‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 63 sur 123 · L. Yeux divisés en partie · texte numérisé non relu

L. Yeux divisés en partie

& Toutes les jambes grêles, linéaires et inermes. Joues dilatées et foliacées : Gnathocerus..

— non — ,amincies : Tribolium..… aa Jambes antér, un peu triangulaires et denticulées : Anepsius, IL. Yeux entiers : Phtora.

(1) Après en avoir d’abord parlé en peu de mots dans le Bull, d. Mosc. 1845, I, p. 80, M. De Motschoulsky l’a décrite plus en détail dans ses Etud. entom. An. II, p. 67.

(2) An Introd. ete. I, p. 319, £. 39, ne 2.

(3) Ann, d, 1. Soc. éntom. 1857, p. 351, pl. 8, £. 421-429,

Coléoptéres. Tome V. 21

322 TÉNÉBRIONIDES.

GNATHUCERUS,.

Taonsenc, Act. Holmiens. 1814, p. 47 (1).

Mes : Menton faiblement élargi et tronqué en avant. — Dernier article des palpes labiaux suboylindrique, celui des maxillaires en fer de hache un peu allongé et obliquement tronqué. — Mandibules munies d’une corne plus où moins longue, recourbée en haut, simple et crochue au bout. — Tôte convexe et parfois (cornutus) bituberculée sur le vertex, concave sur le front; ses joues foliacées, très-saillantes et redressées ; épistome un peu rétréci et formant une saillie arrondie en avant. — Yeux presque divisés par les joues, beaucoup plus gros en dessous qu’en dessus. — Antennes un pou plus courtes que le prothorax, à articles 3 plus long que les suivants, 4-8 obconiques, trèscourts, 9-11 un peu élargis, triangulaires, déprimés et subperfoliés, 41 suborbiculaire. — Prothorax en caïré transversal, un peu rétréci en arrière, tronqué à sa base, à peine échancré en avant, — Ecusson curviligne. — Elytres de la largeur du prothorax, plus ou moins allongées et subparallèles; leur repli épipleural incomplet en arrière. — Pattesmédiocres ; cuisses assezrobustes etcomprimées; jambes linéaires; tarses grêles, finement villeux en dessous; leur dernier article au moins aussi long queles précédents réunis.—Mésosternum étroit, déclive, canaliculé,—Saillie prosternale étroite, un peusaillanteetabaissée en arrière.

Femelles : Mandibules cachées sous l’épistome. — Celui-ci légèrement foliacé sur les côtés, largement arrondi en avant.

Je restitue à ce genre, avec Erichson (+), le nom que Thunberg lui a imposé, il y a longtemps, et que les entomologistes ont perdu de vue.

Il a pour type un petit insecte () de couleur ferrugineuse, finement strié et ponctué sur les élytres, qu’on rencontre ordinairement dans les magasins de céréales, et qui paraît répandu à peu près partout dans l’ancien et le nouveau continent, ce qui jette quelque incertitude sur sa patrie réelle. Les autres espèces, en petit nombre, qui existent dans les collections, sont disséminées au loin sur le globe (4).

(1) Syn. Ceranpnia (Dej.), Lucas, Explor. d. l’Algér.; Entom.p. 245.— Trocos1ra, Fab. Entom. Syst.; Supplem. p. 51 et Syst. El. I, p. 155. — PuazEnIA Latr. — Uroma Curtis, Steph.

(2) Archiv, 1847, L, p. 119.

(3) Trog. cornuta Fab. loc. cit. (Gnath. ruber, Thunb. loc. cit. pl. 4 AR.1; Var, Ul. læviuscula Steph.) ; figurée par Solier in Gay, Hist. d. Chile; Col. pl. 20, f.7 a-f.

(4) Une seule est décrite, la Trogosita maæillosa Fab. Syst. El. 1, p.155; figurée dans Palis.-Beauv. Ins. d’Afr. et d’Amér. pl. 32, £. 4, sous le nom de Trog. mavillaris. Les mandibules du mâle sont beaucoup plus grèles que chez

ULOMIDES, 323

Malgré leur petite taille, ces insectes sont remarquables par la forme des mandibules chez les mâles, qui reproduit celle qu’on a vue plus haut chez quelques Penrra.

TRIBOLIUM.

Mac-Leay, Annul. Javan. p. 47 (1).

Menton plan, subquadrangulaire. — Dernier article des palpes labiaux suboyoïde, celui des maxillaires ovalaire, déprimé et obtus au bout.—Labre très-court.— Tête légèrement convexe en arrière; épistome saillant, trapéziforme, aminci sur les côtés et un peu échancré en avant. — Yeux grands, subtransversaux, à moitié entamés par les joues; leur partie inférieure sensiblement plus grosse que la supérieure. — Antennes à peine plus longues que la têle, à articles 2-8 égaux, très-serrés, 9-11 formant une petite massue.—Prothorax en carré transversal, très-légèrement arrondi et finement rebordé sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres de la largeur du prothorax, allongées, parallèles; leur repli épipleural entier, mais excessivement étroit dans sa partie postérieure. — Le surplus comme chez les GNATHOCERUS.

Il n’y a jusqu'ici que deux espèces de ce genre qui soient décrites (2), mais les collections renferment un certain nombre de petits insectes inédits, qui en sont très-voisins, et qui pourront entrer dans le genre, en modifiant légèrement sa formule.

L'espèce typique (ferrugineus) est d’un jaune ferrugineux peu brillant, presque lisse sur la tête et le prothorax, et présente sur les élytres un grand nombre de stries fines et superficielles, dont les intervalles sont pour la plupart un peu saillants. Elle est probablement originaire des Indes orientales, et parait être aujourd’hui répandue

la cornula. Elle est de l'Amérique du Sud et des Antilles; les exemplaires que j'ai vus venaient de la Colombie, 1

Dejean (Cat: éd. 3, p.222), outre cette espèce et la cornufa, en mentionne trois autres, dont la dicina et la testacea sont sous mes yeux. Elles n’appartiennent pas au genre actuel et me paraissent devoir chacune en former un, voisin des FRinoLiUN.

(1) Syn. Srene, Steph.Hl. of Brit. Entom. V, p. 9.— Manous, Dej. Cat. éd. 2, p.200; L. Redtenb. Faun. austr.; Die Kæf, p. 593. — Teneerio Fab., Oliv., Sturm, Touss.-Charp., ete.— Dennesres Fab., Herbst.—{rs Fab.—Lycrus Fab. — Thocosira Fab, — Cocvnium Herbst.

(2) Ten. ferrugineus, Fab. Spec. Ins. I, p. 324 (Col. castaneum HerbsL) ; pour le surplus de la synonymie, qui est très-étendue, voyez Mulsant, Col. d. France; Latig. p.245. — Ten. madens, Touss.-Charpent. Horæ entom. p.218

(Margus obscurus, W. Redtenb. Quæd. Gen. et Spec. Archid. Austr. p. 17) ; Europe or.

324 TÉNÉBRIONIDES.

dans toutes les régions du globe. On la trouve ordinairement dans la farine, le son, le riz, ete., et elle attaque même les collections d’insectes. ‘

Les entomologistes ont, pendant longtemps, méconnu ce genre de M. Mac-Leay, par suite d’une erreur qu'avait commise ce savant, en lui attribuant cinq artieles à tous les tarses (1).

ANEPSIUS, J. L. Le Conrg, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p. 147.

Genre très-voisin des Trisozium et n’en différant que par les particularités suivantes :

Epistome un peu plus saillant, du reste de même forme, largement et faiblement échancré. — Yeux un peu engagés dans le prothorax, médiocres, subarrondis et à moitié divisés par les joues; leur portion supérieure petite et un peu allongée longitudinalement.—Antennes de la longueur des deux tiers du prothorax, à articles 3 un peu plus long que les suivants, 4-8 subcylindriques, subégaux, 9-11 formant une petite massue déprimée, peu distincte. — Jambes antérieures légèrement triangulaires, finement denticulées sur leur tranche externe. — Corps allongé, subeylindrique.

M.J. L. Le Conte a mis ce genre parmi les Opatrides, mais les rapports intimes qu’il a avec le précédent ne permettent pas le doute sur la place qu’i doit occuper. Il ne comprend qu’une espèce (delicatulus) découverte en Californie par ce savant entomologiste, d’un tiers plus grande que le Tribolium ferrugineum, d'un jaune ferrugineux comme lui, et dont les élytres ont une sculpture analogue. Elles présentent, en effet, un très-grand nombre de rangées de petits points enfoncés, la plupart allongés; la tête et le prothorax sont en outre criblés de points encore plus petits et presque contigus.

PHTORA.

(Der) Mucs. Col. d. France; Latig. p.228.

Menton en trapèze renversé. — Dernier article des palpes labiaux ovoïde, celui des maxillaires subovale, déprimé et un peu tronqué au bout. — Labre distinct. — Tête très-courte, un peu convexe, engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux; épistome largement arrondi en avant, presque au niveau de l'insertion des antennes. — Yeux médiocres, en partie cachés par le prothorax, ovalaires et presque entiers.

(1) Voyez à ce sujet une note de M. Guériu-Méneville dans los Ann. d. 1. Soc. entom, 1845, Bullet. p. CXVII.

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ULOMIDES. 325

— Antennes un peu plus longues que la tête, à articles 2-8 très-courts, s'élargissant peu à peu, 9-11 formant une assez grosse massue déprimée. — Prothorax transversal, subrectiligne et assez fortement rebordé sur les côtés, non échancré en avant, presque arrondi en arc à sa base, — Ecusson très-petit, arrondi en arrière. — Elytres médiocrement allongées, parallèles, aussi larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base; leur repli épipleural entier.—Pattes courtes; cuisses assez robustes, comprimées; jambes antérieures légèrement triangulaires, très-finement denticuléesen dehors, les autres linéaires; tarses courts, le 1° article des postérieurs à peine plus long que le 2°. — Mésosternum déclive, sillonné en arrière. — Saillie prosternale dépassant un peu les hanches antérieures. — Corps médiocrement allongé, subeylindrique et un peu déprimé.

L’unique espèce (crenata) du genre est petite, d’un brun marron assez brillant, criblée de petits points enfoncés, très-serrés sur la tête et le prothorax, avec les élytres assez fortement striées et ponctuées. Elle habite le midi de la France et plus particulièrement les régions voisines des Pyrénées.

Le genre s'éloigne assez fortement des précédents par la forme de son épistome et l'intégrité de ses yeux, mais les groupes secondaires sont déjà si nombreux que je n’ai pas cru devoir en créer un pour lui seul, d'autant plus que par la structure de ses antennes ot ses autres caractères il appartient manifestement à celui-ci.

Groupe III. Alégoriides.

Trochantins intermédiaires nuls, — Yeux découverts, transversaux, peu prolongés sur lé front, sinués en avant. — Antennes perfoliées, grossissant peu à peu.—Tête normale.—Jambes légèrement triangulaires; les quatre antérieures finement denticulées ; tarses déprimés ; leur pénultième article subbilobé. — Lobe interne des mächoires inermo. — Corps très-déprimé.

Ce groupe, composé du seul genre AzeGortA , de M. De Castelnau, ne diffère essentiellement des Ulomides vraies qui suivent que par structure des tarses.

ALEGORIA.

DE Casrezn. Hist. nat. d. Col. I, p. 221 (1).

Menton plan, transversalement cordiforme, sinué en avant. — Languette échancrée. — Dernier article des palpes labiaux subovalaire et tronqué; celui des maxillaires fortement sécuriforme. — Labre en

(1) Syn. Hyconowa, Dej. Cat, 6d. 3, p.221.

326 TÉNÉBRIONIDES.

carré transversal. — Tête courte, engagée jusqu'aux yeux dans le prothorax et munie d’un col en arrière ; épistome séparé du front par un fin sillon flexueux, presque subitement rétréci et fortement échancré en arc de cerele. — Yeux médiocres, étroits, munis d’une assez large orbite en arrière. — Antennes courtes, robustes, à articles 3 un pou plus long que les suivants, 4-6 très-courts, 7-10 graduellement transversaux, perfoliés, 11 beaucoup plus grand que 10, arrondi au bout, — Prothorax transversal, plan, rétréci en arrière, tronqué à sa base, à peine échancré en avant; ses quatre angles obtus. — Ecusson eurviligne. — Elytres un peu plus larges que la base du prothorax, allongées, subparallèles, déprimées; leurs épipleures incomplètes en arrière. — Pattes courtes; cuisses comprimées, les antérieures trèsrobustes, les postérieures allongées, un peu arquées; les quatre jambes antérieures triangulaires, arquées, finement denticulées en dehors; tarses revêtus en dessous d’une brosse de poils dense, leur dernier article médiocre; crochets fortement arqués. — Saillie intercoxale de l'abdomen assez large, ogivale et arrondie en avant. — Mésosternum subvertical, en forme de V. — Saillie prosternale non saillante en arrière.

L'espèce typique (1) est de moyenne taille, d’un noir assez brillant, lisse sur le prothorax, finement striée sur les élytres, avec une courte strié sçutellaire. Je ne trouve aucune différence sexuelle entre les nombreux exemplaires que j'ai sous les yeux. Cet insecte est répandu en Colombie, à Cayenne et dans le nord du Brésil. Je connais une seconde espèce du genre, originaire du Brésil méridional, plus petite que la précédente et dont le prothorax est presque en carré régulier.

GroupE IV. Ulomides vraies.

Trochantins intermédiaires nuls. — Yeux découverts, transversaux, souvent prolongés sur le front. — Antennes grossissant peu à peu. — Tète normale chez la plupart. — Jambes de forme variable; tarses normaux.— Lobe interne des mâchoires muni d’un erochet corné, plus rarement inerme,

Ce groupe contient la majeure partie des espèces de la tribu. À l'exception des HypopaLœus qui sont très-grôles et presque eylindriques, ce sont des insectes plus ou moins larges, en général déprimés, de forme exactement parallèle, ou plus ou moins ovales. Comme partout ailleurs dans la famille, quelques déviations du type général s’observent çà et là parmi eux, mais rarement. Ainsi, l’épistome s'allonge un peu chez les Hypopurœus et devient trapéziforme chez les Uzosowra. Quelques-unes de ces dernières ont des antennes qui ont

(1) 4. dilatata, Casteln. loc, cit. (Hyl. sinuatocollis Dej.).

! ULOMIDES. 3217

complètement cessé d’être perfoliées. Les élytres, chez la plupart des Hyroracœus, laissent le pygidium à découvert. Enfin, le métasternum se raccourcit chez les Ocrcocara. À part ces exceptions, le groupe est très-homogène. à

On a de bonnes descriptions des larves de trois de ses genres, qui sont dans l’ordre systématique les suivants : À ;

Celle de l’Utoma Perroudii, découverte par M. Ed. Perris (1) dans la vermoulure de vieilles souches de pins, est linéaire, cylindrique, revêtue de téguments cornés et de couleur rousse, avec deux traits ferrugineux transversaux sur chacun des ségments thoraciques et abdominaux. Les deux derniers segments de la première de ces régions, et les huit premiers de la seconde, sont assez fortement ponctués dans leur milieu. De chaque côté de la tête se trouvent trois ocelles à peine visibles. Le prothorax est notablement plus long que le mésothorax et le métathorax qui sont, en même temps, plus courts que les segments de l'abdomen. Le dernier de ceux-ci est elliptique et terminé par une très-petite pointe obtuse. Son mamelon anal est très-réduit, rétractile et ordinairement caché par le bord postérieur du huitième segment.

La larve de l’Aphitobius mauritanicus, d'après la description et la figure qu’en a données M. H. Lucas (2), est un peu moins étroite que la précédente, d’un roux uniforme, finement et irrégulièrement ridée en dessus, avec un fin sillon médian qui, de la tête, s'étend jusqu’à l'antépénultième segment de l'abdomen inclusivement. Le dernier est court, triangulaire, redressé et très-aigu à son extrémité et garni sur les côtés d’épines très-courtes, mélangées de soies roussâtres, trèslongues. Le mamelon anal est très-saillant et porte deux appendices charmus, rétractiles et très-mobiles. La tête ne présente que deux ocelles de chaque côté. Cette larve vit de substances farineuses comme celles du Tenebrio molitor, en compagnie de laquelle on la trouve parfois, et se métamorphose sans prendre aucunes précautions préalables.

Les habitudes des Hypopazœæus, sous leur première forme, sont trèsdifférentes de celles qui précèdent, ainsi que l’a fait connaître M. Ed. Perris. Leurs larves, dont ce savant observateur à décrit deux espèces (3), sont carnassières et dévorent celles de plusieurs espèces do

(1) Ann. d. 1. Soc. entom. 1857, p. 374, pl. 8, £. 413 et 420. M. Ed. Perris dit avoir trouvé dans les mèmes conditions la larve de l’U. culinaris. .

(2) Ana. d. 1. Soc. entom. 1857, p. 77, pl. 4, I, £ 1 a-f. Antérieurement (ibid. 1848, Bullet. p. XIN) M. Lucas en avait déjà dit quelques mots en la désignant sous le nom d’Heterophaga opatroides.— Plusieurs années auparavant (1839), M. Westwood {An Introd.ete. I, p. 315, f. 38, n° 20) l'avait figurée sous le nom d'Aphitobius fagi, mais sans la décrire.

(3) HI. ferruginens, linearis, Bd. Perris, Aun. d. 1. Soc. entom. 1857, p. 354, pl. 8, f. 430-443, — La larve de l’H. bicolor avait été déjà figurée par M. West- Wood loc. cit. p. 315, £.38, n°6.

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328 TÉNÉBRIONIDES.

Towicus dans les galeries desquelles elles vivent. Les caractères essentiels qui les distinguent des précédentes, sont : le corps plus hérissé de poils, la présence de quatre ocelles de chaque côté de la tôte, la forme du dernier segment abdominal qui est presque demi-cireulaire et complètement inerme, enfin, la structure de son mamelon anal qui est trilobé. Toutes deux se changent en nymphe dans une cellule qu’elles pratiquent au milieu des détrituS des galeries où elles ont opéré leur croissance.

Comme toutes celles de la famille, les nymphes de ces trois genres sont munies, sur leurs bords latéraux, d’appendices do formes variées.

Les Ulomides vraies sont répandues sur tout le globe, et dans le nombre il en est plusieurs qui sont devenues cosmopolites.

I, Menton variable, mais jamais trapéziforme ni carré. a Métasternum court : Oligocara.

aa . de longueur normale.

b Jambes inermes.

Saillie prosternale pénétrant dans le mésosternum : Erelus. - — ne pénétrant pas — Antimachus.

bb Jambes denficulées en dehors : Uloma,

IL, Menton trapéziformo ou carré.

ce Jambes antérieures denticulées, 4° art. des palpes max. sécuriforme : Alphitobius : — non — Cataphronelis.

ce Jambes antérieures inermes.

d Corps large; élytres recouvrant Je pygidium.

— parallèle, très-déprimé : Ulosonia.

— ovalaire, foliacé latéralement : Pelloides.

dd Corps très-grèle, subeylindrique; élytres laissant presque toujours le pygidium à découvert : Hypophlœus.

Genres incertæ sedis : Phanerops, Cryptops, Batulius.

OLIGOCARA.

Souien in Baup: e Tnuqui, Séudi entom. p. 224.

Müle : Menton transyersalement ovale, rétréci à sa baso, bifovéolé

sur sa face externe. — Languette largement et fortement échancerte en are de cerele.—Lobe interne des mâchoires muni d’un crochet corné. — Dernier article des palpes labiaux gros et cupuliforme, eului des maxillaires sécuriforme et arqué.—Labre saïllant, transversal, entier. — Tête courte, munie d’un col en arrière ; épistome très-court, large= ment tronqué. — Yeux médiocres, graduellement rétrécis inférieure-

ULOMIDES. 329

ment, peu prolongés sur le front, — Antennes assez courtes, à articles 3 un peu allongé, 4-5 cupuliformes, 6-7 plus courts, 8-10 transversaux. — Prothorax presque aussi long que large, un peu rétréci en arrière, bisinué à sa base, à peine échancré en avant, rebordé sur les côtés seulement. — Écusson en triangle curviligne. — Elytres oblongo-ovales, échancrées en demi-cercle, et aussi larges que le prothorax à leur base; leur repli épipleural entier. — Cuisses robustes, comprimées, les antérieures un peu arquées; jambes de la même paire assez étroites, arrondies en dehors, tranchantes au côté interne, échancrées à leur base en dedans, prolongées à leur extrémité interne en une saillie tronquée au bout; les autres triangulaires, ur peu àpres en dehors; tarses à peine ciliés en dessous, le 4% article des postérieurs allongé. — Saillie intercoxale en triangle allongé; le dernier segment abdominal tronqué et bisinué au bout. — Métasternum très-court. — Mésosternum fortement concave. — Saillie prosternale plane, recourbée en arrière. — Corps aptère.

Femelle : Menton non fovéolé en dehors.—Dernier article des palpes labiaux plus long etun peu comprimé, — Métasternum sensiblement moins court, — Jambes antérieures moins échancrées à leur base,

Solier s’est singulièrement mépris sur les analogies de ce genre. Après lavoir d’abord placé dans sa tribu des Blapsites, il en a fait plus tard (1) le type d’un groupe à part, qu'il a nommé Oligocaroïdes, en lui associant les Hecrorucus (ses Euscnaria). Son menton, sa tôte, ses antennes et surtout l'absence des trochantins intermédiaires prouvent qu'il appartient aux Ulomides {1}, parmi lesquelles il est fort tranché, par suite de la brièveté du métasternum. 11 est très-remarquable que cette partie du corps ne soit pas de la même longueur dans les deux sexes; c’est le seul cas de ce genre qui existe, à ma connaissance, parmi les Ténébrionides. Quant à l'absence des ailes, qui a entrainé la soudure des élytres, elle n’a qu’une faible importance.

L'O. nitida (3), type et unique espèce du genre, est un assez grand insecto du Chili, ayant le facies des ULomA, d’un noir brillant et lisse, avec les élytres finement striées.

(1) In Gay, Hist, d. Chile; Zool. V, p.225.

(2) Par suite de la brièveté du métasternum, le genre à aussi la plus intime analogie avec les Gœlométopides et en particuljer avec le genre CENTnoNonuS. Mais l'absence des trochantins intermédiaires, réunie à la structure de ses anlennes, ne permet pas de le comprendre dans ce groupe.

(3) Solier in Baudi et Truqui, loc. cit. p. 227, pl. 10, f, 1; et in Gay, loc. cit. p. 226, pl. 20, f, 2.

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330 TÉNÉBRIONIDES.

LRELUS, Muzs. et Rey in Murs. Opusc. entom,. fase. 2, p. 185.

Menton cordiforme, plan. — Dernier article des palpes maxillaires sécuriforme. — Labre transversal. — Tête transversale, enfoncée dans le prothorax jusqu'aux yeux; épistome tronqué en avant. — Yeux latéraux, un peu entamés par les joues. — Antennes plus courtes que le prothorax, grossissant peu à peu, à articles 3 globuleux, 4-10 transversaux, rétrécis en arrière, 11 arrondi au bout. — Prothorax transversal, un peu rétréci en arrière, échancré en avant, bisinué à sa base, avec les angles de celle-ci saillants et reçus dans des fossettes de la base des élytres. — Celles-ci allongées, parallèles, puis rétrécies dans leur tiers postérieur ; leur repli épipleural entier.— Pattes médiocres; cuisses comprimées; jambes antérieures graduellement élargies ; tarses subfiliformes; le dernier article des antérieurs presque aussi long que les précédents réunis. — Prosternum saillant en arrière et reçu dans une fossette du mésosternum. — Corps allongé, peu convexe.

MM. Mulsant et Rey, à qui j'emprunte ces caractères, se sont fus sur les analogies de ce genre qu'ils indiquent simplement comme appartenant aux Taxicornes, ILme parait ne pas pouvoir être placé ailleurs que dans le groupe actuel (1). L'unique espèce (sulcipennis) qui le compose est de taille moyenne, d’un noir brillant et sillonnée sur les élytres, avec les intervalles entre les sillons tranchants en arrière.

ANTIMACHUS.

Gisr, Isis, 1829, p. 1055 (2).

Mäles : Menton plan, lunulé, transversal. — Languette concave, largement échancrée où sinuée en avant, — Dernier article des palpes labiaux médiocrement sécuriforme, celui des maxillaires en triangle subéquilatéral. — Labre transversal, arrondi aux angles antérieurs. — Tète munie d’un col en arrière, anguleuse et impressionnée au niveau des antennes; épistome court, graduellement rétréci et largement échancré en avant ; front armé d’une corne redressée, évasée et bifurquée au bout. — Yeux transversaux, plus grands en dessus

(1) Dans le Catalogue des Coléoptères d'Europe, publié en 1856, par la S0ciété entomologique de Stettin, le senl ouvrage où il en soit fait mention, le genre est classé entre les Awmomus et les PuaLERIA, ce qui n’est certainement pas sa place.

(2) Syn. Cernarunis, Perty, Del. anim. art. Brasil. p. 57. — ULomA Dej., Castelo. — Puarenta Latr., Dalm,

ULOMIDES, 331

qu’en dessous, munis d’une assez large orbite postérieure.—Antennes plus courtes que le prothorax, robustes, grossissant peu à peu, subperfoliées, à articles 3 à peine ou pas plus long que le suivant, 4-5 obconiques, 6-10 transversaux, souvent un peu saillants en dedans, 11 plus grand que 10, arrondi au bout. — Prothorax transversal, subquadrangulaire, faiblement sinué à sa base, muni en avant d’une grande et profonde excavation, avec ses angles antérieurs plus ou moins saillants et coniques. — Elytres assez convexes, allongées, subparallèles ; leurs épipleures complètes. — Pattes médiocres, robustes ; cuisses assez larges; jambes comprimées, inermes en dehors, les anas plus courtes et plus larges que les autres, subdifformes et variables selon les espèces; les autres en triangle très-allongé ; tarses plus ou moins villeux en dessous, leur dernier article très-grand, — Mésosternum fortement déclive, un peu concave.—Saillie prosternale dépassant un pou les hanches antérieures. — Corps allongé, subparallèle.

Femelles : Tète inerme. — Prothorax sans excavation (1); son bord antérieur largement échancré en are de cercle. — Jambes antérieures un peu plus larges que les autres, excavées sur leur face interne dans ieur moitié terminale; tarses en général moins velus en dessous.

Ces insectes sont généralement réunis aux ULoma dans les collections, à l'exemple de Dejean dans son Catalogue. Ils m’en paraissent tès-suffisamment distincts par leurs jambes complètement inermes en dehors, et la nature de leur principale différence sexuelle, c'est-à-dire la présence d’une corne sur la tête des mäles (2). Les plus grandes Uroma arrivent à peine à la taille de leurs plus petites espèces. Ces dernières sont toutes d’un noir assez brillant, finement ponctuées sur le prothorax, avec leurs élytres fortement striées et ponctuées.

Le genre est propre à l'Amérique, et répandu depuis le Mexique jusque dans le Brésil méridional. Des neuf espèces qui existent, à ma connaissance dans les collections, trois seulement sont décrites en ce moment (3).

(1) Une seule espèce (meæicana Dej.), inédite, fait exception à cet égards son prothorax présente une dépression pareille à celle qui existe chez les mâles dela plupari des Uroma. :

(2) Cette corne est sujette, quoique rarement, à se réduire. J'ai sous les yeux un exemplaire de la coriaceæ Dej. où elle a perdu sa partie bifurquée et ne forme plus qu’une petite tige simple.

(8) 4. furcifer, Gisul, loc. cit. avec une fig. du mâle; Brésil, — Cer. nigerrima, Perty, loc. cit. ». 58, pl. 12, f. 8, o° (UE. monoceros Dej.); Brésil et Cayenne, — Phal, furcifera, Dalm. Acta Holmiens, 1821, II, p. 381 et Anal. Entom. p. 58, pl. 4, £. 1 @ (U. Petitii? Dej.); Brésil. — Rapportez en outre ici les Uy. Roudenii, excavata, alerrima, melanaria, meæicana de Dejean, Cat. éd. 3, p. 221. La coriacea citée plus haut avait 616 ainsi nommée par lui dans sa collection depuis la publication de son Catalogue.

332 TÉNÉBRIONIDES.

ULOMA.

(Mecenue) L. Renrenr. Faun. austr.; Die Keæf. p.593 (1).

Menton de forme variable (2). — Languette échancrée en avant. — Dernier article des palpes labiaux plus ou moins triangulaire, rarement (culinuris) ovoïde; celui des maxillaires sécuriforme. — Lobes des mâchoires munis chacun d’un crochet corné (culinaris). — Labre court, entier, avec ses angles arrondis, — Tète des ANTIMACHUS, avec le front inerme et l’épistome largement tronqué ou sinué en avants— Yeux étroits, transversaux, non dilatés en dessus.—Antennes courtes, robustes, grossissant peu à peu et déprimées, à articles 3 un peu plus long que 4; les 6, 7 ou 8 derniers plus ou moins transversaux, perfoliés, le 44° arrondi au bout. — Prothorax transversal, rectangulaire ou un peu arrondi sur les côtés, médiocrement convexe, à peine bisinué à sa base et échancré en avant. — Elytres oblongues et parallèles, rarement ovales, aussi larges que le prothorax et échancrées en are à leur base, sillonntes ; leurs épipleures incomplètes en arrière, — Pattes courtes; cuisses robustes, comprimées; jambes antérieures et souvent les intermédiaires triangulaires, arquées, arrondies et fortement pluridentées en dehors; tarses médiocrement villeux en dessous; le 49 article des quatre postérieurs plus ou moins allongé, — Saillie intercoxale de l'abdomen assez étroite, triangulaire, — Mésosternum fortement déclive, en forme de V.— Saillie prosternale recourbée en arrière des hanches antérieures. — Corps glabre.

Les mâles se distinguent généralement des femelles par la présence, à la partie antérieure de leur prothorax, d’une dépression plus ou moins profonde, et en ce que leurs quatre premières jambes sont plus larges; quelquefois (par ex. ämpressicollis), les antérieures sont échancrées à leur base et tomenteuses à leur extrémité en dedans. Parfois (par ex. culinaris) leur menton est muni d’une brosse de poils.

Ces insectes sont les plus grands des Ulomides après les ANTIMACHUS. Tous sont d’un noir ou d’un ferrugineux brillant, et plus ou moins fortement sillonnés sur les élytres; ces stries sont ponctuées, etla soutellaire est en général très-distincte. EUTTe

(1) Syn. Uræva, Casteln. Hist, nat. d. Col. IL, p. 220, — Mrrasra, Perroud et Mulsant, in Muls. Opuse, entom. fase. VII, p. 161. — Teneprio Linné, Fab,, Panzer, etc.— Pnauetua Latr., Gyllenh., Palis.-Beauv.— Cenarupis Thomson:

(2) Chez la culinaris, type du genre, il est en ovale allongé avec ses bords latéraux amincis et comme foliacés; cette forme est très-rare et je n'en connais pas un second exemple. Daus les autres espèces il est transversalement ovale (par ex. impressicollis), lunulé (par ex. diaperoides) ou cordiforme (par ex. orientalis), avec des passages intermédiaires qui Ôtent à ces modifications leur Valeur. Celles du dernier article des palpes labiaux ne paraissent pas avoir plus d'importance.

ULOMIDES. 333

L'éeréilienne (diaperoides) dont M. De Castelnau a fait une section à part sous le nom d’Uzæpa, ne diffère des autres que par sa forme un peu plus convexe (1).

MM. Perroud et Mulsant en ont établi, sous le nom de Merasia, un autre qui ne me paraît pas plus admissible. Ses caractères différentiels seraient : le corps moins allongé ; les articles 6-10 des antennes non cupuliformes ni coupés en ligne droite antérieurement; et surtout le menton transversalement ovale (c’est sa forme normale chez les espèces exotiques). Des caractères de cette nature obligeraient de diviser le genre en une dixaine d’autres. Celui-ci ne contient que deux petites espèces, l’une de Sicile, l’autre du Sénégal (2).

Les ULomA paraissent répandues sur tout le globe, mais on n’a encore décrit que le tiers au plus de celles qui existent dans les collections (3).

ALPHITOBIUS.

Srern. {ll of Brit. Entom-.-V, p. 11 (4).

Menton en trapèze renversé. — Languette presque entière. — Dernier article des palpes labiaux ovalaire, déprimé et tronqué au bout;

(1) M. De Castelnau a établi dans le genre une autre seelion qu’il nomme ADELONIA et qui a pour type une espèce de Cayenne (fliformis) qui m'est inconnue. Cette section est caractérisée par ces seuls mots : « corps long, linéaire, » IL est probable qu’elle doit former un genre distinct.

(2) M. gagatina, de Sicile; farsalis, du Sénégal; Perr. et Muls. loc. cit.

(3) Esp. européennes : Ten. culinaris Linn., Fab., Oliv., ete. (Ten. ferrugineus, Panzer, Faun. Ins. Germ. IX, 207, 1 9 ; Var.? UL. cucullatum Ménélr, Cat. rais. p. 204); de toute l’Europe et de l’Amér, du Nord. — U. picea, Küster, Die Kæf. Europ. IV, 6; Dalmatie. — Perroudi, Muls. et Guilleb, Ann, d. 1, Soc. Linn. d. Lyon, Sér. 2, IL, p. 421; France mér., Suisse, — Esp. africaines : Phal. ovarensis, Palis.-Beauv. Ins. d’Afr. et d'Amér. p. 144, pl. 30b, £. 8.— Cerat. foveicollis, lœæsicollis, J. Thoms. Archiv. entom. II, p.88, Gabon — Esp. des Indes or, : U. orientalis, Casteln. Hist. nat. 4, Col. II, p. 120; Java. — Fahræi, Westringi, Mannerh. Bull Mosc. 1844, p. 850 et 857; Java, — Esp. de la Nouvelle-Zélande : U. lœvicosta, Blanch. Voy. au pôle Sud; Entom. p.165, Col. pl. 11, f. 6. — Esp. de la Polynésie : U. insularis, Guérin-Ménev. Revue Zool. 1841, p. 190; lle Vavao. — cavicollis, encausta, L. Fairm. Rev. et Mag. d, Zoo!. 1849, p. 447; la seconde est figurée, sous le nom d'insularis, dans le Voy. au pôle Sud, loc, cit. pl. 11, £. 4”, 5 © ; Île Vavao. — Esp. de l'Amér. du Nord : U. ferruginea, Say, Boston Journ. of nat. Hist. I, p. 188.— Umpressa, Melsheim. Proceed. of the Acad. of Philad. IX, p. 164. — narginala, À. L, Le Conte, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p.149; Californie. — Esp. de Cayenne*et du Brésil : Ten. retusus, Fab. Syst. EL. L, p. 149. — U. im- Pressicollis, major, Casteln. Hist. nat. d. Col. IL, p. 120.

(© Syn. Herenornaca, Dej, Cat. éd. 3, p. 220; L. Redtenb. Faun. austr. ;

Die Kaf, p.594, — Tenevnto Fab., Pauz., Herbst, etc, — Herors Oliv. — Puarera Latr,

UT mer D! trrpt ER 1 TE

334 TÉNÉBRIONIDES.

celui des maxillaires fortement sécuriforme (1). —Labre hu saillant, arrondi en avant. — Tôte engagée jusqu'aux yeux exclusivement dans le prothorax; épistome court, séparé du front par un fin sillon flexueux, arrondi sur les côtés, sinué (diaperènus) ou tronqué (chryso- . melinus) en avant. — Yeux transversaux, entamés par les joues, beaucoup plus gros en dessous qu’en dessus. — Antennes courtes, médiocrement robustes, grossissant peu à peu, à 3° article à peine plus long que les suivants, ceux-ci très-courts et serrés; les quatre ou cinq avant-derniers transversaux, perfoliés, 41 plus gros que 10, arrondi. — Prothorax travsversal, légèrement arrondi dans son milieu sur les côtés, assez fortement bisinué à sa base, avec son lobe médian arrondi et ses angles aigus, échanoré en avant. — Ecusson curviligne. — Elytres aussi larges que le prothorax, oblongo-ovales; leur repli épipleural entier. — Pattes courtes; cuisses robustes, comprimées; jambes triangulaires, les antérieures un peu arquées, munies en dehors, ainsi que les intermédiaires, de fines dentelures ou de cils spiniformes; tarses grêles, assez longs, ciliés en dessous; le 1°° article des postérieurs assez allongé, le dernier de tous long.—Saillie intercoxale de l'abdomen assez étroite, aiguë.—Mésosternum concave, parfois (diaperinus) fourchu. — Saillie prosternale dépassant un peu les hanches antérieures. — Corps oblongo-ovale, peu convexe.

Insectes de la taille des plus petites ULoma, et distincts de ce genre par un ensemble de particularités dont les principales résident dans leur menton, leurs yeux, leur prothorax autrement faits, leurs jambes moins larges et moins dentées en dehors, et leurs tarses non villeux eu dessous. La sculpture de leurs élytres consiste également en stries, mais beaucoup plus fines, du moins chez les espèces actuellement décrites ; les intervalles entre ces sillons sont plans, finement pointillés, et la strie scutellaire est absente. Lés deux sexes sont semblables. ,

Quoique peu nombreux, le genre est dispersé sur tout le globe, et ses espèces se trouvent dans des conditions variées. Des trois qui existent en Europe (1), deux se rencontrent, par exemple, sous les pierres,

(1) M. Mulsant (Col. de France; Latigèn. p. 235) indique à tort le dernier des labiaux comme étant grêle, presque cylindrique, et celui des maxillaires comme de cette dernière forme ou en ovale oblong.

(2) De ces trois espèces les deux suivantes ne donnent lieu à aucunes dificultés de synouymie : T'en. chrysomelinus, Herbst, Naturforsch. VIE, p. 17, pl. 118, f. 9; Europe or. — Ten. diaperinus, Panz. Faun. Ins. Germ. XXXVIL, 16; (Ten. ovatus, Herbst; Ul.opatroides, Dej.; Ul. mauritanica Curtis; Alph. maurilanicus Steph.) : Sénégal, Faune méditerranéenne, Europe tempérée.— Celle de la suivante est, au contraire, incertaine et très-confuse, MM, Mulsant (Cola. France; Latig. p. 336) et H. Lucas {Aun. d, 1. Soc. entom. 1857, p. 73) qui l'ont exposée récemment, ne sont pas d'accord entre eux. Le second l'établit de là manière suivante : Ten. maurilanicus, Linné, Syst. nat. ed, 12,1, 2, P: 67 (Ten. orisæ Herbst; Hel. piceus Oliv.; Ten. fagi Panzer; Alph. picipes Steph.;

ULOMIDES. 335

sous les écorces et dans l’intérieur des maisons, où, comme le Tenebrio molitor, elles se nourrissent de céréales. L'une d'elles (mauritanicus) doit à ce dernier genre de vie, d’avoir été transportée sur toute la surface du globe. Il est très-probable que l’une et l’autre ont été importées en Europe.

CATAPHRONETIS.

(Des.) Lucas, Explor, d. l’'Algér.; Entom. p. 342 (1).

Menton presque carré. — Dernier article des palpes labiaux subeylindrique , celui des maxillaires déprimé, à peine élargi et obliquemerit tronqué au bout. — Labre peu saillant, arrondi en avant. — Tête très-courte, engagée jusqu'aux yeux, un pou voûtée; épistome à peine distinct du front, arrondi et légèrement tronqué en avant. — Yeux petits, un peu entamés par les joues, aussi gros en dessus qu’en dessous. — Antennes courtes, à articles 3 plus long que les suivants, 4-6 très-courts, obconiques, serrés, 7-10 transversaux , graduellement Glargis, perfoliés, 414 plus grand que 40, suborbiculaire. — Proihorax transversal, légèrement rétréci en arrière, tronqué à sa base, à peine Gchancré en avant. — Ecusson curviligne. — Elytres oblongues, leur repli épipleural entier. — Pattes courtes; jambes antérieures triangulaires, larges, finement denticulées en dehors, les autres étroites; tarses grêles, très-finement villeux en dessous ; le 1° article des postérieurs peu allongé. — Saillie prosternale étroite, recourbée en arrière. — Corps oblong, peu convexe.

L'espèce typique (2) ressemble complètement, au premier aspect, aux ALPHITOBIUS, Mais, comme on le voit par cette formule, s’en éloigne par un grand nombre de caractères. Elle est petite, d’un noit-hrunâtre assez brillant, finement pointillée, avec de fines stries peu marquées sur les élytres. Cet insecte se trouve dans le midi de la France, en Sicile, en Algérie, et probablement sur tout le littoral do là Méditerranée, Il vit à terro, caché sous les pierres ou les excréments desséchés. Germar et M. Küster l'ont pris pour la PAtora crenata de Dejean. Une seconde espèce existe en Algérie (4).

Ul, fagi Curtis; Alph. piceus Muls.).—Heter, sulcipennis, parallelu, J. Thoms. Archiv, entom. IE, p. 87; Gabon.

(1) Syn. Parona, Germar, Faun. Ins. Europ. XVIL, 4; Küster, Die Kæfer Europ. X, 68.

@) C: brunnea Lucas, loc. cit. (P. crenata Germar, Küster, loc. cit.).

(3) C. Levaillanti, Lucas, Explor. d. l’Algér. ; Entom. p. 342.

C'est à la suite de ces insectes que doivent être placés les deux genres Here- NOCHEIRA et Aniara de Dejean (Cat. éd. 3, p. 220 et 221) qui peuvent se définir ainsi : 3

Herenocugina. Epistome assez fortement échancré, logeant le labre dans

336 TÉNÉDRIONIDES.

ULOSONIA.

De Casreun. Hist. nat. a. Col. II, p.220 (1).

Mûles : Menton en trapèze renversé, plan ou convexe en dehors.— Languette peu saillante, sinuée. — Dernier article des palpes labiaux légèrement triangulaire, celui des maxillaires sécuriforme. — Labre caché sous l’épistome. — Tête engagée jusqu'aux yeux exclusivement, plus ou moins concave; épistome assez long, relevé sur ses bords latéraux, graduellement rétréci et tronqué en avant; deux cornes grêles immédiatement au-dessus des yeux, tantôt redressées, tantôt dirigées en avant ; parfois une troisième plus petite au bord antérieur de l'épistome. — Yeux allongés, transversaux, faiblement entamés par les joues. — Antennes un peu plus courtes que le prothorax, grossissant peu à peu, à articles 3 plus long que 4, 4-5 ou 4-6 obconiques ou triangulaires, 6-10 ou 7-10 perfoliés, transversaux, un peu en scie, 41 arrondi ou ovalaire (2). — Prothorax transversal, rectangulaire, avec ses côtés antérieurs arrondis, rebordé latéralement, un peu bisinué à sa base, assez fortement échancré et parfois bisinué en avant. — Ecusson curviligne. — Elytres de la largeur du prothorax, allongées, parallèles; leur repli épipleural entier. — Pattes courtes;

cette échancrure, — Yeux gros, saillants, transversaux, presque entiers.— Prothorax tronqué en arrière, — Jambes antérieures triangulaires, finement denticulées en dehors; tarses de la même paire très-courts, déprimés, spongieux en dessous, leur 4e article très-court les autres grêles, le 1er article des postérieurs plus long que le dernier. — Les autres caractères et le facies comme chez les ALruironius.

11 n'y a encore que l'espèce suivante de l'Australie qui soit décrite : Uloma australis, Boisduv. Faun. à. l'Océan. IL, p. 258. J'en connais une seconde de Mozambique.

Antara. Epistome tronqué ou arrondi en avant, presque au niveau de l'insertion des antennes.—Yeux un peu prolongés sur le front. — Prothorax bisinué en arrière. — Jambes peu élargies, inermes; tarses grêles; le 1er article des postérieurs notablement plus long que le dernier.—Le surplus comme chez les ALPHiITOBIUS.

Les espèces sont américaines ou de Madagascar, La seule décrite à ma connaissance est la suivante : 4. picea, Melsheim. Proceed. of the Acad. of Philad. I, p. 64 (anthracina Dej.); Etats-Unis.

11 va de soi que le nom d’Amana étant déjà employé pour des Cicindélètes, devra être changé.

(1) Syn. Hyrocens, Dej. Cat. éd. 3, p. 220, — Tenepmo Latr.

(2) Ces'organes varient presque dans chaque espèce. Parmi celles que mentionne Dejean il en est une, son Hyp. complanata, chez qui ils sont plus longs que le prothorax, avec leurs articles 4-10 obconiques et égaux. Ce ne sont plus des antennes de Taxicôrnes, et néanmoins pour tout le reste cet insecte appaltient au genre actuel.

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