‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 32 sur 62 · II. Palpes longs; antennes assez robustes : Trypogeus · texte numérisé non relu

II. Palpes longs; antennes assez robustes : Trypogeus

ou APATOPHYSIS.

Cuevror. Rev. et Mag. d. Zool. 1860, p. 304.

Mâle : Palpes courts, subégaux; le dernier article des labiaux obconique, celui des maxillaires impressionné en dessus. — Mandibules médiocres, fortement arquées et très-aiguës au bout. — Tête médiocrement saillante, non rétrécie en arrière, finement sillonnée en dessus ; ses tubercules antennifères séparés; front court, vertical. — Antenues assez robustes, mates, un peu plus longues que le corps, à articles 4 médiocre, en cône arqué, 3-4 un peu noueux au bout, pas plus Jongs, pris ensemble, que 5, les suivants déprimés, subégaux, 5-10 légèrement anguleux au bout. — Yeux très-gros, saillants, subverticaux, faiblement échancrés. — Prothorax transversal, subeylindrique, obtusément tuberculé de chaque côté, muni en dessus de quatre faibles tubercules disposés sur deux rangs. — Ecusson rétréci et arrondi en arrière. — Elytres peu convexes, médiocrement allongées, un peu rétrécies en arrière et laissant le pygidium libre, isolément arrondies à leur extrémité. — Pattes peu robustes, longues; hanches antérieures contiguës, les intermédiaires saillantes; cuisses linéaires, les postérieures notablement plus courtes que les élytresÿs, tarses grêles et longs, à articles 1-3 décroissant peu à peu. — Pygi-

APATOPHYSIDES. 235

dium et 5° segment abdominal assez longs, tronqués et sinués en arrière. — Episternums métathoraciques assez larges, légèrement rétrécis et obtus en arrière.— Saillie mésosternale de largeur moyenne, inclinée. — Corps médiocrement allongé, revêtu d'une courte pubescence à reflets soyeux.

Femelle : Plusieurs fois aussi volumineuse que le mâle et très-massive. — Dernier article des palpes maxillaires gros, brièvement ovalaire, impressionné, celui des labiaux plus grêle, oblongo-ovalaire. — Antennes dépassant un peu le milieu des élytres. — Celles-ci plus fortement atténuées en arrière, laissant à découvert le propygidium et le pygidium. — Ce dernier très-allongé, rétréci et arrondi en arrière; 5° segment abdominal plus court, rétréci et sinué au bout. — Saillie intercoxale de l'abdomen extrêmement large, tronquée en avant. — Saillie mésosternale très-large, inclinée. — Saillie prosternale distincte, étroite, arrondie en arrière. — Corps glabre.

Les deux sexes sont encore plus dissemblables que ceux des VESPEus. Ainsi que l’a dit M. J. Thomson (1) le màle a quelque ressemblance avec les Toxorus, tandis que la femelle rappelle de près celles des PoLYARTHRON du groupe des Prionides. Le premier est d'un testacé rougeâtre uniforme, avec les élytres finement pubescentes et pointillées; la seconde d’un brun marron avec les élytres presque glabres et plus densément pointillées. M. Chevrolat a nominé {0æ0toides (2) l'unique et très-rare espèce du genre; elle habite l'Algérie.

PACHYTICON.

J. Tuows. Archiv. entom. I, p. 317.

Le mâle seul de l’unique espèce (brunneum) de ce genre est connu; il ne diffère de celui de l'Apatophysis toæoloides que par les particularités suivantes :

Dernier article des palpes maxillaires conique, celui des labiaux tès-grèle, fusiforme. — Tubercules antennifères rapprochés; front plus court. — Antennes grèles, sétacées, près de six fois aussi longues que le corps, à articles 3-11 croissant peu à peu. — 4% article des tarses postérieurs aussi long que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal plus court, ainsi que le pygidium ; ce dernier, par suite, moins découvert.

Tout le reste, y compris la livrée et la sculpture des téguments, est pareil, mais la taille est de moitié plus petite. La femelle doit plus que probablement présenter des caractères analogues à ceux de la femelle de l’Apatophysis toæotoides. Cet insecte est originaire du Cap.

# (1) Syst. Cerambyc. p. 147.

(2) Pour une description détaillée des deux sexes, voyez aussi Muls, Opusc. vntom, XHIT, p, 175,

TRYPOGEUS.

Femelle : Palpes robustes, longs; subégaux; leur dernier article oblongo-ovalaire, fortement tronqué au bout. — Mandibules verticales, larges, allongées, arquées à leur extrémité. — Tête saillante, un peu renflée sur le vertex, concave entre les antennes et sur le front; celui-ci grand, vertical. — Antennes assez robustes, grossissant légo rement à leur extrémité, à articles 4 médiocre, en cône arqué, 3-7 subégaux, 8-10 un peu plus courts, 11 plus grand que 10, subappendiculé. — Yeux médiocrement convexes, transversaux, largement échancrés.— Prothorax subtransversal, cylindrique, transversalement convexe dans son milieu en dessus, très-obtusément tubereulé de chaque côté. — Elytres planes sur le disque, un peu plus courtes que l'abdomen, rétrécies et isolément arrondies en arrière, largement sinuées sur les côtés, débordant fortement le prothorax en avant, avec les épaules anguleuses et carénées en dessus.— Pattes assez robustes; hanches antérieures subcortiguës; cuisses postérieures beaucoup plus courtes que l'abdomen; tarses de la même paire à article 4 plus long que 2-3 réunis. — Dernier segment de l'abdomen court, un peu arrondi en arrière ; sa saillie intercoxale largement ogivale. — Episternums métathoraciques larges.— Saillie mésosternale large, fortement échancrée en arrière. — Corps épais, médiocrement allongé, ailé.

Il est probable que sous le rapport de la forme générale le mâle ne diffère pas beaucoup de la femelle qui a tout à fait l'apparence d'un Toxorus de forme courte et massive. L'espèce (1) sur laquelle le geure est établi habite la Malaisie.

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