TRIBU II
VESPÉRIDES.
Tète brusquement tronquée à une assez grande distance des yeux et munie d’un col étroit à sa base.— Yeux entiers ou à peine échancrés. — Hanches intermédiaires coniques, penchées en arrière, Contiguës. — Femelles aptères.
Cette tribu ne se compose que du genre suivant dont les espèces sont, comme je l’ai dit plus haut, propres àla Faune méditerranéenne. Ces insectes sont les seuls Cérambycides souterrains dont les habitudes aient été observées. Les femelles ne se voient guère au dehors de
(1) T, albicornis. Fulvo-testaceus, lanugine aureo-sericea sat dense obtectus; antennis nigris articulis 1-2 fulvis 9-11 albis; elytris lævibus marginibus a medio ad apicem apiceque ipso nigricantibus; abdomine glabro, maculis permultis lœte lutois ornato. Long. 15 millim, Ex. musæo celeber. comit. Mniszech.
VESPÉBIDÉS. 237
leurs gites où les confine l’atrophie de leurs ailes inférieures, tandis que les mâles se montrent à l'entrée de ‘la nuit et se trahissent par un bruit assez fort qu'ils produisent en volant.
VESPERUS.
Larn. Règn. anim. éd. 2, V, p.129 (1).
Mâles : Palpes longs, surtout les maxillaires; le dernier article de tous en triangle allongé. — Mandibules assez longues, droites, puis fortement arquées au bout. — Tête plus longue que large, finement sillonnée en dessus et assez concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci assez saillants; front court, vertical. — Antennes insérées au niveau du bord antérieur des yeux ou plus en avant, sétacées, un peu déprimées, à articles 1 médiocre, en cône un peu arqué, 3-11 subégaux. — Yeux grands, fortement (strepens) où médiocrement (luridus, Xatarti) transversaux. — Prothorax transversal ou aussi long que large, assez convexè, arrondi sur les côtés, fortement et peu à peu rétréci dans sa moitié antérieure, avec son bord antérieur sinué. — Écusson petit, oblong, arrondi en arrière. — Elytres un peu convexes, aplanies sur le disque, allongées, parallèles, arrondies en arrière et recouvrant l'abdomen.— Pattes assez longues, peu robustes ; cuisses comprimées, peu à peu atténuées, les postérieures plus courtes que l'abdomen. — Tarses assez longs, à article 1 égal à 2-3 réunis.— 3° segment abdominal transversal, tronqué en arrière. — Episternums métathoraciques assez larges. — Corps allongé, finement pubescent.
Femelles : Beaucoup plus grandes et plus massives que les mâles. — Antennes environ de la longueur de la moitié du corps. — Ecusson grand, triangulaire, arrondi en arrière.— Elytres beaucoup plus courtes que l'abdomen, plus ou moins longuement déhiscentes, laissant au moins le pygidium à découvert, — Abdomen mou, sa saillie intercoxale plus ou moins large, tronquée ou obtuse en avant; son dernier arceau ventral transversal, rétréci, largement tronqué et un peu sinué en arrière ; pygidium plus long, rétréti et arrondi postérieurement. — Corps moins pubescent, aptère.
Les deux sexes sont d'un testacé pâle plus livide chez les femelles que chez les mâles et plus sujet à passer chez elles au brunâtre. Leurs élytres sont en même temps plus ou moins fortement rugueuses et présentent chacune trois lignes saillantes très-distinctes, tandis que celles des mâles sont finement pointillées et privées des lignes en question. Le genre se compose en ce moment de sept espèces (2).
(1) Syn. Srenoconus Fab., Oliv., Rossi.
(2) Sten. strepens, Fab. Syst. EL IL, p.309; Oliv. Entom. IV, 69, p.96, pl. 1, f. 1; © pour la ©, voyez Muls. Col. d, France; Long. 64. 1, p. 215, éd. 2, p. 443.