C.R. Sacs. Jns. Fennic. I, p. 454, note
Dernier article des palpes maxillaires fortement et obliquement transversal, très-prolongé en dehors, excavé sur sa troncature; les deux précédents en cône renversé. — Mandibules entières au bout. —
(1) Esp. européennes : M. caraboides Linné, Gylenh., Ilig., Latr., ete. (Dire. serrala Fab. ; Mel. id. J. Sturm), type du genre; on en a plusieurs figures : la meilleure est celle donnée par M. Blanchard dans le Règn. anim. illustr. Ins. pl. 53, f. 1, avec des détails. — canaliculata Fab. et auctor.; parmi le petit nombre de figures qu’on en a, celle donnée par M, Curtis (Brit. Entom. IV, pl. 155) l’emporte sur les autres. — flavicornis, Duftschm. Faun. Austr. I, p.262 (barbata, 3. Sturm, Deutschl. Ins. IL, pl. 52, f, Aa; rufipes Chevrol, in Guér.-Ménev. Icon., Ins. p. 126, pl. 33, f.2). — Esp. de la Sibérie : M. rufipes, Gebler in Ledeb. Reise; Ins. p. 130, — Esp. de l’Amér. du Nord: M. striata (costata Dej.), labiata (americana Dej.), Say in Long’s Exped. Il, p. 286. — excavata, Haldem. Journ. of the Acad. of Philad, Ser. 2, 1, p. 97:
(2) Syn. Dincæa Fab. — Mecanpnya Gyllenh., J. Sturm.
MÉLANDRYIDES VRAIES. 557
Labre court, légèrement arrondi en avant. — Tête courte, penchée, médiocrement visible d’en haut. — Yeux entiers. — Antennes à peine aussi longues que le prothorax, hispides, à artiéles obconiques : À médiocre, 2 pas beaucoup plus court que 3, 4-6 plus longs, égaux, 7-10 plus courts et plus épais, 41 plus long que 10, ovalaires — Prothorax en carré transversal, avec ses côtés antérieurs arrondis, tronqué en avant, largement et faiblement lobé au milieu de sa base, plan et largement impressionné de chaque côté en dessus; "ses arêtes latérales obtuses et entières. — Ecusson curviligne. — Elytres allongées, parallèles, planes et assez flexibles. — Pattes médiocres, pareilles, du reste, à celles des MELaNDRyA, avec le dernier article des tarses suhcordiforme aux antérieurs, échancré aux quatre postérieurs. — Mésosternum presque nul entre les hanches intermédiaires; celles-ci contiguës dans
presque toute leur longueur. — Corps allongé, parallèle, finement
pubescent.
Genre établi sur un rare insecte (1) de l'Europe boréale et des régions montagneuses de l’Allemagne, voisin des MELANDRYA par ses caractères, mais d’un facies très-différent. Ilest d’un noir peu brillant, avec le prothorax æt les deux derniers segments abdominaux, d’un jaune ferrugineux, ses téguments sont finement coriacés; sa taille égale celle des Mecanprya. Dans ces dernières années, M. Hampe en a publié une seconde espèce (1) découverte dans les Alpes de l’Autriche.
SCOTODES.
Escuscu. Mém. d. l’Aead. d. St-Pétersb. NI, p. 454 (4.
Dernier article des palpes maxillaires cultriforme, assez large et assez aigu au bout. — Mandibules entières à leur extrémité. — Labre fortement transversal, tronqué,avec ses angles arrondis. — Tète penchée, subrhomboïdale, plane sur le front ; épistome prolongé en un museau quadrangulaire assez long. — Yeux médiocres, transversaux, subréniformes. — Antennes un peu plus longues que le prothorax, grêles, grossissant peu à peu, à articles obconiques : { médiocre, 2 très-court, d aussi long que 4-5 réunis, 4-10 subégaux, graduellement plus épais, 11 ovalaire. — Prothorax transversal, médiocrement convexe, impressiouné en dessus, un peu rétréci et rectiligne sur les côtés en arrière, tronqué en avant, ayec ses angles antérieurs fortement arrondis, trisinué à sa base. — Ecusson quadrangulaire. — Elytres assez convexes,
(1) Dire. ruficollis, Fab. Syst. EL. IL, p. 90; figuré dans Germar, Faun. Ins. Europ. XX, 7.
(2) P. nigriventris, Hampe, Stettin. entom. Zeit, 1850, p. 355 (ruficollis var. ?).
(3) Syn. Pecwaropus, Fischer d, Waldh. Entom. d. 1. Russ. pl, 2, f. 7; l'auteur à adopté le nom d’Eschscholtz dans son texte, p. 165.
558 MELANDRYIDES,
oblongues, parallèles. — Pattes médiocres; hanches antérieures sai]. lantes, pourvues de trochantins; les postérieures non obliques; cuisses assez robustes; éperons des jambes antérieures presque nuls, les autres petits; 44 article des tarses postérieurs assez allongé, le dernier de tous tronqué; crochets fendus jusqu'à leur base ; la division inférieure très-grèle. — Mésosternum très-étroit, un peu moins long que les hanches intermédiaires. — Corps oblong, pubescent.
La division des crochets des tarses caractérise au plus haut degré ce genre. Eschscholtz l’a fondé sur un rare insecte (.) qui, jusqu’à présent ne paraît pas avoir 6té rencontré ailleurs que daus la Livonie, Sa taille est assez grande pour la famille, sa couleur d’un noir bronsé, et il est revêtu d’une pubescence grisâtre assez dense et formant des mouchetures nombreuses sur les élytres; ces organes sont finement ridés ; des poils d’un blanc jaunâtre et abondants recouvrent l’écusson. &
M. L.Redtenbacher (2)a placé ce genre parmi les OEdémérides ; mais son pronotum distinct des parapleures prothoraciques suffit, à lui seul, pour démontrer qu'il ne saurait rentrer dans œette dernière famille. Ses hanches antérieures saillantes et contiguës T’excluent de mème des Hélopides, parmi lesquels Latreille (3) l'avait classé.
Note.
Je soupçonne que le genre suivant, de M. Newman, correspond à celui de M. Mulsant, qu'on a vu plus haut sous le nom de Marozu. La formule que lui assigne l’auteur anglais, se borne au peu de mots que je reproduis, et sa description de l’espèce ne contient rien qui éclaire le lecteur sur les formes de cette dernière.
EMMESA.
New. The enlom. Magaz. V, p. 376.
Facies des HypuLus, mais structure presque pareille à celle des Mr- LANDRYA. — Palpes maxillaires à articles 2 allongé, 3 suballongé, 4 épais, trigone et long. — Elytres sans aucune trace de stries.
L'espèce typique (connectens) est ponctuée, brune, avec les antennes, les bords du prothorax et les pattes, plus clairs; ses élytres sont testacées à leur extrémité, et traversées par une large bande médiane
(1) S. annulatus, Eschsch. loc. cit.; figuré avec des détails par Fischer d. Waïdb. loc, cit.
(2) Faun. Aust. Die Kæf. éd. 1, p. 621 et éd. 2, p. 657. (3) Règne anim, 64, 2, V, p. 40,
dis 7 Le 7, RE 7 NT CR pans.
MÉLANDRYIDES VRAIES. 559
de même couleur; Dtue et système de coloration qui ont évidemment la plus grande analogie avec ceux de Ja Marolia variegata. La taille mème n’est pas beaucoup plus grande que celle de cette dernière. Cet insecte est des Etats-Unis. À
M. J. L. Le Conte (1) me semble l'avoir décrit de nouveau souë le nom de Melandrya variegata, comme il le dit lui-même avec doute. Se description, qui est également très-courte, nous apprend que le prothorax est presque demi-circulaire, largement lobéràsa base, avec les angles de celle-ci aigus, et qu’il est muni en dessus de deux grandes impressions basilaïres remontant jusqu’au milieu du disque.
GrouPE VI. Conopalpides.
Hanches antérieures contiguës, très-saillantes, pourvues de trochantins; pénultième article des tarses subbilobé. — Palpes maxillaires non dentés en scie; le dernier article cultriforme, très-Ciroit et trèsallongé. — Tête penchée, peu visible d'en haut. — Antennes de dix articles, filiformes.
Ce dernier caractère isole nettement ce groupe de tous les précédents. La forme du dernier article des palpes maxillaives n’est guère moins remarquable; tous les auteurs l’indiquent comme étant conique, mais en réalité il est cultriforme et ne fait qu'exagérer une forme très-répandue dans la famille. Le genre européen qui suit est le seul qui rentre dans le groupe.
CONOPALPUS.
GYLLENU, Ins. Suec. II, p. 547 (2).
Palpes maxillaires longs et peu robustes, leur dernier article beaucoup plus long que les précédents réunis, le dernier des labiaux en fer de hache fortement transversal et sillonné sur sa | antérieure. —Mandibules entières et aiguës au bout.— Labrélitansversal, coupé carrément er avant, — Tête légèrement rétrécie en arrière; épistome très-court, séparé du front par un fin sillon transversal, — Yeux assez grands, transversaux, en fer-à-cheval. — Antennes beau- Coup pius longues que le prothorax, à articles légèrement obconiques : 1 médiocre, 2 court, 3-10 subégaux. — Prothorax fortement transversal, arrondi sur les côtés, y compris les angles antérieurs, faiblement bisinué à sa base. — Ecusson assez grand, en triangle curviligne al-
(1) In Agass. Lake Super. p. 232.
(2) Syn, Mezyms Oliv. — Zonrmis Curtis.
ot # z pal. à = TS
560 MÉLANDRYIDES, “
longé. — Elytres oblongues, parallèles, assez convexes, — Pattes lon-. gues, médiocrement robustes ; hanches intermédiaires subcontiguës ; éperons des jambes courts; le 4€ article des tarses postérieurs allongé, — Mésosternum très-grôle. — Corps oblong, à peine pubescent,
Le C, testaceus (\) type du genre, est de taille moyenne, d'un jaune ferrugineux assez brillant, avec les antennes noires, sauf à leur base, mais sujet à devenir brunâtre en grande partie. Ses tégumenis sont recouverts d’une ponctuation assez dense en dessus. On l’a rencontré dans presque toute l'Europe, mais en général il est extrêmement rare partout. Dans ces dernières années, M. Kraatz en a fait connaître ‘une seconde espèce (2) trouvée dans diverses localités de l'Allemagne,
Groupe VII. Nothides,
Hanches antérieures et intermédiaires contiguës, très-allongées, les , premières pourvues de trochantins ; pénultième article des tarsessuhbilobé; leurs crochets appendiculés ou épais et trifides au bout, — Palpes maxillaires un peu en scie, leur dernier article cultriforme— Tête penchée, peu visible d’em haut. — Antennes de onze articlés, longues et très-grêles. %
Le genre Noraus d'Olivier est le plus aberrant de la famille, et parmi les auteurs les plus récents, il en est (4) qui le comprennent, à l’exemple de Latreiïlle (4) parmi les OŒEdémérides. À ne considérer que les habitudes de ses espèces, cette opinion peut se soutenir, car, bien différentes en cela des Mélandryides, elles vivent sur les fleurs. Mais les mêmes raisons qui s'opposent à l'introduction des Scoropes dans la famille en question, sont également valables ici, à quoi il faut ajouter la forme des palpes maxillaires qui sont toui-à-fait des palpes de Mélandryides. Ce n’est même pas avec les OŒEdémérides que ces insectes ont l’analogie la plus étroite, mais avec les TeLEpHorus, dont ils reproduisent la forme générale, un grand nombre de caractères el
jusqu’au 2” de coloration.
(1) Mel. féstaceus, Oliv. Encycl. méth.; Ins, VIL, p. 657 (Con. flavicollis Gyllenh., ruficollis Newm.; Var. C. Vigorsii, Steph. Il. of Brit. Entom. V, p. 60, pl. 25, £. 1); pour une seconde et belle figure, voyez Curtis, Brit. Entom. ILL, pl. 112.
(2) €, brevicollis, Kraatz, Stettin: Entom. Zeit. 1855, p. 374.
(3) Voyez notamment L. Redtenbacher Faur. Austr. ; Die Kæf. éd, 2, p. 608. M. Mulsant (Col. d. France; Barbip. p. 108) à laissé le genre dans la famille actuelle.
(4) Règne anim. éd. 2, V, p. 47.
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MÉLANDRYIDES VRAIES. 561
NOTHUS.
(Zicc.) Ouiv. Encycl. méth.: Ins. VII, p. 384 (1).
Mäle : Menton transversal, carré. — Languette fortement échancrée en arc. — Dernier article des palpes labiaux transversalement sécuriforme; celui des maxillaires cultriforme, allongé, le 3° triangulaire, subtransversal. — Mandibules dépassant un peu le labre, sur les côtés et en avant, fortement arquées, bifides au bout. — Labre en carré transversal. — Tête terminée par un court museau quadrangulaire. — Yeux assez grands, transversaux, en fer-ä-cheval. — Antennes un peu plus longues que la moitié du corps, à articles 4 gros, en cône arqué, 2 court, obconique, 3-11 subégaux, subeylindriques, finement velus. — Prothorax transversal, légèrement arrondi, tranchant et rebordé sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités, ävec tous ses angles arrondis. — Ecusson grand, en luiangle allongé, arrondi en arrière, — Elytres allongées, parallèles, peu convexes, — Pattes longues et assez robustes; les quatre cuisses antérieures parallèles, les postérieures % hès-renflées et arquées ; jambes comprimées, les postérieures terminées en dedans par une forte saillie; les éperons de toutes courts ; larses longs, le 1* article des postérieurs plus grand que les suivants réunis; crochets courts, larges, trifides au bout. — Mésosternum n’arrivant qu'à la moitié des hanches intermédiaires. — Corps allongé, à téguments minces, finement pubescent:
Femelle : Antennes pas plus longues que la moitié du corps. — Cuisses postérieures simples ; jambes de la même paire sans saillie terminale ; crochets des tarses appendiculés, leur division terminale simple,
Les mâles ont quelquefois les cuisses postérieures moins grosses que de coutume, ou même simples comme les femelles, et, à l'inverse de ce qui existe chez les Coléoptères en général, ils sont souvent plus grands (2).
Les deux sexes de l’unique espèce (3) du genre diffèrent, en outre,
(1) Syn. Osruva, Illig. Magaz. VI, p. 370. — Persona Ilig. ibid. p. 300 ; Olim, Ces deux noms ont été proposés par Îlliger, environ quatre ans avant celui l d'Olivier, mais comme il ne les à pas caractérisés, c'est à tort que quelques auteurs, notamment MM. Mulsant et L. Redtenbacher, ont adopté le pre- Mier, — CanrraRs Fab., olim. — Tecepronus Oliv., olim. — Drvors? Schœnh. (2) MM. Banse et Matz, dans une notice qu'ils ont publiée sur l'espèce qui | Compose lo genre (Stettin. entom, Zeit. 1841, p. 162), disent que ce sexe se 'econnait constamment à la saillie que fait le pénis. Sur cinq exemplaires que J'ai sous les yeux, cet organe n’est visible que chez un seul. (3) Elle est connue sous les noms de bipunctatus Fab., clavipes OI. et
Coléoptéres. Tome Y. 36
562 MÉLANDRYIDES.
par leur système de coloration qui est variable dans chacun d'eux. Les mäles sont habituellement noirs, avec le devant de la tête, les pattes et l'abdomen plus ou moins variés de rouge ferrugineux; les femelles testacéés, avec le sommet des élytres et le dessous du corps et les pattes variés de brunâtre ; chez les uns et les autres, le prothorax présente sur un fond testacé deux taches brunâtres, parfois ponetiformes.
Cet insecte est plus particulièrement propre à l’Europe orientale; il est plus rare dans les parties occidentales de ce continent, On le trouve sur les fleurs.
prœustus O1. Le premier que lui a imposé Fabricius (Syst. Entom. p. 206), est
le plus ancien; mais, comme il ne s’applique qu’à une variété, et celui de cla-
vipes qu'au mâle, MM. Banse et Matz (loc. cit.) ont proposé de lui conserver celui
de prœustus qui convient à la rigueur aux deux sexes, et cette opinion a été” adoptée par M. L. Redtenhacher (Faun. austr, ed. 1, p. 621 et ed. 2, p. 658),
avec raison, je crois. On a des deux sexes de cet insecte de belles figures don-
nées par M. Stephens, I. of Brit. Entom. V, pl. 25, £. 2, 3 (N. bimaculatus);
et M. Curtis, Brit. Entom. II.