‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 20 sur 62 · Tuoms. Syst. Cerambyc. p · texte numérisé non relu

Tuoms. Syst. Cerambyc. p

Mâle : Tète médiocrement saillante, légèrement concave entre les antennes; front oblique, grand, en carré équilatéral; joues assez allongées. — Antennes sétacées, un peu plus longues que le corps, à articles 4 assez long, en cône arqué, 4 ayant à peine le tiers de la longueur de 3 et de la moitié de 5, noueux au bout ainsi qu'eux, 8-10 plus courts que

‘les précédents, anguleux à leur sommet interne, 41 pas plus grand que 10, obtus au bout. — Prothorax allongé, convexe, fortement rétréci dans son quart basilaire, puis arrondi sur les côtés et légèrement atténué en avant. — Ecusson médiocre, en triangle rectiligne. — Elytres presque planes, médiocrement allongées, parallèles, arrondies en arrière. — Guisses fortement pédonculées, brusquement renflées en une très-grosse massue ovalaire, les postérieures dépassant un peu les élytres; tarses de la même paire à article 1 plus grand que 2-3 réunis, — 1% segment abdominal égal à 2-3 réunis. — Episternums métathoraciques assez larges, arqués au côté interne. — Saillie mésosternale assez large, parallèle, inclinée. — Saillie prosternale trèsétroite entre les hanches antérieures. — Corps allongé, à peine pubescent en dessous, glabre en dessus.

Femelle : Antennes plus courtes d’un quart de leur longueur que les élytres.— Dernier segment abdominal allongé, arrondi en arrière.

Au premier coup d'œil l’espèce typique (antennatus 3. Thoms.) paraît être un Callichromide voisin des Liropus et des PROMECES; aussi est-ce entre ces deux genres que l’a placée M. J. Thomson: Mais ses cavités cotyloïdes intermédiaires closes en dehors prouvent, comme pour les Zosterius et les Ocaimus qui suivent, qu'elle est étrangère au groupe en question.

Cet insecte, rapporté de la Guinée portugaise par M. Bocandé, est d'un noir médiocrement brillant, avec les élytres d’un bleu foncé; sauf ces dernières qui sont très-finement pointillées, ses téguments sont lisses.

ZOSTERIUS.

J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 181 (1).

Mâle : Tête assez allongée, faiblement concave entre les antennes ; front en carré transversal, oblique ; joues courtes. — Antennes trèsfinement pubescentes, très-grêles, à peine d’un tiers plus longues que le corps, à articles 1 en cône allongé, 3 sensiblement plus iong que les suivants, 4 plus court que 5, celui-ci et 6-11 décroissant successivement, 6-10 légèrement anguleux à leur sommet interne. — Pro-

(1) Syn, CLosreromenus pars, Dej, Cat. éd. 3, p. 350.

thorax du double plus long que large, cylindrique, très-légèrement renflé dans son milieu sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres planes sur le disque, médiocrement allongées, parallèles, obliquement rétrécies et obtusément arrondies en arrière. — Pattes assez longues ; cuisses grêles à leur base, subpédonculées, peu à peu renflées en une forte massue fusiforme, les postérieures dépassant un peu l'abdomen ; tarses de la même paire médiocres, à article 4 égal à 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal subogival, le 4er de longueur ordinaire. -— Saïllie mésosternale médiocrement large, horizontale, en carré allongé. — Saillie prosternale étroite, arquée en arrière.— Corps allongé, svelte, revêtu, sauf sur les élytres, d'une très-fine pubescence à reflets soyeux.

Femelle : Antennes dépassant légèrement le sommet des élytres.

On n’en connaît qu'une jolie espèce du Cap, assez commune dans les collections et connue sous le nom de Closteromerus lœtus que lui à imposé Dejean. Sa livrée normale est d’un rouge sanguin obscur avec les antennes et les pattes neires, les élytres d’un beau vert doré et ornées chacune d’une bande jaune longitudinale, submédiane et 16gèrement abrégée à ses deux extrémités. Parmi les variétés que présente cet insecte, il y en 4 une en entier d’un rouge sanguin avec les élytres d'un violet pâle, mais conservant toujours leur bande jaune, Ces organes sont criblés de petits points enfoncés subconfluents, tandis que tout le reste du corps est lisse.

La livrée de cet insecte est sans aucun doute ce qui a engagé à le réunir aux CLOSTEROMERUS qui sont des Callichromides.

OCHIMUS.

J. Tuows. Essai, elc. p. 370 (1).

Mâles : Tête assez saillante, légèrement concave et finement sillonnée entre les antennes ; front vertical, transversal, un peu concave ; joues courtes. — Antennes très-finement pubescentes, un peu plus longues que le corps, à articles 4 allongé, en cône renversé, 4 beaucoup plus court que 3 et que 5, ceux-ci subégaux, les suivants peu à peu plus courts.— Yeux fortement échancrés. — Prothorax plus long que large, cylindrique, fortement et obtusément tuberculé latéralement, profondément resserré en avant et muni sur le disque dé deux tubercules ou deux crêtes disposées transversalement., — Ecusson en tiangle curviligne. — Elytres planes sur le disque, médiocrement allongées, peu à peu rétrécies et obtusément acuminées en arrière.

(1) Syn. Sentcocasren, Dej. Cat. éd. 3, p. 350; nom employé par M. Westwood pour des Hyménoptères. — Sranogaster, Blanch. Hist. nat. d. Ins. NH, p. 149; nom déjà imposé à des Coléuptères (Solier), des Hémiptères (Hahn) et des Diptères (Macquart).

CLÉOMÉNIDES. 107

— Pattes assezdoñgues, robustes; cuisses subpédonculées à leur base, peu à peu renflées en une forte massue fusiforme, les postérieures dépassant un peu les élytres; tarses de la même paire déprimés, à article À aussi long que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal fortement arrondi en arrière, le 47 égal à 2-3 réunis. — Saillie mésosternale large, parallèle, subverticale en avant, horizontale en arrière. — Saillie prosternale assez étroite, fortement arquée postérieurement. — Corps densément revêtu d'une courte pubescence soyeuse, sauf sur les élytres qui sont glabres.

Femelles : Antennes un peu plus courtes que l'abdomen, à article 44 plus court que 10 et obtus au bout. — Cuisses postérieures n'atteignant pas le sommet des élytres.

Genre propre, comme le précédent, à l'Afrique australe. Il y en a deux espèces décrites en ce moment (4), dont une connue depuis longtemps dans les collections sous le nom d’argentatus. Elle est noire, avec les élytres d'un bronzé obscur et ornées d’une assez large bande longitudinale et sublatérale, d'un rouge cuivreux, bande qui manque quelquefois. L'autre (lætipennis) présente une bande semblable sur les élytres, mais leur fond est d'un beau vert doré. Chez toutes deux les élytres sont finement et densément rugoso-ponctuées.

LISTROPTERA.

A. Senv. Ann. d. l. Soc. entom. 1834, p. 71 (2).

Mâles : Tôte peu saillante, à peine concave entre les antennes; front grand, oblique; joues un peu allongées. — Antennes presque glabres, filiformes, grèles, dépassant les élytres du quart ou du tiers de leur longueur (3), à articles allongé, en cône arqué, 3 plus long que 4 et moins grand que 5, celui-ci et 6-14 subégaux, — Prothorax pas plus long que large, convexe, resserré à ses deux extrémités, arrondi et subnoduleux latéralement, muni en dessus de nodosités obtuses. — Elytres peu allongées, très-déprimées et très-planes en dessus, carénées latéralement, subparallèles ou sinuées dans leur milieu et élargies en arrière, avec leur extrémité obliquement arrondie. — Pattes grêles, très-longues ; cuisses postérieures graduellement en massue, longuement atténuées à leur base, dépassant les élytres et brièvement bi-épineuses au bout; tarses postérieurs assez longs, à article À au moins aussi grand que 2-3 réunis. — Dernier segment

(1) O. argentatus, 3. Thoms. loc. cit.— Seric. lælipennis, À. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 173.

(2) Syn. Cacuinium Fab. — CEramsyx Oliv. — CaLLicnRoma Germar.

(3) Suivant Serville, ces organes seraient à peine de la lougueur du corps, ce qui prouve qu’il s’est trompé sur le sexe et a pris pour un mâle la femelle de l'unique espèce (tenebrosa) qu’il a citée.

abdominal transversal, arrondi en arrière, le Ar égal à 2-3 pris ensemble. —- Saillie mésosternale large, déclive en avant, horizontale on arrière. — Saillie prosternale étroite, fléchie postérieurement. — Corps déprimé, plus ou moins large, très-finement pubescent en dessous, velouté en dessus.

. Femelles : Elles ne diffèrent des mâles que par leurs antennes un peu plus courtes que les élytres, celles-ci plus élargies à leur extrémité, et leur corps plus large (1).

Ce genre et le suivant se reconnaissent sans peine dans le groupe actuel à la forme déprimée et aux carènes latérales de leurs élytres. Les espèces de celui-ci, assez nombreuses (2), sont d'un noir profond, mat en dessous, velouté en dessus, avec le prothorax parfois rouge ou fauve et les élytres plus ou moins grisâtres, sauf à leur base. Ces organes sont plus où moins denticulés sur leurs bords latéraux et présentent chacun une faible côte noire ou flexueuse, submédiane, qui part de la base et s'arrête assez loin de leur sommet. Le genre est propre à l'Amérique du Sud.

DIHAMMAPHORA.

CnevnoL. in J. Taoms. Arcun. nat. p. 50 (3),

Palpes et’tôête des Lisrroprera. — Antennes dépassant à peine le milieu des élytres, grossissant légèrement et peu à peu à leur extrémité, à articles 4 assez long, subeylindrique ou obconique, 3-8 subégaux, 9-10 plus courts, 11 égal à 8. — Prothorax très-allongé, cylindrique ou atténué en avant, faiblement resserré près de sa base et muni de chaque côté en avant et près de celle-ci d'un petit tubercule ou d'une crète obtuse, parfois obsolète. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres des Lisrroprera, mais plus étroites. — Pattes longues, grêles; cuisses longuement pédoneulées, brusquement renflées au bout, les postérieures ne dépassant pas les élytres; tarses de la même paire longs, à article 1 presque aussi grand que 2-4 réunis. — Corps plus ou moins allongé, très-finement pubescent en dessous,

(1) Serville leur assigne des antennes n’atteignant guère que la base des élytres et des cuisses brusquement en massuc à leur extrémité. À ces deux carac- » tères il est facile de reconnaitre qu’il a emprunté celte description à une femelle de Dinammwapnona. Son genre Lisrnoprera est dès lors un composé hybride formé de deux genres distincts. P

(2) Callid. tenebrosum, Fab. Syst. El. If, p. 337 (Cer. tenebrosus, Oliv. En- - tom. 1V, 67, p. 34, pl. 18, f. 139); Cayenne. — Callichr. aterrimum, Germar, Ins. Spec. nov. p. 497; Brésil, Pérou. — L. carbonaria, thoracica, Vonezuela; atra, Brésil; Chevrol, Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 178, — atramentaria, Amazone; angulata, Para; Germari (carbonaria var.?), A. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 208.

(3) Syn. Cerameyx Klug. — Lisrnorrera et Ruopazopuora pars, À. White.

RHOPALOPBORIDES. 109

en général glabre en dessus. — Le surplus comme chez les Lisrrop- TERA:

Je ne connais pas bien les deux sexes. Leurs antennes sont pareilles, selon M. Chevrolat, et les femelles paraissent ne différer des mâles que par leur taille un peu plus forte, leurs élytres plus larges et quelquefois par leur livrée. L |

Ces insectes figurent parmi les plus petits Longicornes. Par leurs élytres, ils ressemblent aux Lisrroprera dont ils sont très-différents par leurs autres caractères. Leur livrée offre ordinairement un mé- Jange de noir et de fauve; parfois elle est en entier de la première de ces deux couleurs. Le genre est propre à l'Amérique du Sud et au Mexique (1).

Groupe XXXV,. Rhopalophorides.

Palpes courts, surtout les labiaux; leur dernier article variable. — Mandibules courtes, arquées et aiguës au bout. — Tête en général assez saillante; ses tubercules antennifères petits, échancrés au bout; joues au plus médiocres. — Antennes sétacées, souvent ciliées en dessous, beaucoup plus longues que le corps chez les œ (2). — Yeux fortement échancrés (3). — Prothorax cylindrique, ou cylindrico-ovalaire, très-rarement tuberculé sur les côtés. — Ecusson petit — Elytres presque toujours planes, débordant le prothorax en avant. — Pattes longues; hanches antérieures globuleuses, en général assez grosses, non où peu saillantes (4); leurs cavités cotyloïdes ouvertes ou fermées en arrière (5); celles des intermédiaires fermées en dehors; cuisses pédonculées ou subpédonculées à leur base; les postérieures dépassant presque toujours les élytres. — Episternums métathoraciques au plus de largeur médiocre. — Saillies mésosternale et prosternale variables. — Corps plus ou moins allongé.

Ainsi que je l'ai dit plus haut, ces insectes ne diffèrent des Cléomé-

(1) M. Chevrolat en mentionne 12 espèces presque toutes nouvelles : Cer. perforatus, Klug, Nov. Act. Acad. nat, Cur. Xi, p. 459, pl. 43, f. 7 (Listr. id. A. White); Brésil. Le Cer. collaris de Klug (ibid. pl. 43, f. 8), dont M. Chevrolat ne parle pas, appartient également au genre. — D. marginicullis, signaticollés, nigrita, Brésil; dispar, Mexique; minuta, Nouvelle-Grenade; gracilicornis, Bolivia; lineigera, Nouvelle-Grenade; brevis, N..; Æpytus, Buenos- Ayres; binodula (Rhop. id. White), Montevideo; Chevrol. loc. cit. p. 51.

(2) Presque toujours elles ont près de trois fois la lougueur du corps; chez les Ozopes seuls elles sont à peine du double plus longues, -

(3) Ceux des Ezarnopsis sont fortement granulés.

(4) Celles des Pecossus sont plus grosses que chez les autres espèces, et, par suite, plus saillantes.

(®) Elles sont ouvertes chez les Ecapnorsis, Pecossus et Onnirma, formées dans les autres genres.

nides que par la longueur chez les mâles et la forme toujours sétacée de leurs antennes; sous ce rapport, comme sous tous les autres, ils sont plus constants que ces derniers. Jamais leur abdomen ne présente rien de particulier. Comme plusieurs Compsocérides, quelques-uns d’entre eux (Cosmsoma) ont les antennes ornées de touffes de poils.

Sauf deux genres dont l’un (AMPHIRHOE) est propre à l'Australie et l’autre (Pecossus) à la Sénégambie, tous sont américains. En général, ils sont plus grands que les Cléoménides et ont une livrée aussi variée que ces derniers.

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