tome non échancré en avant.— Yeux non divisés.— Antennes courtes
grossissant à leur extrémité; leur 3° article pas plus long que les suivants. — Prothorax du double plus large que long, fortement atrondi sur les côtés. — Jambes antérieures fortement dilatées, subdenticulées sur leur tranche exteune. — Corps aptère.
11 ne comprend que deux petites espèces de Californie d’un rougeferrugineux : l’une (sefosus) hérissée de poils peu abondants, l'autre (rotundicollis) glabre, toutes deux ayant sur lesélytres des rangées médiocrementrégulières de points enfoncés, plus oumoins gros et distants.
(1) Ce nom de Cnverors devra être changé, Leach l'ayant imposé en 1812 à un genre de Myriapodes.
(2) C. ulomoides, Sol. loc, cit, p. 236; Col. pl. 20, f. 6 a-c. 11 me paraît que cet insecte n’est pas autre chose que l’Heterophaga infamis du Catalogue de Dejean (éd. 3, p.220), qui est très-commune au Chili, d'où j'en ai rapporté daus le temps de nombreux exemplaires. Ce genre de Solier serait dès-lors syH0nyme des ALPHITOBIUS. |
ULOMIDES, 341
Groupe V, Toxicides.
Trochantins intermédiaires distincts. — Yeux découverts, transversaux, coupés en deux par les joues (1). — Antennes terminées brusquement par une massue déprimée de quatre ou trois articles. —Tète normale. — Jambes grêles, inermes. — Lobe interne des mâchoires muni d’un crochet corné.
Latreille a placé son genre Toxicum parmi ses Ténébrionides, en quoi il a été imité par M. De Castelnau (2), Dejean (3), et généralement tous les auteurs qui ont parlé de ces insectes (4). Je crois que leur véritable place est à côté des ULoma, dont ils ne diffèrent essentiellement que par la présence des trochantins intermédiaires et la forme de leurs antennes; mais la massue qui termine ces organes se retrouve chez d'autres espèces de la tribu. Par la forme générale du corps, celle de la tête, son armature chez les mâles, qui est absolument semblable à celle des UrosonrA du même sexe, ce sont évidemment des Ulomides, mais qui font le passage entre ces dernières et les Ténébrionides vrais. -
La tribu ne contient que les deux genres suivants qui sont à peine distincts l’un de l’autre et tous deux propres à l’ancien continent.
I.. Massue antennaire de quatre articles: Toricum. I. == trois — Anlhracias.
TOXICUM.
Larn. Gener. Crust. et Ins. IL, p. 167 (5). .
Mäles : Menton en trapèze renversé, plan, parfois impressionné en avant. — Languette sinuée antérieurement. — Dernier article des palpes maxillaires en triangle plus long.que large. — Labre peu saillant, arrondi en aVant.— Tête courte, rétrécie en arrière, plus ou moins concave, munie de deux ou quatre cornes redressées ; épistome
(1) Le Toæicum quadricorne est le seul chez lequel leur division n’est pas complète,
(2) Hist, nat, d. Col. I, p. 216.
(3) Cat. 6a. 3, p. 227.
(4) C'est également parmi les Ténébrionides, pris dans le sens de Lâtreille, que M. L. Redtenbacher a mis récemment le genre Anrumacras dont il est le Seul qui ait jusqu'ici exposé les caractères. Fischer de Waldheïm avait fait sim= plemént une Uruma de l'espèce sur laquelle il est établi.
(9) Syn. Trocosrra, Fab. Syst. EL I, p. 153. — Cnvruæus, Klug, Ins. v. Madag. p. 89; nom sans accompagnement de caractères,
342 TÉNÉBRIONIDES.
confondu avec le front, demi-cireulaire ou tronqué en avant. — Yeux larges, transversaux, tantôt (quadrécorne) imparfaitement, tantôt (tuurus, aries, etc.) complètement divisés par les joues. — Antennes à peine aussi longues que le prothorax, assez robustes, à articles 4 en massue arquée, 2 très-court, 3 un peu plus long que les suivants, 4-71 obconiques, égaux, 8-10 brusquement plus larges, transversaux ou non, et déprimés. — Protherax transversal, peu convexe, presque droit et marginé sur les côtés, bisinué à sa base, tronqué en avant, avec ses angles antérieurs saillants. — Ecusson en trianglé curviligne. — Elytres de la largeur du prothorax, allongées, parallèles; leurs épaules coupées obliquement. — Pattes courtes; cuisses antérieures plus fortes que les autres; jambes droites, leurs éperons très-potits; tarses tomenteux en dessous; leur dernier article plus long que les autres réunis, le 1% de ceux-ci un peu plus grand que les suivants — Mésosternum concave en avant. — Saillie prosternale dépassant légèrement les hanches antérieures ou recourbée en arrière. — Corps oblong, parfaitement parallèle.
Femelles : Elles diffèrent principalement des mâles par leur tête inerme et munie simplement, au-dessus de chaque œil, d’une petite saillie triangulaire ; leurs antennes et leurs jambes antérieures sont aussi un peu plus courtes.
Ces insectes sont de taille moyenne, d’un noir profond et velouté en dessus, brunâtre et assez brillant en dessous ; leur prothorax est pointüillé, et leurs élytfes présentent constamment des rangées régulières de points enfoncés, placés dans de fins sillons superficiels. Les cornes des mèles sont situées immédiatement au bord interne des yeux, et quand il y en a quatre, ce qui n’e lieu que chez le quadricorne, les deux autres sont plus petites et placées sur le bord antérieur de l’épistome. Gette espèce est en même temps, comme on l’a vu plus haut, la seule dont les yeux ne soient pas complètement divisés.
Ces insectes sont très-homogènes sous le rapport du facies, et propres aux Indes orientales et à l'Afrique (1).
bus ANTHRACIAS.
(Sreven) L. ReprENs. Faun. Austr. 64. 2, p, 617 (2).
Genre extrèmement voisin des Toxicuxm, et méritant à peine d'en être séparé. Il n’en diffère, en effet, que par les points suivants :
(1) Esp. des Indes or. : Trog. quadricornis, Fab. loc. cit. — Toæ. Richesianum, Latr, loc, cit, p.168, pl. 9, f, 9. — Esp. africaines : Trog. taurus, Fab loc. cit.; côté occ. d'Afrique. — Cryph. aries, Klug, loc, cit, ; Madagasoar. = Tox. curvicorne, Chevrol. in Guérin-Ménev. Icon.; {ns. p. 119, pl, 80, £ ô (taurus var.?).
(2) Syn. Urowa, Fischer d. Waldh, Entomogr. d. 1, Russ, IL, p, 199.
HÉLÉÏDES. 343
- Labre saïflant, quadrangulaire, — Epistome largement et assez fortement échancré en avant. — Massue antennaïre composée de trois articles seulement. ! .
Tout le reste, y compris la couleur et ià ponctuation des élytres, est identique. Les mâles ont la tête armée de deux cornes droites et grôles, placées exactement comme celles des Toxrcux bicornes du même sexe ; celle de la femelle est inerme, assez fortement ridée, et son épistome est moins échiancré.
Le genre à pour type F'Uloma cornuta de Fischer de Waldheïm (1), insecte répandu dans la plus grande partie de l’Europe orientale et méridionale, mais peu commun dans les collections.
TRIBU XXXII
HÉLÉIDES.
Palpes labiaux fortement séparés à leur base. — Lobe interne des mächoires muni où non d’un crochet corné. — Dernier article des palpes maxillaires fortement sécuriforme. — Mandibules bifides à leur extrémité. — Tête courte, enfoncée dans le prothorax au moins jusqu'aux yeux; épistome carré, plus rarement rétréci en avant, séparé du front par’ un sillon arqué. — Antennes grêles, à articles 3 très-allongé, les suivants obconiques, lés 3, 4 où 5 derniers moniliformes, perfoliés, formant une massue peu distincte. —- Prothorax échancré en avant, foliacé sur les côtés, ainsi que les élytres, chez la plupart, — Ecusson grand, en triangle curviligne. — Hanches antérieures cylindriques, transversales (Nxcrozorzus excepté) ; jambes de la même paire presque toujours terminées par un seul éperon, les autres par deux courts et en général assez robustes; tarses ciliés ou pubescents en dessous. — Saïllié intercoxale variable. — Métasternum de longueur variable; ses épisternums étroits, parallèles; ses épimères bien distinctes. — Epimères mésothoraciques assez larges, fermant sur une assez grande étendue les cavités cotyloïdes intermédiaires.
On regarde généralement ces insectes comme très-voisins des Cossy-
(1) C'est évidemment l'insecte que Fischer de Waldheim a décrit en peu de mots sous ce nom, et c'est à tort que M. L. Redtenbacher a adopté celui inédit de bicornis mentionné dans le Catalogue .de Dejean. Seulement, Fischer de Waldheim s’est trompé en prenant cet insecte pour la Trogosita cornuta de Fabricius ou Phaleria cornuta de Latreille, qui est le typé du genre Gnatno- CERUS qu’on à vu plus haut.
llexiste dans les collections une espèce inédite de Toxicum, originaire do Natal, qui ressemble tellement à l'Anthracias cornulus, que, sans sa massue
antennaire qui compte un article de plus que chez celui-ci, on pourrait à peine l'en distinguer.
344 TÉNÉBRIONIDES.
phides qui suivent; mais en comparant les caractères qui précèdent avec ceux de ces derniers, on peut voir combien ces insectes sont différents. Il n’y a réellement aucun rapport immédiat entre les deux groupes, et je ne les place près l’un de l’autre que parce que, partout ailleurs , celui-ci tranche encore plus fortement sur les groupes voisins,
Jusqu'à présent les Héléïdes ont été principalement caractérisés par la dilatation des bords latéraux de leur prothorax et de leurs élytres. Mais depuis on a découvert des espèces chez lesquelles ces deux caractères ont complètement disparu, de sorte qu'il ne reste plus que l’ensemble de ceux inscrits plus haut pour définir le groupe. C’est la dilatation des élytres qui disparaît la première; celle du prothorax persiste plus longtemps.
Un assez grand nombre des organes de ces insectes ne peuvent servir à caractériser leurs genres. Ainsi, parmi les parties de la bouche, en outre des mächoires, des palpes et des mandibules mentionnés plus haut, le menton est toujours trapéziforme et plus ou moins convexe sur le ligne médiane, avecses bords latéraux étroitement amineis. La languette, cornée comme lui, est arrondie et légèrement sinuée en avant; les palpes labiaux sont insérés sur sa face externe près de ses bords Totéraux. Le labre est plus ou moins saillant, transversal, entier ou faiblement sinué. Le prothorax et les élytres sont constamment de la même largeur à leur base. Les tarses sont un peu compri , et leur 4° article s’allonge graduellement, de telle sorte qu'aux postérieurs il est plus grand que les deux suivants réunis; le dernier de tous est constamment fort long et muni de crochets peu robustes. Tous ces caractères ne figureront pas dans les formules génériques.
Les Héléides sont, pour la plupart, de grande taille, et leur livrée est noire, plus rarement ferrugineuse; tous sont glabres. En dehors de l'Australie on n’en a encore rencontré qu’à la Nouvelle-Guinée et la Nouvelle-Zélande, I] paraît qu’on les trouve presque exclusivement sous les écorces.
M. De Brême, qui en a publié une Monographie (1) dans laquelle ils sont associés aux Cossyphides, les a tous compris dans le genre Hezæus de Latreille, qu’il a simplement divisés en quatre sous-genres. Non-seulement je crois que ces derniers ont une valeur générique, mais encore qu'il convient de diviser la tribu en deux groupes contenant : le premier les formes typiques, le second celles qui sont aberrantes (2).
(1) « Essai monographique et iconographique de la tribu des Cossyphides, » 2 livr. gr. in-80, Paris, 1842-1846. La première livraison comprend les Héléides, la seconde les Cossyphides,
{2) Cette division se trouve déjà implicitement établie dans quelques auteurs. Par exemple, dans le Catalogue de Dejean, les Cunine et les NycrozoiLus sont
HÉLÉÏDES, 345
1,9 Prothorax et le plus souvent les élytres foliacés sur les côtés. | HéLéines vrais.
Il. Prothorax et élytres non foliacés sur les côtés, Nycrozoiripes.
GRouPEz I, Héléides vrais.
Prothorax toujours, et élytres très-souvent foliacés sur les côtés. — Saillie intercoxale de l'abdomen au plus médiocrement large, en général étroite et en triangle aigu.—Métasternum de longueur variable. — Corps aïlé ou aptère.
Le premier de ces caractères est seul constant, mais il suffit pour faire reconnaître les espèces de ce groupe. Il est remarquable que la présence des ailes inférieures s'associe constamment à l'allongement du métasternum, et leur absence à son raccourcissement. Le point de départ de la classification de ces insectes est, dès-lors, nettement indiqué, Tous sont proprés à l'Australie,