I. Antennes rapprochées à leur base
a Dernier art. de tous les palpes ou des max. seuls triangu— laire.
Prothorax inerme latéralement : Obages.
— tubereulé — : Stychus.
aa Dernier art. des palpes normal; prothorax tuberculé sur les côtés.
Elytres ovalaires, arrondies en arrière : Microtragus. — très-atténuées et épineuses — : Cerægidion.
(1) O. capra, Pascoe, loc. cit. p. 279, pl. 13, f. 3.
IT. Antennes plus ou moins distantes à leur base.
b Leurs art. 3-4 réunis beaucoup plus courts que 5-11 pris ensemble,
© Elytres plus ou moins inégales, au moins épineuses aux épaules.
d Leurs épaules ne débordant pas le prothorax. Elytres isolément prolongées à leur extrémité. Cuisses peu à peu en massue; prothorax inerme en dessus : Dioxippe. 1 — Subpédonculées à leur base; prothorax épineux en dessus : Auæa.
ee Elytres arrondies à leur extrémité.
Scape des antennes en massue; cuisses pédonculées : Hoplonotus. "#4 — — cylindrique; cuisses non pédonculées :
Athemistus.
dû Epaules des élytres débordant plus ou moins le prothorax, Ces épaules arrondies, inermes : Lepromoris.
— dentées : Microcleptes.
ce ÆElytres ponctuées ou lisses, ne débordant jamais le prothorax en avant.
f Corps ponctué en dessus; élytres arrondies en arrière,
g Téguments pubescents, mais sans poils fins redressés; prothorax allongé, cylindrique, inerme latéralement: Parmenonta.
gg Tégumentshérissés de poils fins, en outre de leur pubescence.
h Prothorax très-allongé, oblong, inerme sur les côtés : Ste-
noparmena.
hh — au plus aussi long que large, cylindrique.
îi Elytres oblongo-ovalaires.
Cavités cotyloïdes interméd. ouvertes : Dasyerrus. — — fermées : Parmena.
ii Elytres très-courtes, globoso- ou elliptico-ovalaires. Antennes à art. 3 beaucoup plus grand que 4 : /pochus. — — 3-4 subégaux : Bybe.
ff. Corps imponctué et lisse en dessus; élytres isolément épi= neuses en arrière : Mesolita.
tb Art. 3-4 des antennes plus longs, pris ensemble, que 5-11 réunis : Apomempsis.
Genre incertæ sedis : Tricondyloides.
OBAGES.
Pascor, Proceed. of the Zool. Soc. 1866, p. 243.
Mâle ? : Palpes maxillaires allongés, leur dernier article brièvement ovale, tronqué au bout. — Mandibules très-courtes, assez robustes.—
PARMÉNIDES. 265
Tête relativement petite, ses tubercules antennifères contigus, un peu concaves et sillonnés sur la ligne médiane ; front plus haut que large; joues assez longues. — Antennes rapprochées à leur base, grèles, finement pubescentes, non ciliées, un peu plus longues que le corps, à articles 4 assez long, en cône renversé, 3 un peu plus grand que 4, celui-ci beaucoup plus que 5, 5-41 décroissant rapidement. — Yeux assez fortement granulés. — Prothorax allongé, cylindrique, inerme sur les côtés. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres ovalaires, convexes après leur milieu, verticalement déclives en arrière, tronquées et subépineuses au bout, pas plus larges en avant que la base du prothorax. — Pattes assez longues, peu robustes; hanches antérieures faiblement anguleuses; cavités cotyloïdes closes en dehors; cuisses peu à peu épaissies, les postérieures un peu moins longues que les élytres; un faible sinus aux jambes intermédiaires; tarses courts. — 5° segment abdominal à peine transversal, largement arrondi au bout. — Saillies mésosternale et prosternale de largeur moyenne. — Corps oblongo-ovalaire, très-finement pubescent.
La forme insolite du dernier article des palpes maxillaires caractérise éminemment ce genre parmi tous les Dorcadionides. Il a pour espèce unique (1) un assez petit insecte de la Malaisie (Poulo-Pinang), d'un brun noirâtre et uniformément revêtu d’une courte et fine pubescence grise ; son prothorax est couvert d'assez fortes rugosités conlluentes, et ses élytres, fortement striées-ponctuées, présentent chacune, au sommet de leur déclivité postérieure, une courte linéole de poils blancs.
STYCHUS.
Genre établi sur le Microtragus amycteroides de M. Pascoe (2), et différant essentiellement des MicrorrAGus qui me sont connus par le dernier article de tous les palpes en triangle un peu plus long que large.
Le facies de cet insecte, propre à l'Australie, n'est pas non plus le même que celui des autres MicrorraGus. Son prothorax est presque carré par suite de la compression de ses côtés; ses élytres, au lieu d'être ovales, sont courtes, presque planes en avant, longuement et fortement déclives en arrière, avec leurs épipleures très-larges et parfaitement planes; elles ont chacune deux rangées de tubereules coniques : l'une médiane, l’autre sur la carène latérale; enfin, dans les exemplaires que j'ai sous les yeux, le corps, sauf quelques taches rubigineuses, est glabre. Cet insecte a une grande ressemblance avec les Amyctérides du genre ACANTHOLOPHUS.
(1) O. palparis, Pascoe, loc. cit. pl. 26, f. 41. (2) Trans. of the entom, Soc. Ser. 2, V, p.61.
MICROTRAGUS, (A. Ware) Pascoe, The Journ. of Entom. II, p. 360 (1).
Mandibules au plus médiocres, robustes. — Tête fortement sillon. née entre ses tubercules antennifères, ceux-ci contigus à leur base et formant un bourrelet; front un peu plus haut que large, carré; joues très-longues, un peu convexes. — Antennes rapprochées à leur base, finement pubescentes, faiblement oiliées en dessous, sensiblement plus courtes que les élytres, à articles 4 assez long, en cône renversé et arqué, 3 plus grand que 4, celui-ci que D, les suivants décroissant peu à peu. — Yeux plus ou moins finement granulés. — Prothorax transversal où non, convexe, plus ou moins ovalaire, muni d’un petit tubercule conique de chaque côté. — Ecusson petit, triangulaire, — Elytres assez courtes, ovalaires, convexes, longuement déclives en arrière, arrondies au bout, carénées latéralement, avec leurs épipleures très-larges, ne débordant pas les élytres en avant. — Pattes assez longues; hanches antérieures brièvement anguleuses; cavités çotyloïdes intermédiaires closés en dehors; cuisses sublinéaires, les postérieures de la longueur des élytres; un sillon aux jambes intermédiaires; tarses médiocres. — 5° segment abdominal transversal, arrondi en arrière, — Saillie mésosternale assez large, la prosternale plus étroite, — Corps finement pubescent ou revêtu de poils squammiformes, -» Sexes inconnus.
Insectes propres à l'Australie (2) et paraissant varier assez sous le rapport de la forme générale. Outre leurs carènes latérales qui sont tantôt presque simples, tantôt tuberculeuses ou dentées en scie, les élytres ont chacune sur le disque, soit une rangée de tubercules, soit une carène ; mais constamment il existe à la base de l’une ou de l'autre un fort tubercule comprimé, aigu et un peu recourb6 au bout; quant à la livrée, elle consiste ordinairement en taches veloutées noires et blanchâtres qui rappellent ce qui existe chez la Somatidia antarctica.
CERÆGIDION.
Boispuv. Faun. d. l'Océan. 11, p. 492.
Mâle : Mandibules robustes, courtes, brusquement arquées au bout. — Tête légèrement saillante ; ses tubercules antennifères assez grands,
(1) M. A. White (in Stoke’s Discover. in Austral. I, p. 511) n’a fait que montionner le gerre sans en exposer les caractères.
(2) M. senex, A. White, loc. cit. pl. 2, £. 7. — Waterhousei, Pascoe, The Joure. of Entom. IL. p. 229; arachne, mormon, eremita, p. 361. — stictious, Pascoe, Journ. of the Linn. Soc.; Zool. IX, p. 86, — D'après la description, il serait bien possible que le Waterhousei fût ün Srycnus.
PARMÉNIDES. 267
verticaux, accolés, séparés seulement par un sillon très-marqué; front en carré allongé, incliné d'avant en arrière ; joues très-allongées. — Antennes assez robustes, finement pubescentes, ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 robuste, assez long, en cône renversé, 3 beaucoup plus grand que 4, celui-ci que 5, ce dernier et 6-11 décroissant pou à peu. — Yeux finement granulés. — Prothorax plus long que large, subcylindrique, ridé et muni de chaque côté d'un petit tubercule, largement et peu profondément excavé sur le disque; l’excavation flanquée de chaque côté de deux forts tubercules. — Ecusson petit, en triangle curviligne. — Elytres soudées, convexes, oblongo-elliptiques, fortement atténuées dans leur moitié postérieure, déhiscentes et terminées en pointe aiguë, carénées latéralement à leur basé avec leurs épipleures verticales dans ce point et médiocrement larges, munies chacune de deux forts tubercules antémédians (l'antérieur divisé en deux pointes coniques, le postérieur comprimé) pas plus larges en avant que la base du prothorax. — Pattes longues, robustes; hanches antérieures globuleuses ; cavités cotyloïdes intermédiaires closes en dehors; cuisses peu à peu épaissies, les postérieures atteignant le sommet des élytres ; un sillon aux jambes intermédiaires. — 5° segment de l’abdomen un peu transversal, sinué au bout ; saillie intercoxale allongée, en triangle très-aigu. — Saillies mésosternale et prosternale assez larges. — Corps assez allongé, très-atténué en arrière, partiellement pubescent.
L'espèce typique (1) serait noire, selon M. Boisduval, et revètue de quelques poils roussâtres. Je ne l'ai pas vue, et je formule le genre d’après un exemplaire de la collection de M. le comte Mniszech, conforme à la description de M. Boisduval, si ce n’est qu'il est en entier d'un bronzé obseur et muni partout d’une foule de petites touffes de poils d’un rouge ocracé; peut-être est-ce une espèce distincte. Ces insectes sont plus grands que le Dorcadion fuliginator, et leurs téguments sont lisses, sauf des rides sur le prothorax et quelques petits tubereules épars sur les élytres. Ils sont propres au nord de l’Australie (2).
(1) C. horrens, Boisduv. loc. cit. p. 493; figuré dans le Mag. d, Zool.; Ins. 1835, pl. 127.
(2) M. 3. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 40), sur le témoignage (verbal?) de M. Bowring, leur assigne la Nouvelle-Zélande pour patrie; mais cet habitat est plus que douteux. M. Boisduval dit positivement.que l’exemplaire qui lui a servi avait été recueilli par M. Cunningham dans l'Australie boréale, et celui de M. le comte Mniszech, que j'ai sous les yeux, provient du mème pays. M. Pascoe, également, dans son Catalogue des Longicornes de l'Australie (Journ. of the Linn. Soc.; Zool. IX, p. 116), est d'accord à ce sujet avec M. Boisduval.
DIOXIPPE, JT. Tuows. Essai, etc. p. 355 (1).
Femelle ? : Mandibules courtes, faiblement arquées. — Tête assez fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci un peu saillants; front plus haut que large ; joues allongées. — Antennes grêles, finement pubescentes, plus courtes que le corps, à articles 4 en massue ovalaire, 3 beaucoup plus grand que 4, celui-ci un peu plus que 5, les suivants décroissant peu à peu. — Yeux subfinement granulés. — Prothorax plus long que large, cylindrique, un peu renflé et plurituberculé sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres convexes, régulièrement ovalaires, atténuées en arrière et isolément prolongées en une saillie aiguë, tronquées en avant et débordant faiblement la base du prothorax. — Pattes médiocres, peu robustes; hanches antérieures anguleuses; cavités cotyloïdes intermédiaires fermées en dehors; cuisses graduellement en massue, les postérieures beaucoup plus courtes que l'abdomen; un sillon aux jambes intermédiaires. — 5° segment abdominal assez long, arrondi en arrière; sa saillie intercoxale en triangle allongé et très-aigu. — Saillies mésosternale et prosternale étroites; la 1° recourbée en arrière, la 9e fléchie et élargie postérieurement. — Corps oblong, pubescent, aptère.
M. J. Thomson a, depuis (2), réuni ce genre à celui que M. Pascoe avait fondé antérieurement sous le nom de Aconones (3) et qui m'est inconnu. Je ne suis pas certain que les deux genres soient identiques (4), et dans l'incertitude où je me trouve à cet égard, je conserve celui-ci.
Il est établi sur la Centrura costata de M. Guérin-Méneville, insecte originaire du plateau des Nilgherries, de taille médiocre et d’un bronzé obseur assez brillant; son prothorax est assez finement rugueux ayec! quelques petites callosités sur le disque ; ses élytres, densément ponc-
(1) Syn. Cenrrura, Guér.-Ménev. in Deless. Souv. d. voy. d. l'Inde; Entom. p.61; nom déjà employé, avec la désinence masculine, pour un genre de Scorpionides (Ehrenberg) et des Oiseaux (8trikland),
(2) Syst. Cerambyc. p. 40.
(3) Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 106.
(4) Celui de M. Pascoe est établi sur une espèce (A. montanus, loc. cit. p. 107, pl. 23, f. 7, o'?) de l'Himalaya (Darjeeling) dont le prothorax est nolablement plus long que celui de la Centrura costata, cylindrique et complétement inerme sur les côtés; ses élytres sont également plus ailongées et, au lieu d’être épineuses au bout, sont terminées par deux courtes saillies obtuses et divergentes ; chacune n’a que deux rangées de tubercules allongés formant autant de crêtes interrompues. Ces différences suflisent pour faire soupçonner qu’il y a là un type générique particulier,
- PARMÉNIDES. 5 269
tuées, ont chacune trois rangées régulières de petits tubercules pustuleux alternant avec de petites taches fauves.
AUXA.
PascoE, The Journ. of Entom. I, p. 129 (1).
Mâle? : Mandibules courtes, minces, obliques au repos. — Tête petite, assez fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci redressés ; front en carré subéquilatéral ; joues assez longues. — Antennes grêles, finement ciliées en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 médiocre, en massue subpyriforme, 3 beaucoup plus grand que 4, celui-ci et 5-41 décroissant peu à peu. — Yeux trèspetits, finement granulés. — Prothorax allongé, cylindrique, peu à peu rétréci en arrière, transversalement sillonné à quelque distance de sa base, muni sur le disque de quatre tubercules comprimés, arqués, aigus et disposés transversalement. — Ecusson petit, transversal, arrondi en arrière. — Elytres allongées, assez convexes à partir de leur tiers basilaire, atténuées en arrière, isolément et obliquement tronquées à leur extrémité, celle-ci épineuse; à peine plus larges en avant que la base du prothorax, munies chacune d’un tubercule basilaire pareil à ceux du prothorax. — Pattes courtes; hanches antérieures petites, globuleuses ; cavités cotyloïdes intermédiaires closes en dehors; cuisses subpédonculées à leur base, puis renflées enune forte massue ovalaire, les postérieures beaucoup plus courtes que l’abdomen. — 5° segment de celui-ci allongé, à peine rétréci et tronqué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale assez étroites. — Corps allongé, svelte, très-finement pubescent.
Coquerel a, le premier, décrit le type de ce genre sous le nom de Centrura armata (2). C’est un insecte de Madagascar, de la taille d'un Poconocuerus @t qui est bien un Dorcadionide comme il l'a pensé. Il'est en entier d’un rougeâtre foncé et mat, avec la poitrine, l'abdomen et deux grandes taches sur les élytres (l’une basilaire, l’autre terminale) d’un gris cendré ; en dehors des tubercules mentionnés plus haut, ses téguments ne présentent aucun vestige de sculpture.
(1) Syn. Cenrrura, Coquer. Ann. d. I. Soc. entom. 1852, p. 401.
(2) Loc. cit. pl. 9, f. 9 (A. amplicollis, Pascoe, loc. cit. p. 430, pl. 6, f. 2). Coquerel en a décrit, sous le nom de Centrura divaricata, uue seconde espèce sur laquelle M. J. Thomson (Physis, 1, p. 19, note) a établi le genre Mvruer- GATES, qu'il a placé à la suite des BeLopEra de son groupe des Desmiphorites. Cet insecte a, en effet, lo métasternum trop allongé pour un Dorcadionide; mais déjà chez l’Auxa armata, il s'agrandit un tant soit peu, et j'ai sous les yeux un insecte inédit de Natal, très-voisin de cette dernière au point de vue Sénérique, et chez lequel il est de longueur tout-à-fait normale. Ici, par RL il y passage insensible entre les Dorcadionides et les insectes dont il s'agit.
HOPLONOTUS.
Bzancu, in Gay, Hist. d. Chile; Zoo. V, p. 507.
Mäle ? : Mandibules minces, courtes. — Tête étroitement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci saillants, séparés ; front en carré un peu plus long que large; joues allongées. — Antennes gré. les, hérissées de quelques longs poils fins en dessous, un peu plus longues que le corps, à articles 1 médiocre, aminci à sa base, puis peu à peu en massue, 3-5 très-allongés, surtout celui-là, un peu arqués, 6-11 graduellement plus courts.— Yeux subfinement granulés — Prothorax aussi long que large, cylindrico-ovalaire, brièvement rétréci à sa base. — Ecusson très-petit, triangulaire, vertical. — Elytres soudées, très-convexes, ovalaires, pas plus larges en avant que la base du prothorax; leurs épaules nulles. — Pattes longues; hanches antérieures un peu anguleuses; cavités cotyloïdes intermédiaires fermées ea dehors ; cuisses pédonculées à leur base, terminées par une massue ovalaire, les postérieures aussi longues que les élytres; un faible sinus externe aux jambes intermédiaires. — Dernier segment abdominal allongé, arrondi en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale étroites ; la 2° fléchie et élargie en arrière, — Corps oblong, à peine pubescent.
L'un des genres les plus remarquables des Dorcadionides et propre au Chili. Son espèce typique (1) est de grandeur médiocre et d'un bronzé très-obseur et peu brillant. Outre de nombreuses rides longitudinales, fines et flexueuses, son prothorax est muni de quatre grands tubercules coniques, aigus, médians et transversalement disposés ; Les élytres sont assez densément ponctuées et ont chacune deux tubereules encore plus gros et également aigus : l’un avant, l'autre immédiatement après leur milieu. Ces tubercules disparaissent en partie chez une seconde espèce décrite par M. L. Fairmaire et Germain (2).
ATHEMISTUS.
Pascoz, Trans. of the entom. Soc. Ser, 2, V, p. 49 (3).
Mandibules au plus médiocres, robustes, droites, arquées au bout. — Tète finement sillonnée sur le vertex, plane ou un peu concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci faibles; front en carré un peu transversal; joues longues. — Antennes assez robustes, mates, veloutées, finement frangées en dessous, atteignant les 2/3 ou les 3/4 de la longueur des élytres, à articles 4 assez long, en cône renversé,
(1) H. spiniferus, Blanch. loc. cit. Col. pl. 30, f. 3, @? (2) H. subarmatus, Ann. d. 1, Soc. entom. 1859, p. 516. (3) Syn. Lamia Guér.-Ménev.
PARMÉNIDES. 271
3 beaucoup plus grand que 4, celui-ci que 5, les suivants décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés. = Prothorax transversal, convexe, renflé et tuberculé latéralement, — Ecusson petit, variable, vertical. — Elytres soudées, convexes, un peu aplanies sur le disque, oblongo-ovalaires, comprimées latéralement, couvertes de tubercules, fortement déclives et isolément tronquées en arrière, largement échancrées en arc et déhordant à peine la base du prothorax en avant; leurs épaules rectangulaires. — Pattes médiocres ; hanches antérieures globuieuses; cavités cotyloïdes intermédiaires fermées en dehors; cuisses peu à peu épaissies, les postérieures atteignant, ou peu s'en faut, le sommet des élytres ; un sillon aux jambes intermédiaires. —5° segment abdominal plus ou moins transversal, arrondi en arrière, — Saillie mésosternale assez large; la prosternale plus étroite. — Corps oblong, massif, très-finement pubescent ou revêtu d’une sorte d'enduit.—Sexes inconnus. :
Le facies est complétement celui de certains AmycrEnus; la livrée est tantôt d’un noir profond, tantôt ornée d’un dessin de couleur sombre formé par l’enduit dont il vient d’être question. Les tubèrcules des élytres sont nombreux, médiocres, aigus au bout et disposés en rangées plus ou moins régulières; le prothorax en présente sur son disque quatre ou cinq, parfois peu distincts. Le genre est propre à l'Australie et a pour type une espèce depuis longtemps publiée par M. Guérin- Méneville (1).
LEPROMORIS.
Pascor, The Journ. of Entom. Il, p. 278, note (2),
Mâle : Mandibules médiocres, robustes. — Tôte assez fortement et largement concave entre ses tubercules antennifères; front subéquilatéral ; joues allongées. — Antennes peu robustes, fnement pubescentes, à peine ciliées en dessous, à articles 1 médiocre, grêle à sa base, en massue pyriforme, 3-4 subégaux, un peu plus longs que les suivants, ceux-ci graduellement plus courts. — Yeux subfortement granulés. — Prothorax transversal, convexe et pluri-calleux sur le disque, muni de chaque côté d’un fort tubercule aigu. — Ecusson en tiangle curviligne transversal. — Elytres convexes, assez courtes,
(1) Lam. rugosula, Guérin-Ménev. Voy. d.1. Cog.; Entom. p. 134, pl. 7, f,.9. — — Aj. : À. pubescens, Pascoe, The Journ. of Entom. I, p. 352. — Ar- Mitagei, funereus, Pascoe, Journ, of Uhe Linn. Soc. ; Zool. IX, p. 87; bituber- Culatus, Howittit, puncticollis , œthiops, ibid. p. 306.
(2) Syn. Leprosoma, J. Thoms. Essai, ete., p. 23; genre publié en 1860; plusieurs mois auparavant, M. De Bærensprung (Berlin. entom. Zeitschr. IN, 1859, P. 336) avait appliqué son nom à un genre d'Hémiptères. — Lama Brullé. — Deucarton, Wollast. The Journ. of Entem. I, p. 91; en dernier lieu (Col. Atlandid, p. 349), M. Wollaston a adopté le genre LEpRowons.
oblongo-ovalaires, arrondies en arrière, embrassant médiocrement le corps. — Pattes courtes, robustes; hanches antérieures à peine anguleuses ; cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes en dehors ; cuisses fortement en massue, les postérieures aussi longues que les élytres; un sillon aux jambes intermédiaires; tarses médiocres. — 5£ segment abdominal transversal, arrondi en arrière et subtronqué dans son milieu. — Saillie mésosternale large; la prosternale beaucoup plus étroite. — Curps oblongo-ovalaire, pubescent.
Genre propre à l’Archipel des îles Canaries, où son unique espèce (1) paraît être assez répandue, mais médiocrement commune. Elle est de la taille des Dorcanron de seconde grandeur, noire et revêtue de poils fins et couchés d’un gris clair en dessous, d’un fauve brunâtre en dessus; ses élytres présentent chacune trois faibles côtes dont l’externe est seule à peu près complète; ces côtes et leurs intervalles sont munis de petites aspérités distantes, surtout à la base; le prothorax, outre ces callosités discoïdales, est assez fortement, mais irrégulièrement ponctué. Suivant M. Wollaston, cet insecte vit, sous divers états, dans les tiges décomposées des Euphorbes.
MICROCLEPTES.
New. The Entomol. p. 11 (2).
Mâles : Mandibules minces, assez longues, obliques au repos, sinuées en dehors, un peu arquées au bout. — Tète plane, ou peu s’en faut, entre les antennes; front en carré transversal; joues au plus médiocres.— Antennes grèles, finement pubescentes, légèrement ciliées en dessous, un peu plus longues que les élytres, à articles 1 robuste, peu à peu en massue, 3 plus grand que 4, celui-ci que les suivants, ceux-ci graduellement plus courts. — Yeux assez fortement granulés. — Prothorax transversal, cylindrique, légèrement arrondi et muni d’un tubercule aigu de chaque côté. — Ecusson petit, en triangle curviligne. — Elytres très-convexes, brièvement ovalaires ou subhémisphériques, de très-peu plus larges en avant que la base du prothorax et munies d'une petite dent en arrière des épaules. — Pattes médiocres; hanches antérieures globuleuses; cavités cotyloïdes intermédiaires fermées en dehors; cuisses assez fortement en massue, amincies à leur base; les postérieures un peu plus longues que les élytres; jambes intermédiaires sans sillon. — Dernier segment abdominal transversal, arrondi en arrière. — Saillie mésosternale médiocrement
(1) Lam. gibba, Brullé in Webb et Berthel.; Canar.; Entom. p. 62, pl. 1, f. 5 (Lepros. asperatum, J. Thoms. loc. cit.); pour une autre description de l'espèce et de ses habitudes, voyez Wollaston, Trans. of the entom, Soc. Ser. 3, I, p. 178.
(2) Syn. PanMENA Blanch.
PARMÉNIDES. ; 273
large, la prosternale plus étroite. — Corps globoso-ovalaire, peu inégal en dessus, pubescent.
Femelles : Antennes au maximum de la longueur des élytres. — Cuisses postérieures ne dépassant pas ces dernières.
Insectes propres au Chili et ressemblant à des Parmena de forme très-courte et ventruc. Ils sont plus petits que ces dernières, densément et assez fortement ponctués, et souvent munis de quelques petits tubercules aigus ou de linéoles saillantes sur les élytres, plus rarement sur le prothorax; leur livrée varie et consiste en taches blanches ou fauves sur un fond grisâtre. Les espèces décrites s'élèvent en ce moment à sept (1).
PARMENONTA.
J, Taows. Physis, II, p. 157.
Femelle ? : Mandibules très-courtes, robustes. — Tête un peu renîlée sur le vertex, plane et très-large entre les antennes; front subconvexe, incliné d’avant en arrière, en carré transversal; joues allongées. — Antennes médiocrement robustes, pubescentes, dépassant un peu le milieu des élytres, à articles 1 court, en massue ovalaire, les suivants cylindracés, 3 du double plus long que 4, celui-ci que 5, 6-11 décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés. — Prothorax presque du double plus long que large, régulièrement cylindrique. — Ecusson petit, carré. — Elytres soudées, convexes, assez allongées, oblongo-ovalaires, isolément tronquées en arrière, coupées carrément en avant, exactement contiguës au prothorax, pas plus larges que lui et sur le même niveau en dessus. — Pattes courtes, robustes; hanches antérieures globuleuses ; cavités cotyloïdes intermédiaires fermées en dehors; cuisses sublinéaires, les postérieures dépassant à peine le 2 segment de l'abdomen; jambes intermédiaires sans sillon ni sinus externe. — 5° segment de l'abdomen transversal, tronqué en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale étroites. — Corps allongé, un peu atténué en avant, pubescent.
Le facies de l'unique espèce (valida 3. Thoms.) est voisin de celui des ParmeNA de forme allongée, mais elle est un peu plus grande qu'aucune de ces dernières. Sa livrée d'un noir bronzé disparait presque sous les poils fauves et couchés dont elle est uniformément revétue; le prothorax est un peu rugueux et les élytres sont densément
(1) M. aranea, Newm. loc. cit. (Parm. hemisphærica, Blanch. in Gay, Hist. d. Chile; Zoo!. V, p. 510; le texte seulement). — P. albomaculata, clavipes, Blauch. ibid. p. 509; la seconde est figurée par erreur sous le nom de Aemi- Sphœrica, pl. 30, f. 4. — M. variolosus, L. Fairm. et Germ. Ann. d, I. Soc. entom, 1859, p. 520.— Blanchardii, globulosus, sphœroides, 3. Thoms. Physis, 1, p. 21.
Coléoptères. Tome IX. 18
van tinlall
274 dé LONGICORNES.
ponctuées, surtout sur leurs bords latéraux. Cet insecte, originaire du Brésil, est connu dans les collections de Paris’ sous les noms inédits d'Agennopsis valida Chevrol. Je le possède depuis longtemps.
STENOPARMENA.
J. Tous. Syst. Cerambyc. p. 39.
Mâle? : Mandibules très-courtes, arquées dès leur base. — Tête assez fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci un peu saillants, contigus à leur base; front en carré subéquilatéral ; joues longues. — Antennes peu robustes, pubescentes, ciliées, un peu plus longues que le corps, à articles 4 médiocre, en massue ovalaire, 3 notablement plus long que 4, les suivants graduellement plus courts.— — Yeux très-petits, finement granulés. — Prothorax très-allongé, presque en cône renversé. — Ecusson petit, vertical. — Elytres de 4/3 plus longues que le prothorax, convexes, régulièrement oblongoovalaires, pas plus larges en avant que la base du prothorax; leurs épaules nulles. — Pattes courtes ; hanches antérieures petites, globuleuses ; cavités cotyloïdes intermédiaires closes en dehors; cuisses robustes, oblongo-cvalaires, les postérieures plus courtes que l’abdomen; un sinus externe aux jambes intermédiaires. — 3° segment de l'abdomen fortement transversal, largément arrondi en arrière. — Saillies mésosternale et prosternale étroites. — Corps allongé, svelte, peu inégal, hérissé de longs poils fins, pubescent.
L'espèce unique (1) du genre est, avec les Mesozrra, la forme la plus étroite qui existe parmi les Dorcadionides. Elle est d’un brun noirâtre presque mat, revêtue d’une pubescence jaunâtre peu abondante et criblée d'assez gros points enfoncés, confluents sur le prothorax, disposés sur les élytres en rangées assez régulières dont les intervalles sont minces et costiformes. Le cap de Bonne-Espérance est sa patrie.
DASYERRUS.
Pascor, Longic. Malayan. p. 224.
Genre très-voisin des PArMEeNA qui suivent et n’en différant que par les particularités suivantes :
4° article des antennes un peu plus court seulement que le 8°, — Prothorax plus court, également cylindrique, muni d’un très-petit tubercule au-delà de son milieu. — Hanches antérieures assez fortement anguleuses; cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes en dehors; point de sillon ni de sinus externe aux jambes intermédiaires.
(1) S. crinita, 3. Thoms. loc. cit. p. 40; ce nom spécifique est attribué à Germar, mais je n’en trouve pas de trace dans aucun de ses ouvrages.
PARMÉNIDES, 275
Comme le dit M. Pascoe, lespèce unique (1) du genre ressemble beaucoup à une Parmena pubescens un peu plus grande que de coutume et de fornxe plus massive. Sa ponctuation et sa vestiture sont pareilles à celles des PARMENA en général; seulement la dernière est d’un fauve uniforme. Cet insecte à été découvert par M. Wallace dans les îles de Timor et de Flores,
PARMENA.
(Mecerc.) Larr. Règn. anim. éd. 2, V, p. 125 (2).
Mandibules très-courtes, amincies et arquées à leur extrémité. — Tôte non ou à peine concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts, distants; front en carré transversal, parfois légèrement convexe ; joues allongées. — Antennes assez robustes à leur base, finement pubescentes, hérissées de longs poils fins, tantôt un peu plus longues ("?), tantôt un peu plus courtes (© ?) que les élytres, à articles 1 gros, aminci à sa base, puis en massue, 3 notablement plus long que 4, celui-ci que 5, les suivants graduellement plus courts.— Yeux subfinement granulés. — Prothorax au moins aussi long que large, cylindrique, parfois faiblement arrondi sur les côtés; ceux-ci munis d'un très-petit tubercule sujet à disparaître, — Ecusson trèspetit, triangulaire. — Elytres soudées, convexes, régulièrement ovalaires ou oblongo-ovalaires, pas plus larges en avant que la base du prothorax ; leurs épaules nulles. — Pattes assez courtes ; hanches antérieures à peine ou non arguleuses ; cavités cotyloïdes intermédiaires closes en dehors; cuisses graduellement en massue, les postérieures notablement moins longues que l'abdomen; un sillon aux jambes intermédiaires. — 5° segment de l'abdomen en triaggle curviligne transversal. — Saillies mésosternale et prosternale étroites. — Corps oblong, pubescent, hérissé de poils fins.
Insectes propres à la Faune circumméditerranéenne et généralement regardés comme faiblement distincts des Dorcanron dont ils diffèrent, au contraire, beaucoup, au point qu'ils n’appartiennent pas au même groupe naturel.
Leur taille est au plus médiocre, leurs téguments d’un noir brunâtre ou bronzé et voilés par une pubescence grise en général couchée ; sur ce fond les élytres sont assez souvent ornées de taches ou de bances transversales, peu nombreuses, blanches ou noirâtres. Ces organes sont assez fortement et densément ponctués; le prothoraz l’est plus finement ou simplement rugueux (3). :
(1) D. pilosus, Pascoe, loc. cit. pl, 10, £. 8.
(2) Latreille s’est borné à quelques mots surles caractères du genre; ils ont été exposés par Solier, Ann. d. 1. Soc. entom. 1835, p. 98. — Syn. CERAMBYX Linné, Oliv., Fab., De Villers, Rossi. — Lama Dalm.
(3) Esp. jusqu'ici exclusivement européennes : Cer. balteus, Linn, Syst. pat.
Les poils fins dont leur corps est hérissé font de ces insectes le type d’une petite section particulière à laquelle appartiennent les STENo- PARMENA, IPocHus, BYBE, etc.
IPOCHUS.
3. L. Le Cowre, Journ. of the Acud. of Philad. Ser. 2, IL, p. 166.
Mandibules assez saillantes, minces, droites, puis arquées au bout, — Antennes faiblement hérissées de longs poils fins. — Prothorax cylindrique, transversal, un peu atténué en arrière, inerme latéralement. — Elytres brièvement ovalaires. — Hanches antérieures anguleuses; cavités cotyloïdes intermédiaires closes en dehors; point de sillon ni de sinus externe aux jambes intermédiaires. — Corps court, — Le surplus comme chez les PARMENA.
La ponctuation et la villosité du corps, ainsi que la livrée, sont absolument comme chez les PARMENA, mais l'espèce unique (fusciatus) du genre est beaucoup inférieure, sous le rapport de la taille, à la plus petite de ces dernières et de forme presque aussi courte que les Microczærtes. Sur un fond d’un bronzé obscur ses élytres sont traversées au sommet de leur déclivité postérieure par une bande blanche assez étroite et un peu irrégulière. Ce petit insecte à été découvert par M. J. L. Le Conte à San-Diego, en Californie, et représente évidemment les PARMENA dans l'Amérique du Nord.
BYBE.
Pascor, Longic. Malayan. p. 225.
Je ne trouve pour distinguer ce genre des PARMENA que les caractères suivants :
Articles 3-4 des antennes subégaux. — Elytres brièvement ellipticoovalaires, très-convexes dans leur milieu, fortement atténuées en ar-
éd. 12, p. 1067; Oliv. Entom.IV, 67, p. 55, pl. 17, f. 124 (Cer. balteatus, Fab. Cer. fasciatus, De Vilers; Parm. fasciata, Muls., Küster, L. Redtenb.); Europe mér, — Cer. unifasciatus, Rossi, Faun. etrusc.; Mantis. p. 50; Küster Muis.; Italie, — P. pilosa, Brullé, Expéd. d. Morée; Entom. p. 264; Grèce. — P. inelusa, Muls. Col. d. France; Longic. éd. 2, p. 242; Sicile. — P. bicincla, Küster, Die Kæfer Europ. XVIII, 98 (pubescens, Dej.); Dalmatie. — Esp. européo-algériennes ou algériennes: Lam. pubescens, Dalm. in Schœænh. Syn. Ins. ll; Append. p.176 (Var. P. pilosa Solier; Solieri, Dahli Muls.; hirsula Küster); France mér., Italie, Algérie. — P. algirica, De Casteln. Hist. nat, d. Col. U, p. 485; H. Lucas, Explor. d. l'Algér.; Entom. p. 497, pl. 52, f. 4 Algérie.
La P. callizona de M. Chevrolat (Rev. zool. 4855, p. 186), originaire du Vieux-Calabar, est le type du genre VeLLEDA qu’on trouvera plus loin dans les Lamiides vraies.
PARMÉNIDES. 277
rière avec leur extrémité arrondie, — Jambes intermédiaires sans sillon, munies d’un sinus externe, *
La forme des élytres donne à l'unique espèce (1) du genre un facies fort différent de celui des Parmena. Elle est également moins hérissée de poils fins, mais plus fortement ponctuée sur les élytres. Cet insecte, originaire de Bornéo, est d’un brun rufescent uniforme etle plus petit des Dorcadionides connus, sa longueur étant à peine de 4 millimètres.
MESOLITA.
Pascor, The Journ. of Entom. I, p. 362 (2).
Mâles : Mandibules très-courtes, peu robustes. — Tête petite, un peu saillante, largement et médiocrement concave entre les antennes ; front subconvexe, en carré transversal; joues assez allongées. — Antennes très-grèles, à peine ciliées en dessous, de 1/5 environ plus longues que le corps, à articles 4 médiocre, subeylindrique, échancré à sa base en dessous, 3 beaucoup plus long que #4, celui-ci un peu plus que 5, les suivants peu à peu plus courts. — Yeux finement granulés. — Prothorax oblongo-ovalaire. — Ecusson en triangle curviligne allongé. — Elytres pas plus larges en avant que la base du prothorax, peu à peu élargies et renflées en arrière, isolément épineuses à leur extrémité. — Pattes assez longues, peu robustes; hanches antérieures globuleuses; cavités cotyloïdes intermédiaires closes en dehors; sillon tibial antérieur très-faible ; celui des jambes intermédiaires nul; cuisses en massue fusiforme, les postérieures un peu plus longues que les élytres. — 5° segment abdomina! assez long, subtronqué en arrière. — Saillie mésosternale triangulaire, large à sa base, inclinée. — Saillie prosternale peu convexe, étroite, fléchie postérieurement. — Corps oblong, atténué en avant, finement pubescent, ailé.
Des deux espèces (3) décrites par M. Pascoe, une seule (transversa) de petite taille (6-7 millim.) m'est connue. Ses téguments ne présentent aucun vestige de sculpture et sont d'un noir profond avec les pattes d’un cuivreux obscur; les élytres sont d’un brun enfumé et
(1) B. parmenoides, Pascoe, loc. cit. pl. 10, f. 7.
(2) Je me suistrompé en plaçant ce genre parmi les Cérambycides du groupe des Tillomorphides (Voyez plus haut p. 93); la faiblesse des sillons des jambes antérieures ét l’absence de ceux des intermédiaires m’avaient induit en erreur. J'en donne une formule nouveile en priant le lecteur de considérer la précédente comme non avenue. M. Pascoe, dans l'origine, avait également compris ces insectes dans les Clytides; plus tard, dans son Catalogue des Longicornes de l'Australie (Journ. of the Linn. Soc.; Zool. IX, p. 116) il les a reportés, avec raison, dans les Dorcadionides.
(3) M. transversa, lineolata, Pasvoe, loc. cit. p, 263; la première est figurée pl. 17, f.7.
nn
traversées avant leur extrémité par une bande blanche très-régulière ; une grande tache grise se voit à la base de chacune d'elles. La seconde espèce (lineolata) est beaucoup plus grande et a une livrée différente, Ces insectes sont propres à l'Australie orientale.
APOMEMPSIS.
Pascor, The Journ. of Entom. NI, p. 278, note (1).
Mandibules minces, courtes. — Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci rapprochés à leur base; front en carré subéquilatéral; joues allongées. — Antennes finement pubescentes, non ciliées, peu robustes, un peu plus courtes que le corps, à articles 4 médiocre, subpyriforme, 3-4 très-allongés (surtout 3), égalant à eux seuls 3-11 réunis, ceux-ci subégaux. — Yeux finement granulés, presque divisés. — Prothorax plus long que large, oblongo-ovalaire, brièvement tubereulé sur les côtés, avec une élévation sur le disque. — Ecusson en triangle curviligne. — Élytres courtes, subverticalement déclives presque dans leur moitié postérieure, tuberculeuses, un peu plus larges en avant que la base du prothorax, avec les épaules arrondies. — Pattes courtes, robustes; hanches antérieures anguleusés ; ; cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes en dehors; cuisses peu à peu épaissies, les postérieures un peu plus courtes que les élytres; jambes intermédiaires sans sillon ni sinus externe; tarses courts. — 5e segment abdominal transversalement ogival. — "Saillies mésosternale et prosternale étroites. — Corps court, masiés revêtu d’une sorte d'enduit., — Sexes inconnus.
Genre fondé sur le Phrissoma bufo de M. Chevrolat, insecte originaire du Vieux-Calabar, de taille médiocre (11-12 miilim.) et à livrée d’un brun terreux avec une tache plus foncée sur la gibbosité du prothorax. Ses élytres ont chacune à leur base une assez forte tubérosité et trois rangées de tubercules dont les deux internes plus courtes que la latérale qui est comme dentée en scie. M. Chevrolat indique cet insecte comme étant ailé ; l’exemplaire que j'ai sous les yeux est complétement privé d’ailes inférieures (2).
La forme particulière des antennes rapproche ce genre des Apomécynides; on la verra par la suite dans des groupes très-divers.
Note.
Les caractères que Montrouzier, son auteur, assigne au genre sui-
(1) Syn. Purissoma, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1855, p. 186.
(2) Il existe dags la collection de M. le comte Mniszech, un insecte du Gabon, plus petit, appartenant au genre actuel par tous ses caractères essentiels, mais dont le prothorax est tridenté de chaque côté. Malgré ce caractère, j’hésiterais à en faire un genre à part.
MONÉILÉMIDES. 279
vant sont de telle nature qu'il est impossible de deviner à quel groupe de Lamiides il peut appartenir. Je n’en parle ici que sur l’autorité de M. J. Thomson (1) qui le regarde comme faisant partie des Dorcadionides.
TRICONDYLOIDES.
Monwrouz. Ann. d. L. Soc. entom. 1861, p. 270,
Caractères généraux des Saperpa. — Corselet cylindrique, plissé, plus court que les élytres, rétréci à sa base. — Elytres étranglées supérieurement, dilatées et un peu gibbeuses à l’extrémité.
Dans la description de l'espèce unique (armatus) du genre il est dit que la tôte est petite, carrée, verticale ; les antennes un peu plus longues que le corps; le prothorax divisé en trois régions bien distinctes ; les élytres munies de deux petites épines sur leur disque et basilaires ; enfin que les pattes sont hérissées de longs poils avec les cuisses en massue. Cet insecte est de petite taille (7 millim.) et se trouve dans l'ile d'Art (Nouvelle-Calédonie) où il est extrêmement rare. Il est possible qu'il soit voisin des AUXA..
Groupe IV. Monéilémides,
Epistome indistinot. — Antennes robustes, glabres, plus courtes que le corps dans les deux sexes. — Elytres soudées, embrassant fortement le corps. — Hanches antérieures globuleuses ; cavités cotyloïdes intermédiaires fermées en dehors; un sillon aux jambes de la même paire. — Saillie intercoxale de l’abdomen large, ogivale ou subparallèle et subtfonquée en avant. — Corps très-massif.
A partir de ce groupe inclusivement il n’y a plus dans la tribu actuelle que des espèces dont l'épistome (2) a complétement disparu.
Celles qui la composent sont, sauf quelques Pranrasis, les plus grands Dorcadionides connus «t les plus robustes. Leur livrée constamment d'un noir profond que relèvent parfois des taches blanches où jaunàtes, leur donne, en même temps que leur forme générale, le facies de quelques Ténébrionides mélasomes, notamment des ADESMIA.
Ces insectes sont exclusivement propres aux régions occidentales de l'Amérique du Nord et ne constituent que les deux genres suivants :
L Prothorax transversal, tuberculé latéralement : Moneilema. Il. —. cylindrico-ovalaire, inerme — : Omoscylon.
(1) Syst. Cerambyc. p. 39.
(2) Voyez plus haut (p. 253, note 2) des observations sur cet organe, Ce que je regarde comme le véritable épistome est ici plus ou moins grand et séparé du front par une suture constamment très-distincte.
MONEILEMA.
Say, Journ. of the Acad. of Philad. IX, p. 403 (1).
Mandibules robustes, médiocres, arquées et échancrées au bout, — Tête renflée sur le vertex, finement sillonnée jusqu'au bas du front, un peu concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci rapprochés à leur base; front en carré subéquilatéral; joues très-allongées, — Antennes dépassant un peu le milieu des élytres, à articles 1 très-allongé, eu cône renversé, 3 beaucoup plus long que 4, celui-ci que 5, les derniers décroissant très-rapidement. — Yeux petits, finement granulés, — Prothorax transversal, régulièrement convexe, un peu arrondi et muni d’un petit tubercule post-médian de chaque côté. — Ecusson transversal, en triangle subeurviligne. — Elytres plus ou moins convexes, ovalaires, carénées ou non dans leurs 2/3 antérieurs, avec leurs épipleures verticales et très-larges, fortement déclives, rétrécies et arrondies en arrière, tronquées et débordant un peu le prothorax à leur base, avec les épaules rectangulaires ou obtuses, parfois effacées. — Pattes robustes; toutes les hanches munies en dedans d’une tache de poils fauves ; cuisses terminées par une massue assez forte et allongée, les postérieures un peu plus courtes que l'abdomen. — 5° segment de celui-ci transversal, en triangle curviligne. — Saillie mésosternale large, triangulaire, recourbée en arrière, échancrée au bout. — Saillie prosternale plus étroite, arquée postérieurement. — Corps court, très-épais, glabre ou partiellement pubescent. — Sexes inconnus.
Les espèces sont répandues dans l'Amérique du Nord, du Mexique au territoire du Missouri et de l’Arkansas à la Californie, mais partout peu communes. Leur livrée est d’un noir profond peu brillant, parfois relevé en dessus par des taches ou une sorte de réseau d’un blanc crétacé (par ex. albopictus) ou (variolare) jaune; leur sculpture consiste uniquement en points enfoncés ou en rugosités médiocres tantôt sur les élytres seules, tantôt en même temps sur le prothorax. On en connait 15 en ce moment (2).
(1) Syn. Monirema, J. L. Le Conte, Joura. of the Acad. of Philad. Ser. 2, I, p. 167. — CocLarrenyx, Newm. The entom. Magaz. V, p. 397, — DoncaczPra- LUM (TroprpLeuniTes Chevr.), Dej. Cat. 6d. 3, p. 371.
(2) M. annulatum, Say, loc. cit.; Arkansas, Missouri. — alhopictum, lœvidorsale, A. White, Proceed. of the Zool. Soc. 1856, p. 407; Mexique, Texas; le premier, figuré pl. 40, f. 7, a été décrit, depuis, par M. J. Thomson (Archiv. entom. 1, p. 189), sous le nom de albotessellatum. — semipunctatum, Californie (Vallecitas); appressum, Nouveau-Mexique; J. L. Le Conte, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, I, p. 167. — armatum, 3. L. Le Conte, Proceed. ibid. VI, p. 234; Texas. — lœvigatum, Kansas ; sublœvigatum, Californie; Bland, Procced, of the entom. Soc, of Philad, I, p. 267, — carinalum, Leconteï, J.
DORCADIONIDES VRAIS. 281
OMOSCYLON.
J. Tuoms. Physis, 1, p. 74 (1).
Mèmes caractères que les Moweicema, sauf les différences suivantes : Prothorax aussi long que large, cylindrique, faiblement arrondi et inerme sur les côtés, — Elytres plus convexes, oblongo-ovalaires, pas plus larges que le prothorax en avant et arrondies aux épaules. — Pattes plus longues, leurs hanches sans taches tomenteuses au côté interne. — Corps beaucoup plus étroit, quoique toujours très-massif.
De ces caractères le second n’est pas réellement distinctif, car il ya des MonerLEMA (par ex. variolure) dont les épaules des élytres sont aussi effacées qu’elles le sont ici, mais les autres sont très-suffisamment génériques. Le type du genre est le Mon. subrugosum de M. Bland, grand insecte de la Basse-Californie, d’un noir sans taches, densément ponctué sur le prothorax, couvert sur les élytres de points enfoncés plus gros, en partie confluents et coexistant avec des rides flexueuses peu prononcées (2).
GRoUrE V. Dorcadionides vrais.
Epistome indistinct (3). — Antennes robustes, glabres ou recouvertes d'une sorte d’efflorescence, plus courtes que le corps dans les deux sexes. — Elytres soudées. — Hanches antérieures anguleuses en dehors; cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes; un sillon ou un sinus externe aux jambes de la même paire. — Saillie intercoxale de l'abdomen en triangle aigu. — Corps massif, sans aspérités ni tubercules.
On voit, par cette formule, que ce groupe diffère des Monéilémides
Tlhoms. Essai, etc. p. 24; Moxique.—variolare, infamiæ, perforatum,mortuale, sinisérum, J.Thoms. Physis, I, p. 77 sq.;mêmepays.— A cette liste, M.J.Thomson (ibid. p. 82) ajoute le Collapteryx blapsides de Newman (loc. cit.), dont les Dorcacephalum ebeninum et laterale de Dejeau (loc. cit.) seraient synonymes. *
Esp. douteuse au point de vue générique : Mon. longipes, A. White, loc. eit.; indiqué avec doute comme provenant de Chine; plus probablement de l'Amérique du Nord.
(1) Syn. Mongizema, Bland, Trans. of the entom. Soc. of Philad. I, p. 268.
(2) M. J. Thomson associe, avec doute, à cet insecte les deux espèces suivantes : Moneilema crassum, J. L. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad. VI, p. 234; Texas. — Mon. inœqualis, Say, Boston Journ. of nat. Hist. I, p. 193; Mexique. — Le premier me paraît, d’après la description, être un vrai Moneicema; le second est le type du genre Paryniius qu'on à vu plus haut, p. 262.
(3) À la différence des Monéilémides, l’épistome proprement dit n’est séparé du front que par une suture faible et parfois obsolète.
par les hanches antérieures, les cavités cotyloïdes intermédiaires et la saillie intercoxale de l'abdomen; à quoi s'ajoutent un fucies et un habitat différents. Il ne comprend que le genre Dorcanron dont les espèces, très-nombreuses, sont propres à l’ancien continent et presque exclusivement confinées dans ses parties froides ou tempérées.
DORCADION. \ ‘Darw. in Scnoenn. Syn. Ins. IE, p. 397 (1).
Mâles : Mandibules robustes, au plus médiocres. — Tête légèrement convexe sur le vertex, plane ou un peu concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci distants, très-courts ; front continuant la courbe du vertex, un peu convexe, en carré transversal ; joues plus ou moins allongées. — Antennes de la longueur des 3/4 ou des 4/5°° du corps, à articles 4 assez long, en cône renversé, échancré ou non à sa base en dessous, les suivants obconiques, 3 plus long que 4,°4-11 décroissant peu à peu, les derniers plus ou moins déprimés. — Yeux finement granulés, — Prothorax transversal, convexe, plus ou moins dilaté et tuberculé latéralement. — Ecusson en triangle rectiligne ou curviligne. — Elytres ovalaires ou oblongo-ovalaires, du reste variables, échanerées en arc en avant et débordant faiblement la base du prothorax; leurs épaules arrondies ou rectangulaires. — Pattes médiocres, robustes; cuisses en massue allongée, les postérieures notablement plus courtes que l'abdomen. — 5° segment de celui-ci plus grand que 4, de forme variable, souvent sinué au bout, — Saillies mésosternale et prosternale de largeur et de forme variables. — Corps rarement glabre; sa pubescence, quand elle existe, fine, couchée et veloutée.
Femelles : Antennes plus courtes. — 5° segment abdominal variable comme celui des mâles. — Corps plus svelte que celui de ces derniers, surtout chez les espèces de forme aïlongée.— Leur livrée parfois (par ex. fuliginator, Hampei, etc.) très-différente.
L'un des plus grands genres des Lamiides et dont l'habitat s'étend de la Mongolie aux plateaux du continent indien et au nord de l'Afrique. Ses espèces (2), avec un fucies constamment massif, varient sous
(4) Dalman (loc. cit. note) nous apprend que Megerle avait donné au genre le nom de PEsowacua. Ce nom se trouve, à ce qu’il parait, dans le Catalogue de la vente de la collection de set auteur, publié en 1801, catalogue que je n’ai jamais vu. — Syn. Cerampyx et Lama veter. auct.
(2) La liste suivante est la reproduction de celle qu'a donnée M. J. Thomson dans sa « Physis » J, p. 38; j'y ai ajouté seulement, à la fin, les espèces dont ce savant entomoloyiste ne parle pas dans ce travail et dont, plus tard, quelquesunes ont été publiées par lui-même.
Cer. glycyrrhisæ, Pallas, Reise, I, p. 723 ; Oliv. Entom, IV, 67, p.116, pl. 16, 1.115; Sibérie. — Lam. Pallasii, Fisck. d, Waldh.Mém. d, 1, Soc. d. Mosc. l,
DORCADIONIDES VRAIS. 283
le rapport de la forme générale, et, comme celles des Monerzewa, leurs élytres sont tantôt carénées, tantôt arrondies latéralement. Sauf un petit nombre (fulvum, morio) qui sont glabres et d’une couleur uniforme, leur livrée, dans la grande majorité des cas, est d’un noir ve-
p. 14; même pays. — D, politum, Dalm. Anal. entom. p. 28; même pays. — D. Abalumovii (Gebler), 3. Thoms, Syst. Cerambyc. p. 548; Russie bor. — Ledereri (Kiuderm.), 3. Thoms. ibid; Turquie asiat. — triste, J. Thums. ibid.; Syrie. — Razumofskyi, Fisch. d. Waldh. loc. cit. 1, p.13, pl.2, f. 3; Russie. — ornatum, Falderm. Bull. Mosc. 1833, p. 64, pi. 2, f. 1; Mongolie. — Amorii, De Mars. Rev. zool, 1856, p. 48; Espagne.— Brandtii, Gebler, Bull. Mosc. 1841, p. 610; Sibérie occ. — castillianum, Chevrol. Berlin. entom. Zeitschr. 1862, p.347; Espagne.—pigrum, Dalm.inSchœnb. Syn. Ins. II, p, 398 (Cer. carinatus Pallas); Russie mér. — Cer. œthiops, Scopcl. Entom. carn, p. 53 (morio Fab.); Autriche, — annulicorne, Chevrol, loc. cit, p. 346; Espagne (Andalousie), — erythropterum, Fisch. d. Waldh. Entomogr. ross. II, p. 240 ; Russie mér. — Cer. fulvus, Scopol. Entom. carn. p. 53; Allemagne, France. — Murrayi, Küster, Die Kæf. Europ. VIII, 84; Hongrie. — aumerale, Gebler, Mém. d. 1. Soc. d. Mosc. VI, p. 130; Daourie. — Lam. carinata, Fab. Spec. Ins. I, p. 222; Sibérie.— impluviatum, Falderm. Bull. Mosc. 1833, p. 66, pl. 2, f. 3; Mongolie. — rugosum, J. Thoms. Physis, I, p. 46; Sibérie. — infernale, Muls. Opusc. entom. XIL, p: 158; Perse. — Pluto, I. Thoms. Physis. E, p. 47; Sibérie. — Spinolæ, Dalm. in Schœnbh. loc. cit. p. 398; Espagne.— atrum, Bach, Kæferfaun. d. Nord-u.-Mitteldeutseh]. I, p. 32; Thuringe, France centr.— encaustum, Chevrol. Berlin. entom. Zeïitscbr. 1862, p. 337; Espagne (Galice). — scavricolle, Dalm. in Schænbh. loc, cit.; Append. p. 174; Caucase, Géorgie. — serotinum, 3. Thoms. Physis, 1, p. 48; Smyrne. — Kindermanni, Waltl, Isis, 1838, p. 470; Turquie, —-Lorquini, L. Fairm. Ann. d. 1. Soc. entom. 1855, p. 322; Espagne (Sierra-Nevada). — Zusitanicum, Chevrol. Rex. zoul. 1840, p. 16; Portugal. — mus, Rosenh. Die Thiere Andal p. 304; Andalousie. — s0ricinum, Chevrol. Berlin, entom. Zeitschr. 1862, p. 347; Espagne. — sufurale, Chevrol. ibid. p. 345, ? (Staudingeri, Chevrol. ibid. g'); Espagne mér. — Handschuchii, Küster, Die Kæf. Eur: XV, 77; même pays. — corpulentum, Falderm. Faun. entom. Transe. II, p. 280, pl. 9, f. 2; Caucase, — exaratum, Motsch. Etud. entom. Ann. III, p. 38; Mongolie chinoise. — Bylhinense, Chevrol. Rev. zool. 1856, p, 88; Asie min. — dimidiatum, Motsch. Bull. Mosc. 1838, I, p.186, pl. 3, f. i; Arménie.—lœve, Falderm. Faun. entom. Transc. HN, p. 278, pl. 8, f. 9; Caucase. — glaucum, Falderm. ibid. p. 277, pl. 8, f.8; Caucase. — indutum, Falderm. ibid. p. 276, pl. 8, f. 7; Caucase, — Weyersii, J. Thoms, Physis, I, p. 51; Arménie.— Cer. fuliginator, Linné, Syst. nat. ed. 10,1, p. 393 (Var. navaricum, monticola, meridionale, mendax, Muis.; 4-lineatum Küster; pyrenœum Germar), presque toute l’Europe.— Seoanii, Graells, Mem. d, 1. Com. d. Mapa d. Exp. 1858, p. 93; Espagne (Leon). — Wagneri, Küster, Die Kæf. Eur. V, 87; Asie min. — indicum, Guér.-Ménev. Ieon.; Ins. texte, p. 241; continent indien (Nilgherries).—senegalense (Buquet), J. Thoms. Physis, 1, ». 54; Sénégal. — Cer molitor, Oliv. Entom. IV, 67, p. 50, pl. 4, f. 23; Europe, Algérie. — striola, Muls. Col. d. France; Longic. éd. 2, p. 258; Pyrénées. — Perezii, Graells, Ann. d. 1, Soc. entom. 1851, p. 24, pi. f, f. 8; Espagne.—Graellsii (Chevr.) Graells, Mem. d. 1, comm. d. mapa d. Esp. 1858, p. 91, pl. 5, £. 5; Espagne. — hispanicum, Muls. Opusc. entom. Il, p. 108; E-
louté avec des bandes longitudinales d’un blanc crétacé sur les élytres, dessin dont la nature se prête à de fortes variations ; aussi est-il probable que les espèces devront plus tard subir une réduction notable.
pagne.—longipenne, Chevrol. Berlin. entom. Zeitschr. 1862, p.342; Espagne. Reichei, Chevrol. ibid. p.342; Espagne.—Ghilianit, Chevrol. ibid. p.338 (Reïchei, Q?); Espagne. — alternatum, Chevrol. ibid. p. 338; Espagne. — nigrolineafum, Chevrol. ibid. p. 339; Espagne.—segovianum, Chevrol. ibid. p. 339; Espagne. — Dejeanii, Chevrol.ibid. p. 340; Espagne.—circumcinctum, Chevrol. ibid. p. 341; Espagne.—Ariasii, Chevrol. ibid. p. 341; Espagne.—atbicans, Chevrol. ibid, p. 341; Espagne.— Sturmii, Walti, Isis, 1838, p.471; Turquieeurop.—cruciatum, Fab. Mantis, Ins. 1, p.140 (crucifer Pallas); Europe or.—Nogelii, 3. Thoms. Physis, 1, p.58; Arménie.—nitidum, Motsch. Bull. Mosc. I, p.185, pl. 3, f. h; Arménie, — gallipolitanum, J. Thoms. Physis, E, p. 59; Turquie d'Eur. — fauricum, Walt, Isis, 1838, p. 468; Crimée. — cruæ, Dalm. in Schœnh. Syn. Ins. IT; Append, p. 173; Russie mér. — griseum, Walt, Isis, 1838, p. 469; Turquie eur. —rufipes, Fab. Entom. Syst. Il, p.288; Europe centr. et or. — caucasicum, Küster, Die Kæf. Eur. X, 98; Caucase. —velutinum, Steven, Mém. d. 1. Soc. d. Mosc. Il, p. 31; Russie mér. — micans, 3. Thoms. Physis. I, p. 61; Arménie. — sanguinolentum, 3. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 548; Arménie. — punctipenne, Küster, Die Kæf. Eur. XXV, 94; Asie mineure.— nudum, Küster, ibid. XXV,93; Hongrie? — sulcipenne, Küster, ibid. VIII, 87; Turquie, Caucase. — axillare, Küster, ibid. VIII, 88; Turquie eur. — parallelum, Küster, ibid. VIE, 79; Turquie. — fricolor, Fisch. d. Waldh. Mém. d. 1. Soc. d. Mosc. 1, p. 15, pl. 2, f. 4; Russie. — ferruginipes, Wall, Isis, 1838, p. 470; Turquie. — sericatum, Krynicky, Bull. Mosc. 1833, p. 160; Russie mér. — Steveni, Waltl, Isis, 1838, p. 66; Russie. — italicum, Küster, Die Kæf. Eur. X, 99; Piémont. — pedestre, Fab. Syst. Entom. p: 176; Dalmatie. — lemniscatum, Küster, loc. cit. VIII, 89; Istrie. — abruptum, Germar, Faun. Ins. Eur. XXI,18; Dalmatie. — quadrimaculatum, Küster, loc. cit. XV, 79; Turquie, Grèce. — striatum, Dalm. in Schœnh. Syn. Is. HI; Append. p. 175 (holosericeum Küster); Russie mér. — Hampei, Muls. Opuse. entom. XIII, p. 157; Turquie asiat. — Virleti, Brullé, Expéd. d. Morée; Entom. p. 258 (grœæcum Waltl); Grèce mér. — laqueatum, Waltl, Isis, 1838, p. 66; Crimée. — bilineatum, Germar, Ins. Spec. nov. p. 485; Hongrie. — labyrinthicum, J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 549; Crimée.—cinerarium, Fab. Mantis. Ins. I, p. 140; Dalmatie, Turquie eur. — viftigerum, Fab. Syst. El, p. 303; Hongrie, Bannat. — Blanchardii, Muls. Opusc. entom. XIL, p. 147; Perse. — Pelletii, Muls. ibid. p. 149; Smyrne. — decipiens, Germ. Ins. Spec. nov. p. 486; Hongrie. — condensatum, Küster, Die Kæf. Eur. XXV, 92; Grèce. — apicale, J. Thoms. System. Cerambyc. p. 549; Asie mineure. — lineatum, Fab. Mantis. Irs. 1, p. 441 (germanicum, urgaricum, Linné ed. Gmel.; Sc0polir Herbst; vittigerum Panz.); Europe. — femoratum, Brullé, Expéd. d. Morée; Entom. p. 259; Grèce, Turquie eur. — septemlineatum, Küster, Die Kæf. Eur. VI, 78; Turquie. — bysantinum, 3. Thoms. Physis, I, p. 69; Grèce bor. — sparsum, Muls. Opusc. entom. XIII, p. 152; Constantinople. — /rontale, Muls. ibid. p. 154; même pays. — segne, Muls. ibid. p. 155; Smyrne.— persicum, Falderm. Faun. entom. Transc, II, p. 282, pl. 9, £. 3; Perse. — albolineatum, Küster, Die Kæf. Eur. VIIL, 86; Constantinople. — grammophilum, 3. Thoms. Physis, 1, p. 70; Arménie, — niveisparsum, 3. Thoms. Syst. Geram-
PHANTASIDES. 285
Groupe VI. Phantasides.
Epistome indistinct. — Dernier article des palpes en fer de hache allongé. — Antennes robustes, plus courtes que le corps dans les deux sexes; leur scape terminé par un renflement circulaire sans cicatrice. — Yeux rapprochés en dessus. — Elytres soudées. — Hanches antérieures anguleuses en dehors; cavités cotyloïdes intermédiaires ouvertes ; un sinus externe aux jambes de la même paire. — Saillie intercoxale de l'abdomen en triangle obtus, — Corps très-massif, trèsinégal en dessus, aptère.
Deux caractères méritent spécialement de fixer l'attention dans cette formule : la forme anormale du dernier article des palpes et le bourrelet qui termine le premier article des antennes. On a vu précédemment deux genres (OsAces, Srycaus) chez lesquels les palpes se terminent par un article triangulaire et l’on verra encore un petit nombre d'autres formes par la suite, mais rien qu'on puisse comparer, SOUS Ce rapport, à ce qui existe ici. De son côté le bouxrelet qui termine le scape des antennes est un caractère propre aux Lamiides vraies chez lesquelles le scupe est cicatrisé, mais ici la cicatrice manque. Si elle existait, il serait à peu près impossible de décider si ce groupe appartient aux Dorcadionides ou à la tribu suivante. C'est par conséquent, au plus haut degré, un groupe de transition.
Il ne comprend, du reste, que le genre suivant qui est africain ct remarquable par le fucies de ses espèces.
bye. p. 548 (cretaceum Ferrari); Caucase. — Saulcyi, 1. Thoms. ibid. p. 549; Syrie. — conveæicolle, Küster, Die Kæf. Eur. XXV, 91; Turquie. — divisum, Germar, Faun. 1os. Eur. XXI, 15 (catenatum Wall}; interruptum Mnls.); Turquie asiat.—eæornatum, Friwaldsk, Annal. d. ungar. Acad. 1835; Roumélic. — mucidum, Dalm. in Schœænh. Syn. Ins. I]; Append. p. 173; Algérie.—pubescens, Dalm. ibid. p. 476; Algérie. — virgatum, Motsch. Etud. entom. Ann. IL, p. 65; Chine bor. — acutispinum, Motsch. Bull. d. Acad. d.St.-Pétersb. 1, 1860, p. 310; Songarie.
Aj. D. tomentosum, 3. Sturm, Cat. ed. 1843, p. 355, pl. 6, f. 3; Grèce. — cachinno, Caramanie ; arcivagum, culminicola, Taurus; loratum, Smyrne ; Gogium, Russie mér.; J. Thoms. Physis, 1, p. 120.— Nogelli, Weyersii, cinctellum, sémilineatum, confluens, Boszdaghense, L. Fairm. Aun. d, 1. Soc. entom, 1866, p. 270; Asie mineure. — Reynosæ, Mulsanti, Ch. Bris. d. Barnev. ibid. p. 418; Espagne. — escorialense, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1866, p. 107; mème pays. — Isernii, Uhagonii, Perez Arcas, Insect. nuev. d. 1. Faun. espan. p. 81 (opuscule extrait d’un ouvrage dont le titre m'est inconnu).
Pour la Synonymie des espèces de France, voyez une note de M. Kraats; Berlin. entom. Zeitschr. 1862, p. 351; on s’y est conformé dans l’énumération : qui précède. — Pour celle des espèces d'Europe, L. Fairm, Gener. d. Col. &’Eur. Calal. des Longicornes.
PHANTASIS.
J. Tuous, Essai, elc., p. 25 (1).
Mâles : Mandibules médiocres, très-robustes. — Tête un peu saillante, canaliculée sur le vertex, fortement et assez étroitement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci saillants, contigus à leur base, échancrés au bout; front inégal, transversal, un peu élargi en bas, avec une saillie médiane plus ou moins échanorée. — Antennes glabres, mates, plus courtes que les élytres; à articles 4 assez long, subeylindrique, échancré en dessous à sa base, 8 beaucoup plus long que les suivants, ceux-ci décroissant peu à peu. — Yeux subfortement granulés. —-Prothorax transversal ou non, très-inégal en dessus, muni d'un fort tubercule épineux de chaque côté. — Elytres amples, très: convexes, brièvement ovalaires, verticalement déclives en arrière, avec leur extrémité tronquée et légèrement épineuse; un peu plus larges en avant que la base du prothorax. — Pattes assez longues, robustes ; cuisses sublinéaires ; les postérieures de la longueur des élytres. — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne fortement transversal. — Saillie mésosternale assez large, la prosternale plus étroite. — Corps très-inégal en dessus, plus ou moins pubescent,
Femelles : À en juger par le petit nombre de ces insectes que j'ai vus, elles ne diffèrent des mâles que par leurs antennes plus courtes et leurs élytres plus ventrues.
Longtemps confondus avec les ParissomA, qui appartiennent aux Lamiides vraies, ces insectes en ont été séparés, avec raison, par M. J. Thomson. IEs sont grands, ou au moins de taille moyenne et très-rugueux er dessus; outre de nombreux granules, leurs élytres sont munies chacune de trois rangées de tubercules distants ou confondus entre eux; la pubescence est couleur de rouille et forme parfois, avec des taches brunes, ur dessin nuageux (2).
(1) Syn. CerawByx Linn., Oliv. — Punissoma Guér.-Ménev., A. White.
(2) Cer. crispus, Linn. Syst. nat. ed. Gmel. IV, p. 1833; Oliv. Entom. IV, 67, p. 112, pl. 3, f. 18 9, et pl. 12, f. 87 Q (nec Phrissom. crispum Fab., Castein.; Phant. denticulata, 3. Thoms. Essai, etc. p. 27); Natal, — Phriss. giganteum, Guérin-Ménev., Icon.; Ins. texte, p. 241 (P. hipporhinus, A. While, Ann. a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, II, p. 264); Natal. — P. amycteroides, À. White, ibid., Natal. — Phant. spectrum, Lac N'Gamy; avernica, Zambèze; tuberculifera, brachyceroides, Natal; J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 547. — terribilis, Natal; satanica, Nil blanc; J. Thoms. Essai, etc. p. 26. — Proserpina, d. Thoms. Physis, I, p. 29; Afrique mér. (Damara). — heros, Pascot, The Journ. of Entom. Il, p. 279; Natal,
LAMIIDES VRAIES. 287