‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 87 sur 123 · L. Le Conte in Acass. Lake Super, p · texte numérisé non relu

L. Le Conte in Acass. Lake Super, p

Menton en carré transversal. — Languette le dépassant à peine, tronquée en avant. — Dernier article des palpes maxillaires médiocrement triangulaire. — Mandibules larges, multidentées au côté interne, droites, arquées à leur extrémité; celle-ci bifide. — Labre trans-

(1) Le Pyfho? Sahlbergii de Mannerheim (Bull. Mose. 1843, p. 245) me paratt appartenir à ce genre, ou devoir en former un tout à côté. Mannerheim nous apprend qu'Eschschol{z, qui l'avait découvert dans l'ile Sitkha, le regardait comme étant un Bonos.

dd. 2 ps TT, : nn 4 =.

ants. = Antenn

genre qui précède.

TRIBU II

SALPINGIDES.

Dernier article des palpes maxillaires non sécuriforme, — Mandibules ne dépassant pas le labre. — Prothorax coupé carrément tant en dessous qu'en dessus. — Hanches intermédiaires sans trochantins, — Dernier segment abdominal très-court.

Cette tribu ne correspond pas tout-à-fait à celle du même nom, qui est généralement admise aujourd’hui. Je partage complètement l’opinion de Schmidt, que les Mycrerus de Clairville doivent en être exelus et appartiennent à la famille des OŒEdémérides (+). Le museau allongé qui termine leur tête n’a rien de commun avec le rostre qui prolonge celle de plusieurs Salpingides. Ils diffèrent en vutre de ces insectes, par une foule de caractères, notamment la présence des

(1) Boston Journ. of nat. Hist. Il, p.22. Je n’en ai vu qu'un exemplaire in complet des antennes que M. J. L. Le Conte a eu l'obligeance de me communiquer. Ce que je dis des organes en question est emprunté à ce savant entomologiste.

(2) Voyez sa Monographie de cotte famille dans la Linnæa entom. 1, p. 141.

mi les DT cette opinion peut, à la rigueur, se

en , abstraction faite de la structure des tarses. 11 n’y a,e effet, aucune Détente essentielle entre le rostre de ces insectes et. ui d’un certain nombre d'espèces de la famille . question. Mais ils ent raient nécessairement à leur suite les Sazpineus et les Lisso- DEMA, qui nr «et ement ne sont pas des Cureulionides. Il Dy F1 par conséquent ici, dans l'existence du rostre en question, qu'une simple déviation du type que la tête affecte dans la tribu “actuélle. Cette dernière ne comprend que les cinq gAnres pe suivent.

I. Tête non prolongée en un rostre, Antennes grossissant peu à peu : Salpingus.

— terminées par une massug de 3 a tu: Lissodema. - &, ù Il. Tête prolongée en un rostre déprimé. Er a Tarses héléromères.

1er article des antennes médiocre : Rhinosimus. — — allongé : Hornalirhinus. 2 À aa Tarses pentamères : Tanyrhinus. 8

SALPINGLUS.

({uuic.) GyLrenn, ns. Suec. IL, p. 640 (1).

Menton transversal, assez fortement échancré. — Languette assez saillante, coupée carrément en avant. — Dernier article des palpes labiaux ovoïde, celui des#maxillaires ovalaire et obus au bout. — Mandibules finement denticulées au côté interne, bifides au bout. — Labre variable. — Tête non ou à peine rétrécie en arrière, terminée en avant par un court et large museau déprimé et tronqué. — Yeux” au plus médiocres, latéraux, arondis et assez saillants. — Antennes médiocres, grossissant peu à peu à partir des quatre ou cinq derniers articles : 2-7 ou 2-8 obconiques, 11 ovalaire, plus grand que 10. — Prothorax plus long que large, graduellement et assez fortement rétéci en arrière, tronqué à ses deux extrémités.— Ecusson en triangle curviligne. — Elytres plus ou moins allongées, M 7 ou

(1) Higer (Magaz, 1, p. 150) n’a fait que proposer le nom du genrè en lui donnant pour type LÉ Anthribus planirostris et roboris de Fabricius, qui sont des Rmnosimus et qui doivent rester dans ce genre que Latreille à "établi sur le second et dont il a publié les caractères. — Syn. Sruærigsres (Kirby), Stephens, Il, of Brit. Entom. IV, p. 218. — Dermesres Payk.

oblongo-oyales, tronquées à leur base. — Pattes courtes ; cuisses robustes, subfusiformes et comprimées; jambes et tarses très-grêles ; les éperons des premières très-petits; les seconds courts, leur dernier article au moins aussi long que le 44, — Corps allongé ou oblong, glabre.

Ces insectes sont petits et varient pour la couleur du noir au ferrugine x brillant; quelques-uns sont mi-partis de ces deux nuances. éguments sont finement pointillés en dessus, et les points sont s en rangées nombreuses et plus ou moins régulières. On en aitrune huitaine qui sont disséminés en Europe et dans l’Amérique du Nord (

LISSODEMA.

à Curus, The entom. Mag. X, p. 187 (2).

Les seules différences qui séparent ce genre du précédent sont les suivantes :

Mandibules non denticulées au côté interne. — Antennes terminées par une petite massue brusquement formée par les trois derniers articles.

Les espèces européennes (3) ont toutes, en outre, le prothorax muni sur chaque côté de quatre à six petites dents. Mais on en connait une de la Tasmanie (4) qui en est complètement privée, de sorte que ce caractère n’est pas essentiel. Ces insectes sont de la taille des plus peüts SALPINGUS.

(1 Esp. européennes: Derm. ater, Payk. Faun, Suec. I, p. 298. — 5. foueolatus, Ljungh, Act. Holm. 1823, p. 269, tab. 3, f. a. — piceæ, Germar, Faun. los. Europ. X, 9. — bimaculatus, Gyllenh. Ins. Suec. 11, p. 644 — Sphær. immaculatus, œneus, Steph. loc. cit. IV, p. 219 et V, p. 421. — S, liluratus, A. Costa, Ann. degl. Aspir. nat. Ser. 2, E, p. 158. — Esp. de l’Amér. du Nord : S. elongatus, Mannerh. Bull. Mose. 1852, n° 2, p. 350; Sitkha, — virescens, d. L. Le Conte in Agass. Lake Super. p. 232.

() Syn. Souæmesres (pars) Steph. — Sazrwcus Gyllenh., Marsh., Lepellet. d, S£.-Farg. et A. Serville, Erichs.

(3) Salp, denticollis, cursor, Gyllenh. 1ns, Suec. IE, p, 715. — quadripuslulatus, Marsh, Entom,. Brit. p. 297; Steph. loc. cit, pl. IV, p. 21, f. 5. — quadriguttatus, Lepellet. d. St.-Farg. et Serv. Encycl. méth.; Ins. X, p. 288 (quadripustulatus?). — Liss. Heyana, Curtis, loc. cit. (cwrsor? Gyllenh.).

(4) S. hybridus, Eriehs, Archiv, 1842, [, p. 182.

Coléoptéres. Tome V. 34

SALPINGIDES, 529,

530 “PYTHIDES.

RHINOSIMUS.

Larr, Gen. Crust. et Ins. IE, p. 231 (1).

Mômes caractères également que les Sazrieus, sauf lesparticularités qui suivent : -

Mändibules non denticulées au côté interne. — Tête prolongée en un rostre plus où moins long, déprimé, généralement un pu dans sn inilieu, plus rarement (roboris) dilaté à son extrémité" Antennes insérées Sur ce rostre à une distance variable des yeux

Ainsi qu’on le voit dans la synonymie, les ancienSäuteuts, trompés par la forme de la tête, avaient placé ces insectes parmi les Curculionides. La plupart d’entre eux sont un peu plus grands que les SarrNeus, et leur livrée est presque toujours en partie formée de couleurs métalliques. Jusqu'ici leurs espèces paraissent limitées à l'Europe (2).

HOMALIRHINUS.

Cuevroz. Ann. d. 1. Soc. entom. IL, p. 61.

Genre à peine distinct des Ranosimus et n’en différant essentiellement que par ses antennes plus longues, insérées à la base du rostre (3), et dont le 4tr article est allongé, très-grôle à sa base et noueux au bout.

Il a pour type une petite espèce (4) de Colombie, d’un brun rougeñtre, lisse sur les élytres et dont le rostre a beaucoup d’analogie avec celui du Rhinosimus roboris, mais est relativement plus court. Le mâle se distingue de la femelle par l’éperon externe de ses jambes antérieures, qui est très-grand, robuste et un peu arqué. Ce curactèfe est par conséquent sexuel et non générique, comme l'a cru M. Ghevrolat.

J'hésite à adopter le genre ; il vaudrait peut-être mieux n’en faire qu’une section du précédent.

(1) Syn. Cuncurio Linné, De Géer.—Arreécasus Herbst, — ANTHRIBUS Fab., Panz., Payk.— Sazewous [llig., Gyllenh., Steph, etc.

(2) Anthrib. roboris (Attel. rufivollis Herbst; Salp. id. Gylienh.), planirostris (fulvirostris Peyk.), Fab. Syst. EI. Il, p. 410 — Anthr. ruficollis, Panr. Faun. Ins. Germ. XXIV, 19. — Rhin. œneus, Oliv. Entom. V, 86, p. à, pl: l, f.3. — Genei (roboris), Spinolæ (planirostris), A. Costa, Ann. degl. Aspir. nat. Ser. 2, I, p. 107.

(3) Et non pas à la partie antérieure des yeux, comme le dit M. Chevrolat. Elles ne sont pas plus rapprochées de ces organes que chez le Rhinosimus ruficollis.

(4) H. rufirostris, Chevrol. loc. cit., pl. 3, f. 3, avec des détails (Rhinos. Lebasii, Dej. Cat. éd. 3, p. 252).

Sen PRET A

DAC PT CT TS Re ES

US AGNATHIDES. à 534 TANYRHINUS,

Mannenu, Bull. d, Mosc. 1852, no 2, p, 349,

-Dernier articléides palpes oblong, un peu renflé, arrondi au bout. — Mandibules robustes, arquées. — Tête en carré allongé, proléngée en un rostre un peu plus long qu’elle, plan, finement sillonné de chaque côté, subcaréné entre les yeux. — Yeux à peine saillants. — Antennes insérées sur le milieu du rostre, à articles 1 pyriferme, 2 et 4 égaux, un peu plus long, 5-10 trois an égaux, 11 oblong, arrondi au bout, — Prothorax de moitié étroit que les élytres, à peine

us large que long, rétréci et beaucoup plus étroit.en avant qu'à sa base ycelle-ci trorquée, avec ses angles droits. — ytres trois fois plus longues que le prothorax, arrondies aux épaules, dilatées au-dessous de celles-ci, puis linéaires jusqu'à leur extrémité qui est tronquée, . avec ses angles externes arrondis. — Pattes médiocres; tarses distinetement pentamères, à articles 4 un peu plus long que le suivant, 2-4 égaux, 5 aussi long que les précédents réunis.

J'emprunte ces caractères à Mannerheim. Je crois, comme Jui, que, malgré ses tarses pentamnères, le genre ne peut être éloigné des Rur- SONIMUS; On à déjà vu précédemment, parmi les Seprium (1), une exception de cette nature; celle-ci est la seconde et dernière parmi les Hétéromères. À part cela et la forme insolite du prothorax et des élytres, il n’y a rien dans la formule inscrite plus haut qui soit anger au groupe actuel. Le genre à pour type un rare insecte (sénguluris) de l’île Sitkha, de la taille des plus grands Rawosimus, d’un brunnoirâtre, très-inégal sur la tête et le prothorax, avec les élytres fortement striées.

TRIBU III

AGNATHIDES.

Dernier artiele des palpes maxillaires sécuriforme. — Mandibules ne dépassant pas le labre. — Prothorax cuculliforme en avant, profondément échaneré en dessous et ne laissant qu’un mince filet en avant des hanches antérieures. — Hanches intermédiaires sans trochantins. — Dernier segment abdominal de longueur normale,

Cette tribu se borne au genre suivant, qui peut être considéré comme fttachant la famille à celle des Lagriides.

(1) P.205, note 1,

Zara

E2 à L EL 532 Æ Pirunrs. de. 7 ne

AGNATHUS.

(Mec.) De La Fenré, Mon, d. Anthic. p. 293 (1).

Menton en carré transversal. — Languette peu nf légèrement échätcrée. — Dernier article des palpes labiax oïde , celui des maxillaires assez fortement séeuriforme. — Mandibules courtes, bifides au bout. — Labre court, largement arrondi en avant. — Tèle engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux exclusivement, inelinée, transversale, terminée par un très-counmuseau, plane en dessus, — Veux médiocres, transversaux, entiers, très-saillants, débordant le prothor

— Antennes courtes; à articles 2-10 obconiques, le 3° un peu plus 110$ que les autres, ceux-ci très-courts; les trois derniers formant unepelite massue, le 41° ovoïde et acuminé. — Prothorax très-allongé, en cône

. renversé et rétréci avant sa base, celle-ci tronquée ; son bord antérieur

largement saillant et arrondi. — Ecusson en triangle curviligne, — Elytres allongées, parallèles, rétrécies en arrière, peu convexes, subtronquées en avant, avec leurs épaules obtuses. — Pattes médiocres ; cuisses grossissant peu à peu; jambes linéaires, sans éperons; {ft article des tarses allongé, surtout aux postérieurs. — Corps allongé, svelte, finement pubescent. < L'unique espèce (2) du genre est de la taille des plus rands SALpeus et vit comme eux sous les écorces. Elle est noire, avec les épaules et deux bandes transversales (lune avant le milieu, l'autre après) en zigzag, d'un gris rosé où couleur de chair. On l’a rencontrée dans diverses localités de l'Allemagne et en France, notamment aux environs de Lyon, mais elle est fort rare partout. x

(4) Syn. Noroxus, Germar, Mag. d. Entom. II, p. 129; ce nom est pris iti dans le sens de celui des OmLus de la famille des Clérides.

(2) Not. decoratus, Germar, loc. cit. et Faun. Ins. Europ. XII, 4 (Agnathus dec.). M. De La Ferté (loc. cit.) l'a également figuré avec de nombreux détails, mais peu exacts pour la lèvre inférieure et ses palpes,

La

Page 1