‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 35 sur 62 · TRIBU I · texte numérisé non relu

TRIBU I

TMÉSISTERNIDES.

Tôte plus étroite que le prothorax, plus où moins saillante, penchée; son front continuant la courbe du vertex; largement aplanie entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci déprimés. — Antennes au maximum un peu plus longues que le cerps; leur 1°° article non cicatrisé au bout, de forme variable. — Yeux presque divisés en deux; leurs lobes inférieurs fortement transversaux; leur granulation vaviable, — Pronotum séparé des flancs du prothorax par des arêtes latérales sous lesquelles existent un ou deux tubercules (fubercules sousmarginaux). — Pattes subégales ; hanches antérieures globuleuses; cavités cotyloïdes intermédiaires fermées; un sillon aux jambes intermédiaires ; crochets des tarses simples. — Métasternum allongé; ses épisternums médiocrement iarges, peu à peu atténués en arrière, — Prosternum allongé en avant des hanches antérieures ; sa saillie au niveau de ces dernières, formant (Temnosrennus excepté) une surfaco continue avec le mésosternum et le métasternum, pénétrant dans une échancrure du premier, qui reçoit en même temps en arrière uno saillie: du second.

Cette formule contient non-seulement les caractères essentiels qui distinguent cette tribu des trois suivantes, mais l'ensemble presque complet de tous ceux qu’elle présente.

J'ai exposé précédemment (1) la confusion qui existe en ce moment au sujet du genre Tuesisrernus de Latreille. 11 ne s'agit ici que des espèces auxquelles il avait imposé ce nom et de celles qui possèdent la mème organisation.

Ces insectes ne sont caractérisés uniquement, ni par la forme de leux tête, ni par la présence d'arôtes latérales au pronotum (2), mais

(1) Voyez plus haut, p.222, notes 1 et 2.

(2) Les Lamiides vraies présentent plusieurs passages entre la forme normale de la tête et celle qui existe ici; il y a également parmi elles un genre (Graspeporaonus) dont le pronotum est foliacé latéralement.

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par la coexistence de ces deux particularités qui leur 6st exclusivement propre. Les arêtes en question sont parfois (BupresromorprA) développées au point d’être foliacées, assez souvent limitées à une partie du pronotum; mais il est rare (quelques TuxsisrerNus, les TEm- NOSTERNUS) qu'elles s'oblitèrent de façon à ne subsister qu’en vestiges.

Limités conformément à ce qui précède, les Tmésisternides perdent un grand nombre d'éléments étrangers qu'on a introduits parmi eux, etno comprennent plus que les Sphingnotites (1) de M. J. Thomson, une partie de ses Ichthyosomites (2) et un peu plus du tiers des Tmésisternides de M. Pascoe (3). Tous les autres genres qui leur ont été associés sont pour moi des Lamiides vraies (4).

Sauf les TEmNOSrERNUS qui habitent l'Australie, les Tmésisternides sont essentiellement propres aux Archipels indiens et à la Polynésie occidentale. Les Moluques et la Nouvelle-Guinée peuvent être considérés comme le centre de leur habitat. Les Corremma et les Navomorpua de la sous-famille précédente donnent une idée exacte du facies de la plupart d’entre eux. Leurs genres se réduisent aux huit qui suivent. ‘

I. Mésosternum plus où moins échancré en avant, recevant la saillie prosternale.

a Ecusson tronqué en avant, ne pénétrant pas dans un sinus médian de la base du prothorax.

b Tète fortement rétrécie en arrière.

€ Prothorax non ou à peine échancré en avant chez les æ.

(1) Moins les Craspebornonus, bien que leur prothorax soit foliacé sur ses bords latéraux, comme je viens de le dire. Ces insectes ont une tête de forme normale, des hanches antérieures saillantes et anguleuses en dehors, la saillie prosternale arquée en arrière et fortement séparée du métasternum, enfin, point de sillon aux jambes intermédiaires.

(2) Les genres Icuraxosomus et Arozra, qui n’en forment qu'un seul, correspondant aux TMESISTERNUS.

(3) Longic. Maliyan. p. 440. M. Pascoe en mentionne 16 genres, dont 9 ont la tête verticale et point d’arêtes au pronotum; dès lors ces derniers n’appartiennent pas au groupe actuel.

(4) Parmi ces genres, les plus voisins des Tmésisternides sont incontestablement les Cannoransus, Homowæa et Traceropnora, surtout les premiers, dont les segments thoraciques en dessous sont construits sur le plan indiqué plus haut. Mais comment admettre parmi les Tmésisternides des insectes qui, en outre de leur pronotum privé d'arètes latérales, ont des hanches antérieures anguleuses en dehors et les cavités cotyloïdes intermédiaires vuvertes, sans parler d’autres caractères moins importants, tels que, par exemple, le scape de leurs antennes constamment rerilé au bout en une forte masse ovalaire, Comme celui des Acanthodérides? Le désir, très-naturel, de rapprocher les £cnres de Longicornes d'après leur facies, à eu une influence regrettable sur l'arangement systématique de ces insectes, en ce qu'il a conduit souvent à sa- Crifier les caractères positifs.

Corps large; sans saillies infraoculaires: Buprestomorpha.

— oblongo-elliptique; @ munis de saillies infra oculaires : Pascoea. = ce Prothorax fortement échancré en avant chez les”: Elais. bb Tête non ou faiblement rétrécie en arrière : Sphingnotus. aa Ecusson plus ou moins arrondi en avant, presque toujours reçu dans un sinus médian de la base du prothorax. à Corps allongé, cunéiforme ou elliptique, médiocrement convexe.

Arètes latérales du pronotum très-distinctes: Arrhenotus. — peu — : Tmesisternus.

dd Corps brièvement naviculaire, convexe : Blapsilon. IL. Mésosternum et saillie prosternale tronqués sur leurs faces opposées : Temnosternus.

BUPRESTOMORPHA.

JT. Tnows. Essai, etc. p. 359.

Mâles : Mandibules minces, assez longues, obliques au repos, arquées seulement au bout. — Tête presque de moitié plus étroite que le prothorax, fortement rétrécie à sa base, finement sillonnée du vertex au bas du front; le bord antérieur de celui-ci un peu saillant et tronqué dans son milieu. — Antennes grêles, sétacées, finement frangées en dessous, à peine aussi longues que les élytres, à articles 1 grand, plus long que 3, peu à peu épaissi, largement échancré en dessous à sa base, 8 plus court que 4, un peu arqué, noueux au bout, 4 plus long que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Yeux assez fortement granulés. — Prothorax trois.fois au moins plus large que long, largement foliacé sur les côtés, aussi large que les élytres et faiblement bisinué à sa base, coupé très-obliquement de chaque côté, avec ses angles postérieurs tronqués et les antérieurs dentiformes. — Ecusson en triangle curviligne transversal. — Elytres larges, un peu arquées en dessus, peu à peu rétrécies, tronquées et uni-épineuses en arrière, déprimées sur la suture, munies chacune d'une forte et assez longue crète basilaire tranchante et d’une autre, courte et horizontale, sous l’épaule. — Pattes médiocres, robustes ; cuisses peu à peu en massue, les postérieures un peu plus courtes que l'abdomeñ ; leurs tarses à article 4 plus court que 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal largement arrondi en arrière. — Mésosternum , transversal, assez fortement échaneré en avant. — Corps robuste, large, finement pubescent.

Femelles : Mandibules plus courtes. — Antennes un peu moins longues que les élytres. — Prothorax beaucoup moins large et plus étroitement foliacé sur les côtés, eeux-ci droits dans la plus grande partie

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de leur longueur, puis arrondis en avant. — Carènes basilaires des élytres presque effacées, celles des épaules beaucoup moins fortes, — Dernier segment abdominal un peu uétréci et tronqué en arrière.

Genre singulier et bien distinct, fondé sur une grande espèce (Montrouxieri, J. Thom.) découverte à la Nouvelle-Calédonie par M. Montrouzier. Elle est d’un bronzé obscur, souvent teinté de reflets cuivreux et médiocrement brillants; sa tête et son prothorax sont plus ou moins rugueux, ses élytres pointillées à leur base, finement alutacées dans le reste de leur longueur; la pubescence d’un gris sale ou fauve qui revèt le corps se condense par places, surtout en dessous, et forme sur les élytres un dessin irrégulier et très-variable (1).

PASCOEA. À. Ware, Lorgic. of {he Brit. Mus. p. 340.

Mâle : Mandibules des BupresromorpaA. — Tète fortement rétrécie en arxière et dilâtée au niveau des yeux, munie sous ceux-ci d'une longue saillie triquètre et dirigée en dehors ; front à peine bisinué sur son bord antérieur. — Antennes des BupresromorpHa , avec le {er article en cône régulier, 3-4 subégaux, un peu arqués. — Yeux des mêmes. — Prothorax court, plan en dessus, fortement bisinué à sa base, tronqué en avant, muni de chaque côté d’un tubercule sousmarginal épineux ; ses arêtes latérales incomplètes en arrière, brièvement foliacées en avant. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, régulièrement convexes, atténuées et isolément échancrées en arrière; envoyant Chacune en avant une assez forte saillie dans les sinus du prothorax ; leurs épaules prolongées en un lobe mcdiocre et arrondi. — Pattes des BurresromoRPHA, avec les tarses postérieurs à article À égal à 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal assez long, rétréci et tronqué en arrière. — Mésosternum profondément échancré. — Corps allongé, pubescent.

l'emelle : Tête sans saillie infra-oculaire. — Pattes un peu plus courtes. — Dernier segment abdominal arrondi en arrière, ogival.

L'espèce unique (2) qui compose ce genre est d'assez grande taille, noire en dessous, bleue en dessus avec des reflets cuivreux et sillonnée sur les élytres qui sont traversées par quatre bandes maculaires, arquées, équidistantes et formées par des poils d'un blanc grisâtre. Elle est originaire de Ceram et d’Amboine.

(1; Une seconde espèce du même pays, dont on ne connait que la femelle, est le Tmesisternus Dubouxeti, Montrouz. Ann. d. 1, Soc. entom. 1861, p. 296, pl. 5, £ 5.

(2) P. Jdæ, A. White, loc. cit, p. 341, pl. 8, f. 5, ©; M. Pascoe (Longic. Malayan. pl. 19, £. 6) a donné une meilleure et plus belle figure du même sexe,

ELAIS.

J. Tuoms. Syst. Cerambyc. p.32.

Mâle : Complétement semblable au mâle du genre précédent, sauf les deux particularités suivantes :

Tète sans appendices suboculaires. — Prothorax largement et fortement échancré en avant, avec ses angles antérieurs foliacés en dehors.

Femelle : I n'existe pas de caractères qui puissent servir à la faire distinguer, au point de vue générique, de celle de la Pascoea Idæ.

La forme générale, la sculpture des élytres et même le dessin de la livrée, ont la plus intime analogie avec ceux de cette dernière ; mais l'unique espèce (1) du genre est presque @e moitié plus petite. Sa couleur générale est d'un bronzé rufescent obscur, et ses élytres sont traversées par trois à quatre bandes très-irrégulières d’un blanc jaunètre, formées par des linéoles plus ou moins allongées chez le ©, plus ponctiformes chez la © ; dans les deux sexes, la tête et lu prothorax présentent quelques taches de même nature. Cet insecte habite les îles Arou.

SPHINGNOTUS.

J. B. Perroun, Ann. d, !. Soc. Linn. d: Lyon, Sér. 2, Il, p. 410 (2).

Mâles : Mandibules médiocres, robustes, un peu obliques au repos. — Tête au plus médiocrement rétrécie en arrière des yeux. — Antennes à peine pubescentes, brillantes, à articles 4 médiocre, en massue, aminei à sa base, 3 un peu plus long que 4, 5-11 décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés. — Prothorax transversal, presque plan, muni d'arêtes latérales, sinuées dans leur milieu, larges en avant, étroites en arrière, et en dessous d’un tubercule aigu; tronqué en avant, fortement bisinu à sa base. — Ecusson en triangle curwi ligne. — Elytres assez convexes, peu à peu rétrécies et tronquées en arrière, avec leur angle externe parfois épineux, envoyant en ayant deux fortes saillies dans les sinus du prothorax; leurs épaules munies d’un petit lobe de forme variable. — Pattes robustes; cuisses sublinéaires, les postérieures presque de la longueur des élytres ; tarses déprimés; le 4 article des postérieurs plus court que 2-3 réunis. — 3° segment abdominal en triangle transversal curviligne, assez étroitement échancré dans son milieu. — Saillie mésosternale fertement

(1) Tmesistern. exaratus, Pascoe, The Journ, of Entom. I, p. 364, et Longic. Malayan. p. 496, pl. 19, £, 7 (E. thoracica, J. Thoms. loc. cit.).

(2) Et Mélang. entom. HI, p. 90. — Syn. Srinenornus, J.Thoms. Essai, ot0., p. 360, et Syst. Cerambyc. p. 31. —Tuesisrennus, Boisduv., A. White. —lon- TuyxosoMA Montrouz. ,

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échancrée en avant. — Corps massif, assez long, brillant, partiellement pubescent. :

Femelles : À peine différentes des mâles par leurs antennes et leurs cuisses postérieures un peu plus courtes. — Arêtes latérales du pronotum développées, surtout en arrière, — 5° segment ahdominal brusquement rétréci au bout en une saillie carrée, échancrée et parfois biépineuse à son sommet.

Le plus remarquable genre des Tmésisternides par la taille et la livrée de ses espèces. M. Perroud en mentionne trois (1), dont une anciennement décrite par M. Boisduval. Leur livrée est d’un beau bleu d’indigo, avec le prothorax et les élytres pareils, ou d’un vert éclatant; ces derniers organes sont ornés de trois à cinq bandes étroites, transversales, maculaires où non, d’un blanc pur; leur sculpture consiste en très-petits points enfoncés, parfois presque nuls, ou en sillons superficiels; le prothorax est plus ou moins ponctué et inégal; les jambes sont garnies de poils courts d’un roux vif dans leur moitié ou leur tiers terminal. Une autre espèce (2), non moins belle, a été publiée par M. Pascoe.

ARRHENOTUS, Pascor, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 242 (3).

Ce sont des Tuesisrernus dont le pronotam est plus ou moins marginé sur les côtés et muni d’un petit tubereule sous-marginal parfois obsolète. Tout le reste, y compris la forme de l’écusson et le 5° segment abdominal bi-épineux au bout, au moins chez les femelles, est absolument semblable (4).

Dans cet état le genre doit absorber les Pozyxo' et les MNEsipE de M. J. Thomson, qui ne diffèrent des Arrnenorus de M. Pascoe que

(1) Tmes. inirabilis, Boisduv. Faun. d. l'Océan. II, p. 473; Nouvelle-Guinée. — S, insignis, Perroud, loc. cit. p. 93 (Ichth. Dejeanïi? Montrouz. Faun. d. l'île Woodl. p. 59); Nouvelle-Calédonie. — S. Mniszechii, Perroud, los, cit. p.97; Amboine. — Selon M. Pascoe (Lougic. Malayan. p. 483), ces trois espèces n’en forment très-probablement qu’une seule, opinion que je suis trèsdisposé à partager, d’après les assez nombreux exemplaires que j'ai vus.

(2) S. Dunningüi, Päscoe, loc. cit. p. 484, pl. 18, £. 4; Batchiau.

(3) Syn. Pozyxo, d. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 32. — MNESIDE, 3. Thoms. ibid. p. 324. — TmesisTERNUS Blanch. ;

(4 M. Pascoe (Longic. Malayan. p. 492) refuse aux ARRHENOTUS des tubercules sous-marginaux et des épines aa sommet du 5° segment ubdominal. le trouve les uns et les autres parfaitement développés chez l'A. W'allacei, type du genre, D'un autre côté, les tubereules en question, l’un des caractères essentiels des Poryxo, sont absents précisément chez l'espèce (viridescens) sur laquelle ce genre a été établi; du moins sur quatre exemplaires que j'en ai sous les yeux, il n’en est qu’un seul qui en présente un très-léger vestige.

par la forme des arôtes latérales prothoraciques et l'absence ou la présence des tubercules sous-marginaux. Comme les TMESISTERNUS, ses espèces varient sous le rapport du facies et de la livrée, maïs les plus grandes n’atteignent pas à la taille de plusieurs de ces derniers ; elles sont aussi beaucoup moins nombreuses (1).

TMESISTERNUS.

Larn. Règn. anim. éd. 2, V, p. 121 (2).

Mâles : Mandibules médiocres, droites, puis arquées au bout, — Tête non ou à peine rétrécie en arrière, sillonnte depuis le vertex au bas du front, — Antennes grèles, sétacées, finement ciliées en dessous, un peu plus longues que les élytres, à articles 4 plus court que 3, peu à peu en massue, aminei et plus ou moins échancré en dessous à sa base, 3-4 subégaux, un peu arqués, les suivants plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés. — Prothorax plus ou moins transversal, rétréci ou non en avant, muni de chaque côté d’un faible tubercule antérieur, plus en arrière d’un petit tubereule sous-marginal, coupé presque carrément à sa base, avec un court lobe médian échancré et recevant l'écusson. — Celui-ci médiocre, de forme

(4) On peut les classer de la manière suivante : I. Pronotum fortement et régulièrement marginé dans toute sa longueur.

a Tubercules sous-marginaux en général distincts : Pol. viridescens, patricia, J, Thoms. Syst. Cerambyc. p. 32 et 545; Arou, Amboine, Ceram. — Pol. superans, Waigion; lictoria, Ceram; Pascoe, Longic, Malayan. p. 488.

d. Tubercules sous-marginaux nuls; à ce caractère, M. Pascoe ajoute que le scape des antennes est presque aussi grand que leur 3e article, ce qui est vrai; mais il s'en faut de bien peu qu’il n’en soit de même chez les Pozyxo 9: Mnes. venata, 3. Thoms. loc. cit. p. 324; Flores.

IL. Pronotum fortement marginé aux angles antérieurs seulement; des tubercules sous-marginaux : Arrhen. Wallacei, Pascoe, loc. cit. pl. 25, f. 1; Macassar, — L'espèce suivante est associée par M. Pascoe à la précédente; Tmes. rufipes, Blanch. Voy. au Pôle Sud; Entom. p. 287, pl. 16, f. 13; Nouvelle-Guinée, Batchiau, etc.

HT. Pronotum muni chez les @' de faibles arêtes latérales, remplacées chez les @® par deux tubercules distants; des tubercules sous-marginaux dans les deux sexes. Les espèces constituent la seconde section des Pozyxo pour M. Pascoe, qui reconnaît (Longic. Malayan. p. 487) qu’elles seraient peut-être mieux placées parmi les Tuesisrennus: Tmes. sulcatipennis, Blanch, loc. cit. p. 281, p?.16,f. 19. — Pol. flexuosa (Tmes. adspersus ? Blanch. luc. cit. p. 279, pl. 16, f. 18), Pascoe, Longic. Malayan. loc. cit. — Tmes. biarciferus, Blanch. loc. cit. p. 280, pl. 16, f. 12. — Tmes. seplempunclatus, Boisduv. Faun. d. l'Océan. IE, p. 470, pl. 9, £. 16. Tous de la Nouvelle-Guinée.

(2) Syn. Arouis, J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 34. — Icuruxosomus, (Dej. olim.) J. Thomson, Essai, ete., p. 358 et Syst. Cerambyc, p. 33. — IcHraYosoma Montrouz,

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variable avec son bord antérieur arrondi. — Elytres assez allongées, médiocrement convexes, atténuées eu arrière, variables à leur extrémité, débordant faiblement le prothorax en avant et peu saillantes près de l’écusson; leurs épaules obtuses. — Pattes courtes, assez robustes ; cuisses amincies à leur base, puis renflées en une massue ovalaire; les postérioures ne dépassant que très-rarement le 3° segment abdominal; tarses de la mème paire à article 4 plus court que 2-3 réunis. — 5° segment abdominol allongé, rétréci, tronqué et bi-épineux du bout. — Mésosternum médiocrement échancré en demicercle. — Corps allongé, plus ou mcins pubescent, =

Femelles : Antennes au maximum aussi longues que les élytres. — Dernier segment abdominal pareil à celui des mâles,

Les arôtes latérales du pronotum sont à leur maximum de dégradation dans ce genre, n'étant plus représentées que par les tubercules antérieurs signalés dans la, formule qui précède; parfois seulement on en voit quelques vestiges en arrière de ces derniers. Ces insectes sont les plus nombreux du groupe actuel (1), mais très-variables sous tous les rapports.

Le seul caractère différentiel assigné par M. J. Thomson à son genre APoL1A, consiste dans l'absence de tubercules sous-marginaux au prothorax; mais ces tubercules existant, quoique très-petits, il doit être réuni à celui-ci, comme l’a fait M. Pascoe. Son unique espèce (2) est une des plus petites du genre.

(1) T. trivittatus (bisonulatus Guér. olim; dicinctus Boisduv.), marmoralus (viridines J. Thoins.), unipunctatus, Guérin-Ménev. Voy.d, 1. Coq.; Entom. p: 130. — T, fessellatus, distinclus, spinicollis, jaspideus, Boisduv. Faun. d. l'Océan. I, p. 471. — T. obsolelus, rugosicollis, bisonatus, hieroglyphicus, politus, Blanch. Voy. au Pôle Sud; Entom. p. 282, pl. 16; de la Nouvelle- Guinée ainsi que les précédents. — T. lotor, Pascoe, Proceed. of the entom. Soc. 1859, p. 84; Batchian, Güolo. — T. tersus (4-fasciatus J. Thoms.), Goram; herbaceus, Mysol; Pascoe, The Journ. of Entom. I, p. 365. — J. phaleratus, Morty; ruficornis, Timor; mortyanus, Morty; vagus, Batchian; griceus, Arou; J. Thomas. Syst. Cerambycæp. 545. — T. equestris, Schaumii, Nouv.-Guinée; glaucus, Amboine; restrictus, Mysol, Waigiou; analis, Dorey; agnatus, Gagie; pulvereus, Dorey; torridus, Batchian, Gilolo; opalescens, Moluques; lepidus, amænus, Ceram; plumbeus, Makian; intricatus, agrarius, villaris, Thomsonii (Dejeanii Thoms.), Dorey; fransuersus, Arou; dissimilis, Saylie; avarus, Key; controversus, Dorey; pleuristictus, Arou; speciosus, Mysol; strigosus, Morty ; agriloides, Nouv.-Guinée ; immilis, Mysol ; Pascoe, Longic. Malayan. p. 462 sq. —1. armatus,Montrouz. Faun. d. l'ile Woodl. p. 59. — Le Tmes. dubius, placé, avec doute, par le mème auteur, dans le genre ücluel (ibid. p. 58), lui appartient réellement.

(2) 4. conicicollis, 3. Thows. loc. cit.; Arou.

BLAPSILON.

Pascor, The Journ. of Entom. 1, p. 129 (1).

Mâles ? : Mandibules courtes, droites, arquées au bout. — Tête des TMESISTERNUS. — Antennes grèles, sétacées, finement ciliées en dessous, de la longueur des 3/4 des élytres, à articles 4 assez long, en cône renversé, 3 plus long que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés. — Prothorax transversal, peu convexe, légèrement atténué en avant,muni de chaque eôté d’une faïble arête parfois interrompué et d'un assez fort tubercule sous-marginal, bisinué à sa base, avec une échancrure médiane, tant0t très-forte (irroratum, scutellatum), tantôt très-faïble. — Eocusson rhomboïdal dans le 1% de ces cas, triangulaire et arrondi en avant dans le 2e, — Elytres courtes, parallèles, très-conyexes avant leur milieu, longuement déclives et arrondies en arrière, débordant fortement le prothorax en avant, avec leurs épaules munies d’un court lobe tronqué

et subépineux en arrière. — Pattes médiocres, plus ou moins robustes; cuisses peu à peu en massue, les postérieures un peu plus courtes que l'abdomen. — Dernier segment de celui-ci en triangle

curviligne fortement transversal. — Mésosternum transversal, largee ment.échancré en avant. — Corps court, naviculaire, finement pubescent.

Femelles? : Les exemplaires que je regarde comme appartenant à ce sexe ont des antennes qui ne dépassent qu’à peine le milieu des élytres et le dernier segment abdominal sinué au bout dans son milieu.

La forme générale de ces insectes rappelle celle des Hétéromères du genre Cxpxazeus (2). Ils sont propres à la Nouvelle-Calédonie, de taiile moyenne, et leur livrée varie du bronzé noirâtre au bronzé rufescent uniforme; la sculpture de leurs élytres consiste en points enfoncés et stries onduleuses confluents ; leur pubescence est peu abondante et forme le plus souvent quelques mouchetures sur ces organes. Il y en à trois espèces de décrites en ce moment (3).

TEMNOSTERNUS.

A. Ware, Longic. of the Brit. Mus. p. 335.

Fernelles : Mandibules courtes, droites, arquées au bout. — Tête assez fortement rétrécie en arrière. — Antennes des TMESISTERNUS 9.

(1) Syn. Lawra (Penruea?), Montrouz. Ann. d. 1. Soc. entom. 1861, p. 296.

(2) Voyez Tome V, p. 409.

(3) B. irroratum (Lam. austrocaledonica? Montr.), Pascoe, loc. cit. pl. 5, f. 8, — Lam. metallica, scutellata, Montrouz. loc. cit. p. 297.

he

DORCADIONIDES. 251

— Yeux finement granulés. — Prothorax transversal, légèrement convexe, droit sur les côtés, avec une faible arète obtuse et un petit tubereule sous-marginal, à peine bisinué à sa base. — Écusson petit, en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, atténuées et conjointement prolongées en arrière, déprimées sur la suture; la dépression limitée de chaque côté par une côte obtuse ; reotilignes er avant et débordant faiblement le prothorax. — Pattes des Tme- SISTERNUS; Cuisses postérieures ne dépassant pas le 2° segment de l'abdomen. — Le dernier segment de celui-ci assez grand, atténué etarrondi en arrière. — Mésosteraum et saillie prosternale de largeur égale et médiocre; le 4% coupé verticalement en avant, le 2° en arrière. — Corps subcunéiforme, pubescent. — Mâles inconnus.

Genre intéressant en ce qu'il est le seul représentant des Tmésisternides en Australie, et par la forme particulière du mésosternum et du prosternum, Son espèce typique (1) est de taille médiocre, d’un brun rufescent mat et revêtue partiellement d'une pubescence fauve formant des taches sur les côtés de l'abdomen et des mouchetures sur les élytres; ces dernières sont densément pointillées. M. Pascoe en à décrit une seconde (2) du même pays.

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