IL. — entiers, suborbiculaires
4e art, des palpes max. ovalaire et tronqué : Stenosida. — en triangle équilatéral : Hylithus.
HYPEROPS.
Escuson. Zoo. Atlas, Heft IV, p.9 (1).
Sous-menton assez fortement échaneré; ses dents latérales trigones et aiguës. — Menton en carré transversal. — Palpes robustes; le dernier article des maxillaires subeylindrique, tronqué au bout. — Mandibules épaisses dans toute leur étendue. — Labre indistinot. — Tête saillante, un peu évasée en avant, carénée au-dessus des yeux, sans sillon gulaire; épistome tronqué et muni d’une très-petite dent médiane. — Yeux petits, divisés en deux par les joues ; leur portion inférieure presque nulle. — Antennes médiocres, robustes, filiformes, à articles cylindriques et serrés : 3 un peu plus long que les autres, 4-10 décroissant peu à peu, 41 petit, subturbiné. — Prothorax allongé ou transversal, plus ou moins rétréci en arrière et contigu aux élytres, tronqué en avant et à sa base; celle-ci rebordée. — Ecusson ponctiforme. — Elytres allongées, oblongues, échancrées en demi-cercle, et entièrement, mais finement marginées, à leur base; leurs épipleures presque nulles, occupées presque en entier parleur repli. —Pattes assez courtes et assez robustes ; cuisses fortes ; jambes antérieures faiblement
(1) Syn. Ternowwa, Solier in Dej. Cat. 6d. 2, p. 183; olim. — SrenosIs pars, Herbst. — Axis Fab.—Hecerer, Gory in Guérin-Ménev. Iconogr. Ins. pl. 28, f.6; Guérin-Ménev. — Tacenia Wiedem, — Tenryna Tauscher.
62 TÉNÉBRIONIDES.
élargies ; tarses assez courts; le 4°" article des postérieurs aussi long que Le 4°. — Prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures. — Epimères mésothoraciques externes. — Episternums métathoraciques étroits, subparallèles. — Corps très-allongé, filiforme.
Insectes de petite taille, reproduisant complètement les formes des Srevosis, avec lesquelles Herbst avait confondu celle de leurs espèces (unicolor) qu’il a connue, mais appartenant aux Tentyriides par toute leur organisation. Tous sont d’un noir mat et couverts de potits points enfoncés, visibles seulement à la loupe et disposés en stries sur les élytres. Il y en à aux Indes orientales et en Afrique; les espèces du premier de ces pays ont pour la plupart le prothorax transversal, tandis qu'il est plus long que large chez celles du second (1).
STENOSIDA.
SoLier, Ann. d. 1. Soc. entom. IV, p. 281.
Ce genre ne diffère des Hyperoprs que par les caractères suivants :
Yeux grands, complètement découverts, très-déprimés, plus longs que larges. — Métasternum plus long. — Corps aussi allongé, mais plus déprimé et plus large.
L'insecte (fenuicollis Sol.) sur lequel il est établi est notablement plus grand que les Hyperops, et en reproduit exactement la livrée d’un noir mat et la ponctuation ; au premier aspect, il a quelque ressemblance avec certaines Axumia. Les Indes orientales sont sa patrie. Solier n'en avait vu qu'un seul exemplaire en mauvais état; il m’en est passé plusieurs sous les yeux, sans compter celui que je possède.
HYLITHUS.
Guériw-Ménev. Mag. d. Zool.; Ins. 1834; Mélas. p. 12 (2).
Sous-menton assez fortement échancré ; ses dents latérales trigones et aiguës. — Menton transversal, anguleux sur les côtés, tronqué en
(1) Esp. africaines : H. lentyrioides, Gory, loc. cit.; Solier, Ann. d.]. Soc. entom. IV, p.277, pl. 6,f.12; du Sénégal et d'Algérie. —parvus, Solier, loc. cit. p.278; Sénégal.— picipes, Gerstæck. Monatsber. d: Berlin. Acad. 1854, p. 530; Mozambique. — Esp. de Perse : A pygmœus, L. Redtenb. Denskrift. d. Wien. Acad. I.— Esp. du Bengale : H. unicolor, Herbst, Die Kæfer, VII, p. 163 (Akis angustala Fab.).— Tagen. indica, Wiedem. Zool. Magaz. II, 1, p. 42.— Tagen. striatopunctata, Wiedem. in Germar, Magaz. IV, 149. — coromandelensis, Solier, loc, cit. p. 279.— indicus, Guérin-Ménev. Mag, d. Zool. ; Ins. 1834; Mélas. p. 10 (nec Wiedem.).
(2} Syn. Soraca, Dej. Cat. éd. 3, p.204. — HypseLors (pars), Solier in Gay, Hist. à. Chile; Zool. V, p. 136.
TENTYRIIDES. 53
avant. — Dernier article des palpes maxillaires eh triangle subéquilatéral.— Mandibules peu robustes, cachées au repos, ainsi que le labre. = Tôte non carénée au-dessus des yeux; épistome bisinué en avant; les trois lobes qui en résultent très-courts et arrondis. — Yeux petits, arrondis, découverts et saillants. — Antennes assez longues, grêles, hispides, à articles obconiques : 3 aussi long que 4-5 réunis, 4-10 décroissant graduellement, 44 plus grand que 10, ovalaire, — Prothorax imparfaitement contigu aux élytres, transversal, arrondi sur les côtés, étroitement rétréci à sa base ; celle-ci finement marginée’et tronquée, avec ses angles droits. — Ecusson distinot, arrondi en arrière, — Elytres oblongués, très-peu convexes, un peu plus larges que la base du prothorax, avec les épaules arrondies; leurs épipleures très-étroites, occupées presque en entier par leur repli. — Pattes assez longues; cuisses fortes ; jambes arrondies, les antérieures parfois un peu trigones; tarses assez longs, grêles, garnis de poils rigides, presque sans mélange de cils spiniformes. — Prosternum étroit, recourbé en arrière des hanches antérieures. — Epimères mésothoraciques postérieures et obliques. — Episternums métathoraciques étroits, atténués en arrière. — Corps allongé, déprimé.
Ce genre a pour type un insecte rapporté autrefois par moi des environs de San Luis et de Mendoza, dans le Tucuman, où il est trèscommun ; depuis, on l’a retrouvé au Chili. M. Guérin-Méneville lui a conservé le nom de Tentyrioides que je lui avais imposé, en faisant observer, avec raison, qu'il lui convient fort peu. Par une singulière inadvertance, Solier, oubliant qu'il l'avait déjà décrit dans sa Monographie des Collaptérides, l'a reproduit plus tard, dans l'ouvrage de M. Gay sur le Chili, en le plaçant dans son genre HypseLors, avec lequel il n’a rien de commun, et qu'on trouvera plus loin parmi les Épitragides. Deux autres espèces du genre, l’une du Chili, l’autre du Pérou, sont ea outre connues (1). s
Ces insectes sont de taillé médiocre, d’un noir légèrement brillant et criblés de points enfoncés, disposés en séries assez régulières sur leurs élytres.
GROUPE IV. Thinobatides.
Saillie intercoxale de.l’abdoraen très-courte, étroite, triangulaire et acuminée au bout, — Métasternum de longueur variable, — Epistome simple, recouvrant les mandibules sur les côtés. — Tarses ciliés. — Gorps parfois ailé.
(1) Æ. tentyrioides, Guérin-Ménev. loc. cit. pl. 108 (Hypselops brevicornis, Solier in Gay, loc. cit.) — distinctus, Solier, Ann. d. 1. Soc. entom. IV, p. 411, pl.9, f.18 ({entyrioides?); Tucuman.— humilis, Erichs. Archiv, 1847, 1, p. 113 ; Pérou.
64 TÉNÉBRIONIDES.
Avec ce groupe commencent les Tentyriides dont la saillie intercoxale de l'abdomen a cessé d’être plus ou moins large et tronquée en avant. Il se compose de quelques petites espèces américaines, sauf les Scerosonis, et dont plusieurs sont ailées, caractère important en ce qu’il établit un passage entre les Tentyriides en général et les Épitragides. Le métasternum est tantôt court, tantôt allongé, mais ces insectes ont tant d’affinités entre eux que cette particularité n'a plus ici la
. même valeur que dans le groupe précédent, d'autant plus qu'il y a des passages.
D’après ce qui précède, ces insectes ne sauraient être confondus qu'avec les Tribolocarides et les Évaniosomides qui suivent et qui ont une saillie intercoxale analogue à la leur. Ils se distinguent des premiers par leur épistome simple, et des seconds parleur pronotum distinct des parapleures prothoraciques. »