TRIBU XXXV
COŒLOMÉTOPIDES.
Languette dépassant faiblement le menton ; ses palpes peu distants à leur base; le dernier article des maxillaires sécuriforme. — Lobe interne des mâchoires tantôt muni d’un crochet corné, tantôt inerme. — Mandibules bifides à leur extrémité (Crspeis excepté). — Labre peu saillant. — Tôte libre, brièvement rhomboïdale, rarement prolongée en arrière; épistome plus ou moins saillant, séparé du front par un sillon arqué, trapéziforme chez presque tous. — Yeux en général contigus au prothorax, transversaux. — Antennes grossissants peu à peu, leurs derniers articles déprimés , souvent subperfoliés. — Prothorax contigu aux élytres, non ou faiblement échancré en avant. — Ecusson petit. — Elytres embrassant faiblement le corps; leurs épipleures étroites, incomplètes en arrière (Por SAS excepté). — Hanches antérieures globuleuses ; jambes antérieures au moins soyeuses à leur extrémité interne, les éperons de toutes très-petits; tarses garnis en dessous de brosses ou dé poils couchés; leur dernier article au moins aussi long que les précédents réunis aux quatre antérieurs, — Saillie intercoxale plus ou moins large, parallèle ou ogivale. — Métasternum très-court, ses épisternums étroits, parallèles; ses épimères très-distinctes. — Celles du mésosternum fermant assez large-
(1) Ces pièces seraient le prothorax et l’arrière-tronc d’un ANOMALIPUS, AUX+ quels on aurait ajusté des pattes de Nycropares et une tête de quelque Ulomide.
(2) Loc. cit. p.262, pl. 14, f. 9.
CŒLOMÉTOPIDRS: | 3e
ment, en dehors, les cavités cotyloïdes intermédiaires, — Corps aptère.
En traitant précédemment (p.435) les Centrioptérides, dernier groupe de la tribu des Scaurides, j'ai dit qu’il existait dans la cohorte actuelle quelques genres qui se rattachent de très-près à ces insectes. Ces genres se trouvent ici et sont au nombre de trois : PoLyPLEURUS, CŒLOCNEMIS et Cispeuis. Solier à placé Je premier dans les Scaurides. Les deux autres, qu’il n’a pas connus, sont tellement voisins des CEreNorUs et sur tout des Cenrrioprera, que je les avais d’abord classés à côté de ces derniers. Mais la vestiture de leurs tarses et quelques autres caracières prouvent qu’en réalité ils sont plus voisins des IParmarus qui figurent en tête de la tribu suivante. Mannerheim, à qui leur création est due, avait déjà fait la remarque qu'ils forment le passage des Ténébrionides aux Mélasomes. Des deux autres genres que je leur assorie, l’un (Cenrronopus) a le facies de certains Meneparius, genre voisin des Texesrio, l’autre (Cœromxropus) ressemble présque complètement aux Irarmrmus. Solier les avait placés parmi les Blaptides.
En un mot, ces insectes diffèrent des Scaurides et des Blaptides par la vestiture de leurs tarses, et des Ténébrionides vrais qui suivent, par la brièveté de leur métasternum et leur corps aptère.
Is sont au moins de taille moyenne, et leur livrée est d’un noir profond. Sauf un seul (CœLomsropus) qui est européen, leurs genres sont propres à l’Amérique du Nord (1},
I. Epipleures des élytres entières: Polypleurus, IL, — — incomplètes en arrière, .
a Saillie intercoxale médiccrement large, ogivale. Epistome arrondi en avant : Cenfronopus,.
— tronqué en avant: Cihdelis, aa Saïlie intercoxale très-large, parallèle.
Point de sillon gulaire : Cœlocnemis….
Un profond — Cœlometopus.
Genre incertæ sedis : Macrostethus.
POLYPLEURUS.
Escuseu. Zoo!. Atlas, Heft IV, p. 11 (2).
Menton petit, irrégulièrement hexagone, assez fortement échancré en avant. — Languette à peine saillante, entière. — Lobe interne des
(1) IL existe dans les collections des espèces inédites qui devront également prendre place ici, entre autres quelques-unes de l'Australie sur lesquelles Dejean (Cat. éd, 3, p. 226) a fondé son genre Banysceuts.
(2) Syn. Unis, Germar, Ins. Spec. nov. p. 148.
360 TÉNÉBRIONIDES.
mâchoires muni d’un très-petit crochet corné (1). — Dernier article des palpes labiaux globoso-ovale, celui des maxillaires médiocrement sécuriforme. — Labre très-court, arrondi en avant. — Tête allongée, cylindrique en arrière, déprimée en avant ; épistome peu saillant, obliquement rétréci et sinué en avant.—Yeux très-distants du prothorax, petits, étroits, transversaux.—Antennes assez courtes, à articles 3 aussi long que 4-5 réunis, 4-7 obconiques, décroissant peu à peu, 8-11 transversaux, déprimés, serrés, graduellement élargis.—Prothorax subquadrangulaire, peu convexe, non échancré en avant, à peine bisinué enarrière; ses angles antérieurs fôchis. — Ecusson très-petit. — Elytres peu allongées, oblongo-ovales, aussi larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base ; leur épipleures très-Gtroiles, entières. — Pattes médiocres; les quatre cuisses antérieures robustes, en massue allongée; jambes arrondies, un peu arquées, leurs éperons obsolètes ; dernier article des larses au moins aussi long que les précédents réunis, le 49 des postérieurs faiblement allongé. — Saillie intercoxale de l'abdomen médiocrement large, ogivale. — Mésosteraum déclive, un peu concave. — Saillie prosternale plane, assez large, fléchie en arrière. — Corps oblong, atténué en avant.
Eschscholtz n’a fait qu'iadiquer ce genre sans en décrire aucune espèce. Germar, le premier, en apublié une qu'il a placée parmi les Uris, et, depuis, Solier en a fait connaître deux, dont l’une me parait être la même que celle de Germar.
Ce sont des insectes des parties moyennes et australes des Etats- Unis, de taille médiocre et d’un noir profond, mat et comme velouté. Chacune de leurs élytres présente trois faibles côtes très-obtuses, dans les intervalles desquelles sont d'assez gros points enfoncés, alignés en rangées etirrégulièrement espacés entre eux; deux points semblables se voient sur le disque du prothorax (2),
La tête de ces insectes a la plus grande analogie avec celle des Uris,
ot c’est probablement ce qui a engagé Germar à placer dans ce genre l'espèce qu'il a connue.
CENTRONOPUS,
Sozten in Bauni e Tnauqur, Séudi entom. p. 258 (3).
Menton petit, évasé, avec une large saillie médiane un peu échanerée et bi-impressionnée sur sa face externe. — Languette trapéziforme,
(1) Solier en refusait un à ces insectes; il est en effet difficile à voir, le lobe interne ayant la forme d’une griffe brièvement arquée à sou extrémité et enfouie dans les poils denses qui revêtent l'organe au côté interne.
(2) P. perforatus, Germar, loc. cit, — geminatus (perforatus ?) punctalus, Solier, Ann, d. 1. Soc. entom, Vil, p. 196; le premier est figuré pl. 8, f. 14:
(3) Syn. Cenrronpus, Dej, Cat. éd, 3, p. 226; nom mal fait, ainsi que celui
CŒLOMÉTOPIDES. 361
assez saillante. — Lobe interne des mâchoires inerme. — Dernier article des palpes fortement sécuriforme. — Labre caché sous le chaperon. — Tôte courte, engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux exclusivement; épistome presque confondu avec le front, suborbiculaire, rebordé et à peine tronqué en avant. — Yeux grands, transversaux, lunulés, élargis en dessus. — Antennes médiocres, grossissant peu à peu, à articles 3 assez long, 4-6 obconiques, 7-10 triangulaires, 11 orbiculaire. — Prothorax contigu aux élytres, plan, subtransversal, un peu rétréci en arrière, arrondi sur les côtés en avant, rebordé de toutes parts, assez fortement échancré en avant, tronqué en arrière, avec ses angles postérieurs saillants. — Ecusson en triangle curviligne. —Elytres un peu plus larges que le prothorax, allongées, subparallèles, peu convexes en dessus; leur repli épipleural arrivant au niveau des épaules. — Pattes assez courtes, robustes; cuisses en massue allongée, les antérieures un peu arquées; jambes soyeuses à leur extrémité en dedans, leurs éperons presque nuls; tarses villoso-hispides en dessous, leur dernier article très-grand. — Saillie intercoxale médiocrement large, ogivale. — Saillie prosternale dépassant un peu les hanches antérieures et déprimée. — Mésosternum déclive, concave. — Corps glabre.
Solier a caractérisé le genre d’après un insecte du Mexique qu'il a cru nouveau, mais qui longtemps auparavant avait été décrit par Say (1). Il est de taille au-dessus de la moyenne, d’un noir profond, assez brillant, pointillé sur la tête et le prothorax, avec les élytres striées et ponctuées. Son facies rappelle celui de certaines FeroNnA. Le mâle se distingue de la femelle par son épistome plus arrondi, ses jambes antérieures plus robustes, munies en dedans d'une saillie anguleuse un peu avant leur milieu et suivie d’une échanerure garnie de poils assez longs; enfin par ses jambes intermédiaires un peu renfées au côté interne à leur extrémité. Dans la femelle, l’épistome est plus fortement tronqué , et toutes les jambes sont simples.
Dejean à associé à cet insecte deux autres espèces de l'Amérique du Nord (:) qui, ayant le métasternum allongé, appartiennent à la tribu suivante, où elles me paraissent devoir former un genre nouveau, voisin des MeNEPHILUS.
adopté par Solier, et qui, sous sa forme régulière (Cenrnopus), a été employé
depuis longtemps par Illiger pour un genre d'oiseaux de l'ordre des Grimpeurs. — Tenepnio Say,
(1) Ten. suppressus, Say, Boston Journ. of nat, Hist. [, p. 187 (Centr. emten- Sicollis, Solier, loc, cit. p. 260, pl. 11, f. 4).
(2) L'un d'eux est l'Helups calcaratus de Fabricius, Syst. El. I, p. 159 et de Palissot-Beauvois, Ins. d’Afr, et d’Amér. p.162, pl. 31, £. 3, (Ten. r'efleaus, Say, Journ. of the Acad. of Philad. V, p.203; Centron. cyanescens, Dej. Cat. €d. 3, p. 226). — Lo second èst le Cenron. helopioides de Dejean (son C. ery-
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CIBDELIS. Mannenm. Bull. d. Mosc. 1843, p. 282 (1).
Menton peñt, plan, suborbiculaire. — Languette assez saillante, trapézitorme. — Dernier article des palpes labiaux triangulaire, celui des maxillaires fortement sécuriforme. — Mâchoires inermes.— Mandibules entières au bout, — Labre très-court, entier. — Tète assez saillante, un peu renflée en arrière, dilatée et arrondie au niveau des antennes ; épistome séparé du front par un fin sillon arqué, court, obliquement rétréci et largement tronqué. — Yeux distants du prothorax, assez grands, transversaux, fortement entamés par les joues. — Antennes médiocres, grossissant légèrement et déprimées à leur extrémité, à articles 3 d’un tiers plus long que 4, 4-8 obconiques, subégaux, 9-10 plus courts, 414 plus grand que 10, ovalaire et acuminé, — Prothorax transversal, assez convexe, rétréci en avant et à sa base, ar= rondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités, finement rebordé de toutes parts. — Ecusson en triangle transversal. — Elytres ovalaires, déclives et peu atténuées en arrière, tronquées en avant, avec leurs angles huméraux un peu saillants; leur repli épipleural assez large. — Pattes médiocres, peu robustes; jambes arrondies, sans éperons terminaux, munies d’une brosse de poils soyeux à leur sommet; 1er article des tarses postérieurs aussi long que le dernier; celui-ci partout plus court que les précédents réunis. — Saillie intercoxale de l'abdomen assez large, subogivale. — Saillie prosterpale recourbée en arrière. — Mésosternum triangulaire, concave. — Corps glabre.
On n'en connaît qu’une espèce (Blaschkii Man.) de taille moyenne, d’un noir profond un peu brillant, pointillée et finement rugueuse en dessus, avec les élytres présentant quelques stries très-fines, peu aps | parentes et couvertes de petits tubercules alignés, d'autant plus nombreux et plus aigus qu’ils se rapprochent davantage de la partie postérieure de ces organes, sculpture qui rappelle celle des CENTRIOPDERA du groupe des Scaurides. Cet insecte est originaire de la Californie.
throcnemus n’en est qu’une variété à pattes rouges). L’épistome de oct insecte est trapéziforme et largement tronqué en avant, tandis que celui du calcara= tus est arrondi comme chez le C. suppressus. — A l'allongement du métastornum il faut ajouter que ces deux espèces sont ailées, tandis que le Centr. suppressus est aptère et a les élytres soudées comme tous les autres Cœlométonides,
(1) 11 y a, parmi les Lépidoptères diurnes, un genre Cynnerts de M. Boisduval; mais ses caractères n'ont été publiés que postérieurement à ceux du geure actuel, par M.E. Doubleday dans son Gener. of Diurn. Lepidopt. 1, p. 217:
CŒLOMÉTOPIDES. 363
COELOCNEMIS, Mannern, Bull, à Mosc. 1843, p. 280.
Menton grand, plan, suborbiculaire, tronqué à sa base, — Languette à peine visible, entière. — Dernier article des palpes labiaux triangulaire, celui des maxillaires en fer de hache équilatéral, arqué en dehors. — Mâchoires inermes. — Labre assez saillant, légèrement échancré en arc. — Tête rhomhoïdale, plane ; épistome à peine distinct du front, graduellement rétréci et échanceré en are, — Yeux médiocrement distants du prothorax, transversaux, allongés, sublunulés. — Antennes médiocres, grossissant peu à peu et déprimées à partir du 7° article : 2 court, 3 assez long, 4-6 subeylindriques, 7 plus court, obeonique , 8-11 transversaux , perfoliés, égaux. — Prothorax transversal, médiocement convexe, fortement cordiforme , parfois anguleux sur les côtés, ceux-ci tranchants; à peine échancré en avant, tronqué à sa base. — Ecusson assez grand, en triangle curviligne. — Elytres oblongues, un peu déprimées sur le disque, fortement déelives et atténuées en arrière, arrondies sur les côtés; leur repli épipleural remontant graduellement jusqu'aux épaules. — Pattes longues ; cuisses arrondies, canaliculées en dessous ; jambes arrondies, les quatre antérieures faiblement arquées; toutes ayant leur face interne aplanie dans sa moitié terminale , et munie sur ses bords de deux lignes tomenteuses étroites; éperons très-petits’et grèles ; 1 article des tarses postérieurs aussi long que les deux suivants réunis, le dernier de tous grand. — Saillie intercoxale de l'abdomen {rèslarge, parallèle et arrondie en avant. — Mésosternum horizontal en arrière, largement concave en avant. — Saillie prosternale bisillonnée, fléchie et acuminée en arrière. — Corps glabre. >
Les espèces de ce genre ressemblent complètement aux Ezfopes de forme allongée, par leur f'acies, leur couleur d’un noir profond , légèrement brillant, et la sculpture de leurs téguments ; d’un autre côté, on retrouve chez elles, entre autres caractères des Scaurides, un menton pareil à celui des Axis. Manmerheim n’en à connu que deux (1) de taille un peu plus que moyenne ; depuis, M. J. L. Le Conte en à publié quelques autres (2), parmi lesquelles il en est qui ont plus d’un pouce de long. Toutes sont propres à la Californie et contrées voisines.
(1) C. californica, dilaticollis, Mannerh. loc. cit.; la première est figurée dans le Mag. d, Zool.; Ins. 1843, pl. 133,
(2) €. Magna, obesa, $. L. Le Conte, Ann. of the Lyc. of New-York, V, P: 150; Californie. — punctata, 3. L. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad. VIE, p. 25; patrie non exactement connue; probablement de L'Utah,
364 TÉNÉBRIONIDES.
COELOMETOPUS.
Souren in Baunr e Truqut, Studi entom. p. 278 (1).
Menton quadrangulaire, arrondi aux angles antérieurs, étroitement sinué au milieu de son bord antérieur. — Languette presque invisible. — Mâchoires munies d’un petit crochet corné. — Dernier article des palpes labiaux ovalaire et tronqué, celui des maxillaires en triangle équilatéral. — Labre peu saillant, légèrement échancré, — Tôte courte, subrhomboïdale, un peu renflée en arrière; épistome trapéziforme et largement sinué en avant, séparé du front par un sillon demi-circulaire, profondément marqué en arrière ; un profond sillon transversal sous la tête. — Yeux un peu engagés dans le prothorax , médiocres, transversaux et fortement entamés par les joues. — Antennes un peu plus courtes que le prothorax, grossissant peu à peu, à articles 3-4 allongés, obconiques , égaux, 5-7 de même forme, plus courts, 8-10 suhglobuleux, 11 ovoïde, acuminé au bout. — Prothorax transversal, rétréci en avant et en arrière, arrondi sur les côtés dans son milieu, tronqué à sa base, assez fortement rebordé, sauf en avant. — Ecusson petit, en triangle curviligne. — Elytres un peu plus larges que le prothorax, ovales, arrondies et verticales en arrière. — Pattes assez longues, peu robustes; jambes arrondies, tomenteuses à leur extrémité; 4° article des tarses postérieurs assez allongé. — Saillie intercoxale large, parallèle et arrondie en avant. — Mésosternum fortement ridé, horizontal en arrière, concave en avant. — Saillie prosternale bisillonnée, fléchie en arrière. — Corps oblongo-ovale, massif.
La seule espèce qui rentre jusqu'ici dans ce genre, est le Blaps clypeata de Germar (2), assez grand insecte du Portugal et d'Espagne, d’un noir profond, médiocrement brillant, finement coriacé sur toute sa surface n dessus, avec de très-fines stries sur les élytres. Il n'est pas commun dans les collections.
Note.
Quoique le nom imposé au genre suivant semble indiquer l’allongement du métastermum , il est très-probable qu’il est court comme dans toutes les espèces du groupe actuel. M. Wollaston ne parle pas
(1) Syn. Bras Germar, Toussaint-Charpent. —Irurmnus Dej.
(2) Mag. d. Entom. I, p. 122; décrit de nouveau et figuré par Toussaint- Charpentier, Horæ entom. p. 217, tab. 5, f. 3. On en a deux autres figures : l'une, accompagnée de détails, donnée par Solier, loc. cit. pl. 13, f. 1-4; V'autre par M. Graells dans ies Memor. d. I. Comis. d. 1. Mapa geolog. d. Espan: An. 1855, pl. 3, £.4.
cs
TÉNÉBRIONIDES VRAIS. » 365
de cette,partie du corps dans la formule détaillée qu'il a donnée du genre, mais il signale l’affinité de ce dernier avec les CœLomeropus de Solier. :
MACROSTETHUS.
WoLrasr. Jns. Maderens. p. 504.
Menton orbiculo-ovale, à peine échancré en avant. — Languette large ettronquée antérieurement. —Lobe interne des mâchoires muni d’un crochet corné bifide. — Dernier article des palpes labiaux épais, pyriforme, subflexueux à sa base ; celui des maxillaires grand et séouriforme, — Mandibules bifides à leur extrémité. — Labre transversal, à peine échancré et fortement cilié en avant. — Tête légèrement relevée surJles côtés, tronquée en avant. — Antennes à peine plus longues que le prothorax, grossissant peu à peu, à articles 3 allongé; les trois avant-derniers en carré transversal, le dernier en carré allongé. — Prothorax ovale, tronqué à sa base, à peine rebordé latéralement. — Elytres connées, non acuminées en arrière. — Pattes assez longues; jambes presque glabres, finement pubescentes au côté interne à leur extrémité; leurs éperons obsolètes ; 4® article des tarses postérieurs allongé ; le dernier de tous long. — Corps subcylindricoovalaire.
L'espèce unique (1) décrite par M. Wollaston, est de la taille du Cælometopus clypeatus, d’un noir profond assez brillant, criblé en dessus de très-pelits points enfoncés, avec les élytres finement striées et présentant des tubercules sur les intervalles entre les stries,
Cet insecte a été découvert sur un ilot voisin de l'ile de Madère, nommé [lhèo Châo, et doit être fort rare, car M. Wollaston dit n’en avoir jamais vu qu’un seul exemplaire, mälgré toutes ses recherches.