Tuoms. Syst. Cerambyc. p
Mâles : Mandibules médiocrement saillantes, légèrement arquées, dentées avant leur sommet. — Bourrelet intra-antennaire concave. — Antennes filiformes, à peine atténuées au bout, de la longueur des 2/3 ou des 3/5 du corps, à article 11 un peu plus long que 10. — Prothorax transversal, tubereuleux en dessus, également rétréci et strié à ses deux extrémités, muni d'un tubercule aigu de chaque côté et d’une forte callosité transversale entre ce tuberceule et le bord antérieur, — Elytres médiocrement allongées, parallèles. — Guisses antérieures et intermédiaires pédonculées à leur base, fortement
(1) System. Cerambyc. p. 173.
(2) Cer. latipes, De Gcer, Mém. VII, p. 655, pl. 49, f. 3; Cap. — Cal. Guenzit, À. White, Longie. of the Brit. Mus. p. 165, pl. 4, Ê. 8; Natal. — P. remex, J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 568; Calfrerie. — Aj, » P. mirifica, Pascoe, The Journ. of Entom. IL, p. 286; Natal.
renflées en massue au bout; les postérieures subpédonculées avec leur massue allongée, un peu plus courtes que l'abdomen ou le dépassant faiblement; tarses de la même paire pas plus longs que les autres. — 6° segment abdominal court, échancré ainsi que le 3e, — Corps médiocrement allongé, glabre.
Femelles : Antennes un peu plus courtes. — Dernier segment abdominal plus long que large, arrondi en arrière.
Les deux espèces décrites (1) sont africaines, d'un beau vert doré
sujet à passer au bleu sur les élytres, avec les antennes et les pattes d’un jaune ferrugineux.
AROMIA.
A. Serv. Ann. @. 1. Soc. entom. 1833, p. 559.
Genre très-voisin des CazricHRoMA qui suivent; les différences qui l'en séparent se réduisent aux suivantes :
Mandibules plus courtes, droites, puis brusquement arquées au .
bout, munies d'une dent interne ayant leur sommet. — Bourrelet intra-antennaire fortement concave, avec les tubercules antennifères en cône assez aigu à leur sommet interne. — Antennes plus courtes; celles des mâles dépassant d'un peu plus du tiers de leur longueur le sammet des élytres, celles des femelles ne dépassant pas ou que peu le tiers de ces dernières. — Elytres parallèles, plus larges, minces et flexibles. — Les quatre cuisses antérieures moins rétrécies à leur base, les postérieures un peu plus courtes que les élytres dans les deux sexes. — 5° segment abdominal non où à peine échancré chez les mâles. — Corps jamais revêtu supérieurement de poils fins veloutés.
Le facies de ces insectes est en même temps assez différent de celui des CazLicHroma. Leur distribution géographique n’est pas non plus Ja mème, leurs espèces appartenant exclusivement aux faunes européenne, méditerranéenne et asiatique. Le Cerambyx moschatus Linné (2), type du geure, est répandu dans toute l'Europe et se trouve ordinairement sur les saules.
(1) Aromia nilidivollis, Guér.-Ménev. Icon.; Ins. texte, p. 222; Sénégal, — Call. ruficrus, Gerstæck. Monatsber. d, Berlin. Acad, 1855, p. 265 et in Peters, Reis. n. Mozamb.; Entom. p. 321, pl. 19, f. 5; Tetto (Zamhése).
(2) Syst. nat. IL, p. 627. Les exemplaires typiquesgde cet insectè ont le prothorax sans taches et en général de la couleur des élytres; l'espèce suivante n'eu est probablement qu'une légère variété : Cer. chlorophanus, Fischer de Wäldh. Entom. d. 1. Russ. IT, p. 237, pl. 48, L. 5, Dans l’Europe méridionale et en Algérie il existe une autre variété dont le prothorax est d’un TOuge sanguin sur ses bords latéraux : Arom, rosarum, (Dahl) Lucas, Explor, d. l’ Igér.; Entom. p. 488, pl. 41, f. 9, — L'espèce suivante, qui présente le même caractère, est généralement regardée comme réellement distincte ? Cer. ambro-
CALLIGHROMIDES. 45
CALLICHROMA.
Larn. Rôgh. anim. éd. 1, IL, p. 341.
Mâles : Palpes labiaux notablement plus longs et plus robustes que les maxillaires (1), leur dernier article en triangle allongé et arqué, celui des maxillaires court, droit, faiblement triangulaire, — Mandibules plus ou moins allongées, droites, brièvement arquées au bout, unidentées avant leur sommet en dedans.— Tête munie entre les antennes d'un fort hourrelet légèrement concave et divisé par un sillon A front vertical, grand, souvent confondu avec l’épistome; joues assez allongées. — Antennes peu robustes, sétacées, beaucoup (parfois du double) plus longues que le corps, à articles 4 médiocre, rarement {par ex. suturalis) épineux au bout, 3 plus long que 4, celui-ci et 5-10 subégaux, carénés en dessus, 11 plus long que 40, aigu au bout. — Prothorax peu inégal en dessus, rarement strié, rétréci en avant et à sa base, arrondi et en général fortement tuberculé latéralement. — Ecusson assez grand, en triangle rectiligne aigu, sillonné sur la ligne médiane. — Elytres peu convexes, parfois presque planes, graduellement rétrécies et arrondies en arrière. — Les quatre cuisses antérieures brièvement pédonculées à leur base, puis fortement en massue, les postérieures pou à peu élargies, dépassant légèrement ou non l'abdomen ; jambes fortement comprimées, de largeur variable; tarses postérieurs un peu plus longs que les autres, à article À aussi grand que 2-3 réunis. — Six segments abdominaux; le 6° grard, tronqué ou un peu échancré au bout, le 5° presque toujours profondément échaneré.— Episternums du métathorax en général assez larges. — Saillie mésosternale large, en carré long, échancrée en arrière, — Saillie prosternale de largeur médiocre, fortement arquée postérieurement. — Corps allongé, à vestiture variable.
Latroille, tout en donnant pour type à ce genre le Cerambyx moschatus des anciens auteurs, y comprenait dans sa pensée une foule
siacus, Sieven, Mém. d. 1. Soc. d. Natur. d. Mosc. Il, p. 9; Germ. Faun. Ins. Eur. V, £. 8 (Var. C. thoracicus, F. d. W. loc. cit. p. 236, pl. 48, f. 3-4); Europe or.—C. Faldermanni, Saund. Trans. of the entom. Soc, Ser, 2, Il, p. 111, “pl. 4, f. 7, Q; Chine bor.
Le Cer. Bungii de Faldermann (Col. ab ill. Bungio, etc., p. 97; Arom. cyanicornis, Guër.-Ménev. Icon; 1ns. texte p. 222), aux mandibules du genre actuel réunit des antennes de Cazzicnnoma, des élytres rétrécies en arrière et parfaitement lisses, une livrée d'un noir brillant, et ne peut rentrer dans aucun des genres fondés par M. J. Thomson. Il habite le nord de la Chine et la Mongolie.
(1) Surtout chez ces espèces dont queiques-unes sont citées plus haut (p, 1, note), qui ont le lobe externe des mâchoires pas plus long que les palpes maxillaires.
d’espèces formant aujourd'hui un grand nombre de genres distincts. Il est restreint ici à peu près comme Serville (1) l’a fait, et correspond à la première section de ses CALLICHROMA.
Dans ces limites, il est resté le plus riche en espèces du groupe actuel, et comprend notamment presque tous les Callichromides que possède l'Amérique (2); les autres espèces sont africaines (3). Celles-ci sont généralement glabres en dessus, tandis que la plupart des autres sont revêtues de poils fins qui donnent à leurs téguments un aspect velouté.
. PHILEMATIUM
J. Tuows, Syst, Cerambyc. p. 171.
Ce sont des CazzrcHroma dont toutes les cuisses sont échancrées et subdentées en dessous à leur extrémité, et dont le dernier article des antennes est en général moins allongé chez les mäles.
(1) Ann. d.1. Soc. entom. 1833, p. 557; toutes les espèces que cite Serville sont américaines. î
(2) Cer. virens, Antilles; vitlatus, velutinus, sericeus, Brésil; suluralis, Cayenne; elegans, Antilles; Fab. Syst. EL IT, p. 267. — Cal. columbina, Guér.-Ménev. Rev. zool. 1838, p. 282; Cuba. — phyllopus, Brésil; rugicollis, Mexique; Bug. in Guér.-Ménev. Icon.; Ius. texte, p. 220. — splendidum, 3. L. Le Conte, Journ. of the Aca@. of Philad. Ser, 2, il, p. 37; Etats-Unis. — plicatum, 3. L. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad. VE, p. 233; Mexique. — assimilatum, Brésil; cosmicum, Honduras; bivittatum, Antilles; cyanomelas, Guatimala; A. White, Longic. of the Brit, Mus. p. 198, — chilense, Blaoch. in Guy. Hist. d. Chile; Zool. V, p. 465. — concinna, Philippi, Stettin. entom. Zeit. 1860, p. 249; Chili. — corvina, Burmeist. ibid. 1865, p. 169; Buenos-Ayres. — scitulum (Dej.) Fascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 3, V, p. 292; Colombie.
(3) Cer. afer, Lioné, Mantis. Plantar. p. 532; Drury, IL. HI, pl. 39, £. 4 (Cer. ater, Fab. Syst. El. I, p. 268); Sénégambie, — Mucheia, Venus, adelpha, 3. Thoms. Archiv. entom. Il, p. 151; Gabon.
En outre de toutes ces espèces, il enexiste dans les auteurs un certain nombre d’autres que, faute de ies avoir vues , je ne saurais rapporter à aucun des genres du groupe actuel: Cer. micans, Fab. Syst. El. I], p. 267; Congo. — Cer. Fabricii, speciosus, Dalm. in Schœnh, Syn. Ins. IN; Append. 9. 152; Sierra- Leone. — Call. assimile, lætum, igneicolle, Hope, Ann. 4 Mag. of nat, Hist. XI, 1843, p. 367; Guinée, — Cul. ducalis, Newm. in Charlesw. Mag. of pat. Hist, IV, p. 367; iles des Navigateurs (Polynésie) — Call. addictum, accensum, rugatum, Newm. The Entomol. p. 245; iles Philippines. — Cal. neoxenum, N...; Currori, Congo, sulcatulum, Sicrra-Leone; cinderella, Australie; Cranchii, Congo; basale, chalybealum, Guinée; Phaetuse, îles Philippines; Melanianthe, Natal, Goryi (speciosa, Gory in Guer.-Ménev. Icon.; Ins. texte, p. 220), Cap; cylindricum, Sierra-Leone; A, White, Longic. of the Brit. Mus. p. 154, squ. — Call. trogoninum, Pascoe, Trans. of ‘he entom. Soc. Ser. 2, V, p.24; Ceyian. — Call. leucorhaphis, Gerstæck, Monatsber. d. Berlin. Acad. 1855, p. 265 et in Peters, Reis. n. Mozamb.; Entom. p. 320, pl. 19, f. 4; Tette (Zambèse). ;
* CALLICHROMIDES. 47
Serville en avait fait la seconde section de ses Cazzrcunoma. Toutes. les espèces sont d'Afrique ou de Madagascar (1), glabres comme les CazLicaroma africaines et généralement très-brillantes.
RHOPALIZUS.
J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 179.
Mâles : Lobe externe des mâchoires dépassant à peine les palpes maxillaires. — Mandibules courtes, très-robustes, arquées dès léur base, aiguës au bout. — Bourrelet intra-antennaire peu saillant, fortement concave, avec les tubercules antennifères aigus au bout; front vertical, grand, en carré plus long que large; joues allongées. — Antennes du double plus longues que le corps, sétacées, villeuses en dessous, à articles 3-10 subégaux, 41 plus long que 10. — Prothorax subtransversal, un peu déprimé et inégal en dessus, brièvement et fortement rétréci à sa base, fortement resserré en avant, muni de chaque côté d'une grosse nodosité arrondie. — Ecusson assez grand, en triangle rectiligne aigu. — Elytres un peu convexes, peu à peu et fortement rétrécies en arrière, — Pattes postérieures très-longues ; cuisses fortement pédonculées, les postérieures longuement et dépassant notablement les élytres; toutes brusquement renflées au bout en une grosse et courte massue; jambes postérieures assez larges; leurs tarses lougs, à article 4 au moins aussi grand que 2-3 réunis. — Abdomen de 5 segments, le dernier aussi long que le 4, arrondi au bout. — Corps allongé, glabre en dessus. $
l'emelles : Antennes un peu plus longues que les élytres, à article 11 un peu plus grand que 10, appendiculé et oblus au bout. — Dernier segment abdominal'beaucoup plus long que le 4, arrondi en arrière.
Sous le rapport du facies général, ces insectes ressemblent presque complétement au Philemalium albilarse et espèces voisines; aussi, malgré leurs cuisses pédoneulées et leur abdomen de cinq segments dans les deux sexes, ils me paraissent devoir être placés dans le voisiuage de ces derniers. Les trois espèces connues (2) sont propres au Gabon, d’un beau vert doré sujet à passer au bleu, et plus où moins
(1) Cer. albitarsis, Fab. Syst. El. U, p. 267; Afrique mér. — Cer. femoralis, Madagascar; festivus, Sénég 11; Oliv Eatoin. IV, 67, p. 29 et 30, — Cer. fragrans, Dalm. in Schænh. Syn. Ins. I; Append. p. 150; Guinée. — Cal. hottenlola, Bug in Guér.-Ménev. Icon.; Ins. texte, p. 221; Cap, — Cal. heterocnemis, Gerstæck. in Peters, Reis. n. Mozamb.; Entom. p. 320; Mozambique. —#mperator, À, Thorws. Archiv. entom. LE, p. 153; Gabon.--nigripes, Chevrol. ibid. p. 241; Guinée, — astaboriec., J. Thoms. Essai, ete. p. 173; Nil blanc.
(2) Calhchr. Chevrolatii, punctuluta, viridescens, X. Thoms. Archiv. entom. IL, p. 153.
Coléoplères. ‘Tome IX. 2
re RE SR et AR ne de 2 Lee d ONCE
fortement ponctuées sur le prothorax et les élytres. Leur taille varie, mais est toujours au-dessus de la moyenne.
CLOSTEROPUS.
(Der.) Guén.-MËnev. Jcon.; Ins. texte, p. 222.
Mäle : Mandibules courtes, arquées dès leur base, aîguës au bout, presque inermes en dedans. — Bourrelet intra-antennaire médiocre, fortement concave; front grand, en carré subéquilatéral; joues mé-
* diocres. — Antennes sétacées, hérissées de poils fins en dessous à leur base, presquo du double plus longues que le corps, à articles 3-10 subégaux, 44 plus long que 10, aigu au bout. — Prothorax beaucoup plus long que large, cylindrique, resserré en avant et à sa base par un profond sillon transversal et anguleux, pluri-impressionné en dessus. = Ecusson médiocre, en triangle curviligne aigu. — Elytres planes, graduellement rétrécies et conjointement subacuminées en arrière.— Pattes robustes; cuisses pédonculées, brusquement et fortement renflées au bout, les postérieures dépassant un peu les élytres, leurs pédoncules très-longs; jambes de la même paire assez étroites; leurs tarses assez longs, à article À aussi grand que 2-4 réunis. — Abdomen de 5 segments, le dernier assez grand, tronqué au bout. — Corps allongé. — Pores odorifères nuls. — Femelle inconnue.
Genre intéressant en ce qu’il est le seul représentant que possède l'Amérique du Sud des Callichromides à prothorax inerme sur les côtés. Ses caractères sont voisins de ceux des Raopartzus dont il ne peut ètre éloigné, et son unique espèce (blandus Dej., G.-M.), qui est d'assez grande taille, a compléternent le facies de la plupart des CAL- LICHROMA américaines. Elle est, en effet, d'un vert doré bleuâtre, avec les élytres d'un vert profond velouté et ornées chacune d'une large bande longitudinale d’un vert blanchâtre. Get insecte, originaire du Brésil, n’est pas bien commun dans les collections.
CHLORIDOLUM.