GEORGIA
JT. Tuows. Archiv. entom. I, p. 21 (3).
Mâle : Tète des PoscrLoperLus avec un assez fort bourrelet intra» antennaire.— Antennes robustes, atteignant les deux tiers de la longueur des élytres, à articles (4) 1 gros, médiocre, en massue au bout, 3-10 subégaux, déprimés, fortement dentés en scie à leur sommet interne, 41 aussi long que 10, brièvement appendiculé., — Yeux presque divisés en deux.— Prothorax transversal, convexe, avec quel-
(1) Syst. Cerambyc. p. 260.
(2) Prion. corallifer, J. Sturm, Cat. 6d. 1826, p. 79, pl. 4, f. 35 (P. versicolor, Dej. Cat. éd. 3, p. 344); Brésil. — Pœcilos. intricatum, Blanch. in d'Orb. Voy.; Entom. p. 207, pl. 20, f. 8 (corallifer, var.?); Bolivia. — Batesit, A. Wiute, Longic. of the Brit. Mus. p. 56, pl. 3, f. 4; Amazone (Santarem).
(3) Syo. Puænmus, A. White, Proceed. of the Zool. Soc. 4856, p. 408.
(4) M. 3. Thomson leur assigne, par mégarde, 12 articles; la figure qu'il en donne représente le nombre réel, qui est de onze.
TROPIDOSOMIDES. 149
ques petites calosités luisantes sur le disque, rétréci à sa base, muni de chaque côté de deux tubercules coniques dont l’antérieur plus petit et obtus.— Élytres assez .convexes, régulièrement ovales, sans déclivité postérieure. — Pattes médiocres; hanches antérieures fortement anguleuses ; cuisses graduellement en massue, les postérieures dépassant un peu l'abdomen ; tarses de la mème paire à article 4 égal à 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal largement arrondi au bout. — Saillie mésosternale large, parallèle, inclinée en arrière. — Saillie prosternale aussi large qu’elle, tronquée postérieurement. — Corps oblongo-ovale, mat en dessus, très-faiblement pubescent, avec les élytres glabres.
Femelle : Antennes atteignant à peine le milieu des élytres, peu à peu élargies et dentées en scie, mais plus faiblement, à article 3 inerme au bout. — Élytres plus longues, parallèles.— Guisses postérieures un peu plus courtes que l’abdomen.— Celui-ci de 6 segments dont le dernier très-court, largement tronqué et densément frangé de cils lanugineux.
La place de ce genre est sans aucun doute à côté des PorciLoPePLUS. Ïl ne contient qu’une rare et très-jolie espèce (1) des bords de l’Amazone, noire avec les élytres d’un beau jaune citron chez le mâle, un peu plus pâle chez la femelle. Ces organes sont très-finement granuleux, sauf à leur base qui est légèrement ponctuée, et, outre leur extrémité qui est d’un noir mat, ont chacune, avant leur milieu, une assez grande tache arrondie de même couleur.
Groupe XLII. Tropidosomides,
Palpes courts; les maxillaires un peu moins que les labiaux; le dernier article de tous faiblement triangulaire. — Mandibules courtes, arquées et aiguës au bout. — Tête relativement petite, courte en arrière des yeux; ses tubercules antennifères peu saillants, échancrés au bout ; joues au plus médiocrement allongées. — Antennes au maximum de la longueur du corps, robustes, le plus souvent dentées ou pectinées. — Yeux médiocres, verticaux, fortement échancrés. — Prothorax caréné sur la ligne médiane, foliacé ou tuberculé latéralement. — Elytres peu allongées, munies de côtes ou de lignes saillantes, longitudinales, débordant médiocrement à leur base celle du prothorax. — Pattes courtes; hanches antérieures subglobuleuses, non ou à peine anguleuses en dehors; leurs cavités cotyloïdes ouvertes en arrière ; celles des intermédiaires ouvertes en dehors; cuisses postérieures beaucoup plus courtes que l'abdomen; tarses déprimés. — Métaster-
(0 G. citrina, 3. Thoms. loc. cit. pl. 9, f. 1-2, ©’ @; mais publié un an auparavant par M. A. White (loc. cit. pl. 40, f. 11), sous le nom de PAœdinus anthomelas.
num envoyant en avant une large saillie reçue dans une échancrure du mésosternum ; ses épisternums assez larges, un peu atténués et tronqués en arrière. — Saillie mésosternale épaisse, verticale en avant. — Saillie prosternale plus saillante verticalement que les hanches antérieures, tronquée ou fortement déclive en avant, tronquée en arrière. — Corps plus ou moins court et large.
Peu de groupes de Longicornes sont aussi remarquables que celui-ci. Ses espèces sont également propres à l'Amérique intertropicale et forment les trois genres suivaats. L'un d'eux (TroriposomA) à un facies qui lui est propre dans la famille entière; les autres se rapprochent sous ce rapport des Parisremia et genres voisins, Toutes les espèces sont d'assez grande taille.
I. Prothoraxfoliacé latéralement; élytres parallèlés : Tropidosoma. Il. — anguleux et tuberculé latéralement ; élytres élargies en arrière. Ê Saillie prosternale médiocrement saillante verticalement : Ctenodes.
— fortement saillante verticalement :
Pteracantha.
Genre incertæ sedis ; Streptolabis.
TROPIDOSOMA.
Perry, Del. anim. art. Brasil. p. 85 (1).
Mâles : Dernier article des alpes ovalaire. — Tête penchée, un peu rétrécie en arrière, canaliculée entre les yeux et les antennes; front vertical, profondément excavé. — Antennes aussi longues que le corps, sétacées, à articles 1 court, gros, én cône arqué, 3 notablement plus long que 4, celui-ci et les suivants décroissant peu à peu (2). — Prothorax transversal, très-convexe et tricaréné sur le disque, les carènes latérales courtes ; dilaté, comme foliacé et sinué sur les côtés, tronqué en avant, avec ses angles antérieurs fortement arrondis; bisinué à sa base. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres très-ctnvexes, aplanies le long de la suture, oblongues, parallèles, arrondies et.inermes en arrière, munies chacune d’une côte longitudinale. — Pattes robustes, comprimées; cuisses en ellipse allongée; tarses médiocres, les antérieurs fortement dilatés; tous à articles 1-2 triangulaires, celui-là beaucoup plus court que 2-3 réunis. — Dernier s0gment abdominal transversal, largement tronqué, à peine sinué et un
(} Syn. AzLocerus, A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1832, p. 180; il ne m'est pas démontré que ce nom soit postérieur à celui de TROPIDOSOMA. — Prioxus Kirby.
(2) Cette description est empruntée au mâle du Spencer; celui du diaticornis, qui n’est pas encore connu, doit avoir les antennes dentées en scie.
TROPIDOSOMIDES. 451
peu impressionné au bout, terminé par une épaisse frange de cils. Saillie mésosternale obtuse en avant. — Saillie prosternale droite, convexe, tronquée en avant, recevant en arrière le sommet du mésosternum. — Corps oblong, massif, glabre.
Temelles : Antennes dépassant un peu la base des élytres, plus robustes, tantôt (Spencei) subfiliformes, avec leurs articles 3-40 légèrement en scie, tantôt (dilaticornis) déprimées, atténuées en avant, avec ces mêmes articles fortement dentés au côté interne. — Tarses antérieurs non dilatés. — Dernier segment abdominal entier.
On eonnaît deux espèces de ce genre : l’une (1), originaire du Brésil, publiée par Kirby depuis longtemps et assez répandue dans les collections ; l’autre (2), provenant de Cayenne, décrite par Gory et qui est d'une rareté extrème. Toutes deux sont d'assez grande taille et d’un noir mat, avec la tête en partie et le prothorax, sauf sur son disque, d'un beau jaune ; la première a les élytres traversées par une large bande de même couleur qui monque chez la seconde. Ges organes présentent chacun une forte côte longitudinale un peu abrégée en arrière et placée à quelque distance de la suture; les téguments en dessus sont finement rugueux.
M. J. Thomson (3) est le seul auteur qui ait reconnu que ces insectes ne sont pas des Prionides. Jusque-là on les avait placés parmi ces derniers auxquels ils appartiennent en effet par leur prothorax, mais non par leur languette et leurs hanches antérieures.
CTENODES.
Ouv. Entom. VI, p. 779.
Femelles : Tète un peu concave et sillonnée entre les antennes; front oblique. — Antennes atteignant à peine le milieu des élytres, glabres, robustes, à articles 4 gros, assez long, en cône renversé, 3-10 subégaux, 3 fortement denté au côté interne, 4-10 pectinés, 40 déprimé, graduellement élargi et brièvement appendieulé. — Protnorax fortement transversal, tronqué en avant, avec ses angles antérieurs saillants et aplatis, faiblement bisinué à sa base, convexe et largement déprimé sur le disque, avec une carène médiane et les côtés postérieurs de la dépression prolongés en une crète arrondie, fortement dilaté latéralement et muni d’une grosse dent déprimée et obtuse. — Evusson en triangle curviligne. — Elytres convexes, larges, courtes, graduellement élargies 'et arrondies en arrière, munies de côtes longitudinales.—Pattes comprimées; cuisses peu à peu en massue ; tarses
(1) Prion. Spencei, Kirby, Lion. Trans. XII, p. 438, pl. 22, f. 13; Perty, loc. cit. pl. 17, f. 2.
(2) À. dilaticornis, Gory, Ann. d, 1. Soc. entom. I, p. 384, pl. 12, f. B.
(3) Essai, etc. p. 377, et Syst. Cerambyc. p. 256.
des TroprposomA. — Dernier segment abdominal un peu rétréci et tronqué en arrière, — Epimères du métasternum formant un crochet qui embrasse les hanches postérieures — Saillie mésosternale cunéiforme et saillante en avant. — Saillie prosternale tronquée en avant, arrondie, fortement arquée et verticale en arrière. — Corps large, court, glabre. — Mäles inconnus.
Olivier s’est mépris sur ce genre au point de le placer parmi les Chrysomélides, à côté des Hispa. L'espèce (1) de Cayenne qu'il a dés crite est restée aussi rare que de son temps. Je n’en ai vu qu’un exemplaire conforme à la figure qu'il en a donnée et qui me paraît, d’après l'analogie du genre avec les PreracanTHA, être une femelle. Cet insecte, d'assez grande taille, est d'un fauve ferrugineux, avec les élytres d’un noir mat et ornées chacune de cinq grandes taches de la cou leur du corps. Ces.organes portent chacun trois côtes longitudinales, et sont assez fortement rugueux ainsi que le prothorax. Klug a fait connaître trois autres espèces du genre non moins rares que la précédente (2). ù
PTERACANTHA.
News. The Entom. Mag. V, p. 392 (3).
Femelle : Tète des Crexoprs. — Antennes un peu plus longues que la moitié du corps, mates, veloutées, à articles 1 assez grand, en cône renversé, 3-10 déprimés, assez fortement dentés en scie, 11 pas plus long que 10, obtus au bout (4). — Prothorax transversal, convexe, légèrement bisinué à sa base, caréné sur le disque et muni de chaque côté de ce dernier d’un fort tubercule comprimé et redressé, dilaté et bituberculé latéralement : le tubercule antérieur médiocre, le postérieur médian et plus fort. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres convexes, amples, allongées, rebordées et comprimées sous les épaules, peu à peu élargies et aplanies en arrière, avec leur extrémité arrondie en dehors, tronquées près de la suture et pourvues d’une épine médiane très-fine et assez longue ; munies de fines côtes
(1) C. 10-maculata, Oliv. loc. cit. p. 781, pl. 95 his, f. 1 b.
(2) C. sonata, miniata, Para; geniculata N.., Klug, Nov. Act. Acad. nat. Cur. XIE, p. 454,+pl. 42, f. 1-3; le dre et la 2e sont des mles, à en juger par leurs antennes beaucoup plus fortement pectinées que dans l’exemplaire de la 10-maculata que j'ai sous les yeux. La zonata a, en outre, une très-petite épine de chaque côté, dans je point où Jes élytres s’arrondissent à leur extrémité.
(3) Syn. AmazLocenus, Dej. Cat. éd. 3, p. 346; Guérin-Ménev. Icon.; Ins. texte, p. 219.
(4) Selon M. Newman, celles du mâle, qui m’est inconnu, sont du double plus longues que le corps, avec leurs articles 3-8 déprimés, subdilatés au bout, 9-11 très-grêles, 11 très-allongé.
TROPIDOSOMIDES. 453
longitudinales. — Pattes des Crenopes. — Epimères du métasternum formant en arrière un petit crochet recourbé en dehors. — Mésosternum des CTENODES. — Saillie prosternale débordant très-fertement les hanches antérieures dans le sens vertical, tronquée en avant, arrondie et verticale en arrière, avec deux petites crêtes transversales, arquées et appuyées sur les hanches en question. — Corps allongé, large, glabre.
Genre voisin et en même temps très-distinct des CTENODES, principalement par la structure de ses antennes et de sa saillie prosternale. 11 no comprend qu'une grande et belle espèce (4) du Brésil, d'un noir brillant en dessous, mat en dessus, avec le centre de la poitrine, le milieu de la tête, le dessous et les côtés du prothorax, et une large bande commune et médiane sur les élytres, d’un beau jaune fauve. La sculpture des téguments en dessus est pareille à celle des Cre- Nones , mais moins fine et les côtes des élytres sont moins saillantes.
Note.
I] me parait presque certain que le genre suivant appartient au groupe actuel, malgré son prothorax inerme latéralement, ce caractère n'ayant qu'une importance secondaire.
STREPTOLABIS.
H. W. Bares, The Enfom. Month. Magaz. IN, p. 23.
Dernier article des palpes ovalaire, tronqué. — Mandibules déprimées et droites à leur base, recourbées en haut à leur extrémité. — Tête petite, pourvue d’un court museau. — Antennes plus courtes que le corps, robustes, à article 4 épais, en massue; les suivants, à partir du 3, sillonnés, dilatés à leur sommet, avec leur angle apical interne saillant.—Yeux non saillants, finement granulés, profondément échancrés. — Prothorax inerme, muni en avant et à sa base d’un rebord lisse, — Elytres largement arrondies à leur extrémité, avec une dent suturale. — Pattes robustes, glabres ; cuisses en massue, munies d'une dent en dessous; tarses courts, leurs articles basilaires triangulaires. — Mésosternum plan. — Saillie prosternale étroite, tuberculée à son sommet. — Corps oblong, déprimé, dilaté en arrière, glabre.
L'espèce (kispoides) décrite par M. Bates et découverte par lui à Ega (Haut-Amazone) est de taille médiocre (7 lignes), et sa livrée est absolument de même nature que celle des Crenones, mais ses élytres sont couvertes d’un réseau formé par des lignes saillantes. C'est près du genre en question qu'elle doit très-probablement prendre place.
(1) P. fasciata, Newm. loc. cit. p. 393 (Am. aculeatus, Dej., Guér.-Ménev.).
Grovrs XLIII. Sternacanthides.
La
Palpes et mandibules des Tropidosomides. — Tôte des mêmes, avec ses tubercules antennifères de forme variable et fortement échancrés. — Antennes sétacées, beaucoup plus longues que le corps chez les mâles. — Prothorax tuberculé latéralement et en dessus. — Pattes assez longues ; cuisses postérieures atteignant ou peu s’en faut le sommet des élytres. — Corps de forme variable, le plus souvent al-
longé. — Le surplus comme chez les Tropidosomides.
Sans la forme toute différente des antennes et la plus grande longueur des pattes, ces insectes ne présenteraient pas de caractères suffisants pour être séparés des Tropidosomides (1). Ils ont notamment conservé l’organisation des saillies mésosternale et prosternale de ces derniers; mais jamais leurs élytres ne s’élargissent en arrière, et quand elles sont munies de côtes, celles-ci n'ont pas le même aspect, Toutes les espèces de ce groupe sont également propres à l'Amérique du Sud, au moins de taille moyenne, et remarquables soit par leur livrée, soit par leurs formes. Elles constituent les cinq genres suivants.
I. Elytres régulièrement convexes, sans ponctuation ni côtes, Elytres très-larges, inermes en arrière : Sternacanthus. — eblongues, épineuses — : Cryptobias.
IT. Elytres déprimées sur la suture, munies de côtes, a Antennes munies de touffes de poils. Prothorax plan sur le disque et bituberculé en dessus : Lophonocerus.
— convexe et muni de 5 tubercules en dessus : Cosmocerus.
aa Antennes sans touffes de poils : Ceragenia.
STERNACANTHUS.
A. SEnv. Ann. d. l. Soc. entom. 1832, p. 172 (2).
Mâles : Tète profondément fovéolée entre les yeux, munie, entre les antennes, d’un bourrelet assez concave et divisé par un sillon ; ses
(1) M. J. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 259) les a réunis dans sun groupe des Sternacanthites, à l'exception des TropiposomA, qu'il a laissés en dehors. ILest le premier qui ait bien saisi les analogies de ces insectes, qu'avant lui on séparait plus ou moins fortement. Voyez, par ex., Dejean, Cat. éd. 3, p. 344et suivantes.
(2) Syn. Prionus Oliv. — Pogcrzosoma pars, Casteln. Hist. nat. d. Ins. IT, p. 412.
STERNACANTHIDES. 155
tubercules antennifères sillonnés à leur base; front vertical, transversal, plus où moins concave. — Antennes au moins du double plus longues que le corps, très-atténuées au bout, à articles À très-gros, assez long, en massue au bout, 3 un peu plus grand que 4, celuä-ci et 3-10 s'allongeant peu à pou, 41 béeancoup plus grand que 40, aigu au bout. — Yeux assez fortement séparés en dessus, très-profondément échancrés. — Prothorax transversal, fortement resserré ef bisinué à sa base, muni en avant de celle-ci d’une forte élévation transversale, déclive et inégale en avant, tronquée en arrière et plurituberculée, fortement bituberculé de chaque côté. — Elytres courtes, larges, convexes, subparaïlèles, largement arrondies en arrière, très-lisses.— Pattes médiocres, robustes; cuisses graduellement en massue; les postérieures atteignant le sommet des élytres ; 4e article des tarses de la mème paire un peu plus long que 2. — Dernier segment abdominal fortement transversal, rétréci et tronqué en arrière. — Saillie mésosternale concave en avant; sa partie horizontale plus longue que large, obtusément conique et assez saillante en avant. — Saillie prosternale très-prolongée verticalement, médiocrement large, tronquée en avant et en arrière. — Corps large, glabre.
Femelles : Antennes dépassant un peu le milieu des élytres, plus robustes, non atténuées au bout, à articles 4-6 décroissant peu à peu, 11 plus court que 10, obtus au bout. — Guisses postérieures un peu plus courtes que les élytres. — Dernier segment abdominal plus largement tronqué en arrière.
Très-beau genre, longtemps placé parmi les Prionides avec lesquels il n'a rien de commun (1) Le Prionus undatus d'Olivier (2), qui en forme le type, est un grand insecte de la Guyane, connu depuis longtemps, d'un noir brillant, avec les élytres traversées par trois larges bandes irrégulières d’un fauve rougeûtre vif. Ces organes sont complétement lisses, tandis que le prothorax est assez fortement ponctué par places. On connaît maintenant deux autres espèces (3) de la région amazonienne qui ont une livrée et une sculpture analogues.
CRYPTOBIAS. | À. SERv. Ann. d. l. Soc, entom. 1834, p. 36 (4).
Mâle : Tête munie entre les antennes d’un bourvelet déprimé, di-
(1) M. A. White (Longic. of the Brit. Mus. p. 81) est le premier qui l’ait reliré des Prionides.
(2) Entom. IV, 66, p. 32, pl. 13, f. 53.
(3) S. picticornis, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 95. — Batesii, Pascoe, The Journ. of Entonr. I, p. 355. Tous deux du Para.
(5) Nosoruroeus, Dup. Mon. d. Trachydér. p. 15; nom postérieur de deux ans à celui proposé par Serville.
visé par un sillon; front court, vertical; épistome séparé de lui par un sillon arqué. — Antennes grêles, fiiformes, d’un tiers au moins plus longues que Je corps, à articles 4 assez allongé, peu robuste, obvonique, 3-10 subégaux, 41 plus long que 10, très-aigu au bout. — Yeux des STERNACANTHUS. — Prothorax transversal, très-convexe, brusquement et brièvement resserré à sa base avec ses angles postérieurs saillants, muni sur le disque d’une carène médiane et de quatre gros tubercules, latéralement de deux dont l’antérieur plus petit.— Écusson en triangle eurviligne.— Élytres très-lisses, convexes, médiocrement allongées, parallèles, arrondies en arrière, puis tronquées près de la suture, avec une petite épine externe.— Pattes assez longues, peu robustes; cuisses linéaires, les postérieures bidentées au bout, atteignant le sommet des élytres ; 1° article des tarses postérieurs égal à 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal tronqué en arrière. — Saillie mésosternale ayant sa partie horizontale conique et un peu saillante en avant. — Saillie prosternale moins saillante dans le sens vertical que celle des SrERNACANTHUS.— Corps médiocre ment allongé, glabre.
Femelle : Antennes un peu plus robustes, un peu moins longues que le corps, à articles 5-10 légèrement anguleux à leur sommet interne, 44 plus court que 10, brièvement appendiculé.
Serville et M. Dupont n’ont pas hésité à placer ce genre parmi les Trachydérides, d’où l’exelut la petitesse relative de son écusson; sa place est évidemment celle qui lui a été assignée près des SrennacanTaus par M. J. Thomson (1).
Il ne comprend qu’une belle espèce (2) du Brésil, notablement plus petite et surtout plus étroite que le Sernacanthus undatus, d'un noir brillant, avec le prothorax et la moitié antérieure des élytres d'un rouge fauve plus ou moins vif, parfois d’un jaune pâle. Sauf la tête qui est un peu rugueuse et le prothorax qui est densémént ponetué entre ses tubercules, les téguments sont complétement lisses.
LOPHONOCERUS.
A. Senv. Ann. d. L. Soc. entom. 1834, p. 33 (3).
Mâles : Tête munie entre les yeux d’un bourrelet concave; ses tubereules antennifères prolongés en une crête à leur sommet interne; front transversal, presque plan.— Antennes du double plus longues que le corps, sétacées, à articles 1-5 plus robustes que les autres et densément barbus, surtout en dessous : 1 assez long, en cône ren-
(1) Syst. Cerambyc. p. 259.
(2) C. coccineus, Serv. loc. cit.; figuré sous le nom de Nosophlæas concinnus in Dup. loc. cit. pl. 147. x
(3) Syn. Cerameyx Linné, — TracHyDeREs Schœnh,
EP
STERNACANTHIDES. 457
versé, 3-10 subégaux, 41 plus grand que 10. — Yeux des précédents. — Prothorax plus ou moins transversal, présentant sur le disque une grande dépression plane, rhomboïdale, carénée dans son milieu et limitée de toutes parts par un rebord prolongé de chaque côté en un tubercule redressé; fortement dilaté et uni-tuberculé latéralement, bisinué à sa base. — Écusson tomenteux, en triangle curviligne. — Élytres assez allongées, déprimées sur le disque et munies chacune d'une côte longitudinale, submédiane et flexueuse à sa base, arrondies à leur extrémité. — Pattes subégales, comprimées, peu robustes; cuisses linéaires, les postérieures un peu plus courtes que les élytres ; 4° article des tarses postérieurs un peu plus court que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal largement subarrondi en arrière. — Métasternum séparé par un profond enfoncement du mésosternum. — Celui-ci vertical en avant; sa partie intercoxale saillante, subhorizontale, convexe. — Saillie prosternale débordant fortement les hanches antérieures dans le sens vertical, horizontale, tronquée en avant et en arrière. — Corps déprimé, assez large, reyôtu partout d'une pubescence sublanugineuse à reflets soyeux.
Femelles : Tubercules antennifères plus courts. — Antennes un peu plus longues que le corps, déprimées, graduellement atténuées, avec un plus grand nombre de leurs articles basilaires hérissés de longs poils, 11 pas plus grand que 10.
Trois espèces (1) de ce beau genre sont connues en ce moment, dont deux (barbicornis, surtout hirticornis) sont communes dans les collections. Le fauve rougeâtre ou pâle, diversement combiné avec le noir,
* constitue leur livrée. Les élytres sont lisses ou à peine visiblement
pointillées, tandis que les intervalles entre les saillies du prothorax sont assez fortement et densément rugueux. Ces insectes sont propres au Brésil ou à la Guyane.
COSMOCERUS.
(Der) Guér.-Mévev. Jcon.; Ins. texte, p. 219 (2).
Mèmes caractères que les CERAGENIA qui suivent, sauf les particularités suivantes :
Antennes des un peu plus longues, celles des @ plus courtes que le corps, leurs articles 3-5 munis d'une touffe de poils à leur extrémité, — Prothorax présentant sur le disque cinq tubercules arrondis
(4) Cer. barbicornis, Linné, Syst. nat. I, p. 625; Oliv. Entom. IV,67, pl.7, f. 48; de la Guyane; indiqué à tort par ces deux auteurs et par Schœnherr comme étant des Indes-Orientales. — Trachyd. hirticornis, Schœæph. Syn, Ins. Il; Appeud, p. 176; Brésil ; commun aux environs de Rio-Janeiro. — L. Latreillei, À White, Long. of the Brit. Mus. p. 83; Brésii (barbicornis var.?).
(2) Voyez aussi, pour plus de détails, J. Thoms. Syst. Cerambye. p. 260,
très-apparents, disposés sur deux rangs transversaux. — Cuisses intermédiaires brièvement uni- les postérieures bi-épineuses à leur extrémité.
L’unique espèce (strigosus G.-M.) du genre est de la taille des C- RAGENIA, Mmüis plus étroite et plus parallèle. Sa couleur générale est d'un jaune livide; les élytres, sauf à leur base, sont d’un gris foncé soyeux, avec la suture et sur chacune deux raies longitudinales d’un gris argenté. Elle habite le Brésil.
CERAGENIA.
À. Serv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1834, p. 32 (1).
Mâles : Tète des Lopnonocerus, avec un profond sillon arqué sur le front. — Antennes peu robustes, sétacées, deux fois et demie plus longues que le corps, à articles 4 médiocre, en cône arqué, 3 un peu plus grand que 4, celui-ci et 5-40 peu à peu plus longs, 11 beaucoup plus grand que 40. — Yeux dés précédents. — Prothorax subtransversal, convexe, un peu déprimé sur le disque et muni de cinq tubercules disposés en quinconce, dont les deux antérieurs seuls bien distincts, dilaté et arrondi dans son milieu sur les côtés et avec deux tubercules, l’un médian, l’autre antérieur, celui-ci petit. — Écusson pubescent, en triangle eurviligne.— Élytres allongées, déprimées, un peu rétrécies et tronquées en arrière, avec leur angle externe inerme (bicornis) ou épineux (Leprieuri), munies chacune d’une grosse côte obtuse, submédiane et longltudinale, — Pattes assez longues, pareilles, du reste, à celles des Lopnowocenus. — Partie intercoxale du métasternum très-obtusément conique et un peu saïllante en avant. — Saillie prosternale déclive en avant, arrondié et verticale en arrière, un peu saillante et comprimée entre les hanches antérieures. — Corps allongé, déprimé, revêtu d'une pubescence soyeuse.
Femelles : Tubercules antennifères moins saillants. — Antennes un peu plus longues que les élytres, noirs atténuées au bout, à articles 3 sensiblement plus long que 4, celui-ci et 5-10 égaux, 41 pas plus grand que 10.
La forme générale est plus étroite et plus svelte que celle des Lo- PHONOCERUS. Le fond de la livrée de ces insectes est d’un fauve pâle à reilets d’un jaune doré par suite de la pubescence dont le corps entier est revêtu; l'abdomen, les tubercules du prothorax, quelques bandes et plusieurs taches sur les élytres sont noirs ; sauf quelques points enfoncés à la base de ces dernières, les téguments sont partout lisses, Le genre est propre à la Guyane et au nord du Brésil ; ses e$pèces se réduisent en ce moment à trois (2).
(1) Syn. Geramgyx Fab., Oliv. — TRAcHYDERES Schœnh. (2) Cer. bicornis, Fab, Syst. EL. I, p. 274; Oliv. Entom. IV, 67, pl. 5, fig. 31;
PARISTÉMIIDES. 159
GROUPE XLIV. Paristémiides.
Palpes très-courts et subégaux (1); leur dernier article faiblement triangulaire. — Mandibules courtes (2), arquées et aiguës au bout.— Tète peu saillante, petite (PropontiA ' excepté); ses tubercules antennifères échancrés, rarement saillants; front vertical; joues au plus médiocrement allongées. — Antennes sétacées, de longueur variable, ayant souvent quelques-uns de leurs articles intermédiaires pénicillés ou plus gros que les autres. — Yeux largement et très-fortement échancrés.— Prothorax et écusson variables. — Élytres souvent minces et flexibles, débordant faiblement le prothorax en avant, fréquemment élargies et plus larges en arrière que l'abdomen. — Pattes longues; hanches antérieures glohoso-ovalaires, rarement et à peine anguleuses en dehors, non saillantes (DrasrezLopvenus excepté); leurs cavités cotyloïdes ouvertes en arrière; celles des intermédiaires ouvertes en dehors; cuisses postérieures toujours plus courtes que les élytres. — Épisternums métathoraciques assez étroits, parallèles ou subparallèles et tronqués en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale variables. — Livrée et très-souvent le facies des Lycus.
Ces insectes sont plus homogènes que ne semble l'indiquer la formule qui précède. Les exceptions qu'elle contient sont presque toutes dues à deux espèces (Evander Nietii, Prodontia dimidiata) qui s’'ecartent des autres par quelques particularités d'importance secondaire. Une plus remarquable que les autres porte sur la languette qui chez les TaeLcrrra est parfaitement cornée, mais ce genre appartient si évidemment au groupe qu'il ne peut être question de l'en exclure. Il en est de même d’un autre (DrasrezLoprerus) dont les hanches antérieures sont assez saillantes et subcontiguës.
Ces insectes sont rarement au-dessus ou au-dessous de la taille moyenne, Sauf deux genres (PARISTEMIA, DIASTELLOPTERUS) qui sont africains, ils appartiennent à l'Amérique.
I. Ecusson en triangle rectiligne, plus ou moins grand et allongé. Elytres non frangées sur leurs bords: Evander. — frangées — : Paristemia.
II, Éeusson arrondi postérieurement ou quadrangulaire, plus où moins petit.
a Elytres frangées sur leurs bords.
Cayenne et Brésil. — C. Leprieuri, Buq. in Guér.-Ménev. Icon.; Ins. texte, P: 219; Cayenne, —sericata, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p. 16; Para,
(1) Sauf chez l’Zvander Nietit où ils sont plus longs que de coutume, tout €n restant médiocres.
(2) Celles des Proponria mâles s’allongent un pou et sont horizontales,
b Antennes à art. 3 beaucoup plus gros et plus long que 4: Diastellopterus.
bb — — pas plus gros ni plus long que 4.
€ Epaules des élytres embrassant la base du prothorax : Thelgetra.
ce — — de forme normale.
Prothorax foliacé et tranchant sur sés bords latéraux : Deltosoma.
— non foliacé, arrondi sur ses bords latéraux : Pteroplatus.
aa Elytres non frangées en arrière.
Corps déprimé, élargi en arrière : Aphylaw.
— subcylindrique, parallèle: Prodontia.
EVANDER.
J. Tnows. Essai, etc. p. 377 (1).
Mûles : Palpes assez longs, surtout les maxillaires. — Tête munie entre les antennes d'un bourrelet concave, avec ses tubercules antennifères épineux et divisés par un sillon; front vertical, court. — Antennes glabres, sauf à leur base, d'un tiers ou d'un quart environ plus longues que les élytres, sétacées, à articles 1 gros, en cône renversé, 8 un peu plus grand que 4, celui-ci et 5-10 s’allongeant peu à peu, 11 beaucoup plus grand que 40, très-aigu au bout, appendiculé, 3-5 canaliculés en dessus. — Yeux fortement séparés en dessus. — Prothorax transversal, assez convexe, bisinué à sa base, échancré de chaque côté en arrière et muni d'une dent médiane triangulaire. Écusson grand, en triangle rectiligne très-aigu. — Élytres convexes, parallèles, arrondies en arrière, munies de fines côtes longitudinales, — Pattes assez longues, comprimées; cuisses linéaires, les postérieures un peu plus courtes que les élytres. — Saillie mésosternale verticale et concave en avant avec sa partie intercoxale très-convexe et comprimée.— Saillie prosternale verticale et convexe en arrière. — Corps allongé, glabre.
Femelle : Tubercules antennifères non épineux. — Antennes un peu plus longues que le corps, à articles 7-10 anguleux à leur sommet interne, 41 pas plus long que 10.
Le genre Ampmnesmus de Serville ne correspond pas à celui-0i, comme le dit M. J. Thomson, après Dejean et M. Guérin-Méneville (2),
(1) Syn. Awrmoesnus (Eschsch.) Guérin-Ménev., Dej., nom employé longtemps auparavant (1818), par Lamarck, avec la désinence féminine, pour un genre de Mollusques lamellibranches.
(2) Voyez son travail intitulé : « Note monographique sur le genre AMPHIDES" mus. » Mag. d: Zool.; Ins. 1844,
PARISTÉMILDES. 161
cet auteur l'ayant établi sur le Cerambyx quadridens de Fabricius, qui est une ParisremrA, et n'ayant pas connu les deux espèces (1) du Mexique qu'on a, depuis, associées à cet insecte, C’est à elles seules que le nom d'Evanper doit par conséquent rester.
L'une d'elles (Nietü) est de forte taille et remarquable par la grandeur de son écusson qui égale celui de beaucoup de Trachydérides ; l'autre (œanthomelus) est beaucoup plus petite et son écusson est de moitié moins grand. Toutes deux sont noires avec le prothorax et les élytres d’un beau fauve clair; le premier est parcouru par trois baades noires longitudinales dont la médiane abrégée en avant; les secondes sont noires dans leur tiers postérieur et sont en outre ornées, chez le Nielii, d'une grande tache carrée, scutellaire, chez le æanthomelas d'une large bande anté-médiane, de même coulenr ; ces Organes sont densément pointillés entre leurs côtes.
PARISTEMIA.
Westw. Ann. a Mag. of nat, Hist. NII, p. 124 (2).
Mâles : Tête des EyANDER, avec les tubercules antennifères peu saillants et obtus, — Antennes des mêmes, dépassant moins fortement les élytres, leurs articles 3 et suivant$ non canaliculés en dessus. — Yeux et prothorax des mêmes. — Ecusson étroit, en triangle rectiligne allongé. — Elytres assez convexes, tantôt peu, tantôt fortement élargies en arrière; leurs bords latéraux, soit dans toute leur étendue, soit en arrière seulement, munis d'une frange de poils serrés, — Corps pubescent. — Le surplus comme chez les Evanper. ;
Femelles : Antennes plus robustes, atteignant ou dépassant un peu le milieu des élytres, grossissant graduellement à leur extrémité, plus où moins dentées à partir du 6° ou du fe article (3).
Outre que ce genre est africain, il se distingue essentiellement du précédent par la frange de poils qui garnit le bord des élytres, caractère qui lui est commun avec les quatre genres suivants. Les femelles également diffèrent notablement, par leurs antennes, de celles des Evanper.
Sous le rapport de la forme générale, ses espèces se partagent en
(1) Amphid. Nietit, canthomelas (Hæpfneri Dej.), Guér.-Mén. Rev. zuol. 1844, p. 297; le der est, cn outre, figuré dans le Mag. d. Zuol.; Ins. 1844, pl. 146. |
(2) Syn. Ampmpesmus, À. Serv. Ann. d, 1. Soc. entom. 1834, p. 65; Guér.- Nénev., Doj., 3. Thoms. — Cenameyx Fab, Oliv., Weber.
(3) Dans ce sexe, le mésosternum est ordinairement pareil à celui des mâles, c'est-à-dire fait comme chez les Evanpen. Par une exceplion unique, à ma
Connaissance, celui du quadridens ® est simplement ineliné en arrière et sans tubercule.
Coléoptères. Tome IX. 11
deux sections : les unes (1) ayant les élytres faiblement élargies en arrière et ressemblant extraordinairement à l'Evander æanthomelas, tandis que chez les autres (2), ces organes sont fortement dilatés postérieurement et le facies pareil à celui des Lycus. Les premières sont les Anpminesmus de Serville, les secondes les ParistemrA de M. Westwood; mais ces deux genres n’en font évidemment qu'un seul.
DIASTELLOPTERUS.
J. Tuows. Archiv. entom. II, p. 147 (3).
Mâle ? : Palpes extrêmement courts, assez robustes, subégaux; leur dernier article ovalaire. — Tète assez saillante, cylindrique, plane entre les antennes avec un sillon prolongé jusqu’au bas du front; celui-ci fortement transversal. — Antennes de la longueur des 23 des élytres, atténuées au bout, à articles 1 médiocre, en cône grêle à sa base, 3 beaucoup plus gros et aussi long que 4-5 réunis, cilié, 5 un peu plus gros et plus long que les suivants, ceux-ci décroissant et atténués peu à peu. — Yeux assez petits. — Prothorax fortement transversal, peu convexe, régulièrement arrondi sur les côtés. — Ecusson médiocre, arrondi en arrière. — Elytres courtes, médiocrement convexes, peu à peu élargies et arrondies à leur extrémité, frangées sur leurs bords.— Pattes courtes ; hanches antérieures saïllantes, cylindriques, assez fortement anguleuses en dehors, contiguës ainsi que les intermédiaires ; celles-ci grosses, saillantes, obconiques ; cuisses robustes, comprimées, sublinéaires; tarses postérieurs courts, à article 4 égal à 2-3 réunis. — Episternums métathoraciques arqués au côté interne. — Corps large, court, peu allongé, pubescent.
Plusieurs caractères importants, notamment la forme de la tête et celle des hanches antérieures qui sont aussi saillantes que celles de beaucoup de Lepturides, éloignent ce genre de ceux qui précèdent et qui suivent. Je ne vois néanmoins aucun autre groupe dans lequel on puisse Je faire entrer. Il a pour type la Paristemia clavata de M. Chevrolat, insecte répandu depuis le Vieux-Calabar jusqu'au Gabon, de taille médiocre, d’uu noir brillant sar la poitrine et l’abdomen, avec les antennes d'un noir mat, sauf leurs deux 1°" articles
(1) Cer. quadridens, Fab. Syst. El. IL, p. 274 (Cer. analis, Oliv. Entom. IV, 67, p. 37, pl. 19, f. 144; Cer. pellurus, Weber, Observ. entom. p. 87); Serville (loc. sit.) ne cito aucun de ces auteurs et décrit l'espèce comme nouvelle; Afrique australe. — Amph. Westérmanni, Guér.-Ménev. Mag. d. Zool.; Ins. 1844, pl. 146; Guinée.
(2) P. platyplera, Westw. loc. cit. et Arcar. entom. IT, p. 57, pl. 64, f.19. — apicalis, Westw. Arcau. cntom. ibid. f. 2 ©. Tous deux de la côte occ. d'Afrique. — 11 y en & dans les collections une troisième, du Vieux-Calabar, conuue sous le nom de P. costata Murray.
(3) Syu. Parisremia, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 513.
PARISTÉMIIDES. 163
qui sont d'un fauve mat plus ou moins clair, comme tout le réste du corps. La tête, le prothorax ct les élytres sont criblés de points enfoncés très-serrés; sur chacune des dernières, se voient de quatre à six côtes longitudinales plus où moins saillantes selon les individus. Le facies des Lycus, si prononcé dans les quatre genres qui suivent, n'existe pas chez cet insecte.
THELGETRA.
J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 259.
Femelle (1) : Tète petite, légèrement concave entre les antennes ; front vertical, court; joues courtes, — Antennes assez robustes, veloutées, dépassant à peine le milieu des élytres, filiformes, à articles 1 médiocre, en cône arqué, 3 plus long que 4, tous deux munis d’une touffe de poils à leur sommet externe, 5-6 les plus longs de tous, égaux, densément frangés en dehors, 7-40 décroissant peu à peu, légèrement anguleux à leur sommet, 11 égal à 40, obtus au bout. — Prothorax aussi long que large, subeylindrique, tronqué à sa base, muni de chaque côté en arrière d’une lame redressée et tomenteuse. — Ecusson assez grand, arrondi en arrière. — Elytres très-amples, munies d'une côte partant des épaules (celles-ci saillantes en avant et embrassant la base du prothorax) et disparaissant aux 2/3 de leur longueur, amincies, déprimées, fortement élargies et arrondies en arrière, frangées sur leurs bords. — Pattes assez robustes; cuisses en massue fusiforme à leur extrémité; les postérieures beaucoup plus courtes que l'abdomen; tarses de la même paire à article 4 égal à 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal allongé, atténué et sinué au bout, — Saillie mésosternale large, fortement déclive. — Saillie prosternale étroite, arquée en arrière. — Corps finement pubescent en dessous, brièvement tomenteux et à reflels soyeux ou veloutés en dessus; facies des Lycus. — Mâle inconnu.
Avec ce genre commencent les espèces américaines qui ressemblent à des Lycus. Celle qui constitue le genre actuel à recu de M. J. Thomson le nom de latipennis. Elle est plus grande qu'aucune de celles des trois genres suivants et originaire du Brésil.
DELTOSOMA.
(Des.) J. Tuoms. Syst. Cerambyc. p. 258.
Mèômes caractères que les Taezcrrra, sauf les différences suivantes : Mâle? : Antennes un peu plus courtes que le corps, hérissées de
(1) Ainsi que M. J. Thomson le signale, la languette de ce genre est cornée et prismatique comme celle des Prionides. Celle des autres genres du groupe €st membraneuse, sauf peut-être celles des D'ASTELLOPTERUS.
longs poils, surtout en dessous, cylindriques, à article 3 plus long que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Prothorax transversal, déprimé, aminci, tranchant et paraboliquement arqué sur ses bords latéraux, tronqué, avec un faible lobe médian, à sa base. — Elytres pas plus larges en avant que cette dernière, envoyant chacune près de l’écusson une courte saillie, régulièrement élargies à partir de leur base, médiocrement convexes et munies de côtes obtuses abrégées en arrière. — Jambes carénées sur leur face externe. — Saillie mésosternale inclinée en arrière. — Saillie prosternale plus large, du reste pareille.
Le pronotum est plus fortement séparé des flancs du prothorax que chez la plupart des Prionides. L'unique espèce du genre est en outre régulièrement convexe sur les élytres, ce qui lui donne un fucies différent de celui des Preropcarus. M. J. Thomson a bien voulu lui conserver le nom de Lacordairei que Dejean (1) lui avait imposé d’après des exemplaires rapportés par moi de Cayenne.
PTEROPLATUS. (Des.) Buquer, Rev. x00l. 1840, p. 287 (2).
Mûles : Tète des deux genres précédents. — Antennes mates, à peine plus longues que le corps, tantôt graduellement atténuées, tantôt ayant leurs articles 1-3 plus robustes que les suivants, et hérissées d'assez longs poils; ces poils s'étendant parfois sur tous les articles : 4 médiocre, en cône renversé, 3-4 subégaux, plus courts que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu, 11 pas plus grand que 40, obtus au bout. — Yeux assez petits, fortement séparés en dessus. — Prothorax transversal, subeylindrique, renflé et arrondi dans son milieu de chaque côté, parfois obtusément tuberculé en dessus. — Ecusson en triangle eurviligne. — Elytres allongées, déprimées, flexibles, peu à peu et plus ou moins élargies en arrière, munies de lignes saillantes longitudinales, dont une, partant des épaules, plus prononcée que les autres. — Pattes médiocres; cuisses pédonculées à leur base, renflées au bout en une massue ovalaire; jambes grèles, non carénées en dehors. — Dernier segment abdominal transversal, largement arrondi en arrière. — Saillie mésosternale large, inclinée. — Saillie prosternale étroite, souvent canaliculée, fortement arrondie postérieurement. — Corps déprimé. — Le surplus comme dans les deux genres précédents.
Femelles : Antennes atteignant à peine le milieu des élytres, plus sobustes, grossissant légèrement à leur extrémité; leur pubescence
(1) Cat. 6d. 3, p. 346.
(2) Et, avec plus de détails, dans les Ann. d.1. Soc, entom. 1840, p. 389. Syu. Ceraueyx Germar.
PARISTÉMIDES. 165
variable. — Dernier segment abdominal allongé, rétréci et tronqué en arrière.
Comme chez les Lycus, la livrée de ces insectes paraît ètre trèssujette à des variations individuelles, et il est à craindre que parmi les espèces assez nombreuses (1) qui ont déjà été décrites, il ny ait quelques doubles emplois. Le genre est propre à l'Amérique intertropicale et paraît être mieux représenté en Colombie que dans les autres parties de ce continent.
APHYLAX.
Ce genre rouveau ne diffère essentiellement des PTEROPLATUS que par les trois caractères suivants :
Prothorax assez fortement et obtusément tubereulé sur les côtés. —Elytres dépourvues de frange sur leurs bords latéraux et eu arrière. — Téguments des élytres solides.
L'importance qu'a dans le groupe actuel la présence ou l'absence d'une frange aux élytres, ne permet pas de réunir ce genre au précédent. Je n'ai vu de son unique espèce (2) qu'un exemplaire femelle qui m'a été communiqué par M. C. A. Dohrn.
PRODONTIA.
A, Senv. Ann. d.l. Soc. entom. 1834, p. 64
Mâle : Mandibules horizontales, un peu plus courtes que la tête, carénées supérieurement, droites, puis brusquement arquées et aiguës au bout. — Tôte un peu rétrécie en arrière, largement concave entre ses tubercules antennifères; front vertical, court, transversalement concaye; joues courtes. — Yeux assez fortement séparés en dessus, presque divisés en deux. — Antennes sétacées, de moitié plus longues que le corps, finement pubescentes, de 12 articles : 1 médiocre,
(1) Cer. lyciformis, Germ. Ins. Spec. nov. p. 502; Brésil. —lycoides, Guér.- Ménev, Icon.; Ins. texte, p. 233; Brésil. — pulcher, suturalis, gracilis, Roslainei, arrogans, Buquet, Rev. zool. et Ann. d. 1. Soc. entom. loc. cit.; Colombie (Bogota). — fasciatus, elegans, ditnidiatipennis, “bilinealus, Buquet, Rev. zool. 1841, p. 206; mème pays.—transuersalis, nigriventris, De Brème, Ann. d. l. Soc. entom. 1844, p. 309, pl. 9, f. 3, 4; mème pays. — variabilis, Salé, ibid, 1849, p. 430, pl. 13, f. 2; Venezuela.— annulipes, Blanch. in d'Orb. Yoy.; Entom. p. 207, pl. 21, t. 1; Bolivia. — sellatus, A. White, Longic, of the Brit, Mus.p. 82, pl. 3, f. 3; Mexique.
(2) À. mentiens. Ater, capite nec non prothorace partim, elytrorum humeris fasciaque lata communi bi-arcuata pone medium, femoribus basi ac pectoris centro fulvis; prothorace basi triangulariter impresso, elytris gradatim ac parum postice dilatatis, singulo costis duabus a basi decurrentibus ibique callosis, mox ante apicem evanescentibus. Long. 14 mill. Hab. Brasilià,
très-gros, subovalaire, 3 robuste, hérissé de poils fins en dessous, sillonné en dessus, notablement plus long que 4, celui-ci et 5-14 subégaux, 14 plus long que 10, — Prothorax transversal, cylindrique, à peine arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez convexes, subdéprimées sur le disque, allongées, parallèles, arrondies à leur extrémité, munies de lignes saillantes, non frangées sur les côtés. — Pattes courtes; cuisses fortement pédonculées à leur base, très-renflées au bout; jambes peu élargies à leur extrémité; tarses courts, les antérieurs fortement dilatés, le 19° article de tous triangulaire, celui des postérieurs plus court que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal largement tronqué et un peu sinué au bout. — Saillie mésosternale assez large, inclinée en arrière. — Saillie prosternale étroite, tronquée postérieurement, — Corps allongé, à peine pubescent en dessous, glabre en dessus. :
Femelle : Mandibules courtes, verticales. — Antennes un peu plus courtes que le corps, non atténuées au bout, de 41 articles : 5-10 un peu dentés en scie à leur sommet interne, 41 pas plus long que 40, brièvement appendiculé. — Dernier segment abdominal plus long, du reste pareil. — Corps plus court, un peu élargi en arrière.
Malgré sa forme très-différente de celle des Preropratus, l'unique espèce (1) de ce genre me paraît voisine de ces derniers et appartient au même groupe naturel (2). Cette analogie est surtout évidente pour ce qui concerne la femelle. Sans ses élytres plus convexes, on la prendrait pour celle d’une espèce du genre en question plus étroite que de coutume. La sculpture des tégaments et la livrée sont absolument les mêmes, dans les deux sexes, que ceux de quelques Preroprarus. Cet insecte est, en effet, noir avec les côtés du prothorax et environ les deux tiers antérieurs de ses élytres fauves; seulement il est presque privé de pubescence. Il habite le Brésil et n'est pas commun dans les collections.
Groupe XLV. Sténaspides,
Palpes courts, subégaux, ou les maxillaires un peu plus longs; le dernier article de tous médiocrement ou à peine triangulaire. — Man-
(1) P. dimidiata, Serv. loc. cit. p. 65. — M. Buquet{Ann. d. !, Soc. entom. 1860, p. 622) a placé, avec doute, dans le genre une espèce du Brésil qu'il nomme plagiala, et qui m'est inconnue.
(2) Dejean (Cat. éd. 3, p. 346) avait placé cet insecte immédiatement en avant des Prenopzarus, et M. Buquet (loc. cit. 1840, p. 386) a égalemeut signalé cette analogie. Je me range à leur opinion de préférence à celle de M. J. Thomson (Syst. Cerambye, p. 263) qui à placé le genre dans sa division des Compsocérites entre les Cuanrenqus et les Dunyprosopus.
STÉNASPIDES. 467
dibules (o' des Eunvrmacus et des Eurycrea exceptés) courtes, verticales, eñtières ou échancrées au bout (1). — Tête (2) peu saillante ; ses tubereules antennifères variables, mais toujours échancrés au pout; front presque toujours vertical; joues de longueur variable. — Anteunes sétacées ou d'égale épaisseur et plus longues (en général de beaucoup) que le corps chez les mâles, assez souvent épaissies à leur extrémité chez les femelles. — Yeux largement et fortement échancrés. — Prothorax tuberculé ou non latéralement, rarement muni en dessus de callosités ou de quelques faibles tubercules, tronqué ou faiblement bisinué à sa base. — Ecusson en triangle rectiligne, rarement subeurviligne à sa base, toujours très-aigu au bout, de grandeur variable. — Pattes longues; hanches antérieures globuleuses, non saillantes; leurs cavités cotyloïdes ouvertes en arrière; celles des intermédiaires ouvertes en dehors (3); cuisses postérieures atteignant, ou peu s’en faut (Iscanocnemis excepté) le sommet des élytres. — Episternums métathoraciques de largeur moyenne, un peu atténués et tronqués en arrière. — Saillie mésosternale de forme variable, souvent tuberculée quand elle est inclinée en arrière — Saillie prosternale presque toujours tronquée en arrière, — Corps plus ou moins allongé.
Ce groupe comprend quelques-uns des Trachydérides des auteurs récents et des collections, les Purpuricénides, une partie des Eriphides de M. J. Thomson et même un genre (ÆTHECERUS) que ce savant entomologiste et M. Chevrolat ont compris dans les Clytides. Le nom de Sténaspides, sous lequel ces insectes se trouvent ainsi réunis, indique que leur écusson est toujours aigu au bout; il n'est même pas rare qu'il soit aussi grand que chez les Trachydérides. Il y a de grandes différences entre eux sous le rapport de la taille, du facies, de la livrée, et si l’on compare isolément les genres placés en tête du groupe avec ceux qui le terminent, on à peine à croire que des espèces aussi dissemblables puissent faire partie d’un mème ensemble, mais des uns aux autres le passage a lieu avec la plus grande régularité (4).
(4) Ce caractère n’est que spécifique et quelquefois mème (EunypHaGus) sexuel; dès lots il peut à peine figurer dans les formules génériques. Toutes les fois qu'il n’en sera pas question dans celles qui suivent, les mandibules sont aiguës.
(2) Celle des Eurvrnacus et des Eorvorea s'éloigne complétement du type géuéral; elle est mème monstrueuse chez les mâles. Muis ces insectes se rattachent si évidemment aux PuneuniceNus qu’on ne peut, malgré cela, les placer dans un autre groupe que ces derniers.
(3) Par une de ces exceptions si fréquentes chez les Longicornes, ces cavités sont closes dans le genre Progxrous, qui est si voisin des TRAGIDION, qu'au premier coup-d’œil il ne paraît pas en différer.
(4) 1 se fait des Crioprosopus aux Dezrasris par quelques Srenasris; des Deurasris aux PuReuRIGENUS et aux genres qu’on en à démemibrés par les Tra-
Le groupe entier serait, comme les précédents, américain, sans les PuRPURICENUS qui, en outre de cette partie du globe, sont répandus dans presque toute l'étendue de l’ancien continent. Les 25 genres dont il se compose sont les suivants :
I. Tarses postérieurs en général médiocres (4), à articles 1-3 réunis toujours notablement plus courts que la moitié des jambes de la même paire.
A Ecusson en triangle régulier.
a Jambes postérieures de forme normale.
bd Dernier segment abdominal fortement transversal. € Livrée des élytres jamais en entier ou en partie d'un rouge clair ou fauve.
d Prothorax glabre en dessus, Saillie prosternale arrondie en arrière : Crioprosopus. — — tronquée — : Stenaspis.
dd Prothorax hérissé de poils fins redressés : Dellaspis. ce Livrée des éiytres d’un beau rouge ou d’un fauve clair, uniforme ou combiné uniquement avec du noir.
e Elytres munies de côtes ou de lignes saillantes longitudinales.
f Prothorax tuberculé latéralement.
Elytres pubescentes, munies de côtes obtuses : Tragi-
dion.
glabres, lignes saillantes : PhϾ- { nicus.
ff Prothorax inerme latéralement, eylindrique : Broloty-
che (2).
ee Elytres sans côtes ni lignes saillantes.
g Tête inclinée, déprimée presque dès sa base, très-forte chez lés œ.
GIDION et les Puoenicus, où la couleur rouge caractéristique des premiers commence à apparaître, La série éprouve une sorte d'interruption dans ce point et un nouveau type apparaît chez les SpneNormecus qui conduisent directement, par les Garissus et les IscunocNEmIS, aux CypmosrenNa, Enrorosrerna, EntrHus, etc., qui terminent le groupe. Immédiatement à la suite de ces derniers, s’il était possible de conserver la sério naturelle des analogies dans la famille actuelle,-devraient être placés les Carrinentpnos, Curysornasis, etc., ete., mais leurs cavités cotyloïdes intermédiaires soat fermées en dehors, et ils appartienuent de toute évidence aux Hétéropsides. J'ai essayé de diviser le groupe actuel en plusieurs, mais les caractères manquent-pour cela,
(1) Ils sont assez lougs chez les Anoeisres et quelques PURPURICENUS, mais leurs trois premiers articles conservent les mêmes proportions relativement aux jambes.
(2) Les analogies de ce genre, surtout la forme du prothorax, exigent qu'il soit placé à la suile des TyLosis.
STÉNASPIDES, 169
Guisses postérieures pas plus longues que les élytres : Euryphagus.
— — beaucoup plus longues que les élytres : Euryclea.
gg Tète de forme normale. r h Tubercules antennifères très-saillants et épineux chez les ©" : Philagathes.
M —— — peu saillants et inermes chez les”.
î Elytres non carénées latéralement.
k Joues plus ou moins allongées.
L Prothorax non gibbeux à sa base.
Ses côtés tuberculés : Purpuricenus.
— inermes : Æeanor.
1 Prothorax gibbeux à sa base (1): Slernoplistes. kk Joues courtes, réduites à un mince filet en haut. ”m Prothorax tubercuté latéralement : Oxoplus. MM — inerme — , cylindrique.
Sor disque sans callosités : Anoplistes.
— muni de — : Tylosis.
it Elytres carénées latéralement : Chalchænesthes. cec Livrée des élytres d’un fauve de cannelle, avec des bandes d’un blanc jaunâtre : Æthecerus.
\ bb Dernier segmeutabdominal presque aussi long quelarge. Elytres atténuées en arrière, sans côtes : Sphænothecus. — parallèles, munies de côtes longitudinales : Zschnocnemis, aa Jambes postér, comprimées, Jamelliformes , frangées sur leurs bords : Galissus.
B Ecusson subeurviligne à sa base, prolongé en une épine grêle et uiguë : Muscidora.
IT, Tarses postér. longs; leurs trois 1ers articles réunis au moins aussi grands que la moitié des jambes de la même paire. n Antennes sétacées ou filiformes, plus longues que le corps
chez les æ.
0 Prothorax inerme latéralement : Entomosterna. 00 — tuberculé — 2° segment abdominal très-grand, le 3e très-court: Cy=
phosterna.
— — égal au 3e : Gambria.
nn Antennes épaissies au bout, plus courtes que le corps dans les deux sexes : Eriphus.
Genres incertæ sedis : Perarthrus, Crossidius.
({) Cette gibbosité, qui est volumineuse et arrondie, ne se voit bien qu’en re- Sardant le prothorax de côté.
CRIOPROSOPUS.
A. SEnv. Ann. d. 1. Soc, entom. 1834, p. 53 (1).
Mâles : Tète sillonnée à partir des yeux jusqu'au bas du front, légèrement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci sillonnés à leur base, assez aigus au bout; front vertical ; joues assez longues — Antennes finement pubescentes, plus longues que les élytres, à articles 1 médiocre, en massue au bout, 3 un peu plus long que les suivants, cylindrique, noueux au bout, 4-10 subégaux, peu à peu et faiblement déprimés, 41 plus long que 10, aigu au bout, longuement appendiculé. — Yeux assez fortement séparés en dessus. — Prothorax transversal, assez convexe, anguleusement dilaté et obtus, parfois (Servillei) unituberculé de chaque côté, resserré et plus ou moins bisinué à sa base, celle-ci rebordée. — Ecusson relativement médiocre, en triangle de longueur variable, et très-aigu au bout, — Elytres assez convexes, très-légèrement rétrécies et arrondies en arrière , pas plus larges en avant que le milieu du prothorax. — Pattes longues; cuisses comprimées, peu à peu en massue ; les postérieures atteignant ou non le sommet des élytres; tarses de la même paire à article 4 égal à 2-8 réunis. — Dernier segment abdorminal largement tronqué en arrière. — Saillie mésosternale horizontale, transversale, échancrée en arrière, verticale en avant. — Saillie prosternale un peu plus étroite, fortement arrondie en arrière. — Corps ample, plus ou moins large, faiblement pubescent en dessous, glabre en dessus.
Femelles : Tubercules antennifères non acuminés au bout. — Antennes un peu moins ou un peu plus longues que le corps, à article 11 pas plus long que 10, brièvement appendiculé.
Très-beau genre dont les espèces de grande taille et toutes remarquables par leur livrée, sont propres à la Colombie et aux parties méridionales de l'Amérique du Nord. Cette livrée paraît sujette à varier dans chacune d'elles. Sa nature, suivant qu'elle est métallique ou non, et la sculpture du prothorax peuvent servir à les répartir en sections (2). Depuis Serville, qui n’en a connu qu’une seule, on à introduit à tort, parmi elles, plusieurs STENASPIS.
(1) Syn. Cazrowa, Waterh. Trans. of the entom, Soc. IL, p. 228; genre non caractérisé. — Srenasris (pars) Buquet, A. White, J. L. Le Conte. — Cent Byx Latr.
(2) A. Livrée des élytres non métallique ; prothorax lisse, brillant, peu densément pointillé : C. Servillei, Serv. loc. cit.; Dup. Mon. d. Trachyd. pl. 217, d'; Mexique; type du genre. — Saundersi, À. White, Longie, of the Brit. Mus. p.79; mème pays.
B. Livrée des élytres d’un vert métallique; dans les deux espèces suivantes, les seales que j'aie sous les yeux, le prothorax est densément ponctué et muni
STÉNASPIDES. 171
STENASPIS.
A, Senv. Ann. d. l, Soc. entom. 1834, p. 51 (1).
Ce genre ne diffère essentiellement de celui qui précède que par sa saillie prosternale tronquée en arrière, et dont l’angle inférieur se prolonge en une lame tranversale plus ou moins prononcée (2).
Ses espèces (3) ne le cèdent pas, sous le rapport de la taille et de la livrée, aux Crioprosopus, et habitent le Mexique.
de quelquès dépressions; celui de la première présente, en outre, en avant et à sa base, deux bandes calleuses, beaucoup plus lisses etréunies entre elles par une assez large bande médiane de même aspect. C. iridescens, A. White, loc. cit. p. 80; Guatimala.— Sten. rimosus, Buquet, Rev. Zool. 1840, p. 142, et in Guér.-Ménev. Magaz. de Zool.; Ins. 1841, pl. 66; Colombie.— Cer. viridipennis, Latr, in Humb, et Bompl. Obs. d. Zool. 1, p. 163, pl. 16, f. 8; Dup. Mon. d, Trachyd. pl. 218.
Je regarde comme appartenant au genre les suivantes, qui mæ sont inconnues : Callon, tricolor, Waterh. loc. cit.; Colombie, — Sten. fhoracicus, À. White, loe. cit. p. 78 (éricolor var.?); Honduras. — Sfen. splendens, 3. L. Le Conte, Proceed. of the Acad, of Philad, VI, p. 441; Texas. Toutes ont les ély- {res d’un vert métallique.
(1) Syn. Smrecenas, J. L. Le Conte, Journ. of the Acad. of Philad, Ser. 2, If, p. 8. Depuis (Procced. of the Acad. ofPhilad. VI, p. 441), M. 3: L. Le Conte a réuni ce genre à celui-ci. — Tracuyoenes, Newm. The entom. Magaz. V, p. 493.
(2) Suivant Serville et M. Dupont (Mon. d. Trachyd. p. 50 et 53), les deux genres différeraient, en outre, par leurs antennes : celles des Criopnosopus n’auraient que 11 articles, tandis qne celles du genre actuel en compteraient 12. Mais il faut remarquer que ces deux auteurs n’ont connu que des femelles du premier et des mâies du second, Ces organes, sauf un peu plus ou un peu moins de longueur dans les deux sexes, caractère spécifique, sont construitssur
le même plan dans les deux geures et leur dernier article est simplement appendiculé.
; (3) Je n’ai sous les yeux que les deux suivantes qui forment autant de secions.
A. Prothorax saas renflement en avant de ses tubercules latéraux : S. verticalis, Serv, loc. cit. p.52; Dup. Mon. d. Trachyd. pl. 216, f. 1 (Trachyd. superbus, Newm. loc. cit.).
B. Prothoraxemuni d’un fort renflement en avant de ses tubercules latéraux : Smil. solitarius, J. L. Le Conte, loc. cit. Nouveau-Mexique, Texas,
À la première de ces sections appartiennent probablement : S. castaneipen-
PME var.?), Dup. loc. cit. pl. 216, f. 2.— unicolor, Dup. ibid. Suppl. Pl, 38,
DELTASPIS.
À. Serv, Ann, d. 1. Soc. entom. 1834, p. 7 (1).
Mâle : Mandibules très-courtes, échancrées au bout, — Tète munie d’un hourrelet intra-antennaire médiocrement saillant et assez con cave; front vertical, court, tronqué sur son bord inférieur; joues courtes. — Antennes assez densément hérissées de poils fins en dessous, de près de moitié plus longues que le corps, à articles 3 à peine plus long que les suivants, sillonné en dessus ainsi que 4-6, 11 notablement plus long que 10, appendiculé et un peu arqué au bout. — Yeux assez fortement séparés en dessus. — Prothorax transversal, convexe et muni de quelques petits tubercules en dessus, obtusément tuberculé sur les côtés en deçà de son milieu, tronqué et rebordé À sa base, — Ecusson médiocre, très-aigu au bout. — Elytres presque planes en dessus, médiocrement allongées, parallèles, obtusément ca rénées latéralement, arrondies en arrière ; leurs épipleures verticales, — Pattes des précédents. — Saillie mésosternale large, déclive en avant. — Saillie prosternale assez étroite, plane, tronquée en arrière, avec son angle inférieur assez saillant. — Corps finement pubescent en dessous, presque glabre en dessus. — Femelle inconnue.
Serville et, depuis, M. A. White (2) ont placé ce genre immédiatement à côté des Carysoprasis, opinion basée sans aucun doute sur la livrée de son espèce typique (auromarginala, Serv.) qui est d'un vert métallique foncé et opaque en dessus, plus clair et brillant en dessous, avec les antennes d’un noir bleuûtre , les pattes d’un beau bleu et les élytres entourées, sauf à leur base, d’une bordure d'un cuivreux éclatant, bordure parfois complétement absente; mais tous les caractères de cet insecte sont ceux du groupe actuel. Ses élÿtres sont criblées d'assez gros points enfoncés, confluents, et son prothorax rugoso-ponctué. Cet insecte, de la taille du Purpuricenus budensis, habite le Mexique.
Je ne trouve absolument aucune différence générique entre ce genre et celui que Dejean a établi su? une autre espèce du Mexique, sous le nom d'Eupoxirvs. La ponctuation et la livrée-seules diffèrent. La prèmière est médiocre sur le prothorax et excessivement fine sur Jes élytres. La seconde est tantôt d'un noir brunâtre en dessous et d'un bleu foncé sur les élytres, tantôt d’un cuivreux bronzé sur ces deux parties; mais toujours le prothorax en dessus et les cuisses sont d'un rouge sanguin, et le premier est constamment orné de quatre taches noires et veloutées. M. A. White me paraît avoir compris, avec raisON,
(1) Syn. Eupoxnus, Dej. Cat. éd. 3, p. 348.
(2) Longic. of. the Brit. Mus. p. 148. — M. J. Thomson (Syst: Cerambyc. p. 470) réunit le genre aux CazxICHROMA, mesure qui ne peut avoir été prise que dans un moment d’oubli,
STÉNASPIDES. 473
cet insecte parmi les Decraspis (1). On peut seulement en faire le type d’une section particulière.
TRAGIDION.
A. SEnv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1834, p. 89 (2).
Afâles : Tète profondément concave entre les antennes, avec ses tubercules antennifères très-saillants, coniques et aigus au bout; front vertical, en carré transversal ; joues allongées. — Antennes de grosseur variable, en général glabres, presque du double plus longues que le‘corps, de 12 articles : 4 gros, en cône arqué, les suivants noueux au bout, 3 un peu plus long que #4, celui-ci et 5-12 décroissant peu à pou, 12 aigu au bout. — Yeux assez fortement séparés en dessus. — Prothorax presque aussi long que large, villeux et velouté, convexe et plus ou moins tuberculé en dessus, renflé et tuberculé latéralement, tronqué à sa base. — Ecusson médiocre. — Elytres médiocrement convexes, assez longues, légèrement atténuées et arrondies en arrière, munies de côtes longitudinales obtuses. — Pattes longues; cuisses peu à peu en massue, les postérieures de la longueur des élytres; tarses larges, les postérieurs à article 4 au maximum un peu plus long que 2-3 réunis. — Saillie mésosternale large, déclive en avant, horizontale en arrière, parfois (par ex. fulvipenne) obtusément carénée. — Saillie prosternale plus étroite, horizontale, un peu saillante et tronquée en arrière, obtusément carénée. — Corps allongé, finement pubescent en dessous, velouté en dessus.
Femelles : Tête faiblement concave entre les antennes, ses tubercules antennifères peu saillants. — Antennes de la longueur des 3/4 ou presque de la totalité des élytres, de 11 articles, plus ou moins dentées à partir du 5° ou du 7°, le dernier pas plus long que 10, brièvement appendiculé. — Corps plus court.
Genre propre à l'Amérique du Nord, et dont les espèces (3), toutes
(1) D, thoracica, A. Wbite, loc. cit, (Eud. femoratus, Dej. loc. cit.).
(2) Syn. Cenamsyx, Linné, Fab., Oliv. — Cazcinion Fah., Say. — Punruri- CENUS Germ. — M. J. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 199) ajoute à ces synonys mes les genres Tricnosceuis et Euroxius de Dejean (Cat, éd, 3, p,. 356 et 348); le premier, fondé sur une espèce du Mexique que Dejean nomme bicolor, m'est inconnu; le second, comme on vient de le voir, doit rentrer parmi les Deurasnis. »
(3) Elles se partagent en deux sectlohs nettement caractérisées.
À. Articles 3-5 des antennes glabres; jambes postérieures non hérissées de oils ; Cer. coquus, Linné, Syst. nat. 11, p. 630 (Callid. lynceum, Fab. Syst. El. ÎL p. 844; Purpur, Melsheimeri, Germ. Ins. Spec. nov. p. 502); Etats-Unis, e Callid. fulvipenne, Say, Journ. of the Acad. of Philad. HI, p. 414; Missouri,
uisiane,
B. Articles 3-5 des antennes munis de touffes de cils à leur extrémité; jam-
de grande taille, ont un facies particulier dû à leur livrée et aux côtes dont leurs élytres sont pourvues. Ce dernier caractère est plus essen tiel que la forte saillie des tubercules antennifères qui n'existe que chez les mâles. La couleur générale de ces insectes est d’un noix profond ou (annulatum) d’un bleu d’indigo foncé, avec les élytres d'un fauve plus ou moins vif et bordées de noir à leur base ; un seul (coquus) a ces organes noirs avec une tache sur chacun d'eux, fauve; quelquefois (annulatwm) les antennes ont leurs articles intermédiaires largement annelés de la même couleur:
PHŒNICUS.
Caractères généraux des TraGip1ow, avec les différences suivantes:
Mâles : Tète munie d'un médiocre bourrelet intra-antennaire un peu concave; ses tubercules antennifères non saillants; joues de moitié plus courtes. — Prothorax subeylindrique, arrondi et faiblement tubereulé latéralement. — Elytres tronquées à leur extrémité, avec l'angle externe de la troncature dentiforme; les côtes des TRAGIDION remplacées par des lignes saillantes. — Cavités cotyloïdes intermédiaires closes en dehors ; cuisses postérieures notablement plus longues que les élytres, bi-épineuses à leur extrémité, ainsi que les intermédiaires. — Corps glabre, sauf sur la tôte et le prothorax, — Femelle inconnue.
Ces différences sont trop prononcées pour comprendre dans les Tracipron l'insecte (1) qui forme le type du genre. Je n’en ai vu qu'un exemplaire qui m'a été communiqué par M. C. A. Dohrn, comme ayant été trouvé à Stettin, à bord d’un navire venant de l'Amérique centrale chargé de bois de teinture.
EURYPHAGUS.
J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 196 (2).
Mâle : Mandibules très-grandes, arquées dès leur base, circoncrivant
bes postérieures densément ciliées sur toute leur surface : T, annulatum, d.L: Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad. X, p. 83; Nouveau-Mexique (S0nora),
Quant au T. armatum de M.J. L. Le Conte (Journ. of the Acad. of Philad: Ser. 2, IV, p. 25), originaire du Texüs, l'absence complète de côtes sur ses élytres et la faible saillie de ses tubercules antennifères dans les deux sexes me portent à croire qu’il appartient peut-être au genre Pxognicus qui suil.
(1) P. sanguinipennis. Ater, subtus sat nitidus; prothorace velutino, con= fluenter punctato-rugoso, disco subobsolete tri-tuberculato; elytris læte sanguineis, creberrime punctatis, singulo lineis quatuor elevatis dilutioribus; tibiis posticis dense nigro-hirsutis. Long. 22 millim.
(2) Syn. EunycerwaLus (Dej.), De Casteln. Hist. nat. d. Col. II. p. 430; nom
STÉNASPIDES, : 475
un espace vide transversal, élargies dans leur moitié basilaire, bifides au bout. — Tête très-grande, débordant le prothorax, penchée, trèslarge et un peu concave entre les antennes; front court; épistome grand, transversal, obliquement tronqué de chaque côté, la troncature prolongée et dentiforme en avant; joues allongées, leur angle antéro-inférieur très-saillant. — Yeux assez petits, leur partie supérieure longue et grêle. — Antennes de 1/4 environ plus longues que le corps, à articles 4 médiocre, assez gros, en cône renversé, 3 un peu plus long que les suivants, 5-10 décroissant peu à peu, 41 subappendiculé, aigu au bout; une fossétte porifère au sommet de 3, remplacée par un sillon sur les suivants. — Prothorax transversal, subhexagonal, convexe, brièvement épineux de chaque côté, déprimé et muni de trois callosités oblongues sur le disque.— Ecusson grand, en triangle allongé. — Elytres assez courtes, peu convexes, parallèles, arrondies enarrière. — Pattes robustes; cuisses en massue fusiforme, les postérieures pas plus longues que les élytres; tarses larges, courts, les postérieurs à article 4 un peu plus long que 2. — Saillies mésosternale et prosternale verticales, la 17° 6n avant, la 28 en arrière, munies chacune d’une petite saillie subverticale, celle-là bilobée postérieurement. — Corps robuste, peu allongé, glabre.
Femelle : Mandibules courtes, simples au bout. — Tête médiocre, beaucoup plus étroite que le prothorax; épistome trisinué et inerme en avant; angle antéro-inférieur des joues peu saillant. — Antennes de la longueur des 2/3 des élytres, assez fortement en scie à partir du 1° article, — Guisses postérieures un peu plus courtes que les élytres. .
L'un des genres les plus distincts du groupe actuel, établi sur le Cer, maæillosus d'Olivier (1), bel insecte répandu des îles de la Sonde aux iles Philippines et commun dans les collections. La sculpture de ses téguments et sa livrée sont pareilles à celles des Purpuricenus ét présente des variétés analogues. Il est ordinairement d'un beau rouge avec l'extrémité des élytres et les pattes noires; ‘il n’est pas rare que le disque du prothorax soit de la même couleur, et que, chez le mâle surtout, le noir du sommet des élytres soit remplacé par une tache transversalement ovalaire et anté-terminale.
déjà employé, pour des Hémiptères, avec la désinence féminine, par M. De Castelnau lui-même. 11 y avait aussi un genre Eunyesrmauus de M. G. R. Gray dans la famille actuelle, mais il est synonyme des Lamiides du genre Tapeina.— Cenaupyx Oliv., Fab.
(1) Entom.IV, 67, p. 52, pl. 20, £.147 @'(Q Cer. nigripes, Oliv. ibid, pl. 26, fig. 149; Cer. Lundi, Fab. Entom. Syst. 11, p. 257; © Eur. cephalotes, Deij, Cat, éd. 3, p. 348; 9 Q Eur. variabilis, Pascoe, Ann. a. Mag. of nat, Hist, Sr. 3, V, p. 120}.
EURYCLEA.
J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 196 (1).
M. J. Thomson a fondé ce genre sur le sexe femelle seul ot, comme lui, je ne connais pas le mâle. Il est très-voisin du précédent et son unique espèce, en la comparant à la femelle de ce dernier, n’en diffère que par les points suivants :
Tête canaliculée entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médiocrement séparés ; épistome tronqué en avant. — Antennes assez fortement dentées en scie à partir du 5° article. — Pattes postérieures très-allongées; leurs cuisses sublinéaires, dépassant fortement les élytres, leurs jambes comprimées, leurs tarses plus étroits, à articles 4 égal à 2-3 réunis, 4 aussi long qu'eux tous. — Corps relativement plus court et plus large. °
L'espèce en question est originaire de Bornéo et a-reçu de M. J. Thomson le nom de curdinalis. Elle est noire, avec la tête et le prothorax en dessus d'un beau rouge sanguin clair, et les élytres d’un blanc jaunâtre plus ou moins pur, sauf environ leur tiers postérieur qui est d'un noir profond.
PHILAGATHES. 3. Tuoms. Syst. Cerambyc. p. 196,
Co genre ne diffère des PurPURICENUS qui suivent que par les caractères que voici :
Mâle : Tète profondément concave entre les antennes; ses tubercules antennifères très-saillants et fortement épineux au bout; front rebordé sur les côtés et sur son bord inférieur. — 1° article des antennes excavé en dessus à sa base. — Prothorax glabre, muni sur le disque d'une carène médiane, avec sa base et deux callosités arquées sublatérales densément et fortement ponctuées. — Saillie mésosternale déclive, sans tubereule. — Saillie prosternale prolongée en un tubercule obtus, — Femelle inconnue, \
L'espèce typique (tragocephaloides J. Th.) habite le Sénégal et a complétement le facies du Purpuricenus budensis, mais elle est un peu plus grande. Sa livrée est noire avec l'abdomen ferrugineux, la tête d'un rougè sanguin et la moitié antérieute des élytres d’un blanc jaunàtre (2).
() Syn. Ecnycernazus, J. Thoms. Essai, ete. p. 211; olim.
(2) Iexisteaux {ndes-Orientales deux espèces qui me paraissent pouvoir l'en {rer dans ce genre. L'une d’elles, originaire de Maiacca et connue dans quelques collections de Paris sous le nom de Chromoplerus. malaccensis Thoms,, :
STÉNASPIDES. 477
PURPURICENUS. \ A. Senv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1833, p. 568 (1).
lfâles : Mandibules courtes, tronquées ou obtuses, parfois légèrement échancrées au bout. — Tête munie d’un faible bourrelet intraantennaire, un peu concave, avec ses tubercules antennifères brièvement acuminés au bout; front vertical, en carré transversal; joues allongées. — Antennes peu robustes, sétacées, glabres, de moitié au moins, parfois du double et même davantage, plus longues que le corps, à articles 3 un peu plus long que les suivants, ceux-ci plus ou moins égaux, 11 au moins égal à 40, très-aigu au bout, subappendiculé. — Yeux assez fortement séparés en dessus. — Prothorax convexe, transversalement hexagonal, brièvement épineux sur les côtés un peu en deçà de son milieu. — Écusson assez grand, en triangle allongé. — Élytres médiocrement longues, régulièrement convexes, parallèles, arrondies en arrière. — Pattes assez robustes; cuisses en massue allongée, les postérieures rarement (par ex. humeralis) plus longues que les élytres ; tarses plus ou moins larges, les postérieurs à article À au maximum aussi long que 2-3 réunis. — Saillie mésosternale large, inclinée en arrière, échancrée au bout, munie sur la déclivité d’un petit fubercule parfois absent. — Saillie prosternale plus étroite, brusquement arquée et tuberculeuse ou non en arrière. — Corps médiocrement allongé, massif, à vestiture variable.
Femelles : Antennes tantôt plus courtes, tantôt un peu plus longues que le corps, plus robustes, à articles terminaux décroissant graduellement et légèrement dentés en scie, 11 obtus au bout, non appendiculé.
La sculpture des téguments de ces insectes est assez constante. Leur prothorax est toujours eriblé de points enfoncés confluents et présente parfois (Kæhleri, humeralis) de légèresinégalités. Les élytres sont tantt(Kæhleri, budensis) ponctuées de même, tantôt (dalmatinus, decorus) finement alutacées. La tête et le prothorax, parfois (budensis) assez longuement villeux, sont le plus souvent glabres ou peu s'en
a les tubercules antenniféres aussi saillants, et le 1er article des antennes aussi excavé que chez l'espèce typique. L'autre, qui est le Cer. sanguinolentus d'Olivier (Entom. IV, 67, p. 93, pl. 20, f. 155), et qui habite les iles de la Sonde, a les tubercules en question brièvement épineux et un simple vestige de la dépression du 4er article des antennes. Chez toutes deux le sexe mâle est Pourvu, sur le prathorax, d’une bande basilaire transversale, beaucoup plus fortement ponctuée que le reste de sa surface et qui envoie en avant deux lobes de même nature, comme chez le Phil. tragocephaloices.
(1) Syn. Cseronera, A. White in Stoke’s Voy.; Append. p. 510,— AganrmoP- TERUS Gory in Guér.-Ménev. Icun.; Ins. texte, p. 223. — CErampyx auctor. — Lara Herbst.
Coléoptères. Tome IX. 12
faut. Quant à la livrée, les deux couleurs rouge et noire qui la composent exclusivement se combinent de toutes les façons en dessus et donnent lieu à un grand nombre de variétés qui rendent difficile la limitation exacte de quelques espèces. Le genre est répandu très au loin sur le globe (1). s
Je ne trouve absolument aucun caractère qui permette d’en séparer le genre Cycronera de M. A. White, établi sur deux espèces australiennes (2).