul

Pattes inermes. :

Yeux divisés par des canthus grêles.

Elytres marginées à leur base : Calyptopsis.

— non Dichomma.

Yeux non divisés.

Prothorax non ou imparfaitement contigu aux élytres. Base des élytres marginée seulement en dehors. Jambes antérieures triangulaires : Pachychile. — coniques : Microdera.

Base des élytres entièrement marginée. $ 3e art. des antennes beaucoup plus long que le 2e. Prothorax échancré en avant : Hypsosoma.

— non — Tentyria, Axumia.

3e art. des antennes pas plus long que le 2°: Hesostena. Prothorax coutigu aux élytres, presque toujours quadrangulaire. notablement plus étroit que les élytres : Micipsa. — aussi large que les élytres.

Base des élytres entièrement marginée.

Yeux allongés, transversaux; mésosternum déclive. Tête carénée au-dessus des yeux : Thalpophila. — non — Hegeter, Yeux suborbiculaires : Gnophota.

kk Base des élytres non marginée; mésosternum horizontal : Oxycara. dd Cuisses fortement dentées en dessous : Platamodes. ddd Jambes antérieures terminées en dehors par une forte dent : Zach-

nogya.

Genres incertæ sedis : Emmenastus, Dysmathes.

TENTYRIIDES. Ai

ANATOLICA.

Esons. Zoo!. Atlas, Heft IV, p. 7 (1).

Sous-menton fortement échancré; ses dents latérales aiguës. — Menton transversal, plus ou moins anguleux sur les côtés, triangulairement et assez fortement échancré. — Dernier article des palpes légèrement sécuriforme. — Labre distinct, transversal, largement échanceré en avant. — Tête carénée au-dessus des yeux, munie d’un sillon gulaire ; épistome rétréci en une large et courte saillie rectangulaire où subtrapéziforme. — Yeux allongés, transversaux, subréniformes, découverts. — Antennes médiocres, assez grêles, filiformes, à articles légèrement obconiques : 3 plus long que 2 et que les suivants, 4-10 décroissant peu à peu, 14 aussi grand que 10 et tronqué obliquement. — Prothorax transversal, peu convexe, légèrement rélréci en arrière, finement marginé sur les côtés, bisinué et rebordé à sa base, avec ses angles postérieurs distincts. — Ecusson très-petit, triangulaire. — Elytres un peu plus larges que la base du prothorax, de formewariable, rétrécies en arrière, échancrées en demi-cercle et marginées à leur base; leurs épipleures étroites, arrondies, avec un repli remontant au niveau des épaules et souvent terminé par une saillie. — Pattes plus ou moins longues, peu robustes, variables selon les sexes ; tarses assez longs et grêles ; le 42° article des postérieurs aussi long que le 4°. — Prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures et parfois terminé par une saillie obtuse. — Epimères mésothoraciques externes et obliques. — Episternums métlathoraciques étroits et rétrécis en arrière. — Corps glabre.

Genre nombreux et comprenant des formes assez variées. Quelquesunes de ses espèces (abbreviata, albivittis) ressemblent complètement aux GNATHOSIA; d’autres (angusticollis) ont la forme courte et large des Micsa; il en est (depressa, impressa) qui sont déprimées et même excavées en dessus , etc. Mais le plus grand nombre ont le facies de Tenryria, dont le prothorax, au lieu d’être globuleux, serait quadrangulaire.

Les différences sexuelles sont assez prononcées chez la plupart des espèces. Outre que les mâles ont le prothorax plus rétréci en arrière que les femelles, leurs jambes antérieures et postérieures (mais nou

toujours ces dernières) sont plus ou moins flexueuses et souvent brusquemment épaissies à leur extrémité. Quelques-uns (par ex. albivittis) se font remarquer par la grosseur de leurs cuisses, qui sont en massue allongée et arquée.

Les Axatozica sont au plus de taille moyenne, d’un noir assez bril-

(1) Sya Tenryria Tauscher, Steven, Gebler, Faldermæ

42 TÉNÉBRIONIDES.

lant, lisses ou ponctuées, avec des rides vagues et peu prononcées sur les élytres chez la plupart. Elles paraissent être jusqu'ici exclusivement asiatiques, et sont répandues depuis le sud de la Sibérie, jusque dans la Russie méridionale. On en a déjà décrit un grand nombre, dont la synonymie est souvent très-embrouillée (1).

PROCHOMA.

Sorier, Ann. d. L. Soc. entom. IV, p. 393.

Menton anguleux sur les côtés, rétréci et médiocrement échancré en: avant. — Dernier article des palpes maxillaires faiblement sécuriforme, celui deslabiaux cylindrique. — Mandibules découvertes latéralement. — Labre saillant, transversal. — Tôte carénée au-dessus des yeux, munie d’un sillon gulaire ; épistome formant une courte saillie trapézoïdale, largement tronquée en avant. — Yeux transversaux, légèrement corivexes. — Antennes grossissant un peu à leur extrémité, à articles obconiques : 3 aussi long que les deux suivants réunis, 8-10 plus larges que 4-7, 14 beaucoup plus petit que 10, ovalaire et acuminé. — Prothorax fortement transversal, rectangulaire ct régulièrement arrondi sur les côtés. — Ecusson distinct, triangulaire. — Elytres courtes , de la largeur du prothorax à leur base, qui est entièrement marginée, déprimées en avant, gibbeuses et largement obtuses en arrière. — Pattes peu robustes; jambes arrondies; farses médiocres. — Saillie prosternale sillonnée, relevée, puis recourbée et terminée en pointe assez aiguë.

Je ne connais pas ce genre, et je reproduis ses caractères d’après Solier. IL paraît, comme il le dit, voisin des Axarozrca, et l'espèce (2)

(1) Solier n'en a connu que dix, dont quatre inédités qu'on trouvera indiquées plus bas et qui ont toutes besoin d’être revues. Parmi les suivantes, que je crois, d’après les descriptions, appartenir au genre, plusieurs lui sont peutêtre étrangères : Tent. impressa, subquadrata, macrocephala, Tauscher, Mém, d. 1. Soc. d, Nat. &. Mosc. IE, p. 30, pl. 3, f. 1-3; Russie mér, — Tent. anguslala, constricta, strigosa, lineata, lata, gibbosa, eremita, Steven, ibid. VIE, p. 85; Sibérie. — Tent. abbreviata, angusticollis (constricta Stev.), dëpressa (lineata Stev.), elongata (subquadrata? Tausch.), Gebler in Ledeh. Reise; Ins. p. 116; Sibérie. — Tent. acutangula, Falderm. Bull. Mose. 1833, p. 51; Sibérie. — Tent. bella, lepida, atramentaria, propinqua, tenebricosa (angusti= collis-Gebler), implana, aucla, vieta, Falderm. Col. ab. ill. Bungio, ete. p. 57; Mongolie. — An. denticulata, sulciceps, Gebler, Bull. Mose. 1841, p. 591; Sibérie. — An. torulosa, thoracica, angulosa (acutangula Fald.), Fischer d, Waldh. ibid. 1844, 1, p. 65; Sibérie. — An. ventralis, de Crimée ; albivittis, de Türcoménie ; conica, de Sibérie; coriacea, d’Astracan; Motsch. ibid. 1845, I, p. 73.— An. talarica, Gebler, Bull. d, l’Acad. d. St.-Pétersb.IIl, 4845, p.102; Songarie. = An: Audouini, Maillei (subquadrata? Tausch.), tristis, Besseri, Solier, Ann. d. 1. Soc. entom. IV, p. 385; Sibérie.

(2) P. Audouini, Solliloc. cit. p. 395, pl. 9, f. 124.

LE

TENTYRIIDES. 43

sur laquelle il est établi, par suite de la forme de ses élytres, doit ressembler beaucoup à celles du genre en question qui sont courtes et élargies en arrière. Elle est de petite taille, d’un noir mat, rugueuse sur la tête et imponctuée, à la vue simple, sur le prothorax et les élytres. Solier lui assigne pour patrie les environs de Bagdad.

Nota. Les trois genres suivants, établis sur des espèces d’une extrême rareté dans les collections, ne me sont pas plus connus que celui-ci. Ils semblent, d'après la forme de l’épistome, être voisins des ANATOLICA: Leurs auteurs se taisent sur la présence à la tête des carènes ophthalmiques et du sillon gulaire qui existent chez ces dernières. Si ces deux caractères font défaut, ces insectes en sont très-distinots.

STOMION.

Warenn. Ann. and Mag. of nat, Hist. XNI, p. 27.

Menton transversal, presque demi-cireulaire en avant. — Dernier article des palpes maxillaires triangulaire. — Mandibules dépassant l’épistome au repos, visibles sur les côtés d’en haut. — Labre saillant, transversal, légèrement échancré. — Tète petite, engagée dans le pro-

* thorax jusqu'aux yeux, légèrement échancrée de chaque côté de l’épis-

tome; celui-ci troniqué en avant, limité latéralement par deux légers sillons. — Yeux assez grands, médiocrement convexes, subréniformes. — Antennes médiocres, grèles, à articles longuement obconiques : 2 court, 3 moins long que les deux suivants réunis, les trois derniers dilatés, le 9° et le 10° triangulaires, le 41° aussi grand qu'eux, ovalaire. — Prothorax transversal, convexe, plus étroit en avant qu'en arrière, arrondi sur les côtés, assez fortement échancré antérieurement, contigu aux élytres et bisinué à sa base, finement rebordé de toutes parts; ses angles antérieurs aigus, les postérieurs droits. — Ecusson distinct, arrondi en arrière. — Elytres embrassant faiblement l’abdomen, plus larges que le prothorax, ovalaires, très-convexes, sinuées à leur base, avec leurs épaules obtuses. — Pattes médioeres, grèles; jambes subcylindriques ; tarses gréles. — Prosternum obtus et échancré en arrière, ne dépassant pas les hanches antérieures.

M. Waterhouse a exposé très-longuement les caractères de ce genre. Il en décrit trois espèces (galapagoensis , helopioides | lævigatus), des îles Galapagos, dont la première a près de six lignes de long, et la seconde, qui est la plus petite, un peu plus de trois lignes ; toutes deux ont leurs élytres ponctuées en stries, tandis qu’elles sont presques lisses chez la dernière,

44 TÉNÉBRIONIDES.

ALCINOE.

Ménérr. Jns, rec. p. Lelun. part. 2, p. 14.

Menton transversal, arrondi sur les côtés, échancré en avant. — Dernier article des palpes maxillaires subsécuriforme, celui des labiaux subcylindrique, tronqué au bout. — Mandibules robustes, dépassant le labre. — Celui-ci convexe, arrondi et cilié en avant. — Tête petite; son épistome rétréci et un peu saillant. — Yeux grands, globuleux. — Antennes grêles, longues, à articles obconiques : 1-2 sub-égaux, 8 presque trois fois plus long que celui-ci, 8-10 plus épais et décroissant graduellement, 41 ovalaire et acuminé. — Prothorax convexe, rétréci et arrondi à sa base. — Elytres ovalaires, convexes, arrondies aux épaules et pas plus larges que le prothorax à leur base. — Pattes allongées ; cuisses un peu en massue à leur extrémité; tarses longs, leur dernier article beaucoup plus grand que les précédents.

M. Ménétriés compare ce genre aux Micropera. Il ne comprend qu’une espèce (1) de Turcoménie, de grandeur moyenne, d’un noir brillant, avec les élytres couvertes de points enfoncés, assez gros, espacés et oblitérés en arrière.

RHOSTAX.

Fisener pe WaLon. Bull. d. Mosc. 1844, I, p. 67.

Bouche saillante, — Menton convexe, subglobuleux, brillant, arrondi en avant, porté par un pédoncule carré. — Dernier article des palpes obconique. — Mandibules arquées, robustes à leur base, brusquement acuminées à leur extrémité. — Labre transversal, saillant, dilaté et renflé en avant (Karelini), ou (Menetriesit) subéchancré. — Tète grande, saillante ; épistome carré, rétréci. — Antennes subfiliformes, grossissant un peu à leur extrémité, à articles 4 long, cylindrique, 2 court, 3-6 subcylindriques, 7-11 globuleux, séparés, le dernier obtus. — Prothorax globuleux, rétréci et comme pédonculé en arrière. — Elytres convexes, oblongo-ovales ou ovales. — Pattes grèles. — Prosternum court, obtus (Karelini) ou (Menetriesii) renflé et sillonné à son extrémité.

Il serait bien possible que la place de ce genre fût à côté des Cor- POSCELIS, du groupe des Gnathosiides. Fischer de Waldheim l’a mis à la suite des ANATOLICA (2). Ses antennes ne ressemblent à celles d’aucune Tentyriide vraie, et, d’après la forme du prothorax, ses espèces doivent avoir le facies des Mrcropera d’Eschscholtz.

(1) 4. helopioides, Ménétr. loc. cit. p.15, pl. IV, f.2. (2) La Menetriesii lui avait été communiquéo par M. Ménétriés, sous le nom d’Anatolica elegans.

dé din. di.

TENTYRIIDES, 45

Fischer de Waldheim en décrit deux espèces (1) de taille médiocre, d’un noir brillant et complètement lisses, l’une (Karelini) de la Songarie, l'autre (Menctriesii) des bords de la mer Caspienne.

CALYPTOPSIS.

SoLiER, Ann. d. l. Soc. entom. IV, p. 269.

Sous-menton peu échancré; ses dents latérales courtes, aiguës. — Menton rentrant, transversal, fortement arrondi aux angles antérieurs et angulairement échancré. — Mandibules et labre cachés sous l'épistome. — Tête ovale, carénée au-dessus des yeux, munie d’un sillon gulaire ; épistome légèrement rétréci, tronqué en avant. — Yeux allongés, transversaux, divisés en deux par un canthus très-étroit, — Antennes courtes, robustes, subeylindracées, à articles à peine obconiques : 3 du double plus long que 2, 4-10 décroissant graduellement, 11 petit, subturbiné et tronqué obliquement. — Prothorax transversal, rectangulaire, à peine échancré en avant, faiblement bisinué à sa base, finement rebordé partout. — Ecusson distinct, ponctiforme. — Elytres courtes, oblongo-ovales, déclives et acuminées en arrière, aussi larges que le prothorax à leur base, qui est marginée dans toute son étendue ; leurs épipleures très-étroites, arrondies, occupées presque en entier par leur repli. — Pattes médiocres, assez robustes ; jambes antérieures un peu triangulaires à leur sommet, les autres subarrondies ; tarses médiocres; le 1° article des postérieurs plus court que le 4°. — Prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures. — Mésosternum triangulaire , déclive. — Epimères mésothoraciques postérieures et obliques. — Episternums métathoraciques étroits, acuminés en arrière. — Corps glabre.

Ce genre est, avec le suivant, le seul parmi les Tentyriides vraies qui présente des yeux complètement divisés en deux. La formule qui précède ne convient rigoureusement qu’à l'espèce typique (2), publiée

“par Solier. On en a, depuis, décrit deux autres (3) qui s’en éloignent à

(1) Il ajoute qu'il eût compris dans le genre la Tentyria macrocephala de Tauscher, si son prothorax n’était pas sessile. J'ai sous les yeux un exemplaire de cette espèce, provenant de la collection de Gebler, qui appartient aujourd'hui à M. le comte Mnizech. Si c’est réellement la macrocephala de Tauscher, elle ne présente aucun des caractères essentiels du genre actuel.

(2) C. Edmondi, Sol. loc. cit. p.271, pl. 6, f. 1; Solier l'indique, avec doute, comme originaire de la Grèce. Je possède une autre espèce du Caucase qui en est très-voisine.

(3) C. Jeremias, Solieri, Reïiche et do Saulcy, Ann. d. 1. Soc. entom. 1857, p. 197; la première est figurée pl. 5, £. 5; de la Palestine. Ces deux espèces s’éloignent de l’'Edmondi par leur forme générale et leur épistome renflé le long de son bord antérieur, qui est muni d’une petite saillie repliée en bas. La Solieri en diffère en outre par sa saillie prosternale acuminée en arrière.

46 TÉNÉBRIONIDES.

quelques égards, sans cesser pour cela d’appartenir au genre. Ces insectes sont propres à la Faune méditerranéenne, et ressemblent beaucoup aux Gxarnosia sous le rapport de la forme générale et de la sculpture des téguments.

DICHOMMA.

Sozter, Ann. d. 1. Soc. entom. IV, p. 271.

Insectes intermédiaires entre les Cazypropsis et les PACHYCHILE qui suivent, réunissant aux f'acies de celles-ci, les caractères essentiels de celles-là, dont ils ne diffèrent que par les points suivants :

Tête ayant à peine un vestige de sillon gulaire. — Prothorax arrondi sur les côtés, largement échancré en avant, bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs plus où moins saillants, — Elytres marginées seulement en dedans des épaules à leur base, fortement rétrécies dans leur tiers postérieur et un peu prolongées en arrière.

Des deux espèces que décrit Solier, la première (Maillei) seule me paraît devoir rentrer dans le genre. L'autre, Duponti (1), ayant sousla tête un sillon gulaire très-profond, et des yeux non divisés par un canthus, mais étranglés par le rapprochement des joues et d’une forte orbite postérieure, me paraît devoir en être exclue et appartenir plutôt aux PACHYGHILE, à moins qu’on n'en fasse un genre nouveau. Ces deux insectes sont de la Grèce ; le genre se trouve également en Syrie.

PACHYCHILE.

Escascu. Zoo!. Atlas, Heft IV, p.5 (2).

Sous-menton assez fortement échancré ; ses dents latérales trigones, assez aiguës. — Menton médiocrement transversal, anguleux ou arrondi sur les côtés, plus ou moins échancré en avant. — Dernier article des palpes épais, subsécuriforme. — Labre indistinet. — Tête courte, munie d’un profond sillon gulaire, carénée au-dessus des yeux; épistome arrondi ou subtronqué en avant, muni d’une dent médiane, avec son bord antérieur plus ou moins renflé. — Yeux allongés, étroits,

(1) Suivant MM. Reiche et de Saulcy (Ann. d. 1. Soc. entom. 1857, p.202), cette espèce est identique avec l’Hegeter caraboides de M. Brullé (Expéd. d, Morée; Entom. p.201), et l’Heg. glaber, du même auteur, appartiendrait également au genre actuel. Eux-mêmes (loc. cit. p. 200) en décrivent une autre espèce de Syrie (Chevrolatii) qui m’est inconnue. Si elle présente les mêmes caractères que la Maillei, elle formera la seconde espèce du genre.

(2) Eschscholtz et Solier ont écrit PacuyomLA; mais cette désinence est peu conforme aux règles de l'étymologie. — Syn. Lopnoma, Solier, Ann. d. 1, Soc. entom. IV, p.285, — Homaza, Eschsch. loc. cit. p. 6. — Acisra (Ziegler), Dej. Cat, 6d, 3, p.206.— Axis Fab,

TENTYRIIDES. 47

rétrécis par une orbite postérieure. — Antennes médiocres, assez robustes, cylindriques, à articles à peine obconiques : 3 plus long que 2 et les suivants, 4-10 décroissant graduellement, 11 plus petit que 10, subturbiné. — Prothorax imparfaitement contigu aux élytres, fortement transversal, médiocrement convexe , plus ou moins rétréci en avant, arrondi aux angles postérieurs , de forme variable à sa base, échancré en demi-cercle antérieuËment. — Ecusson relativement assez grand, triangulaire. — Elytres courtes, en général larges en avant, rétrécies en arrière, marginées seulement en dehors à leur base ; leurs épipleures étroites, arrondies, avec leur repli large et envahissant les épaules. — Pattes médiocres, le plus souvent robustes, avec les jambes antérieures comprimées et trigones; 49° article des tarses postérieurs tès-allongé. — Prosternum plan ou un peu arqué, dépassant les hanches antérieures, subcunéiforme. — Epimères mésothoraciques postérieures et obliques. — Episternums métathoraciques étroits, rétrécis en arrière. — Corps glabre.

Ce genre, tel que je l’établis, correspond aux Lornoma de Solier, aux PACHYCHILA du même et d’Eschscholtz, et aux HomarA de ce dernier auteur. ’

L’Akis punctata de Fabricius (1), unique espèce du premier de ces genres, avait été comprise par Eschscholtz dans ses PacHyciLA, et Solier no l’a séparée de, ces dernières qu’en hésitant. Elle n’en diffère en effet que par ses élytres un peu plus convexes, sillonnées, avec les sillons fortement ponctués, et son prothorax bisinué; fortement rebordé aumilieu de sa base, et dont les angles postérieurs sont distincts.

Les PacaycmiLe proprement dites sont, à de rares exceptions près (2), des insectes courts, larges, faiblement ponctués ou lisses, dont le prothorax varie assez, sans être jamais bisinué à sa base (3), et dont le

(1) Syst. EL. IL, p. 136; figuré par Solier, loc, cit. pl. 6, f, 20-24.

(2) Telles que la Pach. tripoliana Solier, mentionnée plus bas, et quelques espèces inédites. Ces insectes pourraient être très-aisément confondus avec les Mionopera ou he Tenrxma ; ils se distinguent de celles-ci par le rebord incomplet de la base des élytres, et des deux genres par leurs jambes antérieures trigones. Le bourrelet de leur épistome ne suflirait pas pour les distinguer des Texrynia, plusieurs de ces dernières en ayant des vestiges.

(3) Solier (Ann. d. 1. Soc. entom, IV, p. 290) s’est servi de la forme de cet organe pour diviser en trois sections les 12 espèces de ce genre qu'il a décrites, mais ces sections peuvent se réduire à deux : L. Prothorax rétréci antérieure ment, fortement arrondi aux angles postérieurs; @ sa base non dentée : P. sub- Ovata, de Sicile; hispanica, d'Espagne; nitens, pedinoides, sulcifrons, Salzmanni, d'Algérie; b sa base bidentée : P. Steveni, d'Algérie. — IT. Prothorax régulièrement arrondi sur les côtés 3 a sa base non dentée : P. Kunsei, d’AI- Série; d.sa base munie dé deux dents écartées : P. impressifrons, subcylindrica, Fnioli, tripoliana, du nord de l'Afrique ; © sa base munie d’un lobe médian bidenté : P. Germari, d'Algérie.

Aj.: Ac. Wiedemunni, Fischer de Waldh, Bull, Mosc. 1837, n° 4, p. 14, pl. 2,

48 TÉNÉBRIONIDES.

bourrelet de l’épistome, très-prononcé en général, finit par s’affaiblir, sans disparaître complètement.

L'espèce (1) qui constitue le genre Howaza d’Eschscholtz, a entièrement le facies des Pacayomise les plus typiques et ne s’en distingue qu’en ce que son prothorax, arrondi sur les côtés, esttronqué à sa base, avec la troncature limitée par les angles postérieurs, qui sont trigones et bien distincts. Le sillon gulaire,fqui est entier dans les deux genres précédents, est remplacé ici par detx fossettes très-distantes, comme chez les Trazpopmiza. C’est sans doute ce qui a engagé Solier à placer cet insecte dans ce dernier genre, où il ne saurait rester, ses élytres n'étant pas marginées en entier à leur base. :

Ces insectes paraissent jusqu'ici être essentiellement africains.

MICRODERA.

Escusen. Zoo!. Atlas, Heft IV, p. 6.

Sous-menton assez fortement échancré; ses dents latérales aiguës. — Menton anguleux ou arrondi, plus ou moins échancré en avant. — Dernier article des palpes maxillaires subcylindrique et tronqué ou faiblement triangulaire. — Mandibules assez robustes dans toute leur longueur. — Labre caché au repos. — Tête carénée au-dessus des yeux, munie d’un sillon gulaire; son épistome anguleux où muni d’une petite dent médiane. — Yeux transversaux, déprimés, non ou très-faïblement échancrés. — Antennes courtes, assez robustes, à articles à peine obconiques : 3 plus long que les suivants, 4-1 décroissant peu à peu, ainsi que 8-10, ceux-ci légèrement triangulaires, 11 plus petit que 10, obliquement tronqué au bout. — Prothorax de forme variable, plus ou moins rétréci et rebordé à sa base, avec les angles de celle-ci effacés, contigu ou non avec les élytres. — Ecusson distinct, petit. — Elytres ovalaires, arrondies aux épaules, échancrées en demi= cercle à leur base et marginées seulement en dedans des épaules. — Pattes assez longues; jambes antérieures légèrement élargies à leur extrémité ; tarses médiocres. — Prosternum arrondi en arrière des hanches antérieures. — Epimères mésothoraciques externes. — Episternums métathoraciques étroits, parallèles.

Genre intermédiaire entre les Pacayenice et les TENTYRIA, différant des premières, principalement par la simplicité des tibias antérieurs,

f. 4; Natolie.— P. acuminata, Erichs. in Wagners Reise in Aïgier. I, p. 177; Algérie. — P. punctulata, sabulosa, Lucas, Explor. d. l’Algér.; Entom. p.314; Algérie. — incrassata, bifide, Rosenh. Die Thier. Andalus. p. 183; Andalousie.

(1) Thalp. polita, Solier, loc. cit. p. 374; Solier l'indique comme originaire d'Egypte; Dejean (Cat. éd. 3, p. 205) comme du Sénégal; mes exemplaires proviennent de ce dernier pays.

TENTYRIDES. 49

et des secondes par ses élytres marginées seulement aux extrémités de leur base. Quelques-unes de ses espèces (par ex. Zucida, Servillei) ressemblent beaucoup aux espèces typiques de celles-là, par suite de leur forme large et déprimée, tout en ayant leur prothorax fortement et régulièrement cordiforme. Les autres reproduisent , à s’y méprendre, les formes normales des Tenryrta. Sauf une propre à la Sibérie et une autre du Bengale, elles appartiennent à la faune méditerranéenne (1).

HYPSOSOMA.

Ménérr. in Morsou. Etud. entom. Ann. IL, p. 30.

Menton mitréforme, subanguleux sur les côtés; son bord antérieur angulairement et faiblement échancré. — Dernier article des palpes maxillaires épais et sécuriforme. — Mandibules et labre cachés au repos; les premières à peine bidentées au bout. — Tète assez forte et assez saillante ; son épistome arrondi en avant. — Yeux transversaux, pou saillants. — Antennes filiformes, à articles 2 court, 3 presque aussi long que 4-5 réunis, 4-9 subégeux, 10-14 plus courts, tronqués obliquement, celui-là subglobuleux, celui-ci acuminé au bout. — Prothorax transversal, assez convexe, rétréci et tronqué à sa base, échancré en avant, étroitement rebordé à ses deux extrémités ; ses angles antérieurs assez saillants, les postérieurs aigus. — Ecusson petit. — Elytres un peu moins larges que le prothorax à leur base, qui est entièrement marginée, élargies, puis fortement rétrécies en arrière; leurs épipleures arrondies, avec leur repli atteignant les épaules, et effacé en arrière. — Pattes assez grèles.

M. Ménétriés dit que ce genre est voisin des Homara d’Eschecholtz, que j'ai cru devoir réunir aux PAcRyCHILe du même auteur ; mais l’unique espèce (mongolica) de la Mongolie qui le compose, ayant les élytres entièrement marginées à leur base, me semble plus voisine des TenryriA qui suivent, et paraît, d’après les caractères qui précèdent, intermédiaire entre elles et les Micropera, qui ont la forme générale des Pacaycnixe. Get insecte est de taille moyenne, d’un noir mat à reflets violets en dessous, et couverts sur la tête et le prothorax, de points allongés très:serrés, avec les élytres criblées de points enfontés, confluents sur les bords latéraux.

(1) Tentyria deserla, conveæa, Tauscher, Mém. d. 1. Soc. d. nat. d. Mose. IL, p.38, pl. 2, f.7,8; Russie mér. — T. globithoraæ, de la Sibérie ; campestris, de la Russie mér.; Steven, ibid. VIE, p. 92.—M. gracilis, Eschsch. loc. cit.; de la Russie mér. — T. pygmæa, Géné, Ins. Sard. fase, I, p. 36, pl. 1, . 37 ; de Sardaigne. — M. lucida, d'Egypte; sublunata, des iles Baléares; Serwillei, de Corse; coromandelensis, de Coromandel; Solier, Ann. d. 1. Soc. entom. IV, p. 307.

Coléopiéres. Tome V. 4

50 TÉNÉBRIONIDES.

TENTYRIA. © Larn. Hist.nat. d. Crust. et &. Ins. X, p.270 (1).

Sous-menton fortement échancré ; ses dents latérales aiguës. — Menton subtransversal, plus où moins anguleux sur les côtés, rétréci et assez profondément échancré en avant. — Dernier article des palpes maxillaires légèrement sécuriforme. — Mandibules cachées au repos, ainsi que le labre. — Tête oblongo-ovale, carénée au-dessus des yeux, munie d’un sillon gulaïfe ; épistome rétréci ou paraboliquement arrondi, et souvent acuminé en avant, parfois transversalement épaissi. == Yeux allongés, transversaux, subréniformes. — Antennes assez longues et assez robustes, filiformes, à articles obooniqués : 3 trois fois énviron aussi long que 2, 4-8 décroissant peu à peu, 9-10 plus courts, &vbturbinés, 11 aussi grand que 40, ovalaire et acuminé.— Prothorax don contigu aux élytres, transversalement orbiculaire ou subcordiforme chez la plupart, avec ses angles postérieurs en général nuls. — Ecusson relativement assez grand. — Elytres ovalaires, convexes, déclives et-atténuées en arrière, arrondies aux épaules, échancrées et entièrement marginées à leur base ; leurs épipleures assez larges, arrondies, avec leur repli remontant jusqu'aux épaules. = Pattes assez longues ; jambes subarrondies ; tarses médiocres. —Prosternum tantôt récourbé en arrière des hanches antérieures, tantôt plan ou arqué'et les dépassant. — Epimères mésothoraciques externes. — Episternums métathoraciques étroits, arrondis au côté interne, acuminés en arrière. — Corps glabre.

Réduit aux espèces conformes à cette formule, ce genre reste ‘encore le plus considérable du groupe actuel. Ses caractères essentiels résident dans la forme arrondie des jambes antérieures, qui le sépare

* des PacnyCuiLe, et sés élytres entièrement marginées à leur base, en

quoi il se distingue dès Mroronera, les deux genres avec lesquels on est principalement exposé à le confondre. La grandeur relative du 3° et du 41° article des antennes le sépare en outre de ces deux genres et des Axumra qui suivent. .

La forme générale de ces insectes est très-constante. A l'exception également de quelques-uns dont les élytres sont sillonnées et ponctuées, rugueuses ou couvertes de fossettes confluentes, leurs téguments sont lisses à la vue simple. Leur livrée est toujours d’un noir profond, en général peu brillant, et leur taille au moins moyenne.

(1) Syn. Heuopnowus, Brullé, Expéd. de Moréeÿ Entom. p. 196. M. Brullé ayant transporté, comme on l'a yu plus haut, le nom de Tenryria aux GNa- TuosiA, l’a remplacé par celui-ci pour les espèces du genre actuel, — Axis Fab. — Paeua Herbst, Oliv. — TeNEBRIO Pallas.

Fe

TENTYRUDES. | 54

Les TENTyRIA sont presque confinées autour de la Méditerranée et de la mer Caspienne ; à peine en a-t-on rencontré deux ou trois espèces à quelque distance de ces deux mers. Les auteurs s'accordent à les décrire comme des insectes diurnes, courant avec agilité à l’ardeur du soleil, très-voraces et, à l'occasion, attaquant les larves, les chenilles et autres proies faibles hors d’état de leur résister. Pendant la vie, Jeurs téguments sont recouverts d’une légère efflorescence ( re

AXUMIA.

Reïcne in Gaun. Voy, en Abyssin.; Zool. p. 364 (2).

Organes buccaux des Tenrwrra. — Tête et yeux des mêmes, avec l'épistome plan, angulairement arrondi en avant et muni d’une dent médiane petite et aiguë. — Antennes médiocres, robustes, à articles à peine obconiques : 3 aussi long que 4-5 réunis, 4-10 décroissant graduellement (parfois 9-10 plus courts que les précédents), 44 plus petit que 10, obliquement trouqué.— Protherax peu convexe, régulièrement cordiforme, non échancré en avant, tronqué ou bisinué et plus ou moins rebordé à sa base. — Ecusson à peine distinct. — Elytres allongées, déprimées sur le disque, déclives et acuminées en arrière, rétrécies, légèrement échancrées et entièrement marginées à leur base ; leur repli épipleural remontant au niveau des épaules et y formant

(4) Solier (Ann. d. 1. Soc. entom. IV, p..320) en décrit 47 esp., parmi lesquelles il y a, sans aucun doute, plus d’un double emploi avec les suivantes, publiées antérieurement à sa Monographie, et qu'il n’a pas connues : Ak. or biculata, Fab. Syst. EL. I, p.137; Russie mér. — Pim. cumculionoides, glabra, glabella, Herbst, Die Kæfer, VIL, p. 58 sq.; Espagne.— T, tessulata (rugulosa, Germar. Ins. Spec. nov. p. 138), d'Ibérie ; podolica, de Podolie; lœvigata, de Sicile; curta, platyceps, de Portugal; Steven. Mém. d. 1. Soc. d. nat. d. Mosc.VIF, p.88. — T. elongula, lata, rugulosa, sibirica, Gebler in Ledeb. Reise; Ins. p.119; Sibérie ; les trois premières douteuses quant au genre. — T!, striatopunctata, Ménétr. Cat, vais. p. 195; Russie mér.

Depuis son travail, on a décrit celles qui suivent : F. gigas, Falderm. Bull. Mosc. 4836, p.376, pl.7, f. 8; du pays des Kirguises. — Kindermanni, Fischer de Waldheim, ibid. 1844, p.64; Russie mér.— #ugosa, Floresii, ligurica, Gens, Ins. Sardin. fase. I, p.23, pl. 1, f. 24-26 ; monticola, fase. IE, p. 39, pl. 2,2. 85 Sardaigne. —elongata, Walti, Reise n. Span. H, p.70; Espagne mér,—mau’a, Erichs in Wagner, Reise in Algier. I, p.177; Algérie. —affinis, Solieri, Lucas, Explor. d, l’Algér. Entom. p.311; même pays. — alpina, L. Redtenb. Denskrift. d. Wien. Acad. 1; Perse.— Godartiana, Oki, acuminiponnis, Mulsanti, longicallis, gibbicollis, Lucas, Rev..et Mag. d. Zool. 1855, p. 294, et Ann. d. 1: Soc. entom. 1856, p.700, pl. 21; Algérie. — subsulatæ, herculeana, Solieri, disoicallis, collatina, de Ja Palestine; acwminata, de Grèce ; Reiche et de Sauley, Ann, d. 1. Soc. entom. 1857, p. 203. — sinuatocollis, gaditana, proliva, modesta, corrugata, Rosenh. Die Thier. Andalus. p.185; Andalousie.

(2) Syn. Rynwora, Eschsch, Zool. Atlas, Heft IV, p. 7.

ET

b2 TÉNÉBRIONIDES.

uno saillie.— Corps allongé, déprimé et assez svelte.— Le reste comme chez les TENTYRIA. ,

Ces insectes, d'après cette formule, se distinguent des TENrYRIA par lo dernier article de leurs antennes, la petitesse de leur écusson et leur forme générale.

L’espèce (1) sur laquelle M. Reïche a fondé le genre est d'assez grande taille, complètement lisse à la vue simple, et originaire d’Abyssinie. J'en connais deux autres espèces inédites, dont l’une du mème pays et l’autre de Sibérie (2), qui ont les élytres légèrement sillonnées, avec lesintervalles ridés et comme plissés. C’est probablement sur la première qu'Eschscholtz à établi son genre Ryrinora, qui, étant fondé sur une espèce non décrite (3) et dont le nom exprimant une particularité non constante, me paraît devoir être relégué dans la synonymie.

' MESOSTENA.

Escuscn. Zoo. Atlas, Heft IV, p. 9 (4).

Sous-menton médiocrement échancré ; ses dents latérales trigones, aiguës. — Menton en carré transversal, arrondi aux angles antérieurs et sinué en avant. — Dernier article des palpes maxillaires épais, subtriangulaire. — Mandibules très-épaisses dans toute leur étendue, munies en dessus d’une forte dent subterminale. — Labre indistinct ou à peine visible. — Tête saillante, rétrécie en arrière, carénée au-dessus des yeux, munie d’un sillon gulaire profond ; épistome arrondi, finement denticulé en avant, avec ou sans dent médiane. — Yeux transversaux, enfouis, fortement rétrécis dans leur moitié inférieure par une orbite large et très-saillante. — Antennes médiocres, robustes, cylindracées, à articles obconiques : 2 aussi long au moins que 38,

(1) À. prælonga, Reïche, loc. cit. pl. 22, f. 4.

(2) Celle d’Abyssinie figure dans le Catalogue de Dejean (éd. 3, p. 205) sous le nom de Tentyria coriacea Klug; elle se trouve aussi en Egypte. — J'ai vu celle de Sibérie inscrite dans quelques collections sous le nom de Tentyria strigosa Gebler ; mais elle me paraît très-distincte de l'espèce ainsi nommée par cet auteur (in Ledeb. Reise; ins, p. 121) et par Germar (ns. spec. nov. p.138), laquelle pourrait bien aussi appartenir au genre actuel dont les espèces seraient, dans ce cas, au nombre de quatre.

(3) Eschscholtz lui donne pour type la Tentyria scabriuseula de Latreille, qu'il dit provenir de Nubie; mais Latreille n’a décrit nulle part une espèce de ce nom. Il ajoute que les Tentyria tessulata et dardana de Steven appartiennent probablement à ce genre Ryrinora; la première est une Tenryna, et la seconde une Gxaruosia. Il n’est pas inulile de faire observer que cette prétendue Tent. scabriuscula de Latreille n’est pas l'espèce décrite par Olivier sous Je même nom, laquelle est aussi une vraie Tenrya, originaire de l'Algérie.

(4) Syn. Cowruosipa, Solier in Dej. Cat, éd, 2, p. 184; olim.

TENTYRIDES. 53

4-10 décroissant graduellement, 44 plus court que 40, tronqué obliquement. — Prothorax médiocrement convexe, fortement et graduellement rétréci en arrière, et non contigu aux élytres à sa base ; celle-ci tronquée et munie d’un fort bourrelet. — Ecusson trigone. — Élytres ovalaires, rétrécies, échancrées en demi-cercle à leur base et marginées aux épaules ; leurs épipleures étroites, avec leur repli remontant au niveau des épaules et y formant une saillie.— Pattes assez longues; jam- * bes subeylindriques; tarses médiocres. — Prosternum recourbé. en arrière des hanches antérieures. — Epimères mésothoraciques postés rieures et obliques. — Episternums métathoraciques très-étroits, acuminés en arrière. — Corps glabre, brillant.

L'un des genres les plus tranchés de la tribu actuelle, par suite de la forme des yeux et des proportions relatives des articles 2-3 des antennes. Ses espèces ont assez d’analogie, sous le rapport du facies, avec les Axuaa ; elles en ont la forme svelte, mais sont presque aussi convexes que les TexryriA. Elles sont assez grandes, revôêtues de téguments très-solides et très-brillants, avec des points enfoncés bien distincts et disposés en rangées régulières sur les élytres. Toutes, moins une seule, sont africaines (1).

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