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PREMIÈRE DIVISION

Groupe XXVII. Callichromides.

Lobe externe des mächoires grêle, pénicillé au bout, en général dépassant fortement les palpes maxillaires (1). — Ces derniers plus

(1) Les auteurs sont d’arcord pour mettre ce caractère au premier rang de ceux du groupe; mais les espèces exotiques montrent qu’il n’est pas plus constant que les autres. Dans un assez grand nombre de genres (par ex. ASMEDIA, Noruopyeus, Ruopauizus) le lobe en question n’est pas plus long que chez le commun des Longicornes, Il % a jusqu'à de vraies CazLicHROMA (par ex. coïumbina, equestris, fulgens, ete, des auteurs ou des collections) qui sont dacs le méme cas. La :ongueur de ce lobe n’a pas mème, rigoureusement parlant, une valeur générique. Quand il n’en sera pas question dans les formules qui suivent, c’est qu'il est allongé.

Coléoptères. Tome IX. 1

courts que les palpes labiaux (1) ; le dernier article de tous de forme variable.— Mandibules tantôt courtes ou médiocres, tantôt saillantes ; dans ce dernier cas triquètres, droites et peu à peu atténuées. — Tète miunié d’un bourrelet intra-antennaire rarernent subobsolète ; tubercüles antennifères plus ou moins échancrés; joues le plus souvent allongées. — Antennes de forme et de longueur variables. — Yeux grands, fortement échancrés; leurs lobes inférieurs volumineux, débordant en avant les tubercules antennifères. — Prothorax inerme ou tuberculé latéralement. — Ecusson en triangle rectiligne ou curviligne, aigu en arrière, souvent assez grand. — Elytres variables, débordant en avant le prothorax. — Pattes longues; hanches antérieures globuleuses, non saillantes; leurs cavités cotyloïdes fermées en arrière ; celles des intermédiaires largement ouvertes en dehors; jambes comprimées, souvent lamelliformes; tarses postérieurs plus ou moins longs. — Abdomen souvent composé de six segments chez les mâles. — Episternums métathoraciques variables (2), mais jamais très-larges. — Saillies mésosternale et prosternale très-rarement tronquées ou tuberculeuses (3).— En générel des pores odorifères (4). — Corps allongé, très-souvent orné de couleurs métalliques.

Ce groupe comprend toutes les espèces de la section actuelle dont l'organisation se rapproche de celle de l’Aromia moschata d'Europe, mais non sans que plusieurs des caractères les plus importants de cette dernière ne souffrent çà et là, chez les espèces exotiques, quelques exceptions qui viennent d’être indiquées. L'ouverture en dehors des cavités cotyloïdes intermédiaires en exclut un certain nombre de genres que M. J. Thomson y a compris (5), et qu'on trouvera plus loin à leurs places respectives.

L'existence présque constante des pores odorifères indique que ces

(1) Ce caractère souffre aussi quelques exceptions, notamment chez les Poyscmsis et les BracuyARTERON où les palpes sont égaux, mais nulle part plus que chez une espèce ambiguë du Bengale, connue dans les collections de Paris sous le nom de Callichroma clavicornis Guér.-Ménev. Ici les palpes maxillaires sont à Ja fois très -grêles et de moitié plus longs que les labiaux.

(2) Leur variabilité consiste en co que tantôt ils sont subparallèles dans toute leur étendue, lantôt brusquement rétrécis au côté interne, près de leur extrémité qui est toujours tronquée. La première de ces formes est rare et ce sera Ja seule dont il sera fait mention.

(3) Ces saillies varient peu; la première est presque toujours déclive, assez latge, parallèle, et un peu échancrée en arrière; la seconde plus étroite el arquée postérieurement. Il n’en sera question que lorsqu'elles s’écartent de ces formes.

(4) Ces pores manquent, ou, du moins, je ne puis lesdécouvrir dans les genres Porxsontsis, Comesomera, CLosrenopuset CLosrenomEnus; mais peut-être sout-ils simplement plus petits que de coutume.

(5) Ocumus, Zosrerius, AriocasTen, Curysornasis, ete.; 4. Thoms. Syst. Cerambyc. p, 178 sq.

GALLICHROMIDES. 3

insectes sont en général odorants, mais l'odeur qu’ils émettent ne ressemble pas toujours à celle de la rose qui est si prononcée chez les espèces européennes. Cette propriété, la variété et la beauté de leur livrée, la grande taille de la plupart d’entre eux, en font un des groupes les plus rémarquables des Longicornes (1).

Is sont nombreux et ne forment pas moins de 29 genres, dont un seul (AromrA) est représenté en Europe. L'Amérique n'est guère mieux partagée; sauf les CALLICHROMA qui lui sont communes aveë l’ancien continent, elle n'en possède que deux (Porvsenisis, CLOSTEROPUS) qui lui soient propres. Les autres sont répartis à peu près également entre l'Afrique et l'Asie.

I. Cuisses postér. peu à peu en massue, parfois très-grèles, mais non pédonculées à léur base, À Prothorax (uberculé latéralement (2).

a Antennes de 15 articles : Polyschisis, aa ilou12 —b 1er art. des antennes muni d’une dent à sa base externe. Cuisses lisses, les intorméd. et les postér. droites : Zonthodes.

Cuissesâpres, les interméd, et les postér.arquées : Compsomera.

bb {cr art, des antennes inerme à sa base, © Antennes presque toujours plus courtes que le corps, rarement un peu plus longues que lui chez les co. d Prothorax mat, ayant un aspect velouté.

e Ses côtés tuberculés, Elytres beaucoup plus courtes que l’abdomen, déhiscentes : Coloborhombus.

— de longueur et de forme normales : Asmedia. ee Ses côlés inermes : Zonopterus.

dd Prothorax non velouté, en général brillant, Î Antennes en partie, parfois en totalité jaunes: Pachyteria.

[f — unicolores, noires (3),

g {trurt. des antennes épineux au bout : Aphrodisium,

99 —— inerme Eues

k Saillie prosternale prolongée en un tubercule obtus : Me- Caspis.

hh —— arrondie en arrière,

(1) Mais en même temps un des plus difficiles au point de vue systématique. 1 existe dans les collections un assez grand nombre de formes exotiques ambiguës et qui ne rentrent bien dans aucun des genres qui suivent.

(2) Sauf chez les Zonoprenus, mais ce genre est pouryu d'antennes courtes, rohustes et dentées en scie, forme qui n'existe pas dans la section B.

(3) L’Ipothalia pyrrha fait seul exception à cet égard.

4 LONGIUORNES.

à Jambes postér. brusquement foliacées dans leur moitié terminale : Phyllocnema.

ü — peu à peu élargies.

% Prothorax muni d'un bourrelet en avant de ses tubercules latéraux : Hypatium.

kk — sans — — 1 Elytres sans taches.

m Tête terminée par un court museau, Antennes courtes, robustes, déprimées et dentées : Jpothalia (1).

— de la longueur du rorps, filiformes : Leonlium (2).

mm Tête prolongée en un léng museau : Oxyprosopus (2). ll Elyires ornées de taches ou de bandes jaunes : Polyzonus (2).

ce Antennes beaucoup plus longues que le corps chez les , sétacées, de longueur varisble chez les Q.

n Art, 3 des antenres beaucoup plus grand que 4; cuisses postér. des çÿ ne dépassant pas ou que très-peu les

élytres.

o Bourrelet intra-antennaire fortement concave : Aromia. 00 — — très-saillant, divisé par un sillon, Cuisses entières en dessous à leur extrémité : Callichroma. — échancrées —— : Philematium.

mn Art, 3 des anteures pas plus long que 4; cuisses pnstér. des © dépassant fortement les élytres: Chloridolum.

B Prothorax inerme latéralement.

p Antennes non épaissies au bout, plus ou moins dentées en scie.

Elytres fortement abrégées en arrière : Nothopygus. — entières: Lifopus.

pp Antennes peu à peu épaissies, subcylindracées. Elytres unicolores : Promeces.

— ornées de bandes ou de taches jaunes : Anubis. I. Cuisses nostér. pédonculées à leur base, en général très-longuement, puis brusquement en massue.

q Antennes filiformes ou épaissies au bout, plus courtes que le corps dons les deux sexes, rarement un peu plus longues que lui chez les c”.

(1) On trouvera ce genre à la suite des HezxmæÆus dont il se rapproche par ses antennes.

(2 Les analogies de ce genre exigent qu'il soit placé après les Chloridolum.

CALLICHROMIDES.

Elytres entières à leur extrémité : Closteromerus. — tronquées — : Helymœus.

gg Antennes sétacées, en général beauconp plus longues que le corps chez les œ,

r Art. 3 desantennes beaucoup plus long que 4: Euporus. ” Tr — 3-4 — égaux ou subégaux.

Prothorax noueux sur les côlés, inégal en dessus : Rhopalizus (1).

cylindrique, resserré en avant et à sa base: Closteropus (1), Genre incertæ sedis : Osphranteria. ”

POLYSCHISIS.

A. SEenv. Ann. d.l. Soc. entom. 1833, p. 564.

Mâles : Palpes courts, subégaux; le dernier article de tous en cône renversé. — Mandibules médiocres, obliques, légèrement arquées et aiguës au bout. — Tète un peu concave et finement sillonnée entre les antennes; front oblique, grand; épistome séparé de lui par un sillon arqué, assez profond; joues assez allongées. — Antennes robustes, presque glabres, dépassant un peu le milieu des élytres, de 45 articles : 1 médiocre, en cône renversé, 3 à peine plus long que 4, subeylindrique, 4-15 décroissant peu à peu et fortement dentés en scie au côté interne, 15 appendiculé. — Yeux largement séparés en dessus. — Prothorax transversal, subglobuleux, brusquement rétréci et vesserré à sa base, un peu déprimé en dessus avec une carène oblique et subbasilaire de chaque côté, obtusément anguleux latéralement. — Ecusson grand, en triangle très-allongé et aigu au bont. — Elytres assez convexes, médiocrement allongées, parallèles, arrondies en arrière. — Les quatre pattes antérieures médiocres ; leurs cuisses en massue fusiformne; les postérieures très-lougues ; leurs cuisses peu à peu élargies, dépassant assez fortement les élytres ; jambes de la même paire médiocrement larges, densément hérissées, ainsi que les tarses, de longs cils rigides; le 1% article de ceux-ci beaucoup plus long que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal plus long que #4, largement tronqué et densément tomenteux en arrière. — Episternums métathoraciques larges, subparallèles. — Saillie mésosternale large, horizontale, munie d'un tubercule conique et vertical. — Saillie prosternale assez étroite, carénée sur la ligne médiane en arrière, bifide au bout, verticale postérieurement. — Pores odorifères nuls. — Corps oblong, massif, glabre, sauf sur la poitrine.

Je n'ai pas vu de femelle; si Serville a exactement déterminé ce sexe, ses antennes seraieut pareilles à celles du sexe mâle,

(1) Dans un arrangement naturel, ce genre me paraît devoir être placé à la suite des PHILEMATIUM.

Le type de ce genre très-ranché est un bel et rare insecte de Cayenne qu'Olivier a décrit depuis longtemps sous le nom de Cerambyæ hirtipes (1), en lui donnant, à tort, l'Afrique australe pour patrie. D est d'assez grande taille, d'un noir assez brillant en dessous, mat et comme velouté en dessus, avec les élytres d’un beau jaune mat également, sauf à leur base, sur une plus ou moins grande étendue. Ces organes sont très-finement alutacés et présentent chacun trois côtes étroites et lisses qui se réunissent et sont un peu réticulées en arrière.

IONTHODES.

À. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1833, p. 558.

Mâles : Mandibules médiocres, droites, brusquement arquées au bout, munies d’une dent interne près de leur sommet. — Bourrelet intra-antennaire fortement concave; front grand, en carré subéquilatéral; joues médiocres, — Antennas sétacées, d’un tiers au moins plus longues que le corps, à articles 4 robuste, âpre, en cône arqué, subépineux à son sommet externe, muni d'un tubercule interne et basilaire, 3 plus long que #4, 14 un peu plus que 10, appendiculé. — Prothorax transversal, convexe, un peu déprimé sur le disque avec deux renflements près de sa base, resserré en avant, finement rebordé en arrière, muni de chaque côté d’un tubereule obtus, parfois subobsolète. — Ecusson en triangle rectiligne allongé. — Elytres peu convexes, assez allongées, peu à peu rétrécies et arrondies en arrière, — Cuisses lisses, les postérieures peu à peu en massue allongée, dépassant plus ou moins l’abdomen ; jambes de la mème paire assez larges, arquées de dehors en dedans ; leurs tarses à article 4 un peu plus grand que 2-3 réunis. — Abdomen de 5 segments; le dernier aussi long que les deux précédents réunis, fortement arrondi au bout. — Corps allongé.

Femelles : Antennes dépassant légèrement le sommet des élytres; leurs articles 6-10 ou 7-10 dentés en scie à leur sommet interne, le 4 non épineux au bout. — Cuisses postérieures pas plus longues que les élytres.

Beaux insectes dont la livrée a un aspect particulier étranger à tous les autres Callichromides. Le prothorax chez tous est d’un noir velouté et en général orné de taches soyouses d’un jaune doré ; les élytres sont d'un vert où d’un bleu plus où moins obscur avec une large bande discoïdale sur chacune, du même noir que le prothorax ;

(1) Entom. IV, 67, p. 36, pl. 20, f. 187. — Il y en a dans les collections une seconde espèce du Brésil, la P. melanaria de Dejean (Cat. éd. 3, p. 348). Elle n’a pas encore été décrite; M. A. White en a seulement donné une figure (Longic. of the Brit. Mus. pl. 4, f. 6). Peut-être n'est-ce qu'une variété unicolore de la précédente,

CALLICHROMIDES. 1

yue à la loupe, leur seulpture a l'aspect d’une râpe fine; les antennes, les pattes et’mème parfois (seulptilis) la tète sont sujettes à devenir d’un jaune ferrugineux. Ce genre est répandu du Sénégal au Cap de Bonne-Espérance (1).

COMPSOMERA.

A. Wiure, Longic. of the Brit. Mus. p. 153.

Mêmes caractères que les lonraopss, sauf les points suivants :

Prothorax plan sur lo disque, celui-ci dilaté et obtusément triangulaire de chaque côté. — Cuisses couvertes d'aspérités, aminoies, comprimées et carénées sur leur face antérieure à leur base ; les postérieures dépassant fortement les élytres chez les mâles, un peu moins chez les femelles, arquées à leur base ainsi que les intermédiaires.

Ces insectes, si voisins des lonrmones par leurs caractères génériques, en diffèrent beaucoup par leur livrée qui est, chez la plupart d'entre eux, une des plus remarquables qui existent parmi les Callichromides. Des trois espèces connues (2), deux sont noires en dessous avec la tête, les antennes, le prothorax en dessus, les pattes en partie d’un fauve ferrugineux vif, et les élytres d'un bleu d'indigo profond et mat. Sur ce fond, ces organes sont ornés d’une tache allongée d’un beau jaune mat tantôt simple (elegantissima), tantôt se croisant avec sa correspondante (speciosissima); lour sculpture ressemble à celle des Ionrnopxs, mais est plus fine. De son côté, le prothorax est glabre et présente sur le disque une ou deux tashes d’un noir velouté. Les pores odorifères manquent chez l'elegantissima, la seule espèce que j'aie vue, tandis qu'ils sont très-apparents chez les Ilowrmopes. Ces beaux insectes sont propres à l'Afrique.

COLOBORHOMBUS.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 486 (3).

Femelle : Organes buccaux et tôte des Asm8DIA qui suivent. — An-

(£) I. formosa, Serv. loc. cit. p. 559; Sénégal. — amabilis, Hope, Ann. a. Magaz. of nat. Hisi. XI, 1843, p. 367; Sierra-Leone. — seulptilis, Afrique mér.; clavipes, Sierra Leone; A. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 151.

(2) C. elegantissima, À. White, loc. cit. pl. 4,1, 7; Natal, Lac N'Gami. — speciosissima, Gerstæck. Monatsber. d. Berlin. Acad. 1855, p. 265 et in Peters, Reis. n. Mozamb.; Entom. p. 323, pl. 19, f. 7; Mozambique. — remipes, J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 569; Cap.

(3) Syn. Couopus, À. Serv. Ann. d. I. Soc. entom. 1833, p. 554; nom imposé, en 1811, par Illiger à des Quadrumanes de l’ancien continent et, en 1820, par Merrem à des Reptiles. — Nornorgus, Pascoe, The Journ. of Entom. II, p. 287; nom postérieur de plusieurs mois à celui adopté dans le texte. — CE- RamByx Oliv. — STENOCORUS Fah.

8 LONGICORNNES.

tennes de la longueur de la moitié du corps, mates, assez robustes, à articles 4 en cône arqué, 3 un peu plus long que 4, 3-40 décroissant peu à peu, 11 plus long que 10, tous carénés et graduellement dentés en scie au côté interne. — Yeux fortement séparés en dessus. — Prothorax transversal, convexe, fortement et étroitement resserré en arrière, obtusément tuberculé sur les côtés, déprimé sur le disque, avec plusieurs petites protubérances médianes et deux postérieures plus fortes. — Ecusson médiocre, en triangle rectiligne a longé et aigu. — Elytres plaues, moins longues que la moitié de l’abdomen, déhiscentes dans leur moitié postérieure, aiguës au bout. — Cuisses comprimnées, les antérieures convexes en dessous, les autres peu à peu élargies, les postérieures plus courtes que l’abdomen ; jambes de la même paire très-comprimées, assez larges, subparallèles ; leurs tarses grands, à article 1 sensiblement plus long que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal allongé, largement arrondi en arrière. — Episternums du métathorax assez larges, brusquement rétrécis et étroitement tronqués en arrière. — Saillie prosternale très-étroite entre les hanches antérieures, élargie et fortement arquée en arrière. — Corps finement pubescent et velouté en dessus. — Mâle inconnu.

Je n'ai vu qu’un seul exemplaire de l'espèce typique de ce genre très-distinct et répandu depuis le nord de la Chine aux îles de la Sonde. Il ne comprend qu'un petit nombre d'espèces (1) dont une connue depuis longtemps. Leur livrée varie en dessus du noir velouté au fauve; dans le premier cas, le dessous du corps est bleu,

ASMEDIA.

PascoE, Proceed. of the Zoo!. Soc. 1866, p. 525 (2).

Mâle : Lobe externe des mâchoires court. — Palpes labiaux beaucoup plus longs et plus robustes que les maxillaires ; leur dernier article en triangle allongé, celui des maxillaires court, à peine dilaté au bout. — Mandibules allongées, droites, à peine arquées au bout, inermes en dedans. — Bourrelet intra-antennuire assez saillant, concave; front subvertical, transversal ; joues assez allongtes.— Antennes très-robustes, dépassant à peine le milieu des élytres, à articles 3 plus long que 4-5 réunis, obconique ainsi qu'eux, 6-11 graduellement et fortement épaissis, mais non dentés en scie, très-fortement carénés sur leur fase interne, 41 atiénué et obtus au bout, — Prothorax convexe, resserré en avant et à sa base, fortement arrondi et muni d'un

(1) Slen. hemipterus, Fab. Syst. El. IT, p. 310 (Cer. id. Oliv. Entom. IV, 67, p. 127, pl. 23, f. 181); Java. — C. sericeus , Saund. Trans. of the enlom. Soc. Ser, 2, Il, p. 111, pl. 4, f. 2; Chine (Shanghaï). — C. cingalensis, À. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 176; Ceylan.

(2) Syn. Bcxmuya, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 43.

CALLICHROMIDES. 9

tubereule conique de chaque côté.— Ecusson assez grand, en triangle curviligne allongé. — Elytres peu convexes, médiocrement allongées, légèrement atténuées et arrondies en arrière. — Pattes robustes; les quatre cuisses antérieures subpédonculées, les postérieures graduel- | lement en massue, dépassant un peu les élytres ; jambes assez larges; | tarses postérieurs assez longs, à article À aussi grand que 2-3 réunis. — Six segments abdominaux; le 6° court, un peu échancré ainsi que le 5e, — Episternums métathoraciques assez larges, fortement tronqués en arrière. — Corps médiocrement allongé, mat et velouté en dessus. — Femelle inconnue.

M. Pascoe a fondé ce genre sur un bel insecte (1) de la Malaisie (Poulo-Pinang), d’un noir velouté en dessus, avec la moitié terminale des antennes fauve et les élytres traversées par deux étroites bandes d'un blanc jaunâtre. Une autre espèce de Bornéo, qui n’en diffère que par ses antennes entièrement noires, avait déjà été décrite par Jui sous le nom de Blemmya bifasciata (2).

Je ne trouve pas le genre aussi voisin des ProfHEmA que le dit ce savant entomologiste. JL lui manque ie repli épipleural des élytres distinct dans toute son étendue, qui est caractéristique des Prothémides, et la forme générale de ses espèces est celle des Callichromides.

ZONOPTERUS.

Hope, Trans. of the Linn. Soc. XIX, p. 110.

Mâle : Palpes courts, robustes, les labiaux un peu plus longs que les maxillaives; leur dernier article faiblement triangulaire et allongé, celui des maxillaires court et obconique. — Mändibules courtes, légèrement arquées au bout, à peine dentées au côté interne. — Tête munie d'ua assez fort bourrelet intra-antennaire légèrement concave ; front vertical, grand; joues courtes. — Antennes atteignant les 2/3 postérieurs des élytres, robustes, à peine atténuées au bout, à articles 1 médiocre, en cône arqué, 3 du double plus long que 4, noueux au bout, 5-10 légèrement dentés en scie et décroissant peu à peu, 11 un peu plus long que 40, obtus au bout.— Yeux médiocrement saillants. — Prothorax transversal, assez convexe, arrondi et inerme sur les côtés, étroitement resserré à sa base, plus largement en avant, avec son bord antérieur arrondi. — Ecusson assez grand, en triangle cur-

(1) À. mimetes, Pascoe, loc. cit. p. 526, pl. 41, f, 11. Y

(2) Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 43. — Le Cullichroma bimaculatum de M. A. White (Longic. of the Brit. Mus. p. 165) a la même livrée que l’A. mimetes, si ce n’est qu’au lieu de deux bandes ses élytres ont chacune une petite lache jaune médiane. Mais le lobe externe de ses imâchoires bien développé, ses antennes plus longues, non épaissies au hout, et la longueur excessive de ses tarses postériours ne permettent pas de l'introduire dans le geure actuel. 11 doit en former un tout à côté.

viligne allongé. — Elytres assez convexes, allongées, parallèles, arrondies en arrière. — Pattes robustes; les quatre cuisses antérieures subpédoneulées à leur base; les postérieures peu à peu épaissies, un peu plus courtes que les élytres; janbes médiocrement élargies au bout, les postérieures un peu flexueuses; tarses postérieurs à article 1 aussi long que 2-3 réunis. — Six segments abdominaux ; le 6° assez long, sinué au bout, le 5° largement échancré. — Episternums du métathorax assez larges, étroitement tronqués en arrière. — Corps allongé, très-finement pubescent,

Je ne possède et n’ai vu que des mâles de l'unique espèce (1) du genre. C'est un bel insecte du Sylhet, de taille ordinaire pour le groupe actuel, noir, avec la plus grande partie des antennes, deux bandes transversales sur les 6lytres, les tarses et l'abdomen jaunes; ce dernier est revêtu d’une pubescence soyeuse d’un gris verdâtre.

Par sa forme générale et sa livrée, cet insecte est voisin des Poy- ZoNUS et des ANuBIS, mais il s'en éloigne considérablement par ses antennes qui sont presque pareilles à celles des Pacayrenra. C'est dans le voisinage de ce dernier genre qu'il me paraît devoir être placé, malgré son prothorax inerme latéralement.

PACHYTERIA.

À. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1833, p. 553 (2).

Mâles : Palpes labiaux beaucoup plus longs que les maxillaires, — Mandibules allongées, droites, triquètres, peu à peu atténuées. — Labre arrondi aux angles, sinué en avant. — Tête munie d’un fort bourrelet intra-antennaire un peu concave et divisé par un sillon; front grand, déclive; joues assez allongées. — Antennes robustes, un peu plus longues que le corps, de forme un peu variable, à articles 1 médiocre, en cône renversé, Subépineux à son sommet interne, 3 beaucoup plus long que 4, 5-10 carénés, assez fortement dentés en scie, 11 un peu plus long que 10, appendiculé. — Yeux gros, largement séparés en dessus. — Prothorax à peine transversal, fortement rétréci en avant et à sa base, dilaté et tuberculé latéralement, — Ecusson assez grand, en triangle plus ou moins allongé et aigu en arrière. — Elytres allongées, médiocrement convexes, peu à peu atténuées et arrondies, parfois légèrement tronquées en arrière, — Pattes longues; cuisses postérieures graduellement en massue, aussi longues que les élytres; jambes de la même paire médiocrement

(1) Z. flavilarsis, Hope, loc, cit. p. 114, pl. 10, f. 6.

(2) Syn. Niræus, Newin. in Charlesw. Mag. of nat. Hist. IV, p. 194. -— Eucuroa (Ninæus), Guér.-Ménev. in Deless. Souven. d. Voy. d, l'Inde ; Entom. p. 57; nom déjà employé pour des Carabiques; voyez tome I, p. 319. — Cg- RAMByx Fab., Oliv.

CALLICHROMIDES. di

larges; leurs tarses de longueur variable, ainsi que lour 4% article. — Six segments abdominaux, les deux derniers plus eu moins échancrés. — Episternums métathoraciques des Zowoprenus. — Corps subcunéiforme, à vestiture variable, mais toujours glabre sur le prothorax.

Femelles : Mandibules plus courtes. — Antennes de longueur et de forme variables, tantôt (par ex. fasciata) presque pareilles à celles des mâles, tantôt notablement plus courtes et même (par ex. éricoler) fortement atténuées à leur extrémité, — Cuisses postérieures un peu plus courtes. — Cinq segments abdominaux, les deux derniers entiers.

Serville n’a connu qu'une espèce de ce genre, le Cerambyæ fasciatus de Fabricius et d'Olivier (4), insecte assez commun aux Indes orientales. Depuis, on en à décrit quelques autres (2), qui, pour la plupart, s’en éloignent par leur facies, leur livrée, ou la structure des antennes, mais sans présenter des caractères suffisants pour qu'on puisse adopter le genre Niræus dans lequel M. Newman avait compris deux d’entre elles, genre dont celui nommé Eucuroa par M. Guérin- Méneville est synonyme.

Ces insectes sont tous de grande taille, et leur livrée n’est que raréement ornée de couleurs métalliques; le fauve diversement combiné avec le noir on fait ordinairement les frais; leurs antennes sont toujours, au moins en partie, d’un jaune en général clair.

Les six genres suivants, au contraire, ont la livrée des CALLICHROMA et n’en sont en réalité que des démembrements. Leurs mâles ont tous également six segments abdominaux. Il suffira donc d'indiquer ce qui les distingue de ce genre.

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