‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 24 sur 62 · ELEANOR · texte numérisé non relu

ELEANOR

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 197.

Les seules différences qui séparent ce genre des PURPURICENUS portent sur les deux points suivants :

Prothorax subtransversal, subdéprimé en dessus, inerme sur les côtés, arrondi aux angles postérieurs, peu à peu et légèrement rétréci en avant. — Corps plus allongé.

On n’en connaît que deux espèces africaines (3) ayant la forme al-

(1) Esp. européennes : Cer. Kæhleri, Linné, Syst. nat. II, p. 631 (Var. P. œtnensis, Bassi, Ann. d. 1. Soc. entom. 1834, p. 471; globulicollis, Muls. Longic. d. France, éd. 1, p. 34; Boryi, Brullé, Expéd. d. Morée; Entom. p. 251}; de toute l’Europe; l’une des espèces les plus variables. — Cer. budensis, Gocze, Neturf. XIX, p. 70, pl. 4, f. 3 (Var. Cer. Kæhleri, Oliv. Entom. LV, p. 67; P. affinis, Brullé, loc. cit. p. 251; Lam. ungarica, Herbst, Archiv, p. 90); Europe or. et mér, — P. dalmatinus, Sturm, Cat. 64.1843, pl. 6, £. 2 (Fellowsü, A. White, Ann. a. Mag. of nat. Hist. XV, p. 111); Dalmatie, Asie-Mineure. — Esp. africaines : Cer. Desfontainei, Oliv. Entom. IV, 67, p. 128, pl. 23, f. 183; Algérie, — P, Dumeriliüi, barbarus (affinis? Brul.), Lucas, Explor. d. l’Algér.; Entom. p. 487, pl. 41, f. 7, 8; Algérie. — Cer. decorus, Oliv. Entom. loc, cit, p. 128, pl. 5, f. 38 (Acanth. tripunctatus, Gory in Guérin-Ménev. loc. cit, pl. 43, f, 7); Sénégal. — Esp. asiatiques et indiennes : P. montanus, À. While, Longic. of the Brit, Mus. p. 138; Himalaya. — P. speclabilis, Motsch. Etud. entom. VI, p. 36; Japon. — P. Wachanrui, Levrat, Ann. d. 1. Soc. Linn. d. Lyon, V, p. 261; Asie-Mineure, Turquie d'Europe. — P. Deyrollei, J. Thoms. Physis, 1, p. 164; Perse (Astrabad). — Esp. de l’Amér. du Nord : Cer. humeralis, Fab. Syst. El. IT, p. 274. — P. aæillaris, Haldem. Trans. of the Amer. Phil, Soc.-X, p. 31.

Il y a au Mexique et en Colombie des espèces inédites, à ma connaissance, remarquables par la longueur et la gracilité des pattes postérieures dont les tarses ont leur 1er article notablement plus long que les deux suivants réunis, sans parler de quelques autres caractères. Elles doivent former un genre à part.

(2) C. Angasi, À. Whitein Angas, South-Austral ülustr. pl.50, f. 17 (P. australicus, 3. Thoms. Essai, ete., p. 203). — quadrinotata, À. White in Stoke, loc. cit. pl. 2, f. 6,

(3) E. tregocephuloides, 3. Thoms. loc. cit. p. 198; Sénégal. — Purp. Medici, Bertoloni, ll. rer. natur. Mozamb, fase. 1, p. 23; Inhambame. Il se pourrait bien que ces deux espèces n’en formassent qu’une seule, :

STÉNASPIDES. 179

longée du Purpuric: decorus mâle. Toutes deux sont noires avec les élytres traversées par deux assez larges bandes rouges, l’une basilaire, l'autre située un peu au delà de leur milieu.

STERNOPLISTES.

Gu£r.-Ménev. Icon. d. Règn. anim.; Ins. texte, p. 224 (1).

Tête et antennes des Purpuricenus; les secondes de moitié plus longues que le corps chez le ', dépassant un peu les élytres chez la ©. — Prothorax fortement transversal, subhexagonal, gibbeux dans la moitié postérieure du disque, fortement épineux de chaque côté en deçà de son milieu, — Écusson médiocre, prolongé en une pointe très-aiguë. — Élytres peu allongées, déprimées sur la suture, paraliles, arrondies en arrière. — Pattes un peu moins fortes que selles des PURPURICENUS, du reste pareilles. — Saillie mésosternale munie d'un petit tubercule conique et vertical. — Le surplus comme chez les PURPURICENUS.

M. Guérin-Méneville a principalement distingué ce genre des Pur- PURICENUS par la présence du tubercule mésosternal qui, dit-il, manque chez ces derniers, ce qui n’est pas exact; plusieurs (par ex. budensis) en ont un très-distinct. L'espèce unique (2) du genre est une des plus petites du groupe actuel, et noire avec le prothorax et les élytres rouges; le premier est orné d’un gros point discoïdal et de deux bandes sublatérales noirs, les secondes sont sans taches. Cet insecte habite le nord de la Chine et le Japon.

OXOPLUS.

J. L. Le Core, Proceed. of the Acad. of Philad. XIV, p. 41.

Mâles : Mandibules courtes, bifides ou échancrées au bout. — Tête munie d’un large et assez faible bourrelet intra-antennaire, un peu concave ; front vertical, fortement transversal ; joues courtes, presque nulles à leur partie supérieure. — Antennes de 4/3 plus longues que le corps, à articles 3 un peu plus long que les suivants, 41 plus grand que 10, acuminé au bout. — Prothorax transversal, subhexagonal, légèrement bisinué à sa base, muni d’une forte épine de chaque côté, — Écusson assez grand, en triangle allongé et très-aigu en arrière. — Élytres peu convexes, allongées, parallèles, subtronquées ot inermes au bout. — Cuisses postérieures notablement plus courtes que les élytres ; tarses de la même paire à article 4 à peine aussi long

(1) Syn. Punrumcenus A. White, Motsch.

(2) S. Temminchii, Guér.-Ménev. loc. cit. (Purp. sinensis, À. White, Longic, of the Brit. Mus. p. 139; P. japanus, Motsch. Etud. entom. VI, p. 37).

que 2-3 réunis. — Corps allongé, finement pubescent. — Le surplus comme chez les PuRPuRICENUS. — Femelles inconnues.

La forme générale se rapproche beaucoup de celle des ANOPLISTES, mais ces insectes sont plus grands que ces derniers et d'un aspect plus robuste; leur livrée est celle du groupe actuel. Leurs espèces (1) sont propres au Mexique et aux parties occidentales de l'Amérique du Nord où elles paraissent représenter les PurpurIGENUS qui y font défaut.

ANOPLISTES.

A. Sernv. Ann. d. L. Soc. entom. 1833, p. 570 (2).

Tête des PurpurICENUS, avec les joues courtes. — Antennes de moitié au maximum plus longues que le corps chez les &, dépassant un peu les élytres chez les ®. — Prothorax subtransversal, cylindrique, obtusément et faiblement anguleux dans son milieu ou en deçà. — Écusson petit, en triangle subéquilatéral. — Élytres allongées, paallèles. — Guisses postérieures de la longueur des élytres chez les mâles; tarses de la même paire allongés et grêles, à article 4 plus long que 2-3 réunis. — Saillies mésosternale et prosternale sans tubercules. — Corps allongé, plus ou moins étroit. — Le surplus comme chez les PURPURICENUS.

La forme étroite du corps et celle de l’écusson sont les deux principaux caractères de ce genre dont le prothorax est presque pareil à celui des Ereanor. Ses tarses postérieurs sont relativement plus longs que dans aucun de ceux qui précèdent, mais néanraoins leurs trois premiers articles réunis restent notablement plus courts que la moitié des jambes. Ses espèces, d'assez grande taille, sont répandues depuis la Mongolie dans l’Europe orientale (3).

(1) O. corallinus, Nouveau-Mexique; cruentus, marginatus, Californie mér. (cap San-Lucas); J. L. Le Conte, loc, cit. Je possède depuis longtemps une espèce du Mexique dont voici la diagnose :

O. ornaticollis. Læte coccineus, ‘capite, antennis, prothoracis macula discoidali trilida, elytrorum apice late fasciaque communi arcuata pone basin pedibusque nigris; prothorace subtiliter ac confertissime elytris a basi ultra medium dense punctatis. Long. 22 mill. Oajaca.

(2) Syn. Ceramsyx Pallas, Oliv., Germ. — Purruricenus Gebler.

(3) Cer. halodendri, Pallas, Icon. Ins. pl. F, f. 15, sans texte (Cer. humeralis, Oliv. Entom. IV, 67, p.38; texte seul); Sibérie. — Cer. ephippium, Stev. in Schœrb. Sÿn. Ins. II; Append. p. 157 (C. humeralis, Oliv. loc. cit. pl. 19, f. 41. sans le texte); Russie mér., Autriche. — Cer. sellatus, Germar, Ing. Spec. nov. p. 498 (Purpur. id. Fisch. de Waldh, Entom. d, 1. Russ. I, pl. 49, f. 3-4); Sibérie. — An. affinis, Motsch. Etud, entom. I, p. 79; Altaï.

STÉNASPIDES. 481

TYLOSIS.

J. L. Le Conte, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, Il, p. 9 (1).

Ce sont des Axopusres de l'Amérique du Nord, très-distincts de ceux de l’ancien continent par les caractères suivants :

Mandibules bifides au bout.— Antennes de 12 articles dans les deux sexes.— Prothorax cylindrique, faiblement arrondi sur les côtés, muni de callosités luisantes en dessus. — Cuisses postérieures plus courtes que l'abdomen chez les 'etles 9 ; tarses de la même paire courts, à article 4 à peine plus long que 2-3 réunis.

Le genre est par conséquent plus distinct du précédent que celui-ci ne l'est des PurpuriceNus. Ses espèces, peu nombreuses (2), ont la livrée ordinaire du groupe actuel.

BROTOTYCHE, Pascor, Ann. a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, XIX, p. 317.

Femelle : Tête munie d’un faible bourrelet intra-antennaire à peine concave; front vertical, en carré subéquilatéral; joues courtes. — Antennes subfiliformes, un peu villeuses en dessous, de la longueur du corps, à articles 4 gros, en massue arquée, 3 notablement plus long que les suivants, ceux-ci décroissant faiblement. — Prothorax cylindrique, transversal, tronqué et rebordé à sa base. — Ecusson médiocre, en triangle subéquilatéral et très-aigu. — Elytres assez convexes, allongées, parallèles, arrondies en arrière, munies chacune de trois fines côtes longitudinales très-régulières. — Pattes peu robustes; cuisses postérieures atténuées à leur base, puis peu à peu en massue, beaucoup plus courtes que les élytres; tarses de la même paire médiocres, à article 1 égal à 2-3 réunis. — Saillie intercoxale de l’abdomen recouverte en partie par les hanches postérieures; son dernier segment largement tronqué et un peu sinué en arrière, — Saillie mésosternale déclive, assez large, parallèle. — Saillie prosternale tès-étroite, lamelliforme. —. Corps allongé, pubescent, sauf sur les élytres. — Mâle inconnu.

L'espèce typique (Adamsii) est de la taille de l’Anoplistes eleagri et aurait le facies de cet insecte sans sa forme un peu plus robuste. Au point de vue générique, elle ne diffère de ce genre que par lextrème Gtroitesse de la saillie prosternale, la position de celle de l'abdomen et les fines côtes dont ses élytres sont pourvues. Sa livrée est noire,

(1) Syn. Anorusres, Dej. Cat, 6d. 3, p. 348.

(2) T. maculatus (An. puncticollis Dej.), oculatus, J. L. Le Ccnte, loc. cit.; Mexique.®— seljatus, 3. L. Le Conte, ibid. IV, p. 25; Texas.

avec les élytres d’un beau rouge sanguin clair et uniforme. Elle a été découverte dans l’île de Chosan (mers du Japon).

CALCHÆNESTHES.

Kraaïz, Berlin. entom. Zeitschr. VII, p. 97 (1).

Femelle : Tète des Anorzisres, hérissée de longs poils fins. — Antennes peu robustes, filiformes, dépassant un peu le milieu des élytres, hérissées à leur base de poils pareils à ceux de la tête, à article 3 plus long que les suivants, les derniers décroissant rapidement ot légèrement anguleux à leur extrémité. — Prothorax transversal, pou convexe, régulièrement arrondi sur les côtés et aux angles antérieurs, très-brièvement rétréci à sa base. — Ecusson en triangle allongé, assez grand et très-aigu au bout. — Elytres subdéprimées, médiocrement allongées, parallèles, carénées latéralement avec leurs épipleures verticales, arrondies en arrière. — Pattes médiocres; cuisses postérieures plus courtes que les élytres ; tarses de la même paire courts, à article 1 égal à 2-3 réunis. — Corps médiocrement allongé, hérissé sur les élytres et les pattes de longs poils fins. — Le surplus comme chez les ANopzisTes. — Mâle inconnu.

- Kraatz n'a sans aucun doute également connu que la femelle; le mäle doit avoir les antennes notablement plus longues que le Corps.

Comme on le voit par la synonymie, l'unique espèce (2) du genre a été prise pour un CaLLIDIUM, mais elle appartient de toute évidence au groupe actuel; s'est le plus petit Purpuricénide connu jusqu'à présent. Sa livrée est noire avec les bords latéraux et antérieurs du prothorax et les élytres d’un beau rouge vermillon. Ces dernières sont imponctuées, mais présentent, à la loupe, de fines aspérités distantes; chacune d’elles est ornée de deux grandes taches noires, l’une anté-, l’autre post-médiane, parfois accompagnées d'un point placé plus en arrière et d’une petite tache oblongue à la base des épipleures. Cet insecte habite l’Europe méridionale et a été pris en Turquie, dans l’île de Chypre, en Grèce, en Andalousie et en Algérie, mais il est resté rare dans les collections. |

Avec lui finissent les espèces du groupe actuel appartenant au soustype des Purpuricenus. Les suivantes constituent plusieurs autres types secondaires, mais qui ne présentent pas des caractères suffisants pour être érigés en groupes particuliers.

(1) Syn. Cazciniux Friwaldsk., Guérin-Ménev. — ANGPLISTES , Reiche, Ann. d. 1. Soc. entom. 1861, p. 92.

e (2) €. Nogelï, Friw. Ann. d. ungar. naturf, Gesellsch, 1841-45, p. 233 (Call. oblongomaculatum, Guér.-Ménev. Icon.; Ins. texte, p. 234).

STÉNASPIDES, s 183

ÆTHECERUS.

CHevroL. Ann. d. 1. Soc. entom. 1862, p. 532 (1).

Mûles : Tète fortement concave entre les antennes; ses tubercules antennifères saillants et épineux au bout; front vertical, un peu plus large que long, sillonné sur la ligne médiane; joues allongées. — Antennes glabres, plus de deux fois aussi longues que le corps, à articles 1 gros, en massue, 3 un peu plus long que les suivants, ceux-ci grandissant peu à peu, 11 subappéndiculé. — Yeux relativement médiocres, assez fortement séparés en dessus. — Prothorax transversalement globoso-ovalaire, obtusément conique dans son milieu sur les côtés. — Ecusson médiocre, variable. — Elytres assez convexes, médiocrement allongées, peu à peu atténuées et tronquées en arrière.— Pattes robustes, les postérieures très-longues, leurs cuisses graduellement en massue, bidentées au bout, dépassant fortement les élytres; leurs janvbes comprimées; leurs tarses assez longs, à article 4 un peu plus grand que 2-3 réunis. — Saillié mésosternale large, inclinée en

arrière. — Saillie prosternale beaucoup plus étroite, brusquement repliée et comme tronquée postérieurement. — Corps très-finement pubescent.

Les femelles me sont inconnues; suivant M. Chevrolat, leurs antennes ne dépassent pas le corps et sont anguleuses au sommet de leurs articles.

Les auteurs, en petit nombre, qui ont parlé de ce genre, l'ont tous compris parmi les Clytides, groupe d’où l’excluent absolument la longueur et la structure de ses antennes. Il à pour type un insecte du Texas, d'assez grande taille, qu'a décrit M. Horn sous le nom d’Arhopalus Wilson. Sa livrée est en entier d'un fauve de cannelie uniforme, avec deux bandes d’un jaune éburné.sur les élytres : l’une basilaire, allant de la suture à l'épaule qu'elle n’afteint pas, l'autre placée plus bas, arquée, se portant de la suture sur le bord externe qu'elle remonte jusqu’à l'épaule en devenant plus grêle ; la ponctuation est très-fine et très-dense sur toute la partie supérieure du corps (2).

(1) Syn. Annoraius, G. H. Horn, Proceed. of the Acad. of Philad. XII, 1860, p.570; M. Chevrolat et M. J. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 186) attribuent, à tort, cette synonymie à M. J. L. Le Conte.

(2) J'ai sous les yeux le mâle d’une seconde espèce que renferme la collection de M, le comte Mniszech. Les diagnoses suivantes feront ressortir les différences qui la séparent de celle mentionnée dans le texte.

- Æ,. Wilsoni Horn. Cinnamomeus, prothorace antice et basi anguste nigromarginato; seutello st magno, cordiformi; elylris fasciis duabus transversis, latis, subeburneis : altera basali recta, altera ante medium arouata, à suturà ad

SPHÆNOTHECUS.

Dur, Mon. d. Trachydér. p. 55 (1).

Mâles : Tète finement sillonnée à partir des yeux jusqu’au bas du front, munie d'un faible bourrelet intra-antennaire, presque plan; front vertical; joues allongées. — Antennes finement pubescentes, peu robustes, du double plus longues que le corps, à articles 4 médiocre, en cône arqué, 3-10 graduellement plus longs, 11 égal à 40, aigu au bout. — Prothorax subtransversal, assez convexe, légèrement resserré à ses deux extrémités, un peu azrondi dans son milieu sur les côtés, faiblement bisinué à sa base. — Ecusson assez grand, en triangle allongé. — Elytres plus ou moins convexes, graduellement atténuées et tronquées d’une manière variable en arrière, avec leur angle externe au moins épineux. — Pattes assez longues; cuisses peu à peu en massue, les postérieures de la longueur des élytres; 4er article des tarses postérieurs égal à 2-3 réunis. — Abdomen de six segments; le dernier en carré long échancré au bout (2). — Saillie mésosternale assez large, plane, tronquée et un peu concave en avant.— Saillie prosternale un peu plus étroite, verticale en arrière. — Corps allongé, en partie pubescent.

Femelles : Antennes un peu plus longues que le corps, à article 3 sensiblement plus long que kes suivants. — Abdomen de cinq segments, le dernier largement tronqué en arrière.

Des quatre espèces comprises par M. Dupont dans ce genre, trois seulement (3) me paraissent devoir y rester. Ce sont d’assez grands

marginem exteriorem äucta ibique graciliore ad humerum ascendente; tibiis posticis latis rectisque. Long. 20 mili.

Æ. Hornii. Præcedenti gracilior, saturate cinramomeus, prothorace margine antico ac postico anguste punctisque duobus disci nigris; scutello parvo, triangulari-elongato; elytris fasciis duabus angustis transversis subeburneis : altera basali recta, altera nigro late marginäta, a sutura ad marginem exteriorem ducta ibique ad humerum ascendente; tibiis posticis angustioribus ac flexuosis. Long. præcedent, Pairia ignota, sed verosimiliter ex regionibus internis Americæ borealis.

(1) Je conserve l'orthographe primitive du nom de ce genre ; Dejean (Cat. éd. 3, p. 346) l’a écrit Senenoruecus; le genre CaaniENroprenus de M. Chevrolat qu'il cite en synonymie, n’a jamais été publié avec accompagnement de caractères. — Syn. LeprocerA (pars) Gory.

(2) Je le décris d’après le trilinealus, la seule espèce dont j'aie le mâle à ma disposition ; il est possible que chez les autres espèces, il n’ait que cinq seg= ments.

(3) S. tomentosus, trilineatus, bivittatus, Dupont, loc. cit. pl. 219-220; le, dernier est aussi figuré, sous le nom de Leplocera bilineata Gory, dans Guér.= Ménev. Icon.; Ins, pl. 45, f. 9.

La quatrième espèce (cyanicollis, Dup. loc. cit. pl, 220, f. 2) est beaucoup

STÉNASPIDES. œ 185

insectes du Mexique, d’un noir brillant et revêtus d'une pubescence fauve couchée, dense en dessous, formant sur le prothorax et les élytres des taches ou des bandes longitudinales; ces deux parties du corps sont finement et peu densément pointillées.

ISCHNOCNEMIS J. Tuoms. Syst. Cerambyc. p. 199 (1).

Mâle? : Tôte légèrement concave entre les antennes; front court, vertical; joues très-courtes. — Antennes à peine ciliées, dépassant un peu le sommet des élytres, à articles 3 un peu plus long que les suivants, noueux au bout ainsi que 4-5, ceux-ci et 6-11 grandissant peu à peu. — Yeux assez fortement séparés en dessus. — Prothorax un peu plus long que large, cylindrico-ovalaire, tronqué et rebordé à sa base. — Ecusson en triangle subéquilatéral, très-aigu en arrière. — Elytres déprimées le long de la suture, allongées, un peu atténuées et tronquées en arrière, munies chacune de deux lignes saillantes subcostiformes. — Pattes assez longues; cuisses peu à peu en massue, les postérieures ne dépassant pas le 3° segment abdominal; tarses de la même paire médiocres, à article 4 un peu plus long que 2-3 réunis. — Les quatre derniers segments de l'abdomen égaux, le dernier tronz qué en arrière et arrondi aux angles. — Saillie mésosternale assez large, inclinée en arrière. — Saillie prosternale beaucoup plus étroite, brusquement arquée postérieurement. — Corps allongé, finement pubescent en dessous, glabre à l’œil nu en dessus.

L'unique espèce {2) du genre est assez grande, originaire du Mexique, et paraît varier beauceup sous le rapport de sa livrée. L'unique exemplaire que j'en ai sous les yeux et que je dois à l’obligeance de M. J. Thomson, est noir, avec l'abdomen d’un fauve testacé et les élytres d’un fauve de cannelle. Ces dernières sont densément ponctuées et chacune d'elles présente entre ses deux côtes une assez large binde brunâtre qui, partant de la base, n’atteint pas l'extrémité.

plus petite, subparallèle, d’un bleu foncé et munie sur chaque élytre d’une côte longitudinale, calleuse et éburnée. Elle ressemble tellement à une ExromosrERNa qu'elle paraît, au premier coup-d’æil, appartenir à ce genre; mais ses (arses postérieurs sont trop courts pour cela, ot son mésosteraum est épais et tronqué en avant. Elle doit former un genre à part immédiatement à la suite des Gaurssus.

(1) Syn. Lerrocnemus, Dej, Cat. éd. 3, p. 348; Koch a imposé ce non, avec la désinence féminine, à des Arachnides, postérieurement à Dejean; mais il a taractérisé le genre, ce que ce dernier n’a pas fait.

(2) Dejean la désigne sous les deux noms de costipennis et tripunclatus appliqués avec doute, le premier au mâle, le second à la femelie. M. J. Thomson à décrit l'espèce en lui conservant ce dernier. Je ne vois ui dans sa description, ni dans l’exemplaire que jai à ma disposition, rien qui le justifie.

GALISSUS.

Duronr, Mon. d, Trachydér.; Supplém. p. 1.

Mandibules un peu saillantes, droites, à peine arquées au bout, — Tête relativement petite, un peu renflée, déprimée et sillonnée entre les antennes; front oblique, muni en avant d'une plaque triangulaire très-distincte; joues allongées. — Antennes atteignant presque Je sommet des élytres, filiformes, de 11 articles : 4 allongé, en cône renversé, 3 un peu plus long que les suivants qui sont égaux, cylindrique ainsi que 5-6, 7-10 légèrement anguleux à leur sommet interne, 11 arrondi au bout, subappendiculé. — Prothorax transversal, régulièrement convexe, arrondi Sur les côtés, étroitement rebordé en avant et à sa base; celle-ci munie d’un court lobe médian arrondi en &rrière. — Ecusson grand, en triangle allongé, très-aigu au bout. — Elytres allongées, peu convexes, graduellement rétrécies et tronquées en arrière. — Pattes antérieures et intermédiaires beaucoup plus courtes que les autres; cuisses des premières en massue fusiforme, les autres graduellement en massue et un peu arquées; les postérieures aussi longues que les élytres; jambés de la môme paire très-comprimées, larges, garnies sur leurs bords interne et externe d’une frange de longs poils très-serrés ; tarses postérieurs à article À égal à 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal largerrent tronqué en arrière, transversal. — Saillie mésosternale plane, plus longue que large, tronquée et un peu concave en avant. — Saillie prosternale large, tronquée et concave en arrière. — Corps allongé, glabre, sauf sur la poitrine.

Le sexe de l'unique exemplaire que j'ai à ma disposition ne m'est pas bien connu; je présume que c’est une femelle.

On prendrait, au premier coup-d’œil, pour une CazLicHromaA l'espèce typique (1) du genre, et il faut, en effet, y regarder d'assez près pour reconnaitre qu'elle appartient au groupe actuel. Sa livrée est d'un noir brillant avec les élytres d’un bleu clair; pour toute seulp= ture elle n'a que de petits points enfoncés épars sur le prothorax, assez serrés sur les élytres. Ce rare insecte est de Cayenne.

MUSCIDORA.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 202 (2).

Mâle : Tête presque plane entre les yeux; front assez grand, vertical ; joues très-courtes. — Antennes assez robustes, finement pubes-

() G. cyanopterus, Dup. loc. cit. pl. 28. — Le Galis. biplagiatus de M. Buquet (Rev. zoo]. 1840, p. 142) est un Prævmnus; voyez plus bas ce genre.

(2) Syn. Erxuus (pars) A. White.

STÉNASPIDES. 187

centes, sétacées, beaucoup plus longués que le corps, à articles 4 en cône renversé et arqué, 3 un peu plus long que les suivants, 4-10 subégaux, 11 plus grand que 10, longuement appendiculé. — Yeux fortement séparés en dessus. — Prothorax transversal, assez convexe, arrondi et à peine tuberculé latéralement, étroitement resserré, rebordé et tronqué à sa base. — Écusson médiocre, large et subeurviligne à sa base, prolongé en une saillie grêle et très-aigué au bout. — Élytres médiocrement convexes, parallèles, sinueusement tronquées en arrière. — Pattes longues; cuisses peu à peu en massue, ré postérieures un peu plus courtes que les élytres; tarses de la même paire courts, à article 4 à peine plus grand que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal fortement transversal, largement arrondi au bout. — Saillie mésosternale large, inclinée en arrière. — Saillie prosternale de moitié plus étroite, plane, tronquée en arrière avec son angle inférieur un peu saillant. — Corps médiocrement allongé, finement pubescent, — Femelle inconnue.

Avec ce genre finissent ceux du groupe actuel dont les trois 4ers articles des tarses réunis ont les proportions relatives indiquées plus haut. Son unique espèce (1) ressemble tellement à l'Entomosterna sanquiniventris citée plus bas, qu'au premier abord elle paraît en être songénère (2). Comme cette dernière elle est d'un noir peu brillant, avec la face supérieure du prothorax et l'abdomen d’un rouge sanguin clair. Cet insecte, de la taille des petits exemplaires du Purpuricenus Kæhleri, habite le Mexique.

ENTOMOSTERNA.

Cuevroc. Ann. d. 1, Soc, entom. 1862, p. 753.

Mûles : Tète légèrement concave entre les antennes; front vertical où subvertical, en carré équilatéral; joués tantôt courtes, tantôt un peu allongées. — Antennes dépassant du quart ou du tiers de leur longueur le sommet des élytres, finement pubescentes, grèles, filiformes, à articles À en massue arquée, 3 à peine plus long que 4, celui-

(1) £. tricolor, À. White, Longic. of the Brit, Mus. p. 292.

(2) C’est ce qui m'engage à laisser dans le groupe actuel ce genre Enromos- TERNA et les quatre autres qui viennent à sa suite. La longueur de leurs tarses posiérieurs ne suffit pas, en effet, pour les constituer en un groupe à part, il s’en faut de bien peu que les Anopcisrzs n’en aient de pareils. On a vu, en outre, plus haut, que le Sphænothecus cyanicollis de M. Dupont, insecte à tarses postérieurs courts, ressemble de très-près à certaines EnromosrenNa. Ainsi le groupe actuel, qui débute par les grands Crioprosopus et Srenasris, finit par aboutir aux Expuus qui figurent parmi les petites espèces de la famille, et cela par des dégradations insensibles. Ces rapports n'ont pas échappé à M. J. Thomson; les trois groupes précédents ct celui-ci font partie de sa Division des Trachydérites. Je n’ai fait que disposer autrement leurs genres.

ci et 5-11 subégaux ou décroissant graduellement, 3-7 légèrement anguleux à leur sommet interne. — Yeux assez fortement séparés en dessus.— Prothorax un peu plus long que large, très-rarement (cruentata) transversal et muni de callosités en dessus, légèrement ovalaire et inerme sur les côtés, finement rebordé à ses deux extrémités, tronqué en avant et à sa base; celle-ci parfois (par ex. eburata) largement arrondie dans son milieu. — Écusson assez petit, en triangle régulier. — Élytres peu convexes, parallèles ou graduellement atténuées en arrière, tronquées au bout avec leur angle externe plus où moins aigu. — Pattes longues et grêles; cuisses peu à peu épaissies, les postérieures tantôt (cruentala, sanguiniventris) dépassant les élytres, tantôt pas plus longues ; tarses de la mème paire longs et étroits, à article 4 plus grand que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal de forme variable (1).— Saillie mésosternale large, parallèle, déclive en avant, horizontale en arrière. — Saillie prosternale étroite, fortement arquée postérieurement. — Corps plus ou moins allongé, presque glabre ou finement pubescent. :

Femelles : Antennes atteignant le sommet des élytres ou un tani soit peu plus courtes qu’elles. — Guisses postérieures ne dépassant pas leur extrémité.

Des cinq espèces (2) décrites par M. Chevrolat, deux seulement (sanguiniventris, eburata) me sont connues. La première à laquelle s'ajoute la cruentata citée en note, a les élytres finement pointillées pour toute sculpture et la livrée de la Muscidora tricolor; la seconde et les autres espèces du genre sont munies sur chaque élytre d'une ou deux côtes longitudinales, calleuses et éburnées ; leur livrée varie. Ces insectes sont au plus de taille médiocre et jusqu'ici paraissent propres au Mexique et aux régions qui l'avoisinent.

CYPHOSTERNA.

CuevroL. Ann, d. 1. Soc. entom. 1862, p. 756.

Mèmes caractères que les Enromosrenna avec les différences suivantes :

Mâle : Prothorax transversal, assez convexe, largement impressionné de chaque côté du disque et au milieu de sa base, anguleusement dilaté et muni d'un petit tubercule sur les côtés, tronqué et rebordé en avant, bisinué à sa base. — Ecusson assez grand, prolongé

(1) 11 n’est pas toujours tronqué au bout avec ses trois derniers segments égaux, comme le dit M. Chevrolat. Chez quelques espèces (eburata, trucidata), son dernier segment est notablement plus grand que le 4e et fortement arrondi en arrière, surtout chez les femelles.

(2) £. cruentata, sanguiniventris, eburata, trucidata (eburata var.?), minia= tocollis, Chevrol. loc. cit. p.753.

STÉNASPIDES. 189

en une épine grèle et très-aiguë.— Elytres planes sur le disque, peu à peu atténuées et tronquées en arrière, munies chacure de deux côtes calleuses, éburnées et longitudinales. — 2° segment abdominal beaucoup plus grand que le 4* et le 5°, recouvrant presque en entier le 3° (1). — Saillie mésosternale verticale en avant et prolongée en un gros tubercule obtus. — Saillie prosternale large, bi-sillonnée, brusquement arquée en arrière.— Corps cunéiforme, velouté sur les élytres, revêtu en dessous d'une fine pubescence soyeuse d’un gris argenté. — Femelle inconnue.

Ces caractères sont empruntés à la première (quadrilineata) et la seule qui me soit connue des cinq espèces décrites par M. Chevrolat. Ce savant eutomologiste n'a pas remarqué la structure particulière de l'abdomen qui rend le genre très-distinct des deux précédents et des trois qui suivent. Les quatre autres espèces (2) ne pourront lui être associées qu'autant qu’elles possèdent ce caractère important ; dans le cas contraire elles devront être réunies aux GAMBRIA.

L'insecte en question est de taille moyenne et d'un noir profond, surtout sur les élytres où il prend un aspect velouté, avec le prothorax d'un fauve ferrugineux clair tant en dessus qu’en dessous. Il est propre au Mexique (Yucatan).

GAMBRIA.

(I. Tuoms.) Cnevroz. Ann. d. 1. Soc. entom. 1862, p. 760.

M. Chevrolat n’a fait de ce genre qu’une section du précédent, mais en la comparant à ce dernier, tel qu'il vient d’être restreint, il en diffère essentiellement par la structure de l'abdomen, dont les trois segments intermédiaires sont exactement de la même longueur, à quoi s'ajoutent les particularités suivantes :

Prothorax à -peine impressionné en dessus, muni de chaque côté d'un tubereule très-apparent. — Elytres plus courtes et plus larges, parallèles, sans côtes.— Les quatre cuisses postérieures carénées dans toute leur longueur sur leur face externe, près de leur bord inférieur. — Saillie mésosternale prolongée dans le sens vertical en un gros tubereule obtus. — Saillie prosternale tronquée en arrière et sillonnée sur la troncature. — Corps large, glabre en dessous, à peine pubescent sur les élytres.

L'espèce typique (nigripennis) est d'un fauve ferrugineux très-clair,

(1) Cette dernière particularité est peut-être accidentelle chez l'unique exemplaire que j'ai sous les yeux, mais il resterait toujours la longueur insolite du 2 segment qui n’existe pas dans les deux genres qui précèdent celui-ci, ni dans les deux qui viennent à sa suite, *

(2) C. emarginata, Yucatan ; bicolor, Mexique; tripunctata, Bolivia; ornaticollis, Brésil; Chevrol. loc. cit. p. 758.

avec la tête noire, et les élytres d’un bleu d'indigo très-foncé ct assez brillant; les pattes sont également noires. Le Brésil est sa patrie.

ERIPHUS.

À. SErv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1834, p. 88 (1).

Mâles : Mandibules aiguës au bout. — Tête prolongée en un petit museau quadrangulaire et oblique, presque plane entre les antennes ; front confondu avec l'épistome, très-plan, tronqué en avant. — Antennes un peu plus courtes que le corps, glabres, à articles 4 en cône renversé, 3-5 égaux, subcylindriques, les suivants un peu déprimés et élargis, mais non dentés en scie, 11 plus grand que 10, — Yeux médiocres, assez fortement séparés en dessus. — Prothorax au moins aussi long que large, subglobuleux ou ovalaire, tronqué à ses deux extrémités, muni de chaque côté d’un petit tubercule subépineux. — Ecusson petit, en triangle curviligne aigu en arrière. — Elytres plus ou moins allongées et peu convexes, parallèles, arrondies ou assez étroitement tronquées à leur extrémité. — Pattes graduellement allongées; les antérieures assez courtes, leurs cuisses subfusiformes ; les autres grèles à leur base, peu à peu en massue, les postérieures dépassant fortement les élytres, bi- ou uni-épineuses au bout; jambes de la même paire un peu flexueuses; leurs tarses très-longs et grèles, à article 1 plus grand que les suivants réunis. — Dernier segment abdominal arrondi en arrière. — Saillie mésosternale large, parallèle, recourbée et horizontale en arrière. — Saillie prosternale étroite, fortement arquée postérieurement. — Corps allongé, étroit, à peine pubescent en dessous, glabre en dessus.

Femelles : Antennes un peu plus courtes et plus élargies à leur extrémité, à articles 5-10 un peu dentés en scie à leur sommet interne et décroissant gradueliement, 41 aussi grand que 10, brièvement appendiculé. — Corps plus large.

Ce genre, assez bien défini par Serville, ne doit comprendre que les espèces conformes à cette formule, et non toutes celles qu'on y trouve entassées dans les collections et les auteurs (2). Ainsi composé,

(1) Syn. CLyrus Germ,

(2) Sur les 14 espèces, par exemple, que Dejean (Cat. éd. 3, p. 351) y a com prises, il y en a 12 qui lui sont étrangères, selon M. Chevrolat (Ann. d. 1. Soc. entom. 1862, p. 747) qui a publié une révision de ces insectes. Ilen mentionne 10 espèces : Clylus bisignatus, Germar, Ins. Spec. nov. p. 506; Brésil; type du genre. — Æ. meæiconus, Serv. loc. cit. p. 89 (unipunctatus, Buquet in Guér.-Ménev. Icon.; Ins. texte, p.226). — plagiatus, Brésil mér.; dimidiatus, Para; A. White, Lougic. of the Brit. Mus. p. 293. — purpuratus, immaculicollis, Bahiensis, Brésil; hwmatoderus, Bolivia; lineatocollis, Cayenne; lucluosus, Brésil, Chevrol. loc. cit. — Il est presque superflu de dire que si parmi ces

STÉNASPIDES. 191

il ne contient plus que des insèctes de taille médiocre, d’un noir peu brillant ou mat, avec le prothorax d'un beau rouge immaculé ou tacheté de noir; les élytres sont tantôt d’un noir uniforme, tantôt offront un mélange des deux couleurs en question. Chez toutes les espèces que j'ai vues, ces organes sont finement et très-densément apres, tandis que le prothorax est lisse ou faiblement ponctué.

Le genre est propre à l’Amérique, et répandu du Brésil méridional au Mexique.

Note.

M. J. Thomson (1) place les deux genres suivants dans son groupe des Purpuricénites, à la suite des TyLosis et des Oxopzus. Ils n'existent dans aucune des collections auxquelles j'ai eu accès. La brièveté des caractères qui leur sont assignés ne me permot pas d'émettre aucune opinion sur eux; mais j'ai peine à croire qu'ils appartiennent au groupe actuel,

PERARTHRUS.

J. L. Le Cowre, Jour“. of the Acad. of Philad. Ser. 2, IL, p. 101.

Mandibules courtes. — Antennes de 44 articles, plus longues que le corps, à peine ciliées à leur-base. — Prothorax subarrondi, rétréci en avant, intimement contigu aux élytres, calleux sur le disque. — Elytres rétrécies en arrière, presque tronquées à leur extrémité. — Pattes postérieures allongées. — Mésosternum brusquement déclive en avant. — Corps ponctué, assez longuement pubescent.

Le doute que j'éprouve au sujet de ce genre est corroboré par la description de son unique espèce (vitialus), et ce qu'ajoute M. J. L. Le Conte qu’elle ressemble un peu à un Trachydéride. Cet insecte a êté découvert par lui à San-Diego, en Californie.

CROSSIDIUS.

J. L. Le Conre, ibid. p. 102.

Mandibules largement tronquées et faiblement échancrées au bout. — Antennes de 41 articles, un peu plus longues que le corps chez les mâles. — Prothorax arrondi, convexe, à peine calleux en dessus, subinguleux latéralement. — Elytres à peine tronquées et inermes à leur extrémité, — Mésosternum plan, non vertical en avant, — Corps densément pubescent.

Ces caractères ne paraissent pas non plus être ceux d'un genre de Purpuricénides. M. J. L. Le Conte dit de l’espèce typique (testaceus)

Uspèces il s’en trouve qui ont les tarses postérieurs courts, ou les cavités cotyloides intermédiaires fermées, elles devront être exclues du genre, (1) Syst. Cerambyc. p. 200.

que sa forme est courte et robuste, comme celle des ASEMUM. Depuis, plusieurs autres ont été décrites (1). Ces insectes sont propres jusqu'ici aux parties occidentales ou méridionales des Etats-Unis.

Groure XLVI. Dorcacérides,

Palpes courts, les labiaux un peu plus que les maxiilaires; le dernier article de tous triangulaire et fovéolé en dessus. — Mandibules verticales, obliques au repos, déprimées et aiguës à leur extrémité; leur bord externe en dessous caréné. — Tète très-courte en arrière des yeux, tronquée en avant; front en carré beaucoup plus long que large; tubercules antennifères saillants, échancrés; joues très-allongées. — Antennes plus longues que le corps dans les deux sexes, en partie épineuses au côté externe. — Yeux allongés, verticaux, largement et profondément échancrés. — Prothorax tuberculé en dessus et latéralement. — Elytres débordant fortement la base du prothorax. — Pattes longues; hanches antérieures transversalement ovalaires, assez anguleuses au côté externe, arrivant au niveau de la saillie prosternale ; leurs cavités cotyloïdes ouvertes en arrière ; celles des intermédiaires ouvertes en dehors. — Episternums métathoraciques assez larges, atténués et tronqués en arrière. — Saillie mésosternale verticale et tubereuleuse en avant. — Saillie prosternale tronquée et {uberculeuse en arrière. — Des pores odorifères. — Corps oblong, épais et massif,

Ce groupe ne comprend que le genre Dorcacerus de Latreille, genre exceptionnel sous le rapport de la tête, y compris les mandibules, qui ressemble complétement à celle des Lamiides qui l'ont le plus fortement tronquée en avant. Mais la structure de ses palpes et l'absence d'un sillon aux jambes antérieures démontrent qu'il appartient aux Cérambycides, comme l'ont reconnu tous les auteurs sans exception qui en ont parlé. D'un autre côté, ses analogies avec les Trachydérides ne sont pas moins évidentes, au point que Germar a fait de son unique espèce un Tracayperes. Get insecte est, comme les précédents, propre à l'Amérique du Sud.

(1) C. testaceus, J. L. Le Conte, loc. cit.; Californie et Nouveau-Mexique. — humeralis, 3, L. Le Conte, ibid. Ser. 2, IV, p. 25; Texas. — hirtipes, J. L: Le Conte, Procesd, of the Acad. of Philad. VIE, p. 16 Orégon; suturalis, À p. 82; Sonora; ater, pulchellus, XI, p. 356; Californie. — pulchrior, Bland, Proceed. of the entom. Soc. of Philad. I, p. 272; Nebraska.

DORCACÉRIDES. 193

DORCACERUS.

(Des) Larn. Règn. anim. 6d. 2, N, p. 111 (1).

Mâle : Tête très-forte, densément villeuse sur le front; ses tubercules antennifères prolongés en deux cornes aplaties, larges, verticales et parallèles. — Antennes beaucoup plus longues que le corps, à articles 1 très-gros, en massue, 3-5 égaux, noueux au bout, avec une assez forte épine externe, 6-10 presque aussi longs, inermes, 11 beaucoup plus grand que 10, aigu au bout et appendiculé. — Yeux médiocrement séparés en dessus. — Prothorax transversal ; convexe et obtusément pluri-tuberculé en dessus, fortement arrondi et bituberculé sur les côtés, brusquement resserré, avec un sillon transversal à sa base, tronqué en avant. — Ecusson tomenteux, médiocre, en triangle curviligne. — Elytres allongées, convexes, cylindrico-coniques, arrondies et inermes en arrière ; leurs épaules arrondies et impressionnées en dedans. — Pattes graduellement allongées; cuisses peu à peu épaissies; les postérieures aussi longues que l'abdomen ; tarses postérieurs à article 4 un peu plus long que 2. — Dernier segment abdominal un peu rétréci et tronqué en arrière. — Saillie mésosternale large, parallèle, verticals, puis recourbée et tronquée en arrière, un peu tuberculeuse en avant. — Saillie prosternale tronquée et un peu saillante en arrière. — Corps médiocrement allongé, robuste, densément pubescent en dessous”

Femelle : Tète sensiblement plus petite, ses tubercules antennifères simplement épineux au bout. — Antennes un peu plus longues que le corps, plus robustes, déprimées, à article 11 un peu plus long seulement que 10, rétréci et obtus à son extrémité, — Prothorax plus fortement bituberculé sur les côtés. — Dernier segment abdominal

fortement transversal, largement sinué et densément cilié en arrière.

L'espèce typique (2) est de gfande’ taille, noire, avec les élytres d'un rouge sanguin obscur et mat, et les antennes fauves, annelées de noir au sommet de leurs articles basilaires. Sa pubescence est d'un jaune doré soyeux; celle qui revêt la tête en avant est remarquable par sa longueur et envahit la lèvre inférieure; les élytres sont couvertes de fines rides irrégulières et ont la suture garnie, dans ses deux tiers postérieurs, d’une étroite bande de poils dorés et soyeux. Ce bel insecte n’est pas rare au Brésil.

(1) Syn, Cerameyx Oliv. — Tracnynenes Germ.

(2) Cer. barbatus, Oliv. Eutom, IV, p. 67,10, pl. 13, £. 94, (Trachyd. auricomus, Germ. Mag. d. Entom, IV, p. 168).

Coléoptères. Tome IX. 13

Groupe XLVII. Trachydérides.

Palpes courts, subégaux, ou les maxillaires un peu plus longs que les labiaux ; le dernier article de tous faiblement triangulaire, celui des 4c's en général fovéolé en dessus. — Mandibules (DENDROBIAS excepté) courtes, entières au bout. — Tête médiocrement saillante; tubercules antennifères variables, fortement échancrés; joues médiocrement allongées. — Antennes de forme variable, en général beaucoup plus longues que le corps chez les mâles, très-souvent munies d'un système porifère (1). — Yeux médiocres, largement et profondément échancrés, coupés carrément en arrière; leur lobe inférieur ne débordant pas ou que très-peu les tubercules antennifères. — Prothorax tubereulé ou au moins obtusément anguleux sur les côtés, muni en dessus de tubercules, de nodosités, d’élévations transversales, etc., presque toujours muni d'un large lobe médian recouvrant un peu la base de l'écusson.—Celui-ci en triangle rectiligne, allongé, rarement subéquilatéral, souvent très-grand.—Elytres variables, débordant plus ou moins en avant la base du prothorax.— Pattes au moins médiocres; hanches antérieures globuleuses, non saillantes; leurs cavités cotyloïdes ouvertes en arrière; celles des intermédiaires ouvertes en dehors; cuisses postérieures atteignant, ou peu s’en faut, le sommet de l’abdomen.— Episternums métatkoraciques de largeur moyenne, parallèles ou subparallèles, tronqués en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale presque toujours tronquées, la. première en avant, la seconde en arrière ; celle-ci arrivant au moins au niveau du sommet des hanches antérieures. — Corps variable , le plus souvent glabre et brillant en dessus.

Ce groupe n’a pas ici l'étendue qu’on lui accorde généralement depuis la monographie qu’en a publiée M. Dupont (2). Outre quelques genres (CRYPTOBIAS, CRIOPROSOPUS, STENASPIS, etc.) mentionnés précédemment, je crois devoir en exclure les Lissonorus et genres voisins. Ainsi restreint, son ensemble se prête à être assez bien caractérisé. »

Ici apparaît pour la première fois dans la longue série des Cérambycides cette égalité de niveau du prothorax et des élytres dont ila été question précédemment (3) et qui se retrouvera également chez

(1) Il débute au sommet interne du 3e article par un sillon plus ou moins abrégé en arrière; sur les deux ou trois articles suivants, il devient en général complet, ou peu s’en faut; au-delà les pores manquent ou sont diffus, fl ne sera pas question de ce système dans les formules génériques.

(2) «Monographie des Trachydérides » in Guér.-Ménev. Mag. de Zool.; Ins. 1836, pl. 141-164; 1838, pl. 186 et 204-224; avec un Supplément, ibid. 1840, pl. 28-38. Je cite, comme je L’ai déjà fait plus haut, le tirage à part.

(3) Voyez tome VIII, p. 401.

TRACHYDÉRIDES. 195

quelques Lissonorus. C’est ce caractère qui m'a engagé à mettre ces insectes à la fin de la division actuelle qu'ils rattachent par là de près à la suivante. Ainsi que je l'ai dit, il n'existe dans toute sa perfection que dans deux genres (ANCYLOSTERNUS, OxymEerus) du groupe actuel.

Les Trachydérides sont, pour la plupart, de taille plus que moyenne et ornés de couleurs vives et variées, mais jamais métalliques. Sauf un assez petit nombre (quelques Tracayperes et XyLocaRis), leur corps est complétement glabre en dessus et à peine pubescent en dessous. Chez une foule d’entre eux, il n'existe aucun vestige de ponctuation sur les téguments qui sont en général brillants. Les onze genres qu'ils constitüent sont exclusivement propres à l'Amérique, mais dans celle du Nord ue paraissent pas s'étendre au-delà du Mexique.

J. Saillie prosternaie déclive en avant, continuant le prostérnum, parfois tuberculeuse entre les hanches antérieures. a Prothorax tronqué à sa base; antennes épineuses : Desmoderus.

aa bisinué ou lobé à sa base; antennes inermes ou dentées eu scie.

b Elytres sans saillies à Jour base : Ægoidius.

bb — munies chacune — d’une forte saillie angulense.

Lobe basilaire du prothorax large, faible et entier : PAædinus.

— — étroit, saillant, échancré :

Basiptera.

II. Saillie prosternale tronquée en avant ({), ne: continuant pas le prosternum.

c Prosternum divisé en deux par une profonde gouttière transversale; son bord antérieur formant un bourrelet muni d’une saillie verticale médiane.

d Epaules des élytres obtusément calleuses, faiblement obliques et débordant la base du prothorax,

e Mandibules saillantes et horizontales chez les ç' : Derxdro-

bias. « ee courtes et verticales dans les deux sexes. Saillie du bourrelet prosternal triangulaire : Trachyderes. — carrée : Dicranoderes.

dd Epaules des élytres très-obliques, non calleuses : Ancyloslernus.

ce Prosternum sans gouttière transversale ou n’en ayant que des vestises.

f Epaules des élytres très-obliques, non où à peine calleuses : Oxymerus.

(1) Ce caractère s’affaiblit chez quelques XxLocuAms, mais sans disparaitre entièrement.

196 LONGICORNES. é

ff Epaules des élytres non obliques, débordant le prothorax. Prothorax muni d’une large élévation transversale irrégulière : Xylocharis.

— déprimé et rugucux dans son milieu : O30dera.

Genre incertæ sedis : Charinotes.

DESMODERUS.

(Der.) A. Senv. Ann. d. l. Soc. entom. 1834, p. 37 (1).

Mâle : Tête un peu excavée entre les yeux, munie entre les antennes d’un bourrelet très-saillant et fortement concave ; ses tubercules antennifères coniques et aigus à leur sommet interne; front grand, vertical; joues assez courtes. — Antennes glabres, robustes, d'un tiers environ plus longues que les élytres, à articles 4 médiocre, arqué, grêle à sa base, très-renflé au bout, 3 plus long que les suivants, ceux-ci peu à peu déprimés, subégaux, 11 appendiculé, 3-10 munis à leur sommet externe d’une épine aiguë. — Yeux médiocrement séparés en dessus. — Prothorax transversal, convexe, resserré à ses deux extrémités, tronqué à sa base, dilaté et bituberculé latéralement, muni en dessus de nombreux tubercules dont cinq sur le disque plus forts et disposés en quinconce. — Ecusson relativement médiocre, en triangle très-allongé et très-aigu. — Elytres convexes, médiocrement allongées, peu à peu rétrécies et obtusément arrondies en arrière, beaucoup plus larges en avant que la base du prothorax et munies chacune d’une courte carène basilaire, médiane et longitudinale. — Pattes robustes, subégales; cuisses pédonculées à leur base, puis fortement en massue; tarses postérieurs à article 4 plus court que 2-3 réunis. — Les trois derniers segments intermédiaires de l'abdomen courts, égaux, le dernier aussi long qu'eux réunis, largement tronqué en arrière. — Saillie mésosternale horizontale, fortement transversale, obtusément tuberculée et-verticale en avant. — Saillie prosternale assez large, déclive en avant, verticale en arrière. — Corps médiocrement allongé, massif, glabre, très-brillant.

Femelle (2) : Antennes dépassant également les élytres, mais un peu moins que chez le mâle. — Elytres subparallèles. — Dernier seg-

(1) Syn. Doymeus, J. Thoms. Essai, etc., p.211 et System. Cerambyc. p. 209. M. J. Thomson à substitué ce nom à celui de Serville, trouvant ce dernier trop voisin de celui de Desmocenus imposé par le même auteur à up autre geure de Ja famille actuelle. Mais outre que les deux noms paraissent suffisamment distincts, c’est celui de Desmocerus qui devrait être changé, l’autre ayant une priorité d’au moins un an.

(2) A.Servilleet M. Dupont ne la distinguent du mâle que par ses antennes qui ne seraient pas plus longues que le corps; je n’ai pas vu d'exemplaires qui eussent ces orgaues aussi courts,

re TRACHYDÉRIDES. 197

ment abdominal notablement plus court que 2-4 réunis; le 4° de ceux-ci plus long que chacun des deux suivants, ces derniers égaux.

Genre très-distinct, le seul du groupe qui ait des antennes épineuses, le prothorax tronqué en arrière, les cuisses pédonculées et les segments intermédiaires de l'abdomen faits comme il vient d'être dit. Il ne comprend qu’une rare espèce (1) ayant la taille et le facies du Dorcacerus barbatus. Sa livrée, d'un noir profond et brillant, est sujette à varier sur les élytres, à la fois selon le sexe et selon les individus. Chez les mâles, le noir domine sur ces organes et leur base est le plus souvent seule fauve, tandis que chez les femelles, c'est cette dernière couleur qui a la prépondérance. Dans les deux sexes, les articles intermédiaires des antennes sont fauves à leur base et noirs à Jeur extrémité, Cet insecte habite le Brésil et la Colombie.

ÆGOIDIUS.

“Buquer, Rev. 3001. 1838, p. 253.

Mâles : Tête des Desmonenus, avec les tubercules antennifères peu saillants. — Antennes peu robustes, presque de moitié plus longues que les élytres, à articles 1 en massue arquée, canaliculé en dessus, 3 un peu plus long que 4, celui-ci et 5-10 graduellement plus longs, légèrement noueux à leur extrémité, 11 plus grand que 10, acuminé au bout. — Prothorax {ransversal, convexe, bi-tuberculé latéralement, muni sur le disque de cinq tubercules disposés sur deux lignes transversales (2, 3), prolongé à sa base en un faible lobe médian sinué en arrière, — Ecusson en triangle étroit et très-allongé. — Elytres convexes, parallèles ou légèrement atténuées en arrière, avec leur extrémité tronquée et inerme; chacune faiblement anguleuse au milieu de sa base. — Cuisses peu à peu élargies, les quatre postérieures terminées par une petite épine. — Saillie mésosternale transversale, tronquée en avant, sa partie horizontale carénée et prolongée en un tubercule conique. — Saillie prosternale canaliculée, fortement arquée en arrière, munie d’un tubercule médian et comprimé. — Corps parallèle, glabre.

Femelles : Antennes un peu plus courtes que les élytres, déprimées et légèrement en scie à partir du 5° article, 11 pas plus grand que 10, obtus au bout.

lsectes propres au Pérou ou à la Colombie, de taille moyenne pour le groupe actuel et de forme presque cylindrique. Des deux espèces décrites (2), l’une (peruanus) est d'un brun clair uniforme, l’autre

(1) D. variabilis, A. Serv.loc. cit. p. 38; Dup. Mon. d. Trachydér. pl. 148, ©.

(2) Æ. peruanus, Buquet, loc. cit.; Dup. Mon. d. Trachyd. pl. 40; Pérou. — Earli, Guér.-Ménes. ibid. 1840, p. 334; Colombie.

À. A, White (Longic, of the Brit. Mus. p. 66) rapporte au genre le Phœdinus

(Earliü), sur un fond de la même couleur ou noir, est ornée sur les élytres de deux bandes transversales et très-régulières d'un beau jaune citron : la première basilaire, la seconde submédiane, En dessus, les téguments sont presque mats, le prothorax assez fortement rugueux, les élytres densément pointillées.

PHÆDINUS.

A. Senv. Ann. d. L. Soc. entom. 1834, p. 38 (1).

Mâûles : Tête présentant entre les yeux deux grandes excavations plus ou moins marquées et entre les antennes un médiocre bourrelet déprimé ou un peu concave et sillonné dans son milieu; front vertical, médiccre; joucs allongées. — Antennes un peu plus longues que le corps, plus ou moins robustes, à articles 1 médiocre, en massue arquée, 3 un peu plus long que 4, celui-ci et 5-10 légèrement anguleux à leur sommet interne, 41 pas plus grand que 10, appendiculé. — Yeux fortement séparés en dessus. — Prothorax transversal, convexe, dilaté et unituberculé sur les côtés, muni en dessus de trois tubercules discoïdaux disposés en triangle renversé, et au niveau du dernier de deux carènes latérales arquées, déprimé à sa base; celleei pourvue d'un large lobe médian arrondi ou sinué en arrière. — Ecusson en triangle étroit, allongé et très-aigu au bout. — Eiytres assez, parfois (microthorax) peu convexes, parallèles ou légèrement atténuées et tronquées en arrière, avec leur angle externe brièvement épineux ou subinerme; prolongées chacune à leur base en une forte saillie médiane embrassant le lobe du prothorax. — Pattes plus où moins longues; cuisses graduellement en massue, les quatre postérieures parfois (microthorax) terminées par une épine interne; les postérieures aussi longues que les élytres; tarses de la mème paire à article 4 égal à 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal largement tronqué et sinué en arrière. — Saillie mésosternale horizontale, trans- . versale, tronquée et concave en avant, prolongée en une saillie obtuse antérieure, rarement (Marti) subverticale. — Saillie prosternale assez large, tronquée et parfois (lanio) bilobée en arrière, munie d'un tubercule médian et verticai. — Corps plus ou moins massif, glabre,

Femelle : Antennes moins robustes, atteignant au maximum les 3/4 de la longueur des élytres, légèrement en scie à partir de leur 5°ou Ge article. — Cuisses postérieures un peu plus Courtes.

Debauveï de M. Guérin-Méneville (Rev. zool. 1838, p. 287; Dup. loc. cit. Supplém. pl. 31; Trachyderes venustus, Newm. Proceed. of the entom. Soc. 1840, p. 3), espèce de la Guyane anglaise, qui m'est inconnue. D'après la figure qu’en donne M. Dupont, il me parait être une forme intermédiaire entre les Puæninus et le genre actuel.

(1) Syn. Pronus et Tracuyneres Perty. — Gazissus pars, Buquet.

TRACHYDÉRIDES. 199

La plupart des espèces de ce genre figurent parmi les plus belles du groupe actuel, mais chacune d'elles a une livrée qui lui est propre. Elles sont aisées à reconnaître, au point de vue générique, à la forte saillie médiane que chacune de leurs élytres envoie à sa base et qui se retrouvera dans le genre suivant, lequel est, du reste, très-différent de celui-ci,

Le genre est plus particulièrement propre au Brésil et à la Guyane; il est faiblement représenté en Colombie et jusqu'ici n’a pas été rencontré au Mexique (1).

BASIPTERA.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 204.

Mâle : Tête petite, légèrement concave entre les antennes; front grand, vertical; joues courtes. — Antennes assez grèles, très-finement pubescentes, dépassant les élytres d’un tiers environ de leur longueur, à articles À assez long, en cône renversé, 3 un peu plus grand que 4, celui-ci et 5-10 décroissant graduellement et légèrement anguleux à leur sommet interne, 41 plus long que 10, appendiculé, aigu au bout. — Yeux médiocrement séparés en dessus. — Prothorax presque aussi long que large, convexe et inégal en dessus, un peu dilaté et unituberculé latéralement, muni en dessus de chaque côté d’une carène oblique près de sa base ; celle-ci prolongée en un lobe médian médiocrement large, saïllant et échancré en arrière. —Ecusson assez grand, rétréci et très-grèle dans plus de sa moitié postérieure, très-aigu au bout. — Elytres peu allongées, convexes, comme arquées en dessus, rétrécies, échancrées et bi-épineuses en arrière, muuies chacune à sa base d’une forte saillie médiane embrassant le lobe basilaire du prothorax; leur suture saillante et sillonnée de chaque côté. — Pattes médiocres; cuisses graduellement en massue, les intermédiaires uni- les postérieures bi-épineuses au bout; tarses postérieurs à article 4 un peu allongé. — Dernier seg-

ment abdominal un peu rétréci et largement arrondi en arrière, —

Saillie mésosternale large, transversale, verticale en avant. — Saillie

(1) On peut, comme l’a fait M. Dupont (Mon. d. Trachydér, Supplém. p. 4), le diviser en deux sections basées sur la sculpture des élytres, mais en y ajoutant un caractère emprunté à la pature de la livrée.

A. Elytres ponctuées, munies de lignes saillantes; livrée uniforme : Trachyd. microthorax, Perty, Del. anim. artic. Brasil. p. 88, pl. 17, £. 11; Dup. loc. cit, Suppl. pl. 32; Brésil. — P, lanio, Guérin-Ménev. Rev. ool. 1838, p.287; Dup. loc. cit. pl. 30; Guyane.

B. Elytres lisses, ornées d'un dessin : P, fricolor, Sery. loc. cit. p. 39; Dup. loc. cit, pl. 136; Cayenne. — Prion. Marti, Perty, loc. cit. p. 86, pl. 17, £. 6; Brésil, — Galis. biplagiatus, Bug. Rev. zool. 1840, p. 142 et Mag. de Zool. Ins. 1841, pl, 67 (Phœdin. mœstus, Newm. Mag. of nat. Hist. IV, 1840, p.195); Brésil.—P, pictus, A. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 65; Vénézuela,

prosternale aussi large, plane et tronquée en arrière.— Corps oblongoelliptique, densément pubescent, sauf sur les élytres. — Femelle inconnue.

Genre singulier au premier aspect, mais en réalité voisin des Pnx- DINUS, quoique le facies et la taille de son unique espèce (castaneïipennis) soient très-différents de ceux de ces derniers. Elle est de grandeur médiocre, noire, avec les élytres d'un fauve rougeâtre et ayant leur disque occupé par une grande tache brunâtre plus où moins foncée. Ces organes sont densément ponctués avec deux lignes saillantes abrégées en arrière. La pubescence äbondante qui revêt le corps est lanugineuse, d’un jaune doré et forme de grandes taches sur le prothorax; ce dernier est assez fortement rugueux. Cet insecte est originaire du Mexique.

Les quatre genres suivants ont en commun une profonde gouttière transversale divisant le prosternum en avant des hanches antérieures; le bord antérieur de ce dernier formant un bourrelet muni d’une saillie verticale et médiane ; sa saillie intercoxale en forme de fer de hache épais, subrectiligne, arrondi sur sa tranche et tronqué en avant ÿ enfin le prothorax traversé par une élévation plus ou moins irrégulière. Je me bornerai à signaler les différences qui les séparent.

DENDROBIAS.

À. Seny. Ann. d. l. Soc. entom. 1834, p. 41.

Mûles : Mandibules subhorizontales, assez saillantes, droites, puis brusquement arquées et aiguës au bout. — Tête munie entre les yeux d’une grande dépression divisée par une cloison longitudinale prolongée sur le front, concave entre les antennes; joues assez allongées. — Antennes de près de moitié plus longues que le corps, assez robustes, à articles 1 en massue arquée, les suivants déprimés, 3 plus long que 4, celui-ci et 5-10 égaux, 41 plus grand, très-aigu au bout et appendiculé. — Yeux assez fortement séparés en dessus. — Prothorax subtransversal, un peu arrondi et tuberculé de chaque côté, muni à sa base d’un large et court lobe médian; son élévation transversale assez régulière, bi-concave en avant, flanquée en arrière de deux crêtes obtuses, prolongée de chaque côté en un court tubercule obtus, précédé d'un pli près du bord antérieur. — Ecusson grand, très-étroit dans sa moitié postérieuve. — Elytres médiocrement convexes, légèrement rétrécies et tronquées en arrière, impressionnées en dedans de chaque épaule, celles-ci obtusément calleuses, débordant la base du prothorax. — Pattes médiocres, subégales; cuisses robustes, subpédonculées à leur base, fortement en massue ; tarses postérieurs à article 4 un peu plus long que 2. — Dernier segment abdomival subarrondi eu arrière.— Mésosternum transversal, un pèu convexe, vertical et concave en avant.— Bourrelet du prosternum pourvu

TRACHYDÉRIDES. 201

d'une saillie triangulaire déprimée en avant; sa saillie intercoxale prolongée postérieurement en un tubercule obtus. — Corps à peine ubescent en dessous, glabre en dessus. ’

Femelles : Antennes dépassant peu les élytres, plus robustes, déprimées, légèrement en scie à partir du 3 article, le 44° plus long que 10, aigu au bout et appendiculé, — Corps plus court et plus large.

Ce genre est excessivement voisin des TRACHYDERES qui suivent et n'en est réellement séparé que par la grandeur relative des mandibules chez les mâles; ses femelles ne peuvent se distinguer des leurs par aueun caractère précis.

L'espèce typique (1) est tantôt d'un noir uniforme, tantôt variée de cette couleur et de rouge sanguin obscur se fondant insensiblement l'un dans l’autre, avec les antennes annelées de jaune et les élytres noires. Chacune d'elles porte deux grandes tachessubquadrangulaires, l'antérieure transversale, la postérieure longitudinale et allongée. Ces taches sont très-variables et, en se réunissant, envahissent parfois la majeure partie ou même la totalité des élytres. Cet insecte est répandu de la Colombie au Mexique. Une seconde espèce (2) du genre est connue,

TRACHYDERES.

DaLx. in SGHoENn. Syn. Ins. [IL, p.364, note (3).

Dans sa composition actuelle, ce genre, le plus riche en espèces du groupe actuel, n’est pas susceptible d’uno définition rigoureuse, par suite des modifications qu'éprouvent tous les organes essentiels presque sans exception (4).

I se distingue des Denproptas uniquement par la brièveté des mandibules dans les deux sexes; des DICRANODERES par la forme de la saillie du bourrelet prosternal, qui est triangulaire; enfin des ANcyLo- STERNUS par les excayations irrégulières dont son prothorax est muni en dessus, les épaules de ses élytres qui débordent la base du prothotax, enfin le défaut de niveau parfait entre ces dernières parties; le

(1) D. mandibularis, Serv. loc. cit. p. 41; Dup. Mon. pl. 151, f. 1 ©, 2 ?; celle-ci, sous Je nom de quadrimaculatus et comme formant une espèce distincte, Le D. testaceus (pl. 152, f. 1) n’est très-certainement qu'une variété; le basalis (Suppl. p. 6, pl. 33) a une forme générale plus robuste que de coutume et paraît constituer une espèce distincte.

(2) D. maæillosus,Serv. loc. cit. pl. 44; Dup, Mon. p. 25, pl. 152, £. 2; de la Martinique, selon M, Dupont; parait se trouver aussi en Colombie.

(3)Syn. Cenampyx Linné, Olivier.

(4) M. Dupont (Mon. d. Trachydér. p. 28) l’a divisé eu sept sections dont ls caractères, trop brefs, sont empruntés exclusivement au prothorax et aux élytres. I1 avoue, du reste, en être lui-même médiocrèment satisfait. La vérité ét que plusieurs de ces sections sont au moins aussi bien caractérisées que beaucoup de genres actuellement admis dans la famille,

tout sans préjudice du facies, caractère vague et difficile à exprimer (1).

Ces insectes sont répandus dans toutes les parties chaudes et tempérées de l’Amérique du Sud, et y figurent, pour la plupart, parmi les Longicornes les plus communs; hors de là, le Mexique forme la limite extrème de leur habitat au nord. Les plus petits d’entre eux sont au moins de taille moyenne, mais leur livrée, par suite de sa variabilité, se refuse à une description générale (2).

DICRANODERES.

Dur. Mon. d. Trachydér. p. 25.

Mâle : Mandibules verticales, très-robustes, comme tronquées et échancrées au bout. — Tête des Denprogras, mais avec ses excavations plus profondes et ses tubercules antennifères obtus ei sillonnés. — Antennes robustes, subfiliformes, dépassant assez fortement les élytres, à articles À très-gros, assez long, subeylindrique, 3 un peu plus grand Que 4, celui-ci et 5-10 égaux, tous noueux au hout, 44 plus long que 10, déprimé, subappendiculé. — Prothorax presque aussi long que large, rétréci et déprimé dans son tiers antérieur, présentant sur le disque trois gros renflements aplatis, disposés en are de cercle : un médian triangulaire, deux latéraux allongés et bituberculés à leur sommet externe ; muni latéralement de deux gros tubercules contigus à leur naissance, resserré à sa base; lobe médian de celle-ci assez faible, arrondi en arrière. — Ecusson très-grand, large à sa base,

(1) A. Serville et M, Dupont y ajoutent la nature du menton qui serait corné à sa base et membrapeux en avant, tandis qu'il serait entièrement corné chez les Dicnanoneres et les AncyLostennus, mais il n’y a là qu’un changement de couleur et non de substance ; la partie antérieure de cet organe est aussi solide que sa base. Les Denprogras ressemblent, sous ce rapport, aux TRACHYDERES.

(2) M. Dupont (Mon. d. Trachydér. p. 30, pl. 154-204, et Supplém. p.7, pl. 34-36) en a décrit 54 espèces, dont nn certain nombre ne sont, sans aucun doute, que des variétés. Parmi elles il n’y en avait que 11 qui fussent déjà connues : Cer. succinctus, Linné, Syst. nat. II, p. 627. — Cer. rufipes, Fab. Syst. El. II, p. 275 (Var. T. axillaris, brunnipennis, fulvipennis, ebeninus Dup.).— Cer. thoracicus, Oliv. Entom. IV, 67, p. 15, pl. 12, f. 85. — Cer. striatus, Fab. loc. cit. p. 275; Oliv. loc. cit. pl. 5, £. 31, et pl. 10, f. 71 À, B.— Cer. dimidiatus, Fab. loc. cit. p. 276, Oliv. loc. cit. pl. 14, £. 96. — Cer. bicolor, loc. cit. p. 276; Oliv. loc. cit. pl. 9, f. 61. — Cer. bilineatus, Oliv. loc. cit. pl, 21, f. 61. — T. signatus, Schœnh. Syn. Ins. Iil; Append. p. 177. — T. scabricollis, Dalm. Anal. entom. p.64, — Cer. tœæniatus, Germar, Ins.Spec. nov. p.512.— T. variegatus, Perty, Del. anim. art. Brasil. p. 88, pl. 17, £. 11: Tous du Brésil,

Les espèces décrites depuis ce travail sont peu nombreuses : 7, sulcatus, Montevideo; aurulentus, Mendoza; sanguinolentus, Parana, Tucuman; Burmeist. Stettin, entom. Zeit, 1865, p. 162,

TRACHYDÉRIDES. 203

tès-aigu en arrière. — Elytres peu convexes, présentant lo long de leurs bords latéraux quelques larges dépressions, peu à peu atténuées et tronquées en arrière, fortement impressionnées en dedans des épaules, celles-ci débordant la base du prothorax. — Pattes médiocres, robustes; cuisses graduellement en massue; tarses postérieurs des penorogiAs. — Dernier segment abdominai largement tronqué en arvière. — Saillie mésosternale des Denprogras. — Bourreiet du prosternum muni d’une lame très-grande, quadrangulaire, comprimée latéralement; sa saillie intercoxale munie en avant d'un tubercule aigu. — Corps très-brillant, glabre en dessus.

Femelle : Elle ne diffère dusmäle que par ses mandibules et ses antennes plus courtes ; celles-ci sont plus longues que les élytres.

L’unique espèce (1) du genre égale, sous le rapport de la taille, les plus grands TRAGHYDERES, mais au point de vue du facies, elle est plus voisine des ANCYLOSTERNUS qui suivent. Sauf ses antennes qui sont annelées de jaune, elle est en entier d'un noir profond, et ses tégaments, en dessus, ne présentent pas le plus léger vestige de ponctuation. Ld

ANCYLOSTERNUS.

A, Senv. Ann. d. l. Soc. entom. 1834, p. 49 (2).

Ales : Mandibules et tête des Dicranoneres, cette dernière seulement un peu moins inégale. — Antennes dépassant presque de la moitié de leur longueur le sommet des élytres, filiformes, à articles 1 allongé, en cône renversé, 3-10 subégaux, à peine noueux au bont, 11 beaucoup plus grand que 10, aigu au bout, non appendicuié. — Prothorax presque aussi long que large, transversalement convexe en arrière de son milieu, cette élévation largement déclive dans son milieu en avant, muni d'un sillon transversal flexueux en avant et en arrière d'elle, et sue chaque côté de deux tubereules dont l’antérieur petit, le postérieur gros et conique ; son lobe basilaire très-large, saillant, sinué dans son milieu en arrière, de niveau avec la base des élytres, — Elytres médiocrement convexes, comme arquées en dessus, avec la suture assez saillante, graduellement rétrécies en arrière, un peu sinuées dans leur milieu, largement tronquées à leur extrémité avec leur angle externe épineux, fovéolées au-dessus des épauls, celles-ci obliquement rétrécies et ne débordant pas la base du prothorax. — Cuisses postérieures bi-, les intermédiaires uni-épineuses au bout. — Saillie mésosternale tronquée en avant. — Bourrelet du prosternum comme chez les DICRANODERES ; sa saillie intercoxale plane, parallélogrammique, tronquée à ses deux extrémités. — Corps assez large, arqué en dessus, glabre.

(1) D. annulatus, Dup. loc. cit. p. 26, pl. 153. (2) Syn. Ceraweyx Oliv. — TRacuYDERES Schœnh,

Femelle : Antennes un peu plus robustes, dépassant légèrement les élytres, à article 11 pas beaucoup plus grand que 10. — Les quatre cuisses postérieures bi-épineuses au bout,

On n’en connait que deux espèces (1) propres à l'Amérique du Sud, Toutes deux sont d'un noir profond avec le prothorax parfois d’un rouge sanguin, et les antennes d’un beau jaune ou blanches, sauf le 19r et le dernier article qui sont plus ou moins noirs,

OXYMERUS.

A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. 1834, p. 50 (2).

Ce genre et les deux suivants forment aussi une petite section particulière. Leur saillie prosternale a également la forme d'une carène tronquée à ses deux extrémités, mais elle est en général bien moins saillante que dans les quatre genres précédents, et la gouttière transversale du prosternum manque, ou (Ozonera) n'existe qu'en vestige ainsi que le bourrelet prosternal et $a saillie médiane.

Mâles : Tète faiblement excayée entre les yeux, avec une fine carène simple ou double prolongée sur le front ; ses tubercules antennifères obtus et assez saillants; front court; joues médiocres. — Antennes beaucoup plus longues que le corps, pareilles, du reste, à celles des ANCYLOSTERNUS, ainsi que les yeux. — Prothorax à peine transversal, rétréci dans son tiers antérieur, muni en arrière de ce rétrécissement d’une faible élévation déclive en avant, limitée en arrière par un sillon transversal médian, faiblement tuberculé sur les côtés, prolongé à sa base en une large saillie; son lobe médian de niveau avec la base des élytres. — Ecusson grand, en triangle large et allongé. — Elytres des ANCYLOSTERNUS, avec la suture non relevée. — Pattes des mêmes, avec les cuisses intermédiaires bi- ou uni-, les postérieures bi-épineuses au bout. — Dernier segment abdominal un peu rétréci et largement tronqué en arrière. — Saillie mésosternale tronquée en avant. — Prosternum ayant au plus un vestige de sillon transversal; sa saillie intercoxale assez large, obliquement ou verticulement tronquée en avant, tronquée et concave en arrière.— Corps glabre et brillant.

Femelles : Antennes plus robustes, un peu plus ou un peu moins longues que le corps.

La forme générale reproduit de très-près celle des ANCYLOSTERNUS, mais ces insectes sont beaucoup plus petits que ces derniers et leur livrée est très-différente. La plupart sont d’un fauve brillant avec

(1) Cer. scutellaris, Oliv. Entom. IV, 67, p. 16, pl. 21,f.160; Anc. id. Dup. Mon. pl. 207, f. 1-2; répandu du nord du Brésil en Colombie, — À. atbicornis, Erichs. Archiv, 1847, I, p. 139; Pérou.

(2) Syn. TracuypeREs Dalm., Germar.

TRACHYDÉRIDES. 205

l'abdomen et les élytres, dans la majeure partie de leur étendue, noirs; ces dernières sont le plus souvent ornées d'étroites lignes fauves Jongitudinales et un peu {calleuses; le prothorax, de son 1 côté, présente de six à huit points noirs disposés sur deux lignestransversales et parallèles, Jusqu'ici le genre appartient exclusivement à l'Amérique du Sud et plus particulièrement au Brésil (1).

XYLOCHARIS.

À. SErv. Ann. d. l. Soc. entom. 1834, p. 47 (2).

Mâles : Tête des Oxymerus. — Antennes un peu plus longues que le corps, filiformes ou grossissant un peu à leur extrémité, à articles 4 eu massue ou en cône arqué, 3 un peu plus long que les suivants, ceux-ci subégaux ou décroissant peu à peu, 44 non appendiculé. — Prothorax transversal ou non, rétréci à ses deux extrémités, muni à sa base d'un lobe large et court, tantôt (par ex. oculatus) ressemblant sur le disque à celui des Tracayperes, tantôt muni de trois grosses nodosités (Richardii, hœæmaticus) ou (flavicornis) de cinq tubercules disposés en quinconce, bi-tuberculé de chaque côté, le tubercule antérieur plus petit que l'autre. — Ecusson grand, en triangle rectiligne très-aigu, parfois curviligne à sa base. — Elytres courtes, plus ou moins convexes, parallèles, arrondies en arrière, débordant fortement la base du prothorax. — Pattes des OxymEerus, avec les cuisses intermédiaires et postérieures épineuses ou non au bout. — Dernier segment abdominal et saillie mésosternale des mêmes. — Prosternum sans sillon transversal; sa saillie intercoxale de largeur variable, tronquée en avant et en arrière, parfois peu distinctement dans le premier de ces sens (3), plus ou moins saillante postérieurement. — Corps glabre ou tomenteux.

Femelles : Antennes un peu plus courtes que le corps, leurs derfiers articles décroissant et grossissant un peu.

Insectes à peine de la taille des plus petits TracayperEes et formant

(1) M. Dupont (Mon. d. Trachyd. p. 35, pl. 208-215) en décrit 16, dont deux seulement étaientconnuesavant lui: Trachyd. basalis, Dalm. Anal. entom. p. 65. — T. rivulosus, Germ. Ins. Spec. nov. p. 512. — Les autres sont: O. Chetrolatii, abdominalis, aculeatus, confusus, nigricornis, lineatus,nigriventris, Brésil, approæimatus, elongatus, Cayenne; Klugii, Brésil; Lebasii, Colombie; dislinguendus, Tucuman; deletus, Brésil. — Aj. : O. obliquatus, lateriscriplus, Burmeist. Stettin. eatom. Zeit. 1865, p. 463; Montevideo et Entre-Rios.

(2) A. Serville a écrit Xyrocams; M. Dupont (Mon. d. Trachyd. p. 29) a reclié cette orthographe vicieuse. — Syn. Entosoma, Blanch. in d'Orb. Voy.; Entom, p. 297; genre non caractérisé.

(3; Chez une seule (Richardiü) des quatre espèces que j'ai sous les yeux, celle troncature antérieure a disparu; elle est parfaitement distincte chez les rois autres,

deux sections très-tranchées déjà établies par M. Dupont : les uns

étant assez sveltes et sans aucun vestige de côtes ni même de ponc-

tuation sur les élytres (1), tandis que les autres sont plus massifs et

présentent Sur chacune de leurs élytres trois côtes arrondies, longitu-

dinales et entières (2). Le genre est plus particulièrement propre au «Brésil méridional, aux provinces argentines et au Chili.

OZODERA.

Dur. Mon. d. Trachydér. Supplém. p. 10.

Femelles ? : Têté excavée entre les yeux, assez fortement concave et sillonnée entre les antennes; ses tubercules antennifères acuminés au bout; front vertical; joues allongées. — Antennes r0bustes, un peu plus longues que la moitié des élytres, à articles 1 médiocre, en massue arquée, 3-11 un peu déprimés, obeoniques, celui-là plus long que les suivants, 4-10 décroissant graduellement, 11 terminé par un court appendice conique. — Yeux fortement séparés en dessus. — Prothorax transversal, dilaté et obtusément triangulaire sur les côtés, déprimé et muni sur le disque de deux excavations rugueuses, plus ou moins confondues; son lobe médian très-court et sinué en arrière. — Ecusson assez grand, large à sa base, trèsaigu en arrière. — Elytres assez allongées, assez convexes, parfaitement parallèles, arrondies en arrière. — Pattés médiocres, comprimées; cuisses graduellement en massue; les postérieures beaucoup plus courtes que les élytres; tarses de la même paire à article 4 plus court que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominaï largement arrondi en arrière. — Saillie mésosternale aussi longue que large, honizontale, verticale en avant, obtusément carénée sur la ligne médiane. — Prosternum faiblement sillonné en travers; son bord antérieur muni d’une courte pointe verticale et triangulaire ; sa saillie intercoxale tronquée en avant et en arrière. — Corps allongé, villeux en dessous, glabre en dessus.

(4) X. oculatus, elegantulus, Dup. Mon. d. Trachyd. pl. 205; Brésil mér., Buenos-Ayres.

(2) On peut les scus-diviser d’après leur vestiture. À. Corps glabre ou trèslégèrement pubescent : X. Richardii, costatus, Duy. Joc. cit. pl. 206; Brésil mér.— hœmaticus, L. Fairm. Ann. d. 1. Soc. entom. 4864, p. 271; Tucuman (Mendoza). — B. Tête, prothorax et base des élytres densément, Je sutplus moins tomenteux : X: flavocomus, L. Fairm. loc. cit. p. 272; Mendoza: — L’Eriosoma lanare, découvert par A. d'Orbigny dans le Haut-Pérou et briëvement déerit par M. Blanchard (ioe. cit. pl. 21, f. 2), appartient, à cette sous division, mais, si la figure est exacte, son prothorax serait privé de tubercules latéraux, caractère insuffisant pour le retirer du genre.

Ces espèces à élytres pourvues de côtes sont si différentes des autres, qu'on pourrait peut-être en former un genre à part, auquel serait naturellemeut ap pliqué le nom d’Eriosoma.

TRACHYDÉRIDES. 207

Tous les exemplaires que j'ai vus me paraissent être des femelles, mais je n’en suis pas certain; M. Dupont ne parle également que du même sexe.

Le genre se compose d’un petit nombre d'espèces (1), de taille médiocre pour le groupe actuel, finement rugueuses sur le prothorax, assez fortement alutacées sur les élytres, à téguments mats et dont 1 livrée varie du noir profond au jauné de terre de Sienne; sur ce fon les élytres sont ornéos d’une bande médiane et transversale d’un beau jaune (æanthospilos) ou leur moitié antérieure est envahie par cette dernière couleur (bipartita); quand la couleur générale est jaune (callidioides), la bande citée en premier lieu disparaît ou n’est que peu apparente.

Note.

Je n’ai pas pu me procurer le genre suivant; la contiguité du prosternum et du mésosternum lui est propre parmi tous les Trachydérides.

CHARINOTES.

Dur. Mon. d. Trachydér. p.20.

Femelle : Mandibules très-courtes, fortement arquées. — Tète médiocre. — Antennes plus longues que le corps, de 12 articles déprimés, peu à peu élargis : À gros, 3-6 subégaux ainsi que les suivants, mais ceux-ci un peu plus larges, 41 plus court que les autres. — Prothorax pas plus long que large, assez fortement uni-tuberculé de chaque côté, muni sur le disque de cinq petits tubercules. — Ecusson allongé, rétréci etextrèmement aigu en arrière. — Elytres assez allongées, subeonvexes, subparallèles, — Les quatre pattes antérieures subégales, les postérieures plus longues; cuisses faiblement en massue. — Mésosternum et prosternum exactement contigus; le premier sillonné longitudinalement, le second muni entre les hanches antérieures d’une petite épine subobsolète. — Mâle inconnu.

({) ©. canthospiles, Dup. loc. cit. pl. 37; Colombie. — bipartita, Buquet, Rev. zool. 1840, p. 110 (æanthospilos var.?); même pays.— callidivides, ibid. p. 42; Colombie et Mexique. — Je crois que ces trois espèces n’en forment qu'une seule ; elles sont complétement semblables, sauf sous le rapport de la livrée, Je possède un exemplaire du callidioides , espèce ordinairement sans dessin sur les élytres, chez lequel une bande pareille à celle du æanthospilos, mais plus pâle, se voit très-distinctement.

M. Burmeister (Stettin. entom. Zeit. 1865, p. 461) en a décrit une autre espèce (farinosa) des Pampas dé Buenos-Ayres, qui s’éroigne, à quekques égards, des précédentes. Son prothorax présente sur le disque trois petites callosités luisantes, et ses élytres ont chacune une bande longitudinale de poils gris couchés ; sa livrée est d’un noir brunâtre uniforme. Peut-être doit-elle former un £ture nouveau.

A en juger par la figure qu’en donne M. Dupont, l'unique espèce (1) du genre a complétement le facies d’un TRACHYDERES de troisième grandeur, dont le prothorax serait tuberculeux au lieu d’être excavé. Elle reproduit mème les couleurs de plusieurs de ces derniers, sa livrée offrant un mélange de noir et de brunâtre brillants avec les élytres plus claires et traversées dans leur milieu par une bande régulière d'un beau jaune. Elle habite le Brésil (Minas-Geraes). à

GrourE XLVIII Lissonotides.

Organes buccaux des Trachydérides. — Tète des mêmes, müis jamais excavée entre les yeux; ses tubercules antennifères très-petits et parfois nuls. — Antennes robustes, dentées en scie ou flabellées, plus courtes que le corps dans les deux sexes et élargies à leur extrémité, très rarement (quelques Lissonorus S) plus longues que lui et atténuées au bout.— Yeux des Trachydérides, avec leurs lobes inférieurs débordant plus ou moins en avant les tubercules antennifères. — Prothorax convexe, jamais ponctué ni rugueux, inerme ou non sur les côtés et en dessus, tantôt bisinué à sa base, tantôt muni d'un large lobe recouvrant un peu l’écusson. — Celui-ci en triangle rectiligne, plus où moins grand. — Elytres en général courtes. — Pattes des Trachydérides.— Episternums métathoraciques des mêmes.— Saillies mésosternale et prosternale variables, le plus souvent non tronquées, mais fréquemment tuberculées. — Corps court (SræmiLus excepté), glabre, poli et brillant, très-rarement (GonyAcANTHA) mat et finement pubescent.

Ces insectes sont généralement compris parmi les Trachydérides, mais leurs antennes sufiraient à elles seules pour rendre convenable Jeur exclusion de ces derniers. Même dans les cas très-rares et limités à quelques Lissonorus mäles, où ces arganes s’allongent assez, ils ne prennent pas pour cela la forme qu'ils affectent chez les Trachydérides qui les ont dentés en scie. Je ne leur trouve pas non plus de système porifère, et quand ils s’élargissent à leur extrémité, les articles ainsi modifiés sont toujours d’un noir profond, mats et veloutés. Leurs autres caractères distinctifs ressortent suffisamment de la formule qui précède. -

Ils sont généralement plus petits que les Trachydérides, de forme plus courte, et, à de rares exceptions près, leurs téguments sont privés de toute ponctuation; quand il en existe une, elle est à peine visible à l'œil nu. Sauf quelques Lissonorus, leur livrée est constamment d'un noir profond tantôt uniforme, tantôt associé au fauve ou au rouge de corail.

(1) C. fasciatus, Dup. loc. cit. pl, 150.

LISSONOTIDES, 209

Le groupe est exactement confiné dans les mêmes régions de l’Amérique que les Trachydérides et se compose des six geares suivants :

Page 1