Tuows. Essai, etc. p
Femelle : Mandibules médiocres, droites, à peine arquées au bout. — ‘Tête renflée sur le vertex, à peine concave entre les antennes; ses tubercules antennifères déprimés et contigus; front transversal; joues assez longues, — Antennes grêles, presque glabres, un peu plus longues que les élytres, à articles 4 court, aminci à sa base, puis en massue pyriforme, 3 plus long que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Yeux subfinement granulés. — Prothorax plus long que large, subeylindrique, un peu arrondi sur les côtés, muni à quelque distance de sa base et de son borä antérieur d’un assez profond sillon circulaire. — Ecusson en triangle curviligne transversal, — Elytres médiosrement convexes, oblongo-ovalaires, tronquées en arrière, obtusément carénées sur les côtés, avec leurs épipleures verticales et médiocrement larges, rectilignes et ne débordant pas le prothorax en avant. — Pattes médiocres ; cuisses en massue allongée et fusiforme, les postérieures plus courtes que l'abdomen. — 5° segment de celui-ci grand , transversal, parallèle, tronqué en arrière; saillie intercoxale en triangle allongé et aigu. — Saillies mésosternale et prasternale assez et également larges. — Corps oblong, glabre, aptère.
(1) Syn. Deucauion A. White. — Le nom de BLax a été, depuis, employé par M. Candèze (Mon. d. Elatér. IV, p. 200) pour un genre d’Elatérides.
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Mâle : Jo ne l'ai pas vu; selon M. A. White, sa tête est encore plus saillante que celle de la femelle, et ses antennes dépassent beaucoup plus le sommet des élytres.
LE
L'espèce unique (1) de: ce genre est de la taille des Dorcadion fulvum, morio, etc. et a un peu leur facies. Sa livrée est d'un brun noirâtre brillant avec un refiet bronzé; son prothorax est lisse et ses éiytres ont pour toute sculpture d'assez gros points enfoncés, formant plusieurs rangées longitudinales, irrégulières et gémellées. Elle est originaire des îles Howes, petit archipel situé au nord des îles Salomon (Polynésie).
M. A. White avait placé co rare insecte dans le genre DrucaztoN de M. Wollaston, tout en reconnaissant qu'il en diffère par plusieurs particularités. On voit qu’il appartient à un tout autre groupe.
XYLOTELES.
New. The Entomol. p.12 (2).
Mâles : Mandibules très-courtes, minces et arquées au bout. — Tête faiblement concave entre les antennes, finement sillonnée du vertex au bas du front; celui-ci subconvexe, en carré transversal; joues mé: diocres. — Antennes grêles, pubescentes, finement ciliées, dépassant les élytres de 1/3 de leur longueur, à articles À assez court, en massue ovalaire, 3 notablement plus long que 4, celui-ci et 3-11 décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés, leurs lobes inférieurs un peu plus grands que de coutume. — Prothorax plus long que large, cylindrique. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres assez convexes, plus ou moins allongées, régulièrement oblongo-ovalaires, arrondies au bout, pas plus larges que le prothorax en avant; leurs épaules obtuses ou nulles. — Paites courtes; cuisses robustes, subpédonculées à leur base, puis renflées en une forte massue ovalaire; les postérieures un peu plus courtes que l'abdomen. — 3° segment de celui-ci grand, un peu rétréci et tronqué en arrière; saillie intercoxale en triangle aigu. — Saillie mésosternale assez large. — Saillie prosternale plus étroite, féchie et élargie postérieurement. — Corps allongé, finement pubescent, aptère. :
lemelles : Antennes dépassant faiblement les élytres. — Cuisses moins fortement en massue.
(1) Deuc. Wollastoni, A. White, Proceed of the Zool. Soc. 1856, p. 406, pl. 40, f. 6.
(2) Par suite d’un lapsus oglami ou d’une faute d'impression, le nom du &enre est écrit XyLoroLes dans cet ouvrage, forme privée de signification, Son étymologie étant Evhov, lignum, et rèoc, finis. — Syn. Sarerpa Fab., Oliv. — Lania Boisduv. ,
Pour la synonymie des espèces, voyez une note de M. Guér.-Méneville, Revue 2001, 1847, p. 169.
Ce genre, malgré la forme des lobes inférieurs des yeux, me parait appartenir aux Dorcadionides, comme l'a pensé M. J. Thomson (1). . Ses espèces {2) sont propres à la Nouvelle-Zélande, de la taille des PanmenA de première où seconde grandeur, et d’un bronzé obscur ou verdâtre ; leur pubescence, très-fine et couchée, souvent absente en grande partie en dessous, est d’un gris fauve, avec quelques taches ou des linéoles fauves sur les élytres; sauf quelques points enfoncés à la base de ces dernières, les téguments sont lisses.
HEXATRICHA.
A. Ware, Voy. of the Ereb. a. Terr.; Entom. p. 21 (3).
Mâle? : Mandibules minces, obliques au repos, légèrement arquées au bout. — Tète cylindrique en arrière, légèrement concave entre les yeux; front vertical, en carré transversal ; joues courtes. — Antennes assez robustes, longuement et densément ciliées en dessous dans leurs 213 basilaires, un peu plus longues que les élytres, à articles 4 assez. long, en tône renversé, 3 plus grand que lui et que les suivants, ceux-ci décroissant rapidement. — Yeux finement granulés. — Prothorax plus long que large, régulièrement globoso-ovalaire. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres convexes, oblongo-ovalaires, atténuées et arrondies en arrière, avec la suture épineuse, à épipleures verticales, débordant assez le prothorax à leur base, avec les épaules rEUleuses. — Pattes longues; cuisses en massue fusiforme, les postérieures de la longueur des élytres; tarses de la même paire à article À presque égal à 2-3 réunis. — Dernier segment abdominal allongé, un peu rétréci et subtronqué en arrière ; saillie intercoxale large, atténuée et arrondie en avant. — Saillie mésosternale large, échancrée au bout; la prosternale plus étroite, fortement élargie en arrière. — Corps oblong, pubescent, ailé.
Genre très-distinct des précédents, ne comprenant qu’une belle espèce (4) de la Nouvelle-Zélande, assez grande, d’un brun noirâtre ça
(1) Syst. Cerambyc. p. 39, et Physis, I, p. 14. L
(2) Sap. grisea, Fab. Syst. El. I, p. 322 (Lam. heleromorpha, Boisduv. Faun. d. l'Océan. H, p. 505;,Xyl. lentus, Newm. loc. cit.).—Xyl. subpinguis, gracilis, parvulus, bimaculatus, lætus, À. White, Voy. of the Ereb. a. Terr,; Entom. p. 22; le dernier est probablement l'espèce figurée par M. Westwood (Arcan. entom. II, pl. 56, f. 2) comme étant le griseus; le’ texte (p. 27) est éxact en ce qui concerne ce dernier. — La Saperda lyncea de Fabricius (loc. cit. p. 323), rapportée au genre par MM. A. White et Westwood ne lui appartient que très-dubitativement. M. Westwood, qui l’a vue dans la collection de Banks, dit que ses élytres sont divergentes en arrière. r
(3) Genre non caractérisé et qui ne l’a été jusqu'ici par aucun auteur.— Syn. LamA West.
(4) Lam. pulverulenta, Westw. Arcap. entom. IE, p. 26, pl. 56, f. ù.
DORCADIDIDES. 257
et là rufescent, saupoudrée de poils d’un blanc jaunâtre qui, en se condensant sur les élytres, y forment une bande commune, macu- Jaire, bordée en avant d’une bande pareille d’un noir velonté. Chacun de ces organes est muni de quatre fortes côtes obtuses, abrégées à leurs deux extrémités; les articles des antennes sont annelés de blanc à leur base.
GROUPE II. Dorcadidides,
Tête non säillante (Deucaz1on excepté); épistome distinct. — Jambes intermédiaires sans sillon. — Saillie intercoxale plus ou moins large, parallèle ou un peu atténuée en avant, avec son bord antérieur largement arrondi ou subtronqué. — Saillie prosternale convexe, arquée ou fléchie en arrière. — Les autres caractères variables.
La forme de la saillie intercoxale rappelle celle qui existe chez les femelles des Prionides et des Cérambycides souterrains. Mais il s’en faut de beaucoup qu'elle soit aussi large que chez ces dernières, et, en outre, elle ue varie pas selon le sexe. A part cela, ces insectes ne diffèrent en rien d'essentiel des Parménides qui suivent. Les sept genres qu’ils constituent n’ont pas d'habitat spécial, mais sont disséminés en Amérique, à Madère, en Afrique, aux Indes orientales et dans la Polynésie.