FAMILLE LL
MÉLANDRYIDES.
Menton transversal, non porté par un pédoncule du menton. — Languotte plus ou moins saillante. — Deux lobes aux mächoires, lamelliformes et ciliés. — Palpes maxillaires en général longs, robustes et pendants, souvent en scie et terminés par un grand article cultriforme ou sécuriforme, — Mandibules courtes. — Tête sans col en arrière, penchée, souvent invisible d'en haut. — Yeux échancrés (ABDERA excepté). — Antennes de onze, très-rarement (ConopaLrus) de dix articles, insérées à découvert au-devant des yeux, presque toujours filiformes ou légèrement épaissies au bout. ON aussi large que les élytres à sa basé; son pronotum distinét'de ses flancs. — Hanches antérieures de forme variable, contiguës ou non, assez souvent munies de trachantins ; leurs cavités cotyloïdes ouvertes en arrière; les intermédiaires ovoïdes, très-rapprochées, pouivues de trochantins ; les postérieures fortement transversales, contiguës ou subcontiguës; les quatre tarses antérieurs de cinq, les postérieurs de quatre articles, le pénultième souvent subbilobé ; crochets presque toujours simples. — Episternums métathoraciques parallèles, leurs épimères distinctes. — Cinq arceaux à l'abdomen.
Avec cette famille finissent les Hétéromères qui, même dans ces derniers temps, ont été quelquefois associés aux Ténébrionides (1), dont ils différent comme les deux familles précédentes, par leurs cavités cotyloïdes antérieures ouvertes en arrière. Ils se distinguent en outre des Cistélides par les crochets de leurs tarses non pectinés; des Nilionides par lèur forme générale qui n’approche jamais de celle d’un hémisphère ; des Pythides par leur prothorax aussilarge à sa base que les élytres; enfin, de toutes les familles des Hétéromères qui suivent, sauf les Mordellides, par leur pronotum non confondu avec les flancs
“ e LI
(1) On sait que Dejean (Cat. éd. 3, p. 222) avait placé en tête de ses Ténébrionites, tous ceux de leurs genres qu'il connaissait. C’est, du reste, le seul auteur moderne qui ait méconnu à ce point les analogies de ces insectes.
{ fa 2
534 MÉLANDRYIDES.
du prothorax. Quant aux Mordellides qui présentent le même caractère, leur tête pourvue d’un Le qui n'existe pas ici, rend, en ce qui les concerne, la co impossible.
Sauf un genre (Terraroma) dont l'introduction parmi oux est sujette à objection et dont il ne sera pas question dans les détails qui suivent, les Mélandryides constituent un groupe réellement naturel (1). Ce sont des insectes à téguments assez solides (Nornus excepté), presque toujours glabres, plus ou moins allongés et parfois arqués en dessus, La seule particularité digne de remarque que présentent leurs organes buccaux, est la forme remarquable de leurs palpes maxillaires. Ces organes varient, du reste, beaucoup,et ce n’est guère que dans la moitié des genres qu'ils sont dentés en scie. Dans ce cas, ce sont les deux articles intermédiaires qui deviennent triangulaires ; comme chez presque tous les Hétéromères, le premier d'entre eux est toujours UCoup plus long que le deuxième. Les palpes labiaux restent co ment très-courts.
La tête de ces insectes affecte très-rarement (Scoroprs) une forme rhomboïdale ; elle est généralement très-courte et très-obtuse en avant, et dans aucun cas son épistome n’est séparé du front par une suture bien distincte, Mème lorsqu'elle est complètement invisible d’en haut, les yeux ne sont pas voilés par le prothorax. Les antennes sont médiocres dans la plupart des. cas; celles des Serropalpides ont souvent une tendance à être arquées. Les arêtes latérales qui séparent le pronotum des flancs du prothorax sont sujettes à s’oblitérer et même (par ex. Hypurus) à devenir nulles en avant. L’écusson ne manque jamais. Les élytres, comme celles des Pythides, ne sont pourvues d’un repli épipleural qu’à.leur base, ou si parfois il en existe un dans le reste de leur étendue, il est excessivement étroit.
Lorsque les hanches antérieures ne sont’ pas contiguës, la saillie prosternale qui les sépare arrive toujours à leur niveau, et ces organes sont eux-mêmes très-gros, transversaux, ovoides et atténués au côté interne. Quand ils sont contigus, ils saillent plus ou moins en dehors des cavités cotyloïdes, mais conservent souvent (Serropalpides) la forme en question. Dans un assez grand nombre de genres, ils sont accompagnés de trochantins. Les hanches intermédiaires sont à la fois obliques et longitudinales ; elles deviennent contiguës en arrière pour-peu que l'étroite saillie mésosternale qui les sépare, soit moins longue qu’elles. Les hanches postérieures sont souvent obliques ; lorsque cette particularité coexiste avec des éperons.aux jambes plus ou moins développés, les espèces qui sont dans ce cas (par ex. OncnesrA) ont des
(1) Pourvu qu'on en retranche certains genres qu’on y admet quelquefois, je veux dire’ les STENOTRACHELUS, ScrapriA et Troromma. Le premier appartient, sans aucun doute, aux OEdémerides ; les deux autres me paraissent être des Pédilides, et on les trouvera plus loin dans cettu famille,
| siéééogee <; AT
MÉLANDRYIDES. 535
mouvements extrêmement vifs, saccadés et sautillants, en un mot, pareils à ceux des Mordellides. Le premier.article des tarses postérieurs est toujours fort allongé; ce n’est que chez les Scoropes et les Noraus qu'il y a exception à la simplicité des crochets. Les segments abdominaux diminuent, graduellement de grandeur ou sont presque subégaux. Sauf chez les Noraus, les deux sexes ne semblent pas différer l’un de l’autre.
Ces insectes ne sont jamais très-grands, et beaucoup d’entre eux sont ps plupart sont peu communs. Quant à leurs habitudes, tous (les Noruus exceptés) paraissent vivre sous les écorces, dans les bolets ou le bois décomposé des vieux arbres. Leurs larves, dont on connaît déjà un certain fombre, ont des mœurs semblables, mais, avec un fond commun d'organisation, présentent quelques différences importantes qui rendent difficile d’en rien dire de général (1). Il en sera question dans les généralités des groupes auxquels elles appartiennent.
Les Mélandryides sont presque confinées dans les régions froides et tempérées de l'hémisphère horéal. Il 7 en a très-peu dans les pays chauds. Sauf un seul (SyNCHROA) qui est propre à l'Amérique du Nord, tous leurs genres ont des représentants en Europe.
Les vicissitudes qu’a subies la classification de ces insectes, exigeraient plus de développements que je ne puis leur en consacrer (à). Leur érection en une famille à part est due à Latreille ; mais ce n’est que dans son dernier ouvrage qu'il a fini par réunir ensemble tous ses éléments qu'il avait jusque-là dispersés dans des groupes différents (3). Cette famille est aujourd’hui généralement admise, mais n’a encore été traitée que par des auteurs de Faunes locales, dont les deux plus récents et à la fois les plus importants, sont MM. Mulsant (4) et L. Redtenbacher (5). La classification qui suit, est, à quelques légers
(1) Erichson (Archiv, 1842, I, p. 367) a exposé leurs caractères généraux, mais uniquement d’après celles des Mecanpnya et des Dincæa. Celles qui ont élé découvertes depuis cette époque ont rendu cette exposition insuffisante. Elle à été reproduite par MM. Chapuis et Gandèze dans les Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d, Liège, VU, p. 518.
(2) M. Mulsant les a exposées avec le plus grand détail dans sa Monographie des espèces de France, citée plus bas.
(3) Règne anim. éd. V, p.43. Ces insectes, sous le nom de Serropalpides, constituent la troisième tribu des Sténélytres. Il ne se trouve parmi eux aucun élément étranger. Latreille en exclut seulement les Noruus, qu'il place en tête de ln tribu suivante, celle des OEdémérites. Dans son travail immédiatement antérieur à celui-ci (Fam. nat. p. 379), le groupe est également pur de tout alliage, mais les Oncuesia en sont exclues et reportées loin de là (p. 377) parmi les Taxicornes. Des variations analogues se remarquent daus tous les autres ouvrages de Latreille, et il serait aussi fastidieux qu'inutile de les exposer.
(4) Col. de France; Barbipalpes; in-80, Paris, 1856.
(5) Faun. Austr.; Die Keæf, éd. 1, p. 606; et éd. 2, p. 626.
536 MÉLANDAYIDES.
changements près, la mème que celle du premier SE ces & entomdlogistes.
1. Antennes terminées par une grandé)massuie de 4 art. Réxpar n A rs
LU, — fliformes ou grossissant peu à peu, TRIBU L. eu $ TÉTRATOMIDES. du
Antennes terminées par une grande massue de quatre articles, — Palpes maxillaires uon en scie. — Tête fortement inclinée, à peine visible d’en haut. — Hanches antérieures cylindriques, transversales, séparées par une saillie prosternale arrivant à leur niveau.
Latreille, dans tous ses ouvrages sans exception, à compris le genre TErratoma de Fabricius dans cet ensemble hétérogène d'insectes qu'il a désignés successivement sous le nom de Biapériales et de Taxicornes, Mais les cavités cotyloïdes de ses hanches antérieures largement ouvertes en arrière, et ses antennes insérées tout-à-fait à découvert, montrent qu’il est étranger aux Ténébrionides. Je ne crois pas davantage que sa place soit parmi les Cryptophagides où M. L. Redtenbacher l’a récemment placé (1). Ces deux opinions mises de côté, si l'on procède par voie d'exclusion, on ne trouve plus que la famille actu dans laquelle il puisse rentrer, à moins qu’on n’en crée une pour seul, mesure à laquelle il n’a certainement aucun titre. J’adopte donc, à cet égard, l'opinion de M. Mulsant (2) qui, le premier, a découvert cette analogie; mais je reconnais qu’elle peut être contestée.
TETRATOMA.
(Hezzw.) Far, in Scunein, N. Mag. d. Entom. p.19.
Menton trapéziforme. — Languette transversale, tronquée en avant. — Dernier article des palpes labiaux ovoïde, obtus au bout, celui des maxillaires très-légèrement sécuriforme. — Mandibules bifides au
(1) Faun. austr. ; Die Kæfer, éd. 1, p. 202; et éd. 2, p. 375. J'ai dit précédemment (Tome II, p:418, note) que cette famille des Cryptophagides de ML. Redtenbacher n’était pas susceptible d’être caractérisée. Môme en la restreignant, telle que je l'ai adoptée, les Ternaroma ne pourraient y prendre place. La forme de leur tète, le mode d'insertion de leurs antennes, la forme de leurs hanches antérieures, lt contigüité presque complète des postérieures, leur prosr ternum et leur mésosternum autrement faits, prouvent qu'elles appartiennent à un autre type.
(2) Col. d. France; Barbip. p. 21.
bout. — Labre trans ment rétrétie antér e — Yeux brièvement o r'
tiers. PR. nes
isversal, arrondi sur les côtés, D nss presq 5 en avant 6 se, celle-ci DE large et court 10! = Ecusson transversal. — Elytres artes, : as£ez CONVEXES, tronquées à leur base, arrondies en me — Pattes courtes: comprimées ; jambes li es, sans épe ns; 107 article postérieurs à peine aussi long que le entier. — Mésosternum étroit, ee, ternale recourbée en arrière. — Corps me 10 ir convexe, en général glabre.
Petits insectes à téguments brillants et ponotité dessus, mais de couleurs variables. L'espèce typique (fungorum) e ke ar den neux avec les élytres bleues ou vertes; uné seconde (Desmarestü) d'un vert obscur avec les palpes, les antennes et les ns plus où e ferrugineux; les-deux autres (ancora, tessellata) d’un testacé obscur et maculées de brunâtre. Les trois premières de ces espèces sont européennes, la dernière des Etats-Unis (1). sh: à
# TRIBU I
MÉLANDRYIDES VRAIES. ë
Antennes filiformes ou grossissant peu à peu à leur extrémité; leurs derniers articles simulant très-rarement (OnrcuEsrA) une sorte de massue.
Les autres caractères sont tous variables et permettent de diviser ces insectes en groupes secondaires assez nettement tranchés. M. Mulsant en à établi six, en prenant pour point de départ, le plus ou moins de visibilité de la tète, vue d'en haut. Outre que ce caractère est sujet à des transitions, un genre exotique (SxNcuRoa) en rend l'emploi difficile, et il n'a paru préférable de prendre pour base la non-contiguité ou la de ps des hanches antérieures. +
(1) Esp. euro es: T. fungorum, Fab. loc. cit. p. 20; Panz. Faun, Ins, Gerin. IX, 10 (D: dermestoides, Herbst, Die Kæfer IV, p. 88, pl. 38, f. 7). — ancora, Fab. loc, cit.; Panz. loc. cit, IX, 9; Herbst, loc. cit, pl. 38, f. 8.— Desmarestii, Latr. Gen. Crust. et Ins. IL, p. 180. — "Esp. de l'Amér. dusNord : T: tessellata, Melsheim, Proceed, of the Acad. of Philad. Il, p. 113.
LA
apres
nax. eultriforme
+" Tète verticale, à maine ou non visible d'en :
sd t. y 0 aillante, sublofizontale es antérieures saillantes, contiguës.
C ochets des tarses simples.
@ Ÿ Antennes de onze antic > © n Æôte vertica eine ownon visible d'enhaut. SERROPALPIDES.
— penché äntie au moins — MÉLANDRYIDES VRAIES,
cc Antennes de dix articles. CONOPALPIDES, bb Crochets tarses appeñdiculés et. dentés. Nornipes. Lu dat . MAT: à
té
Le GROUPE I. Mycétomides. 6 >
Hanches antérieures non contiguës, tronsversalement ovoïdes, pourvues de trochantins ; les postérieures obliques; pénultième article des tarses entier. — Dernier A palpes maxillaires ovlir nqué au bout. -= Tôte inclinée, en partie visible d’en haut. = Antennes de onze articles.
Ce premier groupe ne contient que le genre suivant. La seule espèce qui le constitue se rapproche assez des CoNopaLpus, sous le rapport du faces, ce qui a engagé M. Mulsant à la placer près de ces derniers; mais ses caractères génériques sont très-différents. À vrai dire, c’est un type à part, qui n’a pas d’analogie intime avec aucun de ceux qui suivent.
MYCETOMA.
(Des.) Murs. Col. d. Franc.; Barbip. p.103 (1). Dernier article des palpes labiaux ovoïde, celui des maxillaires lé-
gèrement ovalaire et tronqué aù bout, le 3° très-court, transversal. — Mandibules entières et aiguës à leur extrémité. — Labre transversal,
largement arrondi en avant. — Tête penchée, médiocrement visible
d’en haut; épistome quadrangulaire, placé sur un plan inférieur au front et séparé de ce dernier par un fin sillon arqué. — Yeux trans-
(1) Syn. Dnyors Panz, — Sernopazrus Panz, — Dincæa Panz.
versaux, fo ent échan en arc. — les Je. came. robustes, par!
1 médiocre, gros, subturbiné, 2*eourt, obconique, t
les suivants pubescents, 4-10 transversaux, suboyindriquess acuminé aubout.—Prothorax fortement transversal, arro
chant sur les côtés, avec ses angles antérieurs fortement rabättus, trons qué eu avant et à s& base, muni d trois impressions en dessus; une discoïdale, deux basilaires. — Ecusson curviligne. — Elytrés médiocrement allongées, assez peu convexes, parallèles, arrondies en arrière. — Pattes assez longues , médiocrement robustes; éperons des jambes très-courts; tarses médiocres , le 1% article déSipostérieurs allongé. — Mésosteraum aussi long que les hanches i édiaires, — Corps oblo) rune. ë:
L'espèce unique (1) du genre est un insecte de taille moyenne, d'un brun-fuligineux, avec la suture plus claire et les antennes dun noir intense, sauf les deux premiers articles. Il est criblé en us de points enfoncés assez gros, dont la plupart forment, sur les élytres, des rangées médiocrement distinctes. On le trouve, mais rarement, dans la plus grande partie de l’Europe moyenne.
Groupe I. Orchésiides. ut
Hanches antérieures non contiguës, grosses, transversalement ovoïdes et atténuées au côté interne, sans trochantins; pénultième article desstarses postérieurs entièr. — Palpes maxillaires nn soie ; leur dernier article déforme variable. — Têt verticale, à peine ou non visible d’en haut. — Antennes de onze amies, robustes.
Sur les trois genres qui composent ce groupe, il en est deux (Or- 6
CHESIA, HALLOMENUS) dont les espèces ont une analogie assez prononcée avec les Monperza et les Araspis, non-seulement par leur forme générale allongée, atténuée en arrière et arquée en dessus, mais encore par leurs allures vives et sautillantes, C’est également à ces deux genres qu'appartiennent les larves que l’on connaît de ce groupe. Leurs caractères serviront de termes de comparaison pour celles du reste de la famille qui seront mentionnées plus loin.
La plus anciennement connue, celle de l'Orchesia müicans (2), est allongée, subeylindriqué, charnue et glabre. Sa tête arrondie, écailleuse
(1) Dr. suturalis, Panz. Faun. Ins, Germ. XLV, 12.
(2) M. Guérin-Méneville l'a découverte et décrite le premier dans le Dictionn. Class, d'Hist. nat. XIE, p. 301 (citation omise par MM. Chapuis et Candèze). Elle l'a été ensuite, mais trop brièvement, par M. Waterhouse (The entom. Magaz. IL, p. 376, pl. 10, €. 2; et M. Braselmann (Verhandi, d. naturf. Verein. d. Preussich, Rheinl, 1, p. 17). Ces trois descriptions sont inférieures à celle pu-
540 MÉLANDRYIDES.
et pourvue d’un épistome très-distinct, * cha. Ôté, immétement derrière lés antennes, ci mmates disposés: Me rangs. Ex bouche, obliquement ée en bas, se compose d'un n très-court, arrondi en avant; une languette assez saillante
die et portant deux très-courts palpes bi-articulés; deux mi: ires rochées à leur base, munies d’un seul lobe et de palpes formés de trois artitles presque égaux; deux mamdibules n:édiocres, -bifides au bout et munies d’une dént molaire à leur base; enfin d’un labre transversal et arrondi en avant. Les antennes se composent de quatre articles égaux en longueur, mais s'atténuant rapidement et dont le dernier est bifide. Les segments thoraciques ne diffèrent pas sensiblement de ceux de l'abdomen et portent des pattes “mi diri-
gées en dehors et composées de quatre pièces do terminale est armée d’un ongle tenant lieu de tarse. Quelques rides transversales se voient sur les segments abdominaux, qui sont arrondis latéralement, Le dernier est court, arrondi et prolongé inférieurement en unMfube très-court que couronnent six mamelons, au contre desquels se trouve l'ouyerture anale. Des neuf paires de stigmates abdominaux, la première est situéo entre le prothorax etle mésothorax; les autres surles huit premiers segments abdominaux, au sommet de tubercules charn d'autant, plus saillants qu’ils sont plus antérieurs.
Ce arve est d'un rose päle, avec la tête et les parties de la houche brunes. Elle vit exclusivement dans les bolets.
Celle de l'Hallomenus humeralis, dont on doit une excellente desoripton à M. E. Perris (1), avec tous les caractères de la précédente, en diffère emce que, de même que les larves des DiRCÆA, somssogment anal est armé de deux crochets médiocrementarqués. Sascouleur est ef outre d’un blanc-jäunâtre , à l'exception du dernier segment de
l'abdomen qui est roux. M. E. Perris dit l'avoir trouvée abondamment dans le Polyporus maæimus Brotero, champignon qui croît sur les viéilles souches de pins.
I. ae postér. non obliques; éperons des jambes très-longs. Ces hanches étroites, arrendies à l'angle externe : Eustrophus. = larges, parallélogrammiques : Orchesia.
II. HanChes postér. obliques; éperons des jambes courts: Hallomenus.
bliée par MM. Chapuis et Candèzo, dans les Mém. d. 1. Soc. d. Se. d. Liège, VII, p. 519, pl. 6, f. 8.
Ces’auteurs indiquent à tort la larve de l'O. fasciata, qu'ils inscrivent sols le nom d’Hallomenus fasciatus, comme ayant été décrite par M. Westwood (An Introd. etc. I, p. 308, £. 35, n° 23-35); c’est de l'O. micans qu'il à parlé. À cette citation, ils ajoutent celle de Fischer de Waldheim daps son « Oryetographie du gouvernement de Moscou. » Mais pas plus que pour L'Opatrum pugmœum (voyez plus haut, p. 254, note 2), je ‘ne trouve cette citation exacte.
(1) Ann. d. 1. Soc. entom. 1857, p. 382, pl. 9, f. 481-490.
LEE à + hoed 7 dl mot F4 d'a OR EE, L'h t' sirmtn ein
MÉLANDRYIDES VRAIES. 541
Là L MEUSTROPHUS.
( } Laure Règne anim: \
LA
Menton évaséYét tronué*en avant, i latétalemer guette cornée, arrondie et sinuéc au bout. — Palpes cou ] nier des labiaux ovalaire et déprimé, celuitdes maxillaires cylindrique et tronqué au bout.— Mandibules Pifdes à leur extrémité. — Labre transversal, fortement arrondi en avant. — Tète invisible d'en haut, terninée par un court museau quadrangulaire. — Yeux transversaux, tantôt fortement (dermestoides), tantôt médiocrement (par ex. dômentosus) séparés en dessus, lunulés. — Antennes de la longueur ausplus du prothorax, à articles 1 assez long, peu robuste, reçu, à s ,dans un sillon, 2-4 obconiquesÿplus longs que larges, 5-10/déprimés, graduellement transversaux, serrés, 11 plus long que 10. — Prothorax transversal, régulièrement convexe, on bord antérieur arrondi et vertical, paraboliquement rétréc s côtés antérieurs, faiblement échancré en avant, bisinuéen arrière, avec ses angles postérieurs arqués ou non, tranchant sur ses bords latéraux. — Écusson en triangle curviligne. — Elytres fortenffent contiguës au prothorax ot aussi larges que lui, oblongo-ovales ou elliptiques.—Pattes courtes; hanches postérieures étroites, arrondies à l'angle externe; cuisses et jambes robustes, comprimées ; celles-ci parallèles, finement denti en dehors, leurs éperons médiocres; tarses grêles, comprimés @ ténués au bout, le 1° article de tous allongé; crochets petits. — sosternum fortement rétréci en arrière, subvertical en avant (2). — Corps oblongo- ou elliptico-ovale, finement pubescent.
L'espèce typique (3) est répandue dans la plus grande partie de l'Europe et ne paraît pas rare dans les parties boréales et orientales de ce continent. Dans ses parties méridionales elle habite principalement les régions montagneuses. Les autres espèces décrites sont propres à l'Amérique du Nord (4).
(1) Iiger n’a fait qu'imposer au genre ‘son nom; Latreille, après avoir reproduit simplement ce dernier (Gen. Crust, et Ins. IV, p. 379), a, le premier, exposé en peu de mots les caractères du genre — Syn. Mycerormacus Fab.
(2) Dans toutes les espèces que j'ai sous les yeux, une suture transversale très-apparenté sépare de la partie antérieure des épisternums métathoraciques, un triangle Assez grand, à sommet dirigé en dedans. Je ne trouve rien de paréil que chez quelques Oncuesia de l'Amérique du Sud, telles que la 19-maculata. ,
(3) Mycet. dermestoides, Fab. Syst. EL. IL, p. 568.
(4) Mycet. bicolor, Fab. loc. cit. p. 566. — Æ. lomentosus, Say, Joura. of the Acad. of Philad. V, p. 293 (niger, Melsheim. Proceëdsibid, 111, p. 58). —
542 NÉLANDRYIDES.
Ces insectes sont de taille moyenne pour la famille, noirs ou brunâtres, mais cette livrée est relevée quelqüefois par des taches ou des bandes d’un rouge-jaunâtre. Le pubescence qui.les rôvet est trèsfine, peu abondante et & ée, Des stries superficielles, très-ré
liè tuéesset do intervallesssont pointillés où finemen cat, 8 vont sur leurs élytres. - °F -
ORCHESIA.
Larn. Gen. Crust. el Ins. Il, p.159 (1).
Mêmes caractères que les Eusrropaus, sauf les différences "sui vantes Derniër article des palpes maxillaires largement eultriforme, le 3° transversal. — Antennes à articles 1 en massue peu robuste et arquéey? aussi épéis, mais court et obconique, 3 plus long que les suivants; les quatre à cinq dérmiers grossissant plus ou moins et transversaux, sauf le 11° qui est plus long que le précédent. — Prothorax transversal où non, paraboliquement rétréci en avant, avec.les côtés antérieurs rabattus, coupégcarrément à sa base, avec un faible lobe médian. — Pattes s’allongeant graduellement d'avant en arrière ; hanches postérieures larges, planes, en carré transversal; jambes moins régulièrement parallèles; les éperons des postérieures trèsalgés, pectinés en dessous; tarses antérieurs courts et déprimés; ur dernier article, ainsi que celui des intermédiaires, subhilobé; le 1° article de ceux-ci et des postérieurs, surtout ce dernier, très-long, les autres décroissant peu à peu. — Métasternum oblique sur ses flancs et aplani sur la ligne médiane. — Mésosternum fortement comprimé, orizontal, aigu en avant et reçu dans une pétite échancrure de la Saillie prosternale. — Celle-ci horizontale, — Corps allongé, plus où moins atténué en arrière et arqué en dessus, finement pubescent.
Ces insectes sont plus sveltes que les Eusmropaus ; leur pubescence est en général un peu plus abondante, et leur sculpture est différente, leurs téguments, en dessus, ‘étant finement coriacés, sans aucune trace de ponctuation régulière sur les élytres. Mais leurAlivrée est la même, et plusieurs sont également ornés de taches ou de bandes fauves sur les élytres. Les yeux sont, comme ceux des EUSTROPHUS, séparés (micans), où plus ou moins rapprochés en dessus (sepicola, f'asciata, etc). Ce dernier cas est de beaucoüp le plus commun.
bifasciatus, Say in Long’s Expedit. IE, p. 282 (4-maculatus, Melsheim. loc. cit.). — indistinctus, 3. L. Le Conte, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p.151; Californie.
(1) Syn. Mecaromaspars, Herbst, Die Kæfer, IV, p. 97. — HauLoMENus Panz:, Ilig., Payk., Gyllenh, — Dincæa Fab. — MonpezLa Marsh.
s À HALLOMENUS.
Fr Panz. Faun. Ins, Germ. XNI, 17 (3).
— Dernier article des palpes labiaux ovoïde, cel dé pumé, parallèle, obliquement tronqué au bout. — Man es
eur ékfrémité. — Labre transversal, largement échancré. — Tète presque invisible d'en haut, terminée par un museau très-court. —
Yeux médiocres, transversaux, échancrés dans leur milieu.— Antennes insérées à leur côté e, aussi longues que le prothorax, assez ro-
4 filiformes et pe éprimées, à articles 4 un peu plus long que ?, celui-ci court, 3 pl g que les suivants, 4-10 égaux, 11 plus
grand ue 40, ovaälaire. — Prothorax fortement transversal, peu convexe, un peu rétréci en avant, avec ses angles antérieurs rahattus, faiblem sinué à sa base.— Ecusson en triangle curviligne.— Elytres aloi de la largeur du rather leur base, graduellement ré-
técies'en arrière, un peu arquées en dessus. — Hanches postérieures obliques; cuisses assez robustes, comprimées, un peu ovalaires; jambes grôles, les épetsasle toutes petits; tarses grêles, le 1°" article des quatre postérieurs très-allongé. — Corps allongé, un peu arqué en dessus, finement pubescent. #
(1) Esp. européennes : 0. micans, Panz. Faun. Ins. Germ. XVI, 18 (Megat. Dicea Herbst): — fasciata, Payk.Faun. Suec. IL, p. 182; figurée par M. Kraatz, Stettin, entom, Zeit. 1853, pl. 3, f£. 4. — undulata, Kraatz ibid, p. 255, pl. 3, f.3 (fasciata, Gurtis, Brit. Entom. V, pl. 197). — sepicola, Rosenh. Beitr. z. Insektenf, Europ. p. 32. — laticolis, L. Redtenb. Fann. Austr. éd. 1, p. 611 (grandicollis; Rosenb. loc. cit.). — luteipalpis, Mus. Col. d. France; Barbip. Suppl — Esp. de l’Amér. du Nord : O. cast gracilis, Melsh. Proceed. of the Acad, of Philad. II, p.57; la serice même auteur (ibid.) est une ScraPrik, selon M. J, L. Leconte, ibid. VIE, p.219. — Esp. du Chili : Oiwpiota, ne , lumosa, parvula, fusca, nigra, Solier in Gay, Hist. d, Chile; Zool.V, p.265. *:
(2) Une seule est décrite : 0. 15-maculata Mannerh., Castelh. Hist. nat, d. Col. Il, p. 247; mais il y en a plusieurs inédites dans les collections. Ces insectes sont bonus grands et moins étroits que les espèces d'Europe. Leurs Yeux sont contigus sur le front et fortement. granulés, les éperons de leurs lambes médiocres, ete. — 11 est bien possible que le Mycetophagus Janus de Fabricius (Sÿst. EL. IL, p. 566) leur soit congénère,
(3) Syn. Harcomnus, Payk., Duftschm., And.—Dinornonvs, Illig, Magaz.VI, P:335; sans accompagnement de caractères.— Dnyaa, Mulsant, Col. d. France; Barbipalp. p. 58, — Dincæa Fab.
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tes-de très-ptite taille, de mm forme que 1 ar du nâtre 4 rrugineux et
y en a un. L \
d s téguments sont très-fine vestige de stries sur les élytres. :
-On n’en connaît en Europe que deux espèces : l’une (1) type du genre et dont le dernier article des palpes maxi comme l'indique la formule qui précède; l’antre (2) s'atténue et devient presque conique. M. Mulsant a f
n ge DRYALA qui, ne reposant que sure admissible. L'Amérique du Nord po 2 pal
Hanches antérieures non contiguës, grosses, transversalement ovoïdes, accompagnées de trochantins; pénultième article des t entier. =Palpes maxillaires grêles, non en scie, leur dernier vie sécuriforme, — Tète légèrement penchée, visible em en e £ — Antennes de onze articles, longues et grèles.
* Cetensemble de caractères ne permet pas d’introd caroa de M. Newman dans aucun des groupes qui précèd suivent. 11 tient aux deux précédents par seshänches anténii ais en diffère complètement par la forme et la pre de sa‘tête, ses antennes et ses pattes qui ressemblent à celles des SerRoPaLrus. Sès palpes maxillaires sont plus grèles que dans aucun autre genre de là famille. D'après cela , il devient nécessaire d'en faire un groupe spécial. |
SYNCHROA. - “ês << Newm. The entom. Magaz. V, p. 378 (4).
Palpes maxillaires, à articles 2-3 obconiques;subégaux, 4 légèrement sécuriféime et obliquement tronqué au bout; le dernier des labiaux brièvement ovalaire et RE, — Mandibules entières à leur extré mité.— Labre fortement transversal, largement arrondi emavant. — Tête courte, terminée par un museau trapéziforme et transversal. — Yeux grands, hérissés de longs poils, assez saillants, transversaux,
(1) H. humeralis, Panzer, loc. cit. (var. H. bipunctatus Fr. figuré dans Guérin-Ménev. Icon. ; Ins. pl. 3, £. 10 a-c.
(2) H. fuscus, Gyllenh. InsaSuec. II, p. 528. (3) H. scapularis, 4-pustulatus, Melsheim. Proceed. of the Acad. of Philad. lb pars —luridus, niger, Haldem. Journ. of the Acad. of Philad, Ser. 2, , p.99.
(4) Syn. Puarowa, Haldem. Journ, of the Acad. of Philad. Ser, 2, I, p. 9— Mezanprya? Melsheim, Proceed. of the Acad. of Philad, IE, p. 55.
MÉLANDRYIDES VRAIES. 545
étroitement échancrés. — Antennes un peu plus longues que le prothorax, grêles, grossissant faiblement, à articles 2 très-court, 3 à peine plus long que 4, 4-10 décroissant peu à peu, 11 notablement plus long que 10, en ovale allongé. — Prothorax transversal, graduellement rétréci et tronqué en avant, muni à sa base d’un faible lobe médian, flanqué en dessus de deux dépressions peu distinctes. — Ecusson en carré transversal. — Elytres allongées, peu convexes, graduellement atténuées en arrière. — Pattes assez longues; hanches postérieures obliques; cuisses assez robustes; jambes linéaires, leurs éperons médiocres; tarses très-grèles, le 1% article de tous allongé, celui des posrieurs un peu plus court que les suivants réunis. — Mésosternum un peu convexe, déclive, triangulaire et assez large. — Saillie prosternale s'appuyant sur lui en arrière. — Corps allongé, atténué à ses deux extrémités, un peu arqué en dessus, pubescent.
La seule espèce connue (r) estun insecte de la taille du Serropalpus sriatus d'Europe, d’un brun noirâtre assez brillant, avec le sommet des antennes ferrugineux, finement ponetué en dessus et recouvert de la même pubescence couchée que la plupart des espèces de la famille, mais un peu plus abondante. Il habite les Etats-Unis.
Les entomologistes américains semblent ne pas connaître ce genre de M. Newman. M. Haldeman l’a établi de nouveau sous le nom de Paatona et sur la même espèce (2).
GROUPE IV. Serropalpides,
Hanches antérieures contiguës, ovoïdes, médiocrement saillantes, sans trochantins; pénultième article des tarses subbilobé chez la plupart. — Palpes maxillaires en scie ou non. — Tête verticale, invisible d'en haut, au moins en grande partie. — Antennes de onze artieles, filiformes ou grossissant peu à peu.
Ces insectes sont tous allongés, et la plupart d’entre eux ressemblent beaucoup à des Eucnémides ou des Elatérides. Presque tous ont la tête courte, régulièrement convexe en avant et largement tronquée à peu de distance de l'insertion des antennes, de sorte qu’elle est com- Plètement dépourvue de museau.
Trois larves de ce groupe ont déjà été observées, celles des Dircœæa lœvigata, Phlæotrya rufipes et Abdera fleæuosa, mais cette dernière est la seule dont on ait une description suffisamment détaillée.
(1) S.punctata, Newm. loc. cit. (Ph. murina Hadem. ; Mel. umbrina Melsheim.). M. Haldeman l'a regardé comme le S{eropes murinus de Dejean (Cat. éd. 3, p. 237), mais tout-à-fait à tort.
(2) M. Melsheimer (Cat. of the deser. Coi. of the Unit. Stat. p. 142) a adopté les deux £enres, en intercalant entre eux les SERROPALPUS.
Coléoptéres. Tome v. 35
ah "> un.
546 MÉLANDRY!DES.
Erichson (1) s’est contenté de dire de la première qu'elle présente tous les caractères de la larve de la Melandrya caraboides, si ce n'est que son dernier segment est armé- de deux crochets recourbés. Elle serait par conséquent charnue et privée de stemmates. :
La description de la seconde, due à MM. Mac-Leay et Westwood, contient quelques particularités qui me font douter qu’elle appartienue réellement à la famille (2). Toutefois, si l’affirmative est vraie, cette larve serait, comme la précédente, privée d’yeux et pourvue de deux crochets corués sur le dernier segment abdominal.
Celle de l'Abdera fleæuosa, dont on doit la connaissance à M. Ed, Perris (5) avec les caractères généraux des larves de la famille, en possède plusieurs qui lui sont exclusivement propres. Elle est cylindrico-elliptique, et la tête un peu aplatie porte de chaque côté trois ocelles disposés sur une ligne courbe, au-dessous des antennes. Le prothorax est de moitié plus long que le mésothorax et le métathorax. Tous deux, ainsi que les huit premiers segments abdominaux, sont munis en dessus d’un large mamelon transversal, comme interrompu dans sou milieu et rétractile ; les seconds en portent de plus un semblable en dessous et un bourrelet de chaque côté. Le segment anal est entier, arrondi et pourvu inférieurement d’un mamelon bilobé au centre duquel est située l'ouverture anale. M. Ed. Perris avait trouvé cette larve dans des champignons croissant sur les pins.
1. Prothorax tronqué en avant; tête un peu visible d'en haut, a Pénultième article des tarses entier : Serropalpus. aa — subbilobé.
(1) Archiv, 1842, I, p. 368; Lrichson désigne l’espèce sous le nom de D. discolor.
(2) Mac-Leay, Horæ entom. II, p. 464 (Xylita buprestoides); Westwood, An Introd. ete., 1, p. 307. Voici mot à mot la description qu’en donne M. Westwood ; je souligne seulement les passages suspects : « Elle est, dit-il, blanchàtre, allongée, écailleuse, plus épaisse dans son milieu et en arrière, COnVEXxe CN dessus, concaye inférieurement ; tèle semi-globuleuse; antennes courtes, Uriarticulées; mandibules courtes, mais aiguës; second segment du corps grand, composé en apparence de deux segments; pattes antérieures grandes, cOMmprimées, crochues et atteignant presque l'extrémité antérieure de la têle; les deux paires postérieures beaucoup plus courtes; troisième segment plus court que les deux précédents; les autres s’allongeant graduellement. jusqu'à l'avaut-dernier qui est convexe et très-fortement ponctué; le dernier pourvu de deux 0r0chets cornés, aigus et recourbés en haut.
M. Westwood ajoute qu'une larve presque semblable est décrite dans l'Appendix du «Voyage du capitaine Back au pôle Nord,» ouvrage que je n'ai pas à ma disposition. :
(3) Ann. d. 1. Soc. entom. 1857, p. 378, pl. 9, f. 473-480; sous le 10 de Hallomenus flezuosus.
MÉLANDRYIDES VRAIES. 547 Hanches interméd, contiguës en arrière : Xylita. — non — Zilora.
II. Prothorax largement saillant et arrondi en avant ; tète invisible. b . Pénultième article des tarses subbilohé.
ec Hanches interméd. non contiguës en arrière. Antennes insérées un peu au-dessus du milieu des yeux : Phlæotrya. près du bord supérieur — Dircæu.
cc Hanches interméd. contiguës en arrière : Anisoæia. bb Pénultième art, des 4 tarses postér. entier : Abdera.
SERROPALPUS.
HeLen. Act. Holmiens. 1786, VIL, p. 310 (1).
Menton trapéziforme. — Languette échancrée en avant. — Palpes labiaux très-courts, leur dernier article ovalaire et tronqué au bout; les maxillaires grands, pendants, en scie, à articles 2 en triangle allongé et renversé, 3 en triangle transversal, à sommet interne, 4 en fer de hache court et prolongé en dedans. — Mandibules bifides au bout. — Labre transversal, légèrement arrondi en avant. — Tête en partie visible d'en haut, largement tronquée en avant des yeux. — Ceux-ci grands, transversaux, largement sinués, — Antennes insérées un peu au-dessus du milieu des yeux, de la longueur de la moitié (©) ou du tiers (©) du corps, très-grêles, à articles 1 allongé, en cône renversé, ? court, obconique, 4-11 subeylindriques, subégaux. — Prothorax fortement transversal, subcylindrique, faiblement rétréei en avant, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson subquadrangulaire. — Elytres allongées, de la largeur du prothorax à leur base, peu à peu atténuées en arrière. — Pattes longues; jambes grêles, les éperons des quatre postérieures assez grands ; tarses longs, les trois articles intermédiaires des antérieurs déprimés chez les mâles; le 4% de tous long. — Méso- Sternum très-étroit, aussi long que les hanches intermédiaires. — Corps tès-allongé, pubescent.
Les palpes maxillaires sont à leur maximum de développement dans ce genre, très-distinet par là ainsi que par la forme des antennes et celle des pattes. Il a pour type un assez grand insecte (2) d’un brun plüs ou mois clair, revêtu d’une pubescence soyeuse assez abondante, et dont les élytres sont régulièrement striées, avec les intervalles entre
(1) Syn. Dincæa Fab., Duftschm. — LymexyLon Fab. {olim), Oliv. — Mor- DELLA Schaller. — Canruanis Gmel.— LymexyLon Schellenb,
(2) S. striatus, Helen. loc. cit, pl. 8, £. 3-5 (Dire. barbata Fab.). — Aj.: Lun. biguttatum, Schelienb, Entom. Beytr. p. 10, pl. 3, f. 1-4.
548 MÉLANDRYIDES.,
les stries finement ridés. On le trouve dans toute l’Europe, mais il est fort rare partout. Il y a aussi une espèce dans l’Amérique du Nord (1).
XYLITA.
Pavx. Faun, Suec. I, p. 249 (2).
Menton, languette et palpes labiaux des SERROPALPUS. — Palpes maxillaires non en scie, leur dernier article cultriforme, assez large, paraboliquement arrondi et canaliculé au côté interne, le 2° obconique, le 3° triangulaire et un peu déprimé. — Mandibules entières au bout.—Labre fortement transversal, coupé carrément en avant: — Tôte un peu visible d’en haut, presque plane sur le front; épistome brusquement rétréci, très-court, largement tronqué.— Yeux assez petits, transversaux, sinués. — Antennes insérées près du bord supérieur des yeux, un peu plus longues que le prothorax, grossissant peu à peu, à articles obconiques : 3 un peu plus long que 4, 5-10 subégaux, 41 ovalaire. — Prothorax transversal, tronqué en avant, avec ses angles antérieurs fortement rabattus, légèrement arrondi sur les côtés, faiblement bisinué à sa base. — Ecusson subquadrangulaire. — Elytres allongées, médiocrement convexes, un peu atténuées en arrière, — Pattes assez longues; hanches intermédiaires contiguës en arrière; cuisses robustes, ovalaires; éperons des jambes courts ; 1° article des tarses postérieurs très-allongé, le pénultième de tous subbilobé. — Mésosternum assez large, arrivant à peine à la moitié des hanches intermédiaires. — Corps allongé, finement pubescent.
Ce genre ne comprend qu’une (3) des deux espèces décrites par Paykull. M. Mulsant l’a réunie aux Dincxa et a fondé sur l’autre son genre ZiLoRA qui suit, supprimant ainsi, sans que rien justifie cette mesure, le genre créé par l’auteur suédois. Son prothorax tronqué en avant, et ses hanches intermédiaires contiguës en arrière, par suite de la brièveté du mésosternum, me paraissent des caractères très-sufisants pour le conserver.
L'espèce en question est de taille moyenne, d’un noir brunâtre, très-finement chagrinée sur les élytres, et paraît répandue dans la plus grande partie de l'Europe. M. Mulsant en a décrit une autre (4) un peu plus petite et originaire, mais avec doute, de la Hongrie.
(1) S. substriatus, Haldem. Journ. of the Acad. of Philad. Sr. 2, 1, p. 98 (Var. obsoletus Haldera. ibid.).
(2) Syn. Dincæa Fab., Duftschm., Casteln,, Muls., etc.—SERROPALPUS Hellen. — LvmexyLon Panzer.
(3) Serrop. lœvigatus, Helen. Act. Holmiens. 1786, p. 318 (Dire. discolor Fab. ; Xyl. buprestoides Payk.).
(4) Dire, Pareyssii, Muls, Col, d. France; Barbip. p.74.
MÉLANDRRYIDES VRAIES. 549
ZILORA.
Murs. Col. d. France; Barbip. p. 84 (1).
Palpes maxillaires robustes, non en scie; leur dernier article cultriforme, assez large ; les autres organes buccaux comme chez les Xyuira. — Tête un peu visible d’en haut (2), non renflée en arrière; son épistome un peu prolongé au-delà de l'insertion des antennes et coupé carrément. — Yeux médiocres, transversaux, faiblement sinués. — Antennes insérées presque au niveau du bord supérieur des yeux (4), médiocres, robustes, filiformes, à articles obconiques : 3-10 subégaux, 11 beaucoup plus grand que 10. — Prothorax fortement transversal, légèrement arrondi latéralement, aveë ses angles antérieurs rabattus, tronqué à ses deux extrémités, muni de deux impressions basilaires en dessus. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres parallèles, cylindriques et un peu déprimées. — Pattes assez courtes; hanches intermédiaires non contiguës; cuisses assez robustes, linéaires ; jambes et tarses des Xyzira. — Mésosternum assez large, presque aussi long que les hanches intermédiaires. — Corps cylindrique, hériséé de poils fins, courts et redressés.
La Xylita ferruginea de Paykull (4) forme à elle seule ce genre qui a quelques rapports avec les Mélandryidés vraies, par suite des deux impressions dont son prothorax est pourvu, mais la tête n’est pas assez visible d’en haut pour qu’on puisse l’admettre dans ce groupe. On ne peut le confondre qu'avec les Xyzira, dont il se distingue aisément par la forme du mésosternum et la non-contiguité des hanches intermédiaires.
Cet insecte, qui paraît exister dans la majeure partie de l’Europe, est de taille moyenne, et varie pour la couleur du brun noirâtre au “jaune ferrugineux ; ses téguments sont plus fortement ponctués que ceux des autres Mélandryides, et leur vestiture lui est exclusivement propre dans la famille.
(1) Syn. Xyrra Payk. — Hecops J. Sturm. — Pannus Fab.
(2) M. Mulsant l'indique comme étant en majeure partie visible; elle l'est, en effet, un peu plus que celle des Xyuira, mais moins que celle des SErRo- PALPUS.
(3) EL non pas vers la moitié du côté interne de ces organes, comme le dit M. Mulsant.
#4) Faun. Suec. I, p. 250 (Hel. sericeus, 3. Sturm, Deutschl. Ins. LE, pl. 51, .8; Parn. obscurus Fab.).
550 MÉLANDRYIDES.
PHLOEOTRYA.
Srepn. JU, of Brit. Entom. V, p. 35 (1).
Genre très-vo:sin des DircæA qui suivent et n’en différant que par les caractères assez faibles que voici :
Palpes maxillaires plus ou moins en scie; leur dernier article cultriforme, allongé et étroit. — Yeux plus grands. — Antennes insérées presque au milieu de leur longueur.
On peut répartir dans deux divisions le petit nombre des espèces connues.
Celles de la première ont leurs palpes maxillaires fortement dentés en scie et le corps régulièrement cylindrique ou cylindrico=conique. Il n’y en a que deux de décrites : l’une d'Europe, l’autre du Brés (2), toutes deux de grande taille.
L’unique espèce européenne (3) de la seconde a les palpes maxillaires assez faiblement en scie, et la forme un men déprimée de la plupart des Dircxa.
DIRCÆA.
Far. Entom. Syst.; Suppl. p.121 (4).
Dernier article des palpes labiaux ovoïde.et tronqué au bout; les maxillaires robustes, non ou à peine en scie, à articles serrés; le dernier cultriforme, assez large, paraboliquement arrondi et canaliculé sur sa tranche interne, les deux précédents déprimés. — Mandibules simples au bout. — Tête invisible d’en haut, régulièrement convexe sur le front, largement tronquée en avant. — Yeux assez grands, transversaux, légèrement sinués. — Antennes insérées un peu au-dessous du borë supérieur des yeux, médiocres, grossissant peu à peu, à articles fortement obconiques : 3 un peu plus long que 4, 4-10 subégaux, 11 ovalaire et comme divisé en deux. — Prothorax presque aussi long que large, convexe, faiblement bisinué à sa base, largement saillant et arrondi en avant. — Ecusson carré. — Elytres allongées, assez convexes, atténuées dans leur tiers postérieur. — Pattes assez longues; hanches intermédiaires non contiguës en arrière; ouisses robustes;
(1) Stephens a écrit le nom du genre Purororrya. — Syn. DincæÆa Gyllenh. — Sennorazrus Perty.
(2) Esp. d'Europe : P. Vaudoueri (Latr.), Muls. Col. d. France; Barbip. p: 79. — Esp. du Brésil : Serrop. lineatus, Perty, Del. anim, art. Brasil. p. 65, pl. 13, f.10 (Dire. bilincata, Dej. Cat. éd. 3, p.223).
(3) Dire. rufipes, Gyllenh. Ins. Suec. Il, p. 519; figurée par Stephens loc. cit. pl. 24, f. 4 (Dire. tenuis? Hampe).
(4) Syn. Hyrurus Payl, — Sxnnopazpus Illig., Say.
MÉLANDRYIDES VRAIES. 551
jambes graduellement épaissies, leurs éperous assez longs; 4% article
des tarses postérieurs très-allongé, comprimé; le pénultième de tous subbilobé. — Mésosternum très-étroit, aussi long que les hanches intermédiaires. — Corps allongé, finement pubescent.
De toutes les espèces comprises autrefois dans ce genre, il n’en reste plus en ce moment qu'un petit nombre originaires de l’Europe et de l'Amérique du Nord. Les premières (1) sont de taille moyenne, et sur trois qu'elles sont, deux se font remarquer par deux assez grandes taches d’un beau jaune, dont elles sont ornées sur chaque élytre. Les espèces américaines (2) me sont toutes inconnues, et il est possible que quelques-unes d’entre elles soient des XyLira ou des PHL&OTRYA.
ANISOXIA.
Muzs. Col. d. France; Barbip. p. 45.
Mmes caractères que les Drrcxa, avec les différences suivantes :
Dernier article des palpes maxillaires cultriforme, subéquilatéral, non canaliculé sur sa tranche interne. — Yeux faiblement, mais distinetement échancrés presque dans leur milieu. — Antennes insérées dans cette échancrure. — Hanches intermédiaires contiguës en arrière ; éperons des jambes relativement plus longs, surtout ceux des intermédiaires. — Mésosternum n'arrivant pas à la moitié des hanches intermédiaires.
On n’en connait qu'une espèce, le Serropalpus fusculus d'Illiger (à), très-petit insecte d’un brun noirâtre et européen.
ABDERA.
Step. JU, of Brit. Entom. V, p.32 (4).
Dernier article des palpes maxillaires le plus souvent ovoïde, déprimé, tronqué à sa base et acuminé au bout; le 3° contigu avec lui et non prolongé en dedans, rarement (bifasciata) triangulaire et
(1) Serrop. quadrimaculatus, Wig. Die Kæf. Preuss. p. 130 (D. australis, L. Fairm. Ann. d. 1. Soc. entom. 1856, p. 546). — Hyp. quadriguitatus, Payk. Faun. Suec. EL, p. 251; figuré par Germar, Faun. Ins. Europ. VI, 6. — D. mollis, Graells, Mem. d. 1. com. d. 1. Mapa geol. d. Espan. Ann. 1855; Zool. p. 73, pl. 3, f. 12; Espagne.
(2) Serrop. tibialis, quadrimaculatus, Say in Long's Exped. IL, p. 282. — D, decolorata, Randall, Boston Journ. of nat. Hist, Il, p. 22. — sericen, Haldem, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. D AA LG nc
(3) Die Kæ£. Preuss. p.132 (Dire. fenuis, Rosenh. Beitr. z. Insektenf, Europ. P.34; Muls. loc. cit.).
(4) Syn. Carina, Mulsant, Col. d. France; Barbipalp. p. 61. — Dincxa Gyllenh., Duftschm., ete. — Harzomenus Payk., Gyllenh., Latr., Casteln., etc. — Mecavonya Ilig. — Hypurus Curtis. — Monpezza Marsham.
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552 MÉLANDRYIDES.
plus dégagé du 2° (1). — Labre fortement transversal, tronqué en avant. — Tôte courte, régulièrement convexe sur le front, invisible d’en haut en totalité ou en grande partie. — Yeux transversaux, entiers. — Antennes insérées un peu au-dessus de leur milieu, à peine ou pas plus longues que le prothorax, subfiliformes, à articles 4 allongé, en massue arquée, 2-3 de longueur variable, 5-10 obconiques, subtransversaux , subégaux, 11 ovalaire. — Prothorax transversal ou non, coupé carrément à sa base, rectiligne sur les côtés en arrière , avec son bord antérieur plus ou moins saillant et arrondi. — Ecusson quadrangulaire, — Elytres plus ou moins allongées, parallèles ou un peu atténuées en arrière, en général peu convexes. — Pattes médiocres; cuisses robustes; éperons des jambes courts; 4% article des quatre tarses postérieurs aussi long que les suivants réunis ; le pénultième de tous tronqué au bout. — Mésosternum très-grèle, presque aussi long que les hanches intermédiaires. — Corps finement pubéscent.
Toutes les espèces sont de petite taille, mais ornées, pour la plupart, de taches ou de bandes sur les élytres. Elles ont, en commun avec les Dmcxs, la saillie antérieure du prothorax et un mésosternum allongé, mais en diffèrent par les palpes maxillaires et le pénultième article de leurs tarses.
M.Mulsant les a réparties dans deux genres différents, entre lesquels je ne trouve pas d’autres caractères distinctifs que les proportions relatives des articles 2-3 des antennes, qui sont subégaux chez les ABDERA (2), tandis que le 2° est notablement plus court que le 3 chez les Carina (3).
Il n’y a jusqu'ici, à ma connaissance, que des espèces européennes de ce genre qui soient décrites.
GRouPE V. Mélandryides vraies.
Hanches antérieures contiguës, de longueur variable, munies ou non de trochantins; pénultième article des tarses subbilobé chez presque tous. — Palpes maxillaires non dentés en scie. — Tête penchée, en totalité ou en grande partie visible d’en haut. — Antennes de onze articles, filiformes ou grossissant peu à peu.
(1) M. Mulsant a laissé cette cspèce dans le genre, en se contentant d'en faire une section à part sous le nom d’Anomra. Outre ses palpes maxillaires, elle diffère des autres par son prothorax muni à sa base d’un lobe médian assez prononcé,
(2) Mord. bifasciata, Marsh. Col. Brit. p. 293 (Hypul. bifleæuosus, Curtis, Brit. entom. VI, pl, 255). — 4, quadrifasciata, Steph. loc. cit. p. 38, pl. %, f.6.—- Dirc. triguttata, Gylenh. Ins. Suec. IL, p. 524 (Var. scutelluris, Muls. loc. cit. p.50). — D. griscogultata, L. Fairm. Ann. d, 1. Soc. entom. 1849, p. 423 (undata, Perris, Ann. d. 1. Soc. Linn. d. Lyon, 1850-52, p. 188).
(3) Hallom. affinis, flemuosus (undatus Panz.), Payk. Faun, Sue. I, p. 181.
MÉLANDRYIDES YRAIES. 553
Ces insectes n’ont plus la physionomie des précédents, leur corps n'ayant aucune tendance à devenir cylindrique ou arqué en dessus, mais plutôt à être plus ou moins large, sauf chez les Hypuzus. Il y a de grandes différences dans la visibilité dela tête, quand on la regarde d’en haut, sans que jamais le Fer dr s'avance au-dessus d'elle, comme chez les Drrcæa et genres voisins. Le système de coloration ne présente pas la même monotonie que dans la plupart des genres qui précèdent; il est, au contraire, assez varié.
Deux larves de ce groupe sont connues, celles de la Melandrya &raboides (1) et de l'Hypulus bifasciatus (2). Toutes deux ont en commun la forme subcylindrique et un peu atténuée aux deux extrémités de presque toutes les larves de la famille, le prothorax plus grand que les autres segments du corps, ceux-ci-arrondis sur les côtés, avec le dernier d’entre eux simple; mais la première est privée de stemmates, tandis que la seconde en a de chaque côté de la tête, quatre
. disposés par paires. Ces larves ne vivent plus, comme les précédentes,
. dans les champignons, mais dan: les vieilles souches de peuplier et d'aulne qu'elles perforent de leurs galeries. Leurs métamorphoses s’accomplissent dans ces dernières; comme la plupart de celles de la famille, leurs nymphes sont d’un beau blanc, sans présenter, du reste, rien de particulier. “.
Les cinq genres qui suivent ont tous des représentants en Europe.