MICIPSA
H. Lucas, Ann. d. 1. Soc.entom. Sér. 3, HT; Bullet. p. XXXIV (2).
Sous-menton faiblement échancré ; ses dents latérales courtes, trigones.— Menton transversal, arrondi aux angles antérieurs, étroitement et assez fortement échancré, sillonné sur la ligne médiane. — Palpes maxillaires assez longs; leur dernier article sécuriforme. —Mandibules médiocrement épaisses, déprimées et bidentées au bout. — Tète allongée, plane, parallèle, longuement carénée au-dessus des yeux, arrondie en ayant et munie d’une petite dent médiane. — Yeux découverts, médiocres, assez saillants et subarrondis, — Antennes longues et grèles, à articles obconiques : 3 beaucoup plus long que 2 et que les suivants,
(1) Eschscholtz a fondé lo genre sur une espèce inédite d'Egypte et de Nubie, qu’il nomme punctata et qui doit, sans aucun doute, correspondre à l’une des suivantes : M. elegans, oblonga, lævicollis, punotipennis, Klugii, punctivollis, Solier, Ann. d. 1. Soc. entom. IV, p. 399; d'Egypte; la quatrième se trouve aussi au Sénégal. —elongata, Brullé in Webb et Berthe]. Canar.; Entom, p.66; des£Canaries. — parvula, Reiche et de Sauley, Ann. d. 1. Soc. entom. 1857, p.211; de la Palestine,
Erichson (Archiv, 1843, I, p.238) a décrit une Mes. costata, d'Angola, qui, d’après la description qu’il en donne, n'appartient pas au genro actuel et me paraît devoir en former un nouveau dans le groupe des Gnathosiides.
(2) Voyez aussi les Mém. d. I, Soc. d. Sc. d. Liège, X, p. 294, où M. Lucas a donné plus au long les caractères du genre.
54 TÉNÉBRONIDES.
#8 décroissant graduellement, 9-10 plus courts et plus épais, 41 très 1ông et fusiforme (mâles), ou ovoïde ét acuminé au bout (femelles). == . Prothorax contigu aux élÿtres, transversal, légèrement convexe, prèsue droit sur les côtés, un peu rétréci et tronqué en avant, faiblement Bisinué à sa base, avec tous ses angles effacés. — Ecusson ponctiforme. — Elytres embrassant fortement l'abdomen, courtes, plus larges que 1e prothorax, échancrées et entièrement marginées à leur basé, dépriméés en avant, fortement déclives et subacuminées en arrière ; leurs épipleures arrondies, avec leur repli large, remontant äu niveau des épaules. — Pattes longues, grêles; jambes arrondiés ; tarses asséz longs. — Prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures. — Epimères mésothoraciques externes.—Episternums métathoraciques assez larges et arrondis au côté interne, — Corps court, épais, glabre.
M: Lucas a découvert ce genre remarquable en Algérie, sur le platéau de Boghar, dans là province dé Constantine. La forme courte et ässez convexe de l'espèce typiqué (1) lui donne un j'acies particulier, êt ce savant entomologiste, le comparant aux TAGONA, a cru devoir Ia placer près de ce dernier genre, dans le groupe des Blaptides. Il & oublié que chez ces derniers le menton laisse les mâchoirés entièrement à découvert, et que leurs trochantins intermédiaires sont très-apparents, tandis qu'ici il n’y a rien de pareil sous ces deux rapports. On retrouve chez cet insecte jusqu’au sillon gulaire, qui est caractéristique des Tentyriides. Sa place est, à n’en pouvoir douter, dans ce groupe. Depuis, M. Lucas a fait connaître une seconde espèce du genre originaire d'Egypte (2). Une troisième (3) a été découverte en Palestine par M. de Saulcy.
THALPOPHILA.
Souier, Ann. d. 1. Soc. entom. IV, p. 370.
Sous-menton médiocrement échancré ; ses dents latérales aiguës. — Menton subtransversal, anguleux latéralement, avec son bord antérieur inédiocrément échancré. — Dernier article des palpes maxillaires légèrement sécuriforme. — Labre invisible au repos. — Tête saillante, finement carénée au-dessus des yeux, munie d’un sillon gulaire intérrompu dans son milieu; épistome atrendi et muni d’une petite dent médiane. — Yeux allongés, déprimés, réniformes. — Antennes médio= cres, robustes, à articles presque cylindriques : 8 aussi long que les deux suivants réunis, 48 décroïssant peu à peu, 9-10 plus courts et
(1) M rufilarsis, Lucas, loc. cit, ét Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d. Liège, loc. cit, ÿ. 297, aVéc une planche.
(2) M. Douei, Lucas, Ann. d.1. Soc. entom. 1856, Bullet. p. XLY.
(3) M. philistina, Réiche et de Saulcy, Ann. d. 1. Soc. entorn. 1857, p. 212, pl. 5, 1.7.
.éS | st
TENEXRHDES. 55
plus obconiques, 14 plus petit que 10, tronqué obliquement. — Pro= thorax transversal, très-peu convexe, contigu aux élytres, fortement arrondi sur les côtés et aux angles postérieurs, étroitement marginé
de toutes parts, — Ecusson distinot, cordiforme, — Elytres oblongos
elliptiques, déprimées sur le disque et présentant des oûtes saillantes,, entièrement marginées à leur base, carénées latéralement; épipleures verticales, leur repli large, surtout en avant, et arrivant aux épaules, — Pattes longues et peu robustes; jambes arrondies ; 4°° article de: tous les tarses allongé, surtout aux postérieurs, — Saillie prosternale plane, dépassant un peu les hanches antérieures. — Epimères mésotho= raciques externes, — Episternums métathoraciques médiocrement larges, arrondis au côté interne et acuminés en arrière. — Corps déprimé.
Il n’y a en ce moment, à ma connaissance, qu’une seule espèce de ce genre qui soit décrite, l'Akis abbreviata de Fabricius (1), insevte commun au Sénégal, de taille moyenne, d'un noir sale et revèlu em dessus de petits poils d’un jaune doré.
Cet insecte est très-voisin des Hecerer qui suivent, mais s’en dis= tingue par sa forme déprimée, sa tôte carénée au-dessus des yeux, ses antennes et ses élytres, dont les épipleures sont limitées supérieure» mént par une carène.
HEGETER.
Larn. Hist. nat. d. Crust. et 4. Ins, X, p.276.
Sous-menton peu échancré ; ses dents latérales trigones, courtes. — Menton en carré transversal, arrondi aux angles antérieurs et à peine &chancré. — Lobe interne des mâchoires inerme (2). — Dernier article des palpes maxillaires légèrement triangulaire. — Labre indistinet au repos. — Tête ovalaire, non carénée au-dessus des yeux ; son épistome obtusément anguleux en avant; son sillon gulaire remplacé par une fossette médiane. — Yeux médiocrement transversaux, très-déprimés, réniformes. — Antennes longues, assez robustes, grossissant légèrement à leur extrémité, à articles obconiques : 3 aussi long que les deux suivants réunis, 4-8 déoroissant peu à peu, 9-10 plus courts et plus coniques, 44 plus petit que 40, turbiné et tronqué obliquement,
(1) Syst. EL I, p. 486; figuré par Solier, loc. cit. pl. 8, £. 1-7,— Les collections en contiennent une seconde espèce de Guinée, un peu plus petite, d'un noir profond, glabre et dont le prothorax, embrassé à sa base par les angles huméraux des élytres, est plan et serait parfaitement carré si ses côtés n'étaient pas arrondis en avant. Le sillon gulaire de sa tête est très-profond dans toute son étendue.
2) M. Wollaston (ns. Maderens. p.509) a de premier signalé ce caractère que j'ai trouvé exact chez l’elongatus, le seul que j'aie disséqué. Solier laspassé sous silence.
Ne
— Prothorax en carré transversal ou subéquilatéral, rarement (par ex. amaroides) rétréci en avant, peu convexe, échancré antérieurement en are, contigu avec les élytres, rebordé à sa base et sur les côtés, avec . tous ses angles distincts. — Ecusson transversal. — Elytres oblongoovales ou ovales, plus ou moins convexes, rétrécies en arrière. — Pattes, prosternum, épimères mésothoraciques et épisternums métathoraciques des THALPOPHILA.
Genre ayant pour type le Blaps elongata d'Olivier (1), qui a été longtemps sans congénères, mais près duquel sont venues se grouper, dans ces derniers temps, une douzaine d’autres éspèces. Ces insectes sont de taille moyenne, d’un noir profond, peu brillant et présentant parfois des reflets satinés, et de forme plus ou moins ovalaire et convexe. Leurs téguments sont en général imponctués, mais leurs élytres sont fréquemment sillonnées et parfois mème (par ex. impressus) ridées. Outre leur forme moins renflée, les mâles se distinguent de leurs femelles par les angles antérieurs de leur prothorax, qui sont aigus, tandis qu’ils sont obtus chez ces dernières.
Les îles Canaries forment comme le centre de l'habitat de ces insectes. Toutes les espèces connues y sont représentées, et, hors de là, on n’en trouve qu'un très-petit nombre. Elles multiplient beaucoup, selon M. Wollaston, et aiment à se réunir en sociétés nombreuses dans les cavernes et sous les pierres, principalement au bord de la mer (2).
GNOPHOTA.
Excus. Archiv, 1743, 1, p. 237.
Mêmes caractères que les HEG£TER, avec les yeux latéraux, suborbiculaires, le prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures, et le facies des Oxxcara qui suivent.
Erichson en décrit trois espèces (3) d’Angola, qui varient sous le rapport de la forme, l’une d'elles (anfhracina) étant oblongue, et les
(1) Entom. II, n° 60, p. 9, pl. 1, f. 7 (H. striatus, Latr. loc. cit. ; Solier, Ann. d. 1. Soc. entom. IV, p. 377). Olivier assigne le cap de Bonne-Espérance pour patrie à cet insecte; mais je ne crois pas qu'il dépasse les îles du cap Vert au sud et Madère au nord.
(2) A l'elongatus aj.: H. W'ebbianus, Heineken, Zool. Journ. V, p. 35 (elongatus?); Ténériffe, — amaroides, Solier, loc. cit. p. 378; des Canaries, et non de Madère ni d'Espagne, comme le dit, Solier, — impressus, glaber, transversus, tenuepunctatus, politus, brevicollis, lateralis, abbreviatus, cribricollis, fuscipes, Brullé in Webb et Berthel. Canar.; Entom. p. 64; des Canaries. — latebricola, Wollast. Ins. Maderens. p. 510; des iles Salvages.
Le Blaps buprestoides d'Olivier (loc. cit. p. 8, pl. 1, £. 6) semble appartenir au genre.
(3) G. anthracina, curta, nana, Erichs. loc. cit.
LS
TENTYRIIDES. 57
deux autres brièvement ovales. Toutes trois sont peu convexes et criblées de petits points enfoncés, avec la tête couverte de sillons longitudinaux. La plus grande est de taille médiocre.
OXYCARA.
SoLier, Ann; d. l. Soc. entom. IV, p. 254 (1).
Sous-menton faiblement échancré ; ses dents latérales trigones, aiguës. — Menton transversal, arrondi aux angles antérieurs et sinué en avant. — Dernier article des palpes épais, subtriangulaire. — Labre court, triangulaire et cilié. — Tôte courte, assez large, finement carénée au-dessus des yeux, largement arrondie et munie d’une dent médiane en avant. — Yeux allongés, déprimés, rétrécis par une orbite postérieure assez saillante. — Antennes courtes, assez grêles, à articles faiblement obconiques : 3 un peu plus long que 2 et les suivants, 4-11 se raccourcissant peu à peu, 11 aussi long que 10, ovalaire et acuminé au bout.— Prothorax transversal, contigu avec les élytres, quadrangulaire, peu convexe, faiblement bisinué à sa base ; ses angles antérieurs un peu saillants. — Ecusson nul ou à peine visible, — Elytres de la largeur du prothorax et non marginées à leur base, courtes, plus ou moins convexes, ovalaires ou elliptico-ovales, subacuminées en arrière ; leurs épipleures assez étroites, arrondies, avec leur repli large et remontant au niveau des épaules. — Pattes assez longues ; jambes légèrement triangulaires, les postérieures un peu flexueuses ; tarses médiocres. — Prosternum plan, spatuliforme, s’ap= puyant sur le mésosternum ou reçu par lui; celui-ci horizontal, bifide ou non en avant et sillonné dans toute sa longueur, — Epimères mésothoraciques externes, un peu obliques. — Episternums métathoraciques assez larges, arrondis au côté interne, acuminés en arrière.
La forme du mésosternum caractérise essentiellement ce genre parmi les Tentyriides vraies. Ses rapports avec la saillie prosternale varient un peu et permettent de répartir ces insectes dans deux sections dont on a fait autant de genres distincts.
Chez les Oxxcara typiques (2) cette saillie est assez aiguë et pénètre dans le mésosternum, tandis que chez les MELANCRUS il y a simplement contiguité entre les deux organes. MM. Reiche et de Sauley, qui ont adopté ce genre de Dejean en l’épurant (3), ajoutent que ses espèces
(1) Syn. Merancrus (Dej.), Reiche et de Sauley, Ann. d. 1. Soc. entom. 1857, p. 190.
(2) 0. blapsoides, Solier, loc. cit. p. 255, pl. 5, £. 1-6; il ne connaissait pas exactement la patrie de cette espèce; elle habite la Sénégambie et la côle de Guinée, — hegeteroides, pedinoides, Erichs. Archiv, 1843, I, p. 236; Angola.
(3) Dejean y comprenait les Oxxcana de Solier, les MeLaxcrus proprement
38 TÉNÉBRIONIDES.
sont de forme plus courte que les Oxvcara et ont un écusson qui manque chez ces dernières. Mais cet écusson est si pelit qu'à peine le voit-on à la loupe, et, quant à la forme, j'ai sous les yeux des espèces qui font le passage entre les deux genres.
Ces insectes ressemblent un pou à certains Pédinides. Ils sont pour la plupart assez petits et tous d’un noir profond et mat. Leurs téguments en dessus sont souvent lisses, et le prothorax a une plus forte tendance que les élytres à être pointillé ou aciculé. Le genre est propre jusqu'ici à l’Afrique et à la Syrie.
PLATAMODES.
Ménérn. Ins, rec. p. Lehm, part, 2, p. 17.
Menton transversal, subquadrangulaire, tronqué en avant. — Dernier article des palpes subeylindrique. — Mandibules robustes, trèsfortement arquées. — Labre caché sous le chaperon. — Tête grande, arrondie. — Yeux petits, linéaires. — Antennes beaucoup plus courtes que la tête, à articles cylindriques, très-serrés : 4-2 plus gros et plus longs que les autres, 3-9 très-courts, 10 un peu plus grand, 411 plus étroit, obliquement tronqué. — Prothorax transversal, profondément échancré en avant, avec ses angles antérieurs formant des lobes saïllants, tronqué à sa base et contigu aux élytres. — Ecusson mul. Elytres aussi larges que le prothorax à leur base, qui est coupée carrément, convexes, arrondies et rétrécies en arrière ; leurs reps épipleuraux étroits. — Pattes oomprimées ; cuisses épaisses, munies d'une forte dent en dessous; jambes linéaires ; tarses courts, graduellement atténuésÿ leur dernier aticle glus grêle et plus long que les autres. — Corps très-déprimé, glabre, très-lisse.
Genre établi sur un très-petit insecte (1) découvert par Lehmann dans la Turcoménie, et qui, suivant M. Ménétriés, reproduit un peu les formes de la Pachychile subovata. Ce savant entomologiste le classe dans les Tentyriides, parmi lesquelles, si cette place est exacte, l'extrême brièveté de ses antennes et ses cuisses dentées en dessous lui assignent un rang à part.
dits et les Gortrora d'Erichson. Des cinq espèces mentionnées dans son Catalogue (éd. 3, p. 206),les quatre premières paraissent être encore inédites. — Mel. lœvigatus, hegetericus (compactus Dej.), pygmœus, Reicheet de Saulcy, lot.cit.; de la Palestine; le dernier se trouve aussi en Egypte.
(1) P. dentipes, Ménétr, loc. cit., pl. 4, f. 4.
TENTYRIIDES. 59
LACHNOGYA.
Ménérr. Jas rec, p. Lehm. part. 2, p.12.
Menton échancré en avant, transversalement caréné dans son milieu. — Dernier article des palpes ovalaire, subtronqué au bout. — Mandibules cachées sous l'épistome. — Labre saillant, voûté, arrondi em avant. — Tète arrondie, déprimée sur le front. — Yeux saillants, réni= formes, entamés par les bords antérieurs de la tête. —Antennes courtes, moniliformes, sétigères, à articles 1 épais et court, 2-3 subégaux, subcylindriques, 4-8 égaux, sublenticulaires, 9-10 de même forme, un peu plus grands, 11 brièvement ovalaire, subacuminé. — Prothorax très-court, rétréci à sa base, qui est légèrement échancrée dans son milieu, fortement arrondi sur les côtés en avant. — Ecusson ponctiforme. — Elytres un peu plus larges que la base du prothorax. — Pattes médiocres; jambes antérieures robustes, munies à leur sommet externe d’une forte dent arquée; les quatre postérieures ciliées et armées en dehors de petites épines espacées ; tarses comprimés; leur dernier article plus long que les autres et un peu renflé. — Corps revêtu d’une pubescence très-serrée et de poils redressés, disposés en rangées longitudinales.
Cet ensemble de caractères est bien singulier pour un genre de Tentyrüdes ; aussi M. Ménétriés déclare--il ne placer celui-ci qu’en hésitant dans ce groupe. Il compare l’unique espèce (1) qui le compose à l'Hyperops minuta, en ajoutant qu’il est plus court et que ses élytres sont plus arrondies à leur extrémité. Cet insecte de petite taille est encore une des découvertes entomologiques faites par feu Lehmann dans la Turcoménie.
Note.
Il y a quelque apparence que le genre suivant appartient au groupe aetuel, ou, si cela n’est pas, que sa place est parmi les Gnathosiides,
EMMENASTUS.
Ds Morscn. Bullet. d. Mosc. 1845, 1, p. 75.
Menton très-grand, presque carré et arrondi en avant. — Dernier article des palpes plus long que le précédent, elliptique et faiblement
tronqué à l'extrémité. — Labre entièrement recouvert par le chaperon. — Tête carrée, avec le chaperon un peu prolongé en avant et un
bourrelet au-dessus de chaque œil. — Corps ovale, peu convexeet.
(1) L. squamosa, Ménétr. loc. cit. p. 13, pl. 8, f. 16.
60 TÉNÉBRIONIDES.
rétréci à ses deux extrémités. — Facies des GNaruosia et des Zopmosis (!).
M. de Motschoulsky en signale, sans les décrire convenablement, deux espèces : l’une (compactus) du Kamtschatka, l’autre (rugosus) de Sitkba, sur la côte nord-ouest de l'Amérique.
Quant au genre suivant, il est absolument impossible, d’après les caractères qui lui sont assignés, de voir quelle peut être sa place. Mannerheïm le regarde comme intermédiaire entre les PAGHYCOnILE et les Gwarnosta d’une part, et les Nyctélidos d'autre part. Ces dernières étant étrangères à l'Amérique du Nord, je ne puis qu’adopter la première de ces analogies. Il est à regretter que Mannerheim ait omis d'indiquer la forme du menton, caractère qui eut pu mettre le lecteur sur la voie de la vérité.
DYSMATHES.
Manvenu. Bullet. d. Mosc. 1853, 3, p. 264.
Palpes subeylindriques, leur dernier article un peu atténué et arrondi au bout. — Labre transversal, profondément échancré, — Tête plane, presque carrée en avant, légèrement dilatée près des yeux, plus étroite que le prothorax. — Yeux peüts, subréniformes. — Antennes plus courtes que la tête et le prothorax réunis, à articles subcylindriques : 1 court, plus.gros que les autres, 2 du double plus petit, 3 presque deux fois plus long, 4-10 graduellement plus courts, 41 à peine plus long que 10, obtus au bout. — Prothorax plan, transversal, rétréci et largement échancré en avant, bisinué à sa base, avec ses angies postérieurs aigus, saillants en dehors, canaliculé sur la ligne médiane, dilaté, arrondi et crénelé sur les côtés dans son milieu. — Elytres soudées, médiocrement convexes, du double plus larges et plus de quatre fois plus longues que le prothorax, elliptiques, avec les épaules arrondies. — Pattes assez grèles; les quatre jambes postérieures un peu arquées ; les éperons de toutes très-petits ; tarses subcylindriques, comprimés, glabres en dessous ; leur dernier article beaucoup plus long que les autres.
Le genre ne contient qu’une espèce (Sahlbergi) découverte dans l’île Sitkha; elle est de taille moyenne, d’un noir mat, criblée de points enfoncés sur la tôte, et fortement rugueuse sur le prothorax et eles élytres ; eelles-ci sont sillonnées.
Groupe III. Hypéropides.
Saillie intercoxale de l'abdomen assez large. — Métasternum allongé. — Epistome simple, recouvrant les mandibules et le labre. — Tarses normaux (HyLITHus excepté).
TENTYRIIDES. 64
Les trois genres qui composent ce petit groupe sont les derniers chez lesquels la saillie intercoxale de l'abdomen affecte la même forme que dans les trois qui précèdent. L’allongement du métasternum ne permet pas de les comprendre dans ceux-ci. Leurs espèces sont toutes de forme étroite, allongée, surtout les Hyperops, qui ressemblent complètement aux Srenosis (TAGE\rA), avec lesquelles on les a souvent confondus ; aucune d’elles n’a sous la tête ce sillon gulaire si fréquent chez les Gnathosiides et les Tentyriides vraies; enfin, leurs yeux sont ou suborbiculaires ou divisés en deux portions très-inégales par les joues. Cet ensemble de caractères montre que ces inseotes forment un groupe réellement naturel parmi les Tentyriides.
Les deux premiers des trois genres qui suivent sont particuliers à l’ancien continent, le troisième habite l'Amérique du Sud. On retrouve dans celui-ci cette différence signalée plus haut, dans la vestiture des tarses, entre les genres américains et ceux de l’ancien continent.