DEUXIÈME DIVISION
Antennes insérées sur le front à une plus ou moins grande distance des mandibules. — Base du prothorax contiguë à celle des élytres, la recouvrant parfois ; toutes deux placées exactement sur le même niveau. — Métasternum muni en avant d’une forte saillie reçue dans une échancrure du mésosternum; celui-ci toujours horizontal, recouvrant quelquefois la saillie prosternale où formant avec elle et le métasternum une surface continue. — Languette membraneuse, bilobée ou échancrée.
Ainsi que je l'ai diten l'établissant (3), cette division mérite à peine
(1) M. Buquet ne leur assigne, dans sou texte, que 11 articles, mais le 12° est parfaitement distinetet non un simple appendice du précédent.
(2) L. quadripunctatus, Buquet, loc. cit. et in Guér.-Ménev. Mag. d. Zool.; 1os. 18, pl. 63, avec deux figures des antennes représentant très-exactement leur 12e article.
(3) Tome VIIL, p. 400.
MÉGADÉRIDES. 245
d’être séparée de celle dont l'exposition vient d’avoir lieu. Elle ne possède en effet rien qui lui soit exclusivement propre, puisque son principal caractère, l'égalité de niveau entre la base du prothorax et celle des élytres, existe, comme on vient de le voir, chez quelques Trachydérides et Lissonotides. Quant à la forme des segments thoraciques en dessous, rien n’est moins rare dans les groupes qui précèdent qu'un mésosternum horizontal, tronqué en avant, et un prosternum coupé carrément en arrière, Il y a même un genre (CæarINoTEs) où tous deux forment avec le métasteraum une surface continue. Seulement, chez aucun d’entre eux, le mésosternum ne se prolonge en avant pour recouvrir le prosternum, comme on le voit ici chez les Spinthérïdes.
Il n’y a donc pas de motifs rigoureux pour l'établissement de cette division; elle n’est qu'un rameau de la précédente, les Mégadérides la rattachant de près aux Trachydérides. Les quelques genres dont elle se compose ne sont pas aussi anormaux qu'on l’a cru jusqu'ici, mais simplement de ces formes isolées comme il y en a tant dans la section actuelle. Is le sont au point que bien que n'étant qu'au nombre de six, ils ne forment pas moins de cinq groupes très-distinets. L'un d'eux (Mégadérides) est propre à l’Amérique, les autres à l'Australie ou à la Polynésie.