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I. Tôte saillante : Deucalion

IL — courte en arrière des yeux.

a Antennes très-écartées à leur base.

b Tète plane ou à peine concave entre les antennes. Elytres pustuleuses, épineuses en arrière : Plectrura. — presque lisses, arrondies — : Somalidiu.

bb Tôte fortement concave entre ies antennes.

Hanches antér. anguleuses ; élytres sans épines : Dorcadida.

Hanches antér. arrondies ; élytres épinouses : Echthistatus.

aa Antennes rapprochées à leur base.

Hanches antér. arrondies; prothorax inerme sur les côtés : Phrynidius. :

Hanches antér. anguleuses; prothorax tuberculé sur les côtés : Opsies.

DEUCALION. Wozrasr. Ins. Maderens. p. 430.

Femelles? : Mandibules courtes, assez robustes, — Tête saillante, finement sillonnée en dessus, largement aplanie entre ses tubercules

Coléoptères. Tome IX. 17

antennifères, ceux-ci courts; front suboonvexe, en carré transversal; joues médiocres. — Antennes assez robustes, hérissées de quelques courts cils, dépassant un peu le milieu des élytres, à articles 4 assez long, en massue allongée, 3 beaucoup plus grand que #, celui-ci et 5-11 graduellement plus courts. — Yeux assez fortement granulés. Prothorax subtransversal, cylindrique, vaguement ridé, muni à quelque distance de sa base d'un sillon anguleux, et de chaque côté d’un petit tubercule. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres à peine aussi longues que la tête et le prothorax réunis, convexes, ovalaires, pas plus larges en avant que la base du prothorax, avec les épaules nulles. — Pattes assez longues ; hanches antérieures à peine anguleuses ; cavités cotyloïdes intermédiaires eloses en dehors; cuisses en massue-allongée et subfusiforme, les postérieures un peu plus longues que les élytres; tarses médiocres. — 5° segment de l’abdomen en triangle curviligne transversal ; saillie intercoxale de largeur moyenne, parallèle, tronquée en avant. — Saillie mésosternale assez large, rétrécie en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, subverticale et subtuberculeuse postérieurement. — Corps oblong, glabre où non.

L'une des plus importantes des nombrenses découvertes faites par M. Wollaston dans l’Archipel de Madère. L'espèce typique (1) a été trouvée par ce savant entomologiste au sommet le plus élevé de deux des îlots connus sous le nom de Desertas, où elle vit sous les pierres et dans les fissures des rochers, mais est d’une rareté excessive. Une seconde (2), un peu plus commune, a été découverte dans les mêmes conditions sur la plus méridionale des Salvages qui font partie du mème Archipel. Jusqu'ici le genre n’a pas été rencontré dans l'ile de Madère.

Le premier de ces insectes, que j'ai sous les yeux, est de taille moyenne, d'un noir profond assez brillant, glabre, et présente sur les élytres, qui sont lisses, des aspérités distantes. Le second, d'après la description, est plus grand , plus mat, légèrement pubescent, et ses élytres sont autrement sculptées.

PLECTRURA.

(Des.) Manvern, Bull. d. Mosc. 1852, n° 2, p. 365.

Femelle ? : Mandibules courtes, assez minces, — Tôto presque plane entre les antennes; front en carré subéquilatéra] ; joues médiocres.— Antennes finement pubescentes, atteignant les 2/3 des é!ytres, à articles À médiocre, en massue au bout, 3 plus long que 4, celui-ci que

(1) D. Desertarum, Wollast. loc. eit. p. 434, pl. 9, £. 2, o'?; avec des détails.

(2) D. oceanieus, Wollast. loc. cit. p. 433, note.

DORCADIDIDES. 259

5, 3-6 décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés. — Prothorax transversal, subcylindrique, arrondi dans son milieu sur les côtés, avec un tubercule épineux et quelques crénelures. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres médiocres, convexes, subovalaires, carénées latéralement, longuement déclives en arrière, et prolongées chacune en une courte épine, tronquées à leur base et débordant sensiblement celle du prothorax. — Pattes médiocres; hanches antérieures anguleuses; cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes en dehors; cuisses on massue au bout, les postérieures notablement plus courtes que l'abdomen. — Dernier segment de celui-ci assez grand, arrondi en arrière ; saillie intercoxale assez large, ogivale. — Saillies mésosternale et prosternale étroites. — Corps pustuleux, pubescent.

Genre propre à la côte nord-ouest de l'Amérique. Son espèce typique (spinicauda Esch.), découverte dans l'ile Siikha, a le facies des HiporniNus de forme courte et de taille médiocre. Elle est d’un noir bronzé assez brillant, revêtue d’une fine puhescence fauve qui forme quelques courtes lignes sur le prothorax et des mouchetures sur les élytres ; ces dernières présentent chacune trois ou quatre rangées de tubercules pustuleux très-brillants dont l’externe est située sur leur carène latérale ; le prothorax en a quelques-uns sur un fond rugueux. M. 3. L. Conte en a décrit une seconde espèce (1) de l'Orégon qui, d’après la figure qu'il en donne, ressemble à certains AMYCTERUS.

SOMATIDIA.

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